vendredi 27 décembre 2013

Le monde à l'envers du politiquement correct

Vos commentaires précédents m'ont fait penser au politiquement correct en relation avec la religion et les traditions, dont Noël, vues par des chrétiens dont je suis, bien que seulement de naissance et de culture. Je ne suis pas pratiquante, je ne fais pas le signe de croix en entrant dans une église, et par exemple au baptême de mon neveu, quand j'ai parlé avec le prêtre pendant le repas qui avait suivi, j'en avais profité pour disséquer la religion en me mettant plutôt du coté des opposants. Ma position est donc définie: chrétienne non pratiquante et protestante ( mais pas en opposition à catholique).

DD et moi ne fêtons pas Noël, d'abord parce que nous travaillons souvent tard le 24 décembre, ensuite parce que Noël en France est devenu une célébration du commerce, une excuse pour s'empiffrer  à table, ce que nous faisons souvent le lendemain invités dans la famille. S'il m'arrive de sortir un petit sapin artificiel et d'allumer quelques bougies, cela ne change en rien nos mauvaises habitudes.

Pourtant Noël est Noël, et je ne vois pas pourquoi il faudrait l'appeler fête de solstice d'hiver dans le but de ne pas froisser des non chrétiens! Les chrétiens ont le droit de fêter Noël, d'installer une crèche chez eux et d'y ajouter des guirlandes s'ils le veulent. Ils ont même le droit d'aller à la messe de minuit, si ça leur chante. (J'irais peut-être bien, si je n'étais pas déjà en train de dormir.)

C'est comme des finlandais qui veulent interdite une tradition de très longue date, à savoir le Suvivirsi (psaume de l'été) pour la fête de la fin de l'année scolaire, car il pourrait gêner les élèves immigrés (beaucoup de somaliens entre autres). 

En Suède on fait de même pour Den Blomstertid nu kommer (idem) pour les mêmes obscures raisons.

Bien que n'ayant pas été fan de chant à l'école (j'étais déjà nulle), je ne peux pas aujourd'hui écouter ce psaume sans que des grosses larmes se mettent à couler. C'était le psaume préféré de ma sœur et on l'a bien sûr joué à son enterrement.

Alors de quel droit veut on me priver, moi et mes semblables, de Noël, du psaume de l'été et de plein d'autres choses qui font partie de notre culture, de nos traditions, afin de respecter la culture et les traditions d'autrui? Du droit du politiquement correct?

Le politiquement correct ne fait que réveiller en nous (certains de nous) une haine vis-a-vis de ceux que nous prenons, souvent à tort, pour responsables des privations de nos traditions, à savoir les étrangers, ceux qui pratiquent une autre religion que nous, alors que le vrai responsable est le politiquement correct.

C'est comme les havrais qui avaient décidé de jeter des centaines de crèmes au chocolat destinées aux cantines des écoles, car de la gélatine de porc avait été utilisée pour leur fabrication, et cela aurait pu déranger des élèves. Non seulement les décideurs ont-ils choisi de priver d'autres élèves de crème au chocolat, ils ont aussi pris une décision de non-sens économique, et tout cela pour le politiquement correct. Le résultat ne se fît pas attendre: beaucoup de mécontents.

C'est le politiquement correct qui nous dresse contre les autres, alors qu'il serait tellement plus facile de vivre en harmonie avec nos différences, si seulement on voulait bien nous laisser à nous aussi le droit d'en avoir!

jeudi 26 décembre 2013

Pourquoi s'enguirlander?

J'ai lu quelque part sur le net, sans toutefois lire tout l'article et surtout pas la conclusion, que des musulmans se demanderaient s'ils ont le droit de souhaiter un joyeux Noël aux chrétiens, sans que ceux-ci s'en vexent.

Pourquoi se poser tellement de questions? 

N'importe qui peut me souhaiter un bon Noël. Pourquoi irais-je demander de quelle religion est le souhait qu'on m'exprime. Pourquoi irais-je chercher des mauvaises intention derrière ces mêmes souhaits?

De même, si un juif me souhaiterait un bon sabbat, je n'en serais pas offusquée. Sans y réfléchir, je traduirais sabbat par fin de semaine, et je serais ravie que quelque'un me la souhaite bonne. Ce serait une gentillesse.

A moi, on peut me souhaiter plein de bonnes choses, même une bonne fête nationale d'un pays qui ne serait pas le mien, mais il est aussi évident que je ne serais pas contente si quelqu'un, au prétexte qu'il pratique une religion qui n'est pas la mienne, me souhaite de passer un mauvais Noël!

J'espère pouvoir continuer à souhaiter à ceux que je connais et qui sont de confession autre que la mienne, de passer une bonne fête du nom que je me rappellerai quand on en parlera, mais qui n'est pas dans ma culture, sans que qui que ce soit le prenne pour une offense de ma part, car cela n'en serait pas le but.

Il faut que nous arrêtions de nous compliquer la vie au prétexte que nous sommes différents - alors que nous sommes sensés être tous égaux.

Je souhaite donc à tous ceux qui fêtent Noël encore aujourd'hui (et ils sont nombreux) de bien en profiter, bien que moi-même, je sois déjà au travail, et je leur envoie ces quelques guirlandes naturelles que la pluie a posées contre ma fenêtre.

Même ceux pour qui Noël est fini peuvent les regarder...

mardi 24 décembre 2013

Moumoune dispute HPY

Ecoute moi quand je te parle, dit Moumoune à HPY, ou sinon, dis-moi à quoi cela a servi que je essaie de t'apprendre à parler chat depuis qu'on habite la même maison!

