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mercredi 15 janvier 2014

Nuages

Il y avait encore des beaux nuages dans le ciel hier matin quand je pris le volant pour la première fois.

Il avait plu dans la nuit, et la route était mouillée.

Certains nuages étaient encore prometteurs de nouvelles pluies.

Au-dessus le ciel était beau. La température extérieure était de 4° quand je suis partie, mais peu après l'ordinateur de bord m'avertit d'un risque de verglas, car la température avait baissée d'un degré.

L'usine de panneaux essayait de faire concurrence aux nuages, sans y arriver. La fumée indiquait des vents venant de la mer.

Ces vents sont souvent signe de pluies à venir. Quelques gouttes d'eau tombèrent sur le pare-brise.

Un peu plus tard les premiers rayons de soleil donnaient déjà une autre couleur aux nuages.

Ceux-ci restaient pourtant comme collés au ciel toute la journée, car à mon retour dans l'après-midi, ils y étaient encore. La température était monté jusqu'à 7° et il ne pleuvait pas.

vendredi 29 novembre 2013

Brouillard

Ce matin il y a, parait-il, énormément de brouillard au nord de la Seine.

Certains disent même qu'il y en a au nord de la Loire.

Le brouillard n'est pas quelque chose que j'aime quand je suis sur la route, ni quelque chose que j'apprécie quand d'autres personnes y sont.

Je souhaite que les automobilistes n'oublient pas d'allumer leur feux de brouillard quand ils en ont, qu'ils respectent les distances de sécurité, et surtout qu'ils ne se mettent pas à doubler d'autres véhicules sans voir ce qui se passe devant eux, ce qui est rarement le cas quand tout est d'un gris impénétrable.

Et je finis par leur offrir une dague, non pas pour se battre entre eux en cas de pépin, mais pour qu'ils puissent tous couper le brouillard et le faire disparaître.

J'ai d'ailleurs du m'en servir beaucoup cette nuit, car ici le temps est clair - sauf qu'il fait encore nuit. Je vois nettement les lumières briller derrière quelques fenêtres dans les immeubles en bas de la colline d'en face. Je vous aussi des gyrophares sur la rocade. Absence de brouillard ne veut donc pas dire absence de risque.

Les distances de sécurité doivent se respecter aussi quand le brouillard s'est levé.

mardi 9 juillet 2013

A quel saint se vouer?

Après être allée à Rouen deux fois mercredi et une fois samedi, on aurait pu penser que j'en avais assez, mais non, il fallut bien que j'y retourne aussi dimanche. Pourtant la circulation m'horrifie de plus en plus.

Samedi matin, en écoutant les informations tout en me concentrant sur la circulation, j'appris qu'une étude, ou plutôt un comptage effectué sur une certaine portion d'autoroute, venait de démontrer qu'un automobiliste sur trois s'y comporte n'importe comment. Parmi les comportements à déplorer, on trouve entre autres le fait de téléphoner au volant, de changer de file sans mettre le clignotant, de rester sur la voie de gauche de façon systématique, et aussi de doubler par la droite.

Moi, j'aurais sans doute dit qu'un automobiliste sur trois s'y comporte à peu près correctement, mais c'est probablement parce qu'on voit plus facilement les automobilistes à problèmes que les autres.

Il m'arrive certainement de faire des bêtises, moi aussi, mais entre la jeune femme qui faillit me heurter quand elle empiéta sur la voie d'en face, toute occupée qu'elle était à sa conversation téléphonique, et les occupants des trois voitures arrêtées sur la chaussée, occupant toute la largeur de la voie de droite et une partie de celle de gauche, en train de discutailler sans se soucier de ceux qui devaient, pour passer, prendre la voie de gauche à l'entrée d'un virage (dont moi) et qui eurent de  la chance de ne pas toucher ceux qui déboulaient d'en face, j'en eus ma claque.

Surtout que ces derniers bavards, une fois leur discussion terminée, finirent par me rattraper et me doublèrent ensuite en trois vrooooooms avant de rentrer dans une cour quelques dizaines de mètres plus loin! 

Bref, malgré tout, dimanche je repris le volant, direction la banlieue rouennaise,  afin de visiter la chapelle semi-troglodytique qui s'y trouve. 

Selon la légende, deux ermites, Onumphe et Pancrace, habitèrent déjà une grotte dans la falaise, avant qu'une première chapelle y fut construite en 1557. 

Celle-ci fut remplacée par l'actuelle chapelle au début du XVIII siècle, avant d'être transformée en entrepôt à vins pendant la révolution. Ce sont des bénévoles qui permirent de sauver la chapelle en état de délabrement, en créant une association pour sa sauvegarde, il y a trente-trois ans.

Merci à eux, car ainsi DD, moi et d'autres curieux ont pu la visiter.

C'est aussi grâce aux bénévoles qu'un premier vitrail, représentant le patron de la chapelle, St Adrien, fut monté en 1992.



D'autres vitraux, dont le thème fut tiré de l'histoire de la chapelle, suivirent.



Plusieurs représentations de la vierge et de nombreux saints y ont également trouvé leur place.


Parmi ces derniers, on peut mentionner St Clément, St Nicolas, St Sébastien, St Roch et bien entendu St Adrien lui-même.




Il ne faut surtout pas oublier St Bonaventure, qui a été mis sous cloche afin que les jeunes filles  ne l'abîment pas en lui piquant pas le pied.

En effet, comme les deux ermites, Onumphe et Pancrace avant lui, St Bonaventure permettrait aux jeunes filles en quête d'un mari de trouver l'oiseau rare.