Je sais bien que tu n'as pas toujours été une bonne élève, mais il me semblait pourtant que tu avais fait des progrès depuis tout ce temps.

Ne me dis pas que tu parles chat seulement quand cela t'intéresse et quand tu veux que je t'aide. Tu ne m'a d'ailleurs toujours pas donné mes émoluments. Veux-tu que je te traîne devant les Prud'hommes? menaça Moumoune.

HPY finit par tendre l'oreille et écouta ce que Moumoune avait à lui dire de si important.

Pendant que vous étiez partis, dit Moumoune, le téléphone a sonné, et bien que tu ne m'as pas payée, insista-t-elle, j'ai répondu. Et tu sais qui était à l'autre bout du fil? Ta copine blogueuse, la bretonne.

Elle venait de rentrer d'un voyage au Vietnam et au Cambodge, me dit-elle, et tu ne devineras jamais qui elle a rencontré là-bas!

HPY ne devina pas. Moumoune avait raison.

Mais HPY écouta enfin ce que Moumoune avait à lui dire de si important. Cela lui changerait peut-être les idées.

Ta copine M&M's a vu la Vieille accompagnée de Phalacrocorax pendant son voyage! Ils se sont même parlés pendant qu'ils gravissaient deux-cent-soixante  marches en latérite.

Alors HPY comprit enfin que la vieille femme et le drôle de pingouin qui avaient fait scandale dans le restaurant d'où elle et DD venaient de rentrer, n'étaient que des sosies, des Doppelgänger, ou pire encore, des usurpateurs d'identité, qui profitaient de la célébrité de ses personnages à elle, afin de vivre à leurs dépens, tout en détruisant leur crédibilité - et la sienne, par la même occasion.

Toute ragaillardie, HPY embrassa Moumoune sur le nez et fit une tasse de café à son DD chéri, qui n'en attendait pas autant.

Le drôle de pingouin n'était pas Phalacrocorax, et la vieille grincheuse n'était pas sa Vieille à elle. Comment-avait elle pu se laisser berner par ces personnages douteux?

Le vrai Phalacrocorax continuait ses aventures autour du monde, et la Vieille, bien qu'un peu caustique sur les bords, était une dame devenue beaucoup plus sociable au contact des amis blogueurs  de HPY, qu'elle était partie visiter.

HPY put enfin passer Noël en compagnie de sa famille, sans avoir à se soucier de qui ou de quoi que ce soit, car elle avait enfin compris que, tout comme il faut laisser les chats vivre leurs neuf vies de chat, ses personnages, Phalacrocorax et la Vieille,  avaient aussi besoin d'un peu de liberté.

Elle leur envoya une pensée  en  leur souhaitant de passer un joyeux Noël et de continuer leurs voyages pendant la nouvelle année. Pour sa part elle ne s'en occuperait plus, au moins pas avant une autre année.

***

Epilogue.

Comme une bonne nouvelle ne vient pas toujours seule, HPY reçut il y a quelques jours une belle enveloppe d'un paysage neigeux, signée de la main de Missive, la même qui mit HPY sur une fausse piste, lui faisant miroiter le retour de Phalacrocorax et de la Vieille.

Dans l'enveloppe il y avait une carte. Missive y met les points sur les i en ce qui concerne la Vieille. En effet le timbre représente celle-ci en train de partager une tasse de thé avec un autre amateur de ce breuvage.

La Vieille est donc toujours fidèle à sa boisson préférée, le thé à la bergamote.

Quant à Phalacrocorax, Missive confirme que c'est un drôle de manchot.

HPY souhaite remercier les amis de la Vieille - et aussi ceux de Phalacrocorax - d'avoir suivi leurs aventures, et accessoirement ses mésaventures à elle-même. 

Elle leur souhaite un Joyeux Noël, une bonne fin d'année et, avec un peu d'avance, une excellente année 2014.  Elle ne leur enverra pas de carte (car elle n'en a pas trouvé dans le supermarché de la Vieille, et elle n'a pas eu le temps d'aller en ville) mais elle pense très fort à eux pour que chacun sente, à un moment donné, que quelque part dans le monde, il y a une autre vieille qui les apprécie, qui les aime beaucoup.

lundi 23 décembre 2013

Le coup de fil

HPY laissa DD ouvrir la porte. Elle n'avait plus envie de rien. Pour un peu elle aurait donné un coup de pied à Foufou qui était pressé d'entrer, mais qui se frottait malgré tout contre ses jambes en attendant que DD trouve le trou de la serrure.

Moumoune s'impatientait de l'autre coté. Toujours pressée de sortir, celle-là, pensa HPY, qui trouvait que tout allait mal, surtout que la serrure résistait à DD qui s'était trompé de clé.

Il devenait grognon, lui aussi. Une vieille qui n'aurait sûrement pas envie de lui faire une tasse de café, des chats qui voudraient qu'on s'occupe d'eux, et cette fichue clé qui n'entrait pas dans le trou de la serrure.

Tout ça, c'était la faute de la Vieille et du cormoran. Surtout de la Vieille. DD sentit la colère gronder tout au fond de lui. Qu'est-ce qu'elle avait donc à imaginer des personnages, sa vieille à lui, pour que ceux-ci lui fassent ensuite mal à ce point là!

La porte s'ouvrit enfin, car DD avait trouvé la bonne clé. Foufou se faufila le premier, faisant presque tomber HPY, qui se retint en extremis, et se trouva nez-à-nez avec Moumoune, qui ne tenta même pas de sortir.

Miaou, fit celle-ci, essayant par tout moyen de retenir HPY avant qu'elle n'aille s'affaler sur le canapé.

Bien qu'on soit dimanche, et que HPY n'avait toujours pas payé Moumoune pour les heures que celle-ci avait passées au bureau afin de la remplacer pendant qu'elle faisait des recherches en ville, Moumoune avait décidé de répondre au téléphone quand celui-ci s'était mis à sonner pendant que DD et HPY prenaient du bon temps au restaurant.

Mais qui donc s'était trouvé à l'autre bout du fil?



samedi 21 décembre 2013

Retour à la maison

HPY était triste à pleurer et DD accompagna son silence quand ils quittèrent le restaurant pour prendre la direction de la maison et des chats.

Faire un petit câlin à Moumoune et Nefertiti ne ferait pas de mal à HPY, se dit DD. Lui-même rentrerait Foufou pour que celui-ci fasse le fou pour amuser HPY. Il fallait absolument qu'elle pense à autre chose que Phalacrocorax et surtout cette horrible Vieille qui rendaient sa digestion affreusement difficile.

Ils avaient mangé léger, et pourtant lui aussi avait l'impression d'avoir une brique coincée dans l'œsophage. Bien que très peu concerné par les histoires bloguesques de HPY, il lui était déjà arrivé de les regarder d'un œil distrait, et il faut avouer qu'il avait trouvé un certain charme à celle qui racontait la vie trépidante du cormoran.

De la Vieille, il s'en fichait, il en avait déjà une à la maison. Il fallait d'ailleurs qu'il s'en occupe avant qu'elle ne sombre dans la mélancolie.

DD manœuvra donc ses 8 chevaux fiscaux dans la circulation de la ville, pestant comme d'habitude contre les piétons qui hésitaient à traverser la rue quand il s'arrêtait pour qu'ils puissent le faire en toute sécurité. Décidément, il avait du mal à les comprendre. 

Tantôt ils traversaient comme des fous hors des clous, tantôt ils mettaient un pied sur la chaussée et laissaient l'autre sur le trottoir, hésitant sur la marche à prendre. HPY lui fit remarquer que rares étaient les automobilistes qui s'arrêtaient, et que les piétons hésitants avaient peut-être fait des mauvaises expériences, et qu'ils avaient donc raison d'avoir peur, surtout comme il ne savaient pas qui était derrière volant de la voiture qui s'arrêtât. Elle était d'ailleurs sûre que certains automobilistes ralentissaient pour ensuite repartir plus vite encore afin de foncer sur le piéton qu'ils avaient envie d'écraser.

Ils arrivèrent malgré tout à la maison, où Foufou attendait devant la porte pour qu'on la lui ouvre et qu'il puisse courir vers sa gamelle, vidé entre-temps par Nefertiti. 

De l'autre coté de la porte fermée attendait Moumoune. Elle avait une nouvelle à annoncer à HPY.

jeudi 19 décembre 2013

Du poisson au menu

HPY commençait à en avoir par dessus la tête de la Vieille et de Phalacrocorax.

Ce n'était pas sérieux de s'absenter ainsi pendant de longues années, pour ensuite avoir aussi peu de gratitude envers leur créatrice, celle qui les avait laissés partir visiter les quatre coins du globe, pendant que elle-même trimait au bureau. Il fallait bien que quelqu'un paie leurs taxes et impôts, et règle leurs factures d'eau et d'électricité. HPY s'en sentait responsable.

HPY se dit que la Vieille n'était finalement pas très intéressante, juste une vieille aigrie parmi d'autres, et que Phalcrocorax, malgré son nom à dormir debout, n'était qu'un drôle de pingouin, bien que cormoran de son espèce.

Elle décida malgré tout de leur donner une dernière chance.

Si les deux compagnons n'habitaient nulle part, comme elle avait pu le constater pendant ses récentes recherches, au moins, supposa-t-elle, devaient ils manger de temps en temps.

Elle avait oublié que la Vieille se nourrissait exclusivement de thé parfumé à la bergamote, et que Phalacrocorax savait pêcher en apnée.

Par conséquent, elle décida de faire le tour des restaurants et autres troquets du coin, mais seulement en fin de semaine.

Ainsi elle pourrait inviter DD pour que tous les deux passent un bon moment à goûter aux spécialités du coin.

Le dimanche suivant, elle se fit donc inviter par DD à dîner dans un restaurant local où on servait surtout du poisson à la normande.

En dégustant le dessert, une spécialité locale, un soufflé glacé à la Bénédictine, elle interrogea la serveuse sur la venue éventuelle de deux clients légèrement inhabituels.

Quelle ne fut pas sa surprise quand la serveuse lui apprit que peu de temps auparavant, la porte du restaurant avait été poussée par un couple étonnant: une petite vieille toute de noir vêtue, tirant par la main un oiseau récalcitrant qui criait haut et fort qu'il voulait du poisson frais, pêché par lui-même.

Ils avaient pris place à la table même où étaient maintenant installés DD et HPY, et ils avaient commandé du cabillaud, que la vieille s'entêtait à appeler morue.

Le cormoran avait finalement mangé de bon appétit, car le poisson avait été pêché par un pêcheur du coin, et apporté au restaurant le jour même.

Mais  sa compagne, un sacré personnage celle-là, selon la serveuse, n'avait pas été contente.

Elle s'était fâchée toute rouge, voyant qu'on ne servait le cabillaud qu'à la crème ou au beurre.

"Quand je tenais mon restaurant, c'était autre chose!" avait-elle hurlé. "Là, je préparais la morue avec de l'huile d'olive, des légumes, des oignons et des tomates, surtout des tomates, et ça, c'était excellent!"

Plus elle avait crié, plus elle avait craché, s'énervant contre le pauvre cuisinier qui avait quitté sa cuisine pour venir voir ce qui se passait en salle, où il fut accueilli par un dentier volant, sorti tout droit de la bouche de la râleuse invétérée.

"Ma Bacalhau a moda do Viana de Castelo, c'était quand-même autre chose qu'un cabillaud à la crème", avait hurlé la Vieille encore quand elle quittait le restaurant - sans avoir payé la noté - tirant le pauvre cormoran par l'aile.

HPY ne dit à personne qu'elle était à l'origine de toute cette lamentable histoire, et laissa DD commander un café pour finir le repas en silence.

Dans son pauvre cerveau embrumé elle envoyait Phalacrocorax, et La Vieille surtout, vivre leurs derniers années d'existence sur une autre planète, ou encore mieux, sur une exoplanète plus lointaine encore.


mardi 17 décembre 2013

Phalacrocorax et les bateaux



Le lendemain HPY délaissa encore son travail pour aller à la recherche de la Vieille et du cormoran.

Elle redonna des conseils à Moumoune qui, contrairement à son attente, avait bien répondu au téléphone pendant son absence précédente, et décida d'aller voir les plaisanciers du dimanche, mais ceux-ci étaient aux abonnés absents, car on était un mardi.

HPY fit malgré tout le tour des bateaux, car pour elle Phalacrocorax risquait de s'y trouver, surtout s'il avait réussi à se débarrasser d'une encombrante Vieille, sujette au mal de mer dès qu'elles voyait une vaguelette.

La Vieille préférait une mer d'huile, mais Phalacrocorax n'aimait pas les gros navires qui laissaient une traînée de pétrole dans leur sillage. HPY non plus, ni ses amis bretons.

Sachant où trouver une réplique du Normandie, vaporetto des océans d'une autre époque, exploité justement à cette époque-là par la Compagnie Générale Transatlantique, HPY décida d'aller voir si Phalacrocorax n'était pas en train de l'admirer, tout en rêvant d'aventures autour du monde.

Contre toute attente, il n'y était pas

La Vieille non plus.

HPY se dit qu'il valait sans doute mieux chausser de pneus d'hiver sa voiture, et passa une heure chez Yann, pneumologue et accessoirement propriétaire du vieux vaporetto, en regardant par la fenêtre pour le cas où l'un ou l'autre des deux compères passerait par là. Ce n'était pas le cas.

Dépitée, elle rentra ensuite au bureau pour que Moumoune lui explique tout ce qui s'y était passé pendant son absence. 

vendredi 13 décembre 2013

Les recherchent commencent

Assez tergiversé, se dit HPY et partit faire le tour des hôtels de la ville, pensant que Phalacrocorax et la Vieille devaient se loger quelque part. Elle avait eu le temps d'y réfléchir!

Depuis que les deux héros étaient partis faire leur tour du monde, d'autres personnes, contentes de se trouver un logement gratuit, s'étaient installées dans leurs anciennes habitations, omettant de signaler aux services fiscaux qu'elles les occupaient, afin de ne pas recevoir l'avis de taxe d'habitation, qui comprenait aussi la contribution à l'audiovisuel public, puisqu'elles n'avaient pas signalé qu'elles ne possédaient pas de téléviseur numérique dans les habitations qu'elles n'occupaient pas officiellement.

Elles ne payaient d'ailleurs ni la facture des eaux, ni celle de l'électricité, laissant les dettes de la Vieille et de Phalacrocorax s'accumuler, car ni l'un, ni l'autre avait pensé à résilier leurs contrats au moment de partir, ce qui allait s'avérer très fâcheux pour eux plus tard.

Ayant écumé tous les hôtels de la ville - ils n'étaient pas très nombreux - sans y trouver trace de nos deux héros, HPY dirigea ses pas vers  l'Hôtel de Police, mais sans y trouver réponse à ses enquêtes, car personne n'avait signalé le départ, ni le retour des acolytes, et les banques n'avaient pas encore porté plainte pour la dette accumulée. Cela n'allait probablement pas tarder, car même les banques étaient à court d'argent des autres.

Déçue du résultat de ses recherches, HPY n'abandonna pourtant pas. Il lui restait encore à visiter les tentes de ceux qui habitaient nulle part. Elle avait laissé cela à la fin, car malgré les apparences, elle était un peu snob.

Ces tentes, dont une très grande qui aurait facilement pu loger plusieurs dizaines d'individualistes à condition que ceux-ci acceptent de cohabiter,  se trouvaient non loin de la mer, car leurs occupants souhaitaient profiter de la vue, qui était encore, contrairement à la plupart des choses qu'on voit dans sa vie, totalement gratuite.

Les propriétaires et les locataires des appartements voisins s'en plaignaient régulièrement, car en regardant les mal logés de leurs fenêtres, ils voyaient un tas de malpropres faire la fête en fumant entre autres choses, le hareng, nourriture peu chère, surtout lorsqu'ils avait été empruntés directement dans les casiers des bateaux de pêche.

Ça pue, se répétetaient ils, en se demandant si ça valait encore la peine d'aller se plaindre d'eux auprès des services de l'urbanisme de l'Hôtel de Ville, puisque la police ne voulait rien faire pour les en déloger.

HPY s'engouffra donc dans la fumée, ou plutôt dans les fumées, car à croire ces citoyens exemplaires, on n'y fumait pas que le hareng, mais sans aucun doute aussi des produits illicites, pour voir si la Vieille et le cormoran se cachaient parmi les autres individualistes.

Peine perdue, se dit-elle une petite heure plus tard, ayant rencontré plein de gens qui valaient sans doute une histoire, mais pas celle qu'elle cherchait, à savoir celle de Phalacrocorax et de la Vieille.

Elle rentra donc à son bureau pour voir si Moumoune avait bien fait son travail, et pour y réfléchir aux suites qu'elle pourrait donner à toute cette mascarade.





mercredi 11 décembre 2013

HPY s'inquiète

Les nuits se suivirent, les unes après les autres, et HPY dormait toujours très bien, sans rêver de Phalacrocorax ou de la Vieille en train de se faire estropier par un monstre tricéphale.

Mais plus le temps avança, plus il arriva à HPY de penser à eux dans la journée, entre deux coups de fil, de mails ou de fax. Son travail en souffrait, beaucoup même, mais comme personne n'était au courant du problème, personne ne la disputa, sauf elle-même. Elle se tapa sur les doigts avec une règle virtuelle, ce qui lui fit suffisamment mal pour qu'elle s'arrête.

Comment était il possible qu'aucun des deux ne soit encore venu lui rendre une petite visite de courtoisie?  Elle n'avait même pas reçu de coup de fil d'eux, d'ailleurs. Elle en était certaine, car dès qu'elle loupait un appel, elle vérifia qui avait bien pu l'appeler pendant qu'elle était occupée - ou aux toilettes. Jamais elle n'avait vérifié ses messageries aussi souvent!

Que faisaient donc la Vieille et Phalacrocorax? HPY décida de quitter son bureau pour aller faire un tour dans les environs. 

Elle installa Moumoune devant l'écran en lui donnant moult conseils et en lui promettant un bon salaire pour du travail bien fait. (Il serait bien temps de discuter des modalités à son retour, et c'est aussi à ce moment-là qu'elle ferait la déclaration préalable à l'embauche qu'il fallait envoyer à l'URSSAF des chats.)

Ensuite, et pour être plus sûre encore de ne louper aucun appel, elle mit en route ses messageries d'absence et vérifia qu'elles fonctionnaient bien, pour le cas où Phalacrocorax et la Vieille essaient de la joindre pendant qu'elle les cherchait là où ils n'étaient pas.

Si, au lieu de cela, elle les cherchait là où ils étaient, elle les trouverait tout de suite, pensa Moumoune en se léchant, mais elle n'en pipa mot, car HPY avait oublié de lui donner sa ration de crème chantilly, et cela, elle ne le lui pardonnait pas.

lundi 9 décembre 2013

Une lumière dans l'obscurité

Si Missive n'avait pas été là pour insinuer à HPY qu'il y avait une histoire cachée dans le petit bateau qui entrait en dansant dans la lumière bleue, jamais personne n'aurait su que Phalacrocorax et la Vieille avaient fait escale dans la ville qui une fois avait été la leur, longtemps, très longtemps avant qu'ils n'entament, chacun de son coté, le tour du monde en mille et une aventures.

Même la pauvre HPY n'en aurait probablement rien su, car il n'est pas certain que le cormoran ait accédé à la demande de la Vieille, d'aller saluer la personne qui avait déniché en eux des caractéristiques suffisamment loufoques pour en tirer une petite histoire.

Ce n'est pas de sa faute à elle, que les deux personnages aient ensuite décidé de vivre leur vie, sans tenir compte de ses angoisses à elle. Celles-ci augmentaient au fur et à mesure que le temps avançait vite, sans que qui que ce soit, et surtout ni la Vieille, ni Phalacrocorax ne lui donne plus aucune signe de vie. Ingrats comme ne sont que certaines célébrités, ils s'en fichaient de ses nuits d'insomnie à elle, de ces longues nuits quand elle se demandait ce qu'ils étaient devenus, s'ils n'étaient pas en train de pourrir en prison dans un pays lointain, s'ils n'avaient pas été capturés par des pirates, torturés, violés, pendus, tués. Plus HPY était insomniaque, plus noires étaient ses idées noires - et vice versa, bien entendu.

C'était donc avec gratitude que HPY comprit l'insinuation de Missive. Elle la comprit peut-être mal, car Missive ne lui avait aucunement parlé de Phalacrocorax, ni de la Vieille d'ailleurs, mais est-ce que cela a tellement d'importance, quand on comprend que ses nuits ne seraient plus pleines de cauchemars. Elle serait enfin libérée des images de la Vieille se débattant contre des assaillants terrestres aux cheveux hirsutes, ainsi que de celles de Phalacrocorax attaqué par une énorme pieuvre,  tirant le pauvre de ses huit tentacules multipliées par huit dans les profondeurs d'une eau toujours plus noire, tout comme ses idées.

Peu importe que Missive ait sans doute pensé à une simple histoire de pêcheurs côtiers et de contrebande, l'imagination débridée de HPY allait l'auto-sauver de la dépression mal annoncée, pour la plonger dans la folie des mots.


jeudi 5 décembre 2013

Le retour

Qu'est-ce qui avait bien pu faire trembler les mains de HPY à tel point que ses photos du petit bateau entrant dans le port au moment de l'heure bleue, se trouvent toutes plus floues les unes que les autres?

Avait elle senti, sans toutefois s'en rendre compte sur le coup, que la silhouette qu'elle apercevait debout dans le bateau était un être depuis longtemps disparu?

Rien ne le prouve encore, mais ne pourrait-on pas envisager que Phalacrocorax tenait la barre tandis que la Vieille s'accroupissait en fond de cale pour ne pas montrer à tout le monde qu'elle avait le mal de mer?

Les deux personnages inventés par HPY étaient-ils enfin de retour dans leur port d'attache?

Comment avaient ils fait pour se rencontrer dans ce vaste monde qui nous entoure? Qu'est-ce qui avait pu les convaincre de rentrer chez eux?

Que des questions auxquelles HPY n'a pas encore de réponse, mais si les deux occupants du bateau étaient vraiment une vieille pas très ordinaire, et un cormoran, il est tout à fait normal que ses mains ont tremblé un peu, beaucoup, passionnément, à la folie surtout.

mardi 3 décembre 2013

A l'heure bleue

A peine dix minutes après avoir photographié des maisons tordues qui ne l'étaient pas, j'étais de nouveau descendue sur le plancher des vaches pour regarder de plus près les lumières se refléter dans l'eau.

Je venais de m'apercevoir que des lampadaires le long des quais Bérigny et Vicomté envoient des faisceaux bleus dans l'eau, probablement pour le plus grand plaisir des photographes amateurs, dont j'aperçus deux en train de viser des bateaux amarrés.

Pour ma part, j'avais déjà fait de mon mieux pour viser un petit bateau qui entrait dans le port et dans la lumière.

Résultat, plusieurs photos assez floues, et une seule exploitable. Il est vrai que la nuit était bien noire, et que je n'écoute pas souvent l'APN quand il dit "Ouvrir le flash"!

Je suis têtue.

lundi 2 décembre 2013

Complètement tordu

En regardant vite fait la photo prise hier soir des lumières du Quai de la Vicomté se reflétant dans le bassin de l'Avant-Port, je me suis dit que la rangée de maisons avait une drôle d'allure.

C'était comme si un problème d'optique, un quelconque filtre bizarre, l'avait tordue. Le quai est pourtant tout droit.

En regardant de nouveau, mais de plus près, j'ai trouvé l'explication. La photo a été prise des hauteurs, et non en face du quai. 

On y voit donc le sol de la Place Nicolas Selle, et aussi la chaussée de l'ancienne route d'Etretat, celle qui porte le nom du Président René Coty, trop long pour les paresseux que nous sommes.

Ce sont ces entrées dans la ville derrière le quai qui ont fait office de filtre bizarre, de problème d'optique.

Sans cet effet qui n'en est pas un, la photo n'avait aucun intérêt.

vendredi 29 novembre 2013

Brouillard

Ce matin il y a, parait-il, énormément de brouillard au nord de la Seine.

Certains disent même qu'il y en a au nord de la Loire.

Le brouillard n'est pas quelque chose que j'aime quand je suis sur la route, ni quelque chose que j'apprécie quand d'autres personnes y sont.

Je souhaite que les automobilistes n'oublient pas d'allumer leur feux de brouillard quand ils en ont, qu'ils respectent les distances de sécurité, et surtout qu'ils ne se mettent pas à doubler d'autres véhicules sans voir ce qui se passe devant eux, ce qui est rarement le cas quand tout est d'un gris impénétrable.

Et je finis par leur offrir une dague, non pas pour se battre entre eux en cas de pépin, mais pour qu'ils puissent tous couper le brouillard et le faire disparaître.

J'ai d'ailleurs du m'en servir beaucoup cette nuit, car ici le temps est clair - sauf qu'il fait encore nuit. Je vois nettement les lumières briller derrière quelques fenêtres dans les immeubles en bas de la colline d'en face. Je vous aussi des gyrophares sur la rocade. Absence de brouillard ne veut donc pas dire absence de risque.

Les distances de sécurité doivent se respecter aussi quand le brouillard s'est levé.

mercredi 27 novembre 2013

Lumières du soir

Comme d'habitude à cette époque de l'année, il faisait déjà nuit quand je sortis enfin de mon bureau.

Il fallait que je porte une enveloppe avec mon dossier d'assurance jusqu'à une boîte à lettres. Tout ne peut pas être fait par courriel, et c'est bien dommage.

Ou peut-être pas. Si je pouvais tout faire sans quitter mon bureau, il est possible que je ne sortirais jamais, sauf peut-être pour aller acheter mon pain.

Je poussai ma promenade motorisée un peu plus loin que la première boîte à lettres se trouvant sur mon chemin, et je finis, comme d'habitude, par me trouver sur le bord de mer.

C'est d'ailleurs là qu'on trouve pratiquement les seules lumières de la ville.

Je baissai la vitre de la voiture et fis une prière pour que mes mains ne tremblent pas trop afin de vous rendre compte de la vue.













La mer avait foutu le camp, laissant toutefois assez d'eau dans l'avant-port pour que les lumières puissent se refléter dedans.

Heureusement d'ailleurs, car sinon mes photos n'auraient été ni en couleur, ni en noir et blanc mais en noir et noir.




mardi 26 novembre 2013

Harengs grillés

Quand nous sommes sortis en fin de journée samedi, je ne savais pas que nous allions tomber sur la fête du hareng en nous dirigeant vers le bord de mer.

Plus nous nous en approchions, plus nous nous en serions pourtant doutés si les vitres de la voiture n'avaient pas été fermées à cause du mauvais temps, car le hareng en train de griller sent assez fort.

Par conséquent, et pour pouvoir baisser la vitre le temps de faire une photo, nous sommes restés à distance de la fumée.




Nous n'étions d'ailleurs pas sortis dans le but d'aller dîner, mais juste pour nous changer les idées, et éventuellement faire une photo pour le blog. 

lundi 25 novembre 2013

Capriphobe

J'étais plongée dans mes dossiers, des dossiers d'assurance pour être plus précise, depuis quelques temps déjà, quand je me rendis compte que des cloches sonnaient devant la maison.


On n'est pourtant pas encore à Pâques, me dis-je, en levant les yeux vers la fenêtre.



Et si c'était "Rudolph the red nosed reindeer" en train de m'apporter des cadeaux, Noël étant plus proche que Pâques.



Non, ce n'était qu'un bouc, sa femelle et leur progéniture en train de bouffer ce qui restait de fleurs dans le massif devant la fenêtre!



Je sortis en gueulant comme un putois, et le trio s'enfuit vers le talus du voisin, pour revenir dès que j'avais le dos tourné et le regard de nouveau penché vers mes dossiers d'assurance.



Heureusement la cloche accrochée au cou de la femelle annonçait leur présence. J'ai ainsi du sortir une multitude de fois dans la matinée pour chasser les intrus avant qu'ils ne bouffent mes petits pins et mon tout petit bouleau.


Si jamais ces chèvres reviennent et s'installent à demeure, je finirai capriphobe.








jeudi 14 novembre 2013

Les Petites Dalles

J'ai eu envie de voir la mer et j'ai vu la falaise.

***

Super-débordée en ce moment, je reviendrai quand j'aurai le temps.

mardi 12 novembre 2013

Chez Liliana

Vendredi je suis allée à ma dixième et dernière séance de kinésithérapie.

Pour choisir mon kiné, j'avais demandé conseil à quelqu'un sensé s'y connaître au moins un peu. Cette personne m'avait indiqué trois cabinets, tout en me disant du premier qu'il ne prenait plus de patients. Cela a donc réduit mon choix à deux, dont un cabinet où j'étais déjà allée après une opération de l'épaule.

C'est ainsi que je me suis trouvée chez Liliana. Je n'ai pas eu à regretter mon choix.

Premio, je n'ai pas été embêtée dans la circulation, segundo, à aucune de mes visites je n'ai eu de problème pour trouver une place de stationnement à quelques mètres de l'entrée, ce qui est rare assez pour être mentionné.

En traversant la distance qui sépare la grille d'entrée de la porte que j'ai ensuite poussée, j'ai senti des parfums de plantes odorantes. En effet, il fallait d'abord passer par un chemin étroit avec des plantations de chaque coté. Je m'y suis arrêtée pour humer l'air et pour essayer de devenir de quelle plante venait ce léger parfum. 

De l'autre coté de la porte, des couleurs pastel, des orchidées, un bonsaï  et d'autres plantes faisaient entrer le jardin dans le cabinet, où, comble de bonheur, un air d'opéra m'accueillit.

Liliana (vous me pardonnerez de vous appeler par votre prénom)  a la chance de travailler en musique. Je n'ai pas écouté de l'opéra à chaque fois. J'ai aussi eu le plaisir d'entendre du jazz, de vieilles chansons espagnoles et latino-américaines - mais surtout pas de rap!

Ce que j'ai le plus apprécié n'a pourtant rien à faire, ni avec le jardin, ni avec la musique. Les cabinets de kinésithérapie où j'avais eu l'occasion d'aller avant, étaient - à quelques rares exceptions près - des endroits ou le thérapeute vous donnait quelque indications avant de disparaître s'occuper d'autres patients en même temps.

Chez Liliana il n'y a pas d'autres patients en même temps. Vous avez l'exclusivité de votre thérapeute pendant le temps que dure la séance, ce qui est devenu aussi rare que de trouver une place de stationnement juste à coté du cabinet.

Un jour, quand j'en aurai le temps, je m'offrirai peut-être une séance de massage relaxant, car on peut contacter Madame Cofaru aussi pour des massages non prescrits par un médecin. 

J'aimerais d'ailleurs mieux y aller pour cette raison, que d'être obligée d'y retourner parce que mon dos aurait collapsé comme l'a fait la falaise aux Grandes Dalles (voir la photo).

***

http://www.liliana-cofaru-fecamp.fr

vendredi 8 novembre 2013

Une maison de rêve

Il m'arrive de passer devant une vieille maison normande, de la regarder et de me dire qu'elle n'a pas l'air d'être habitée. J'aperçois ce qui ressemble à des panneaux de contreplaqué derrière, ou à la place des vitres, et je me dis  que ce n'est pas seulement pour une meilleure isolation contre le froid.

Les bâtiments agricoles jouxtant la maison paraissent encore plus délabrés. De la mousse pousse sur le toit, et des ardoises manquent à l'appel. Ce n'est pas le cas de la toiture de la maison principale, apparemment en bon état.

Il est très important de ne pas laisser la toiture se dégrader, quand on veut garder une maison au sec. L'eau de pluie qui s'y infiltrerait risquerait de tout détruire.

Malgré l'aspect un peu vieillot, ou plus probablement à cause de celui-ci, je trouve énormément de charme à cette maison en pans de bois.  Si elle était à vendre et si j'avais des sous à ne plus savoir quoi en faire, j'aimerais beaucoup l'acquérir dans le but de la restaurer avec l'aide de professionnels du bâtiment.

Coté extérieur je lui conserverai au maximum son air d'antiquité, sans lequel la magie serait rompue.

Ne sachant pas comment se présente l'intérieur, je ne peux que laisser l'imagination m'emporter. Beaucoup de poutres. Des poutres horizontales, d'autres verticales ou encore transversales. Trop de poutres. Il faudrait en éliminer, tout en laissant à la maison une touche de son ancienneté. Puis faire de l'espace et de la modernité. Mais pas de PVC. Rendre la maison lumineuse et facile à vivre.

Je garderais les bâtiments agricoles, leur trouvant une nouvelle raison d'exister.

Dans la cour, grande assez, je planterais des arbres et des arbustes, et aussi des fleurs. Et quand tout serait fini je convoquerais tous mes amis à une grande fête.

Une fête avec des bonnes choses à déguster. Du bon pain, du beurre salé. Du bon cidre pour faire normand. Mais pas seulement.

Mais la maison n'est pas à vendre, et même si elle l'était...  néanmoins, on ne peut pas m'empêcher de rêver, car c'est sans doute ce que je fais de mieux.

mercredi 6 novembre 2013

Une dernière demeure

Je ne sais pas combien de fois j'ai pu prendre la route qui monte du niveau de la Seine à Duclair, pour arriver sur le plateau, ensuite à Fréville et Yvetot, sans rien apercevoir de vraiment spécial.

Il a fallu d'un hasard pour que je m'aperçoive d'une clôture toute simple, ou plutôt des barbelés, et d'un portail fermé à l'aide d'une chaîne et d'un cadenas.

Derrière ce portail, huit - ou peut-être neuf - croix sur ce qui semble être des piliers, ou des stèles.

Un cimetière, peut-être?

Non loin de là, de l'autre coté de la route, se trouve  une entrée, et au loin, on peut voir un château.

Nous nous trouvons sur le territoire de l'ancienne paroisse d'Aulnay, absorbée au XIX° siècle par la commune de St Paër, dans le canton de Duclair.

Le château de Launay fut reconstruit au début du XVIII° siècle après avoir été détruit par un incendie. Il est aujourd'hui classé monument historique, ne se visite pas, tandis que le petit cimetière de l'autre coté de la route est le dernier demeure de Monsieur et Madame Baudouin de Joigny, ainsi que de leurs proches, anciens propriétaires du château, et agriculteurs sur la plaine avoisinante.

C'est drôle, tout ce qu'on peut apprendre en cherchant un peu ce qui se cache derrière des barbelés.


mardi 5 novembre 2013

Les châtaignes

La châtaigne ne fait pas partie de ma culture.

Jamais je n'ai attirée par les "Chauds les marrons" des vendeurs ambulants que j'ai pu entendre, tout en sentant l'odeur des châtaignes en train de griller. (Pourquoi dit-on marron, alors que les marrons ne se mangent pas?)

Non, la châtaigne ne m'a jamais passionnée.

Nous en avons pourtant ramassées déjà il y a quelques années, et j'en avais même utilisées lors de la préparation d'une volaille en sauce.

Le résultat, je m'en souviens, n'était pas mauvais, pourtant mes tentatives culinaires en étaient restées là.

Récemment nous avons ramassé un panier plein de belles châtaignes que j'ai commencé à trier, jetant celles qui pouvaient présenter des trous, et donc des vers - ou des asticots.

Il faut bien les trier, même après épluchage, car on ne voit pas toujours bien le trou. Y en a-t-il toujours, ou les vers naissent-ils dans les châtaignes, est une question que j'aurais pu me poser.

Et puis j'ai fait une soupe, moi qui ne suis pas très soupe non plus. Sauf peut-être, de temps en temps.

Une soupe à base de fruits et légumes d'automne, à savoir citrouille et châtaignes. Telle quelle elle n'avait pas beaucoup de goût, il a donc fallu ajouter autre chose pour l'aromatiser.







Il parait qu'on peut faire de la confiture avec des châtaignes aussi. J'essaierai peut-être un jour d'en faire un pot, pas deux.

dimanche 3 novembre 2013

La dernière exposition

Vendredi soir, le jour de la Toussaint, nous étions invités au vernissage de l'exposition d'art et d'artisanat local, organisée comme depuis plusieurs années par Maurice Lorcher et sa femme.

Ayant été retardés ailleurs, nous n'avons pas pu assister aux discours habituels, mais nous avons malgré tout appris, par une Jeannine qui en avait gros sur la patate, que c'était la dernière exposition dans ce genre organisée à Senneville sur Fécamp.

En effet, ces événements ne seraient pas rentables assez pour que la commune continue à mettre un local à disposition des organisateurs.

Ayant quitté une Jeannine fort remontée, j'ai fait le tour des exposants.

J'ai ainsi longtemps discuté avec Monsieur et Madame Loisel qui ont un atelier à Ste Hélène de Bondeville. On peut d'ailleurs le visiter. Ils y font des vitraux d'art, et des travaux dans le style Tiffany.

A une autre occasion j'avais déjà admiré les falaises d'Etretat, exécutées par Armand Loisel, et j'ai appris que l'œuvre était parti en Autriche.

Cette fois-ci, c'est un voilier qui a capté mon regard.  Il y en avait même plusieurs, mais celui déployant ses voiles blanches devant la falaise m'attirait particulièrement.

J'aurais bien pris ce bateau pour rentrer à la maison, mais j'ai un gros souci, je ne sais plus où mettre toutes ces belles choses qui m'attirent.

Il y avait aussi des œuvres de taille moins importante, et je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter un petit vitrail dans les tons feuilles d'automne, représentant deux oiseaux, des inséparables peut-être, et signé Arlette Loisel. Il est aujourd'hui suspendu dans l'ouverture entre la cuisine et la salle à manger, mais je ne sais pas encore si c'est sa place définitive.



Le voilier me tente toujours...

samedi 2 novembre 2013

Les poids

Vous étiez loin du compte.

La patate, glanée par DD, n'existe plus. Nous l'avons mangée, DD et moi, mais pas en une seule fois, car elle pesait 900 grammes. 

La citrouille, quant à elle, est loin d'être la plus grosse vue cette année. Nos amis Philippe et Florence en ont qui sont beaucoup, beaucoup plus grandes.

4.600 kg quand même.

Par contre je n'ai pas pesé la châtaigne.

jeudi 31 octobre 2013

Poids lourd ou poids plume

La patate 
est-elle grosse 
ou la citrouille 
est-elle petite?

Toute mon estime 
sera accordée 
à celle ou celui 
qui me donnera 
le poids 
de l'une 
et de l'autre.