Les petits mots sont aujourd'hui piqués dans un coussin au pied du saint.

Dimanche, ils étaient nombreux, ce dont je peux déduire que les jeunes filles cherchent encore et toujours à se marier.

Ayant déjà mon DD, à la place de St Bonaventure, j'aurai bien voulu prier St Christophe, le patron des voyageurs, donc des automobilistes, mais n'en trouvai pas de représentation dans la chapelle.

On n'en voit guère dans les taxis et autres voitures non plus - pas comme on voyait son médaillon il n'y a pas si longtemps que ça, en tout cas - et pourtant, avec un automobiliste fou sur trois, il aurait bien son utilité.

N'empêche qu'il a du écouter ma prière non dite, car sur la route du retour, je fus klaxonné par un autre usager de la route qui estimait que je n'allais pas vite assez. Mais mon choix à ce moment là était soit de doubler un cycliste et de faire boum avec la voiture qui arrivait d'en face, soit d'écraser le cycliste.

J'étais bien contente quand un peu plus loin, ce n'est pas moi, mais l'automobiliste klaxonneur qui fut arrêté par la gendarmerie. St Christophe m'avait entendue sans que je lui adresse une prière.

lundi 24 juin 2013

Ligne médiane

Tous ceux qui ont passé leur code (de la route) ont appris - et nombreux sont ceux qui l'ont ensuite oublié - la signification de la ligne continue qu'on trouve au milieu de la route.

Franchissement interdit. 

Cette ligne blanche (ou jaune en cas de signalisation temporaire, ainsi que dans certains pays) est un mur, un obstacle que nous ne devons pas frôler, ni surtout franchir pour doubler un véhicule plus lent que notre bolide.

En général elle est droite, sauf dans les virages, car là aussi elle suit la courbe naturelle de la voie.

Mais entre le cimetière et l'église de Tourville-les-Ifs, à un endroit où la route est relativement droite, cette ligne est plus que courbée.

Elle va d'un coté de la route à l'autre pour ensuite revenir.

D'un coté ont été matérialisées des traces de pas. Des pieds nus. Roses. De l'autre il n'y a rien. On pourrait donc en déduire qu'un coté est prévu pour les piétons, l'autre pour ceux qui sont motorisés.

La route est d'ailleurs ouverte à la circulation automobile. En tout cas, je n'y ai vu aucun panneau d'interdiction, mais par contre des voitures en stationnement du coté des pieds roses. Ceux qui l'empruntent en voiture franchissent pourtant la ligne médiane pendant tout le trajet.

Et si j'avais maintenant trouvé l'explication au comportement de tous ceux qui franchissent la ligne médiane continue pour doubler les autres? Ils sont tous passés par cette route aux caractéristiques plus que troublantes. Voilà leur excuse.

mardi 8 janvier 2013

Halte, stop, arrêt

Tout près de l'église de Gerville, les RD 11 et 79 forment une étoile à trois branches (ou plutôt un T).

Avant on y appliquait la priorité à droite. Depuis quelque temps, il y a un stop pour tout le monde.

La volonté est sans doute de rendre le carrefour plus sécurisé.

Mais a-t-on pensé que

a) un véhicule qui démarre consomme plus de carburant qu'un autre qui ne fait que ralentir

b) en cas d'accident, tout le monde est en tort, car tout le monde aurait du rester au stop.

Qui gagne donc vraiment à faire des intersections avec des règles absurdes?

a) les pétroliers qui vendront plus,  et l'état à travers la TIPCE (taxe sur les produits pétroliers)

b) les assureurs, car les remboursement seront moindres!

Réfléchissez-y, avant de réclamer des modifications inutiles - et souvent absurdes.

***

Les intersections avec des stop qui en quelque sorte créent des règles nouvelles - et souvent bizarres - fleurissent dans mon secteur. Souvent on doit céder le passage à ceux qui viennent d'une route que l'on ne peut pas voir sans être contorsionniste, souvent il  faut laisser passer celui qui arrive en face de vous, et qui pour  tourner à gauche doit passer devant vous. Si son conducteur a omis de mettre le clignotant, rien de vous prévient que vous allez être responsable d'un accident en démarrant trop tôt. En poussant le principe de précaution un peu plus loin, pourquoi ne pas mettre un stop tous les dix mètres, pendant que nous y sommes?

mardi 27 novembre 2012

Rouges de sang

Les motards sont souvent rouges de colère, pestant contre les infrastructures qu'ils trouvent dangereuses pour les deux-roues.

Moi, je ne vais pas jusqu'à être rouge de colère contre les motards, mais souvent je me dis qu'ils font partie des dangers de la route, car ils sont nombreux à ne pas respecter grand'chose, à l'instar du motard de la photo qui doublait une voiture qui elle roulait à la vitesse maximale autorisée par temps de pluie. Vous connaissez cette vitesse, ou vous l'avez déjà oubliée?

A une époque les automobilistes en colère voulaient qu'on abatte tous les arbres en bord de route, pour éviter que les voitures les heurtent.  Pourtant les arbres ne poussent pas sur la route, réservée  à la circulation, mais à coté, à l'endroit qui est réservé pour les plantations.

Et si, au lieu d'être rouges de colère, nous adaptions notre vitesse aux conditions de la route, climatiques ou autres?

Dans ce cas, il y aurait probablement moins de sang pour colorer les routes en rouge.

vendredi 16 novembre 2012

Faut-il légaliser le cannabis?

Il y en a qui veulent légaliser le cannabis. Aux Etats Unis deux états viennent de le faire. On les cite en exemple, quand on est pour la dépénalisation. Fumer un joint pour faire la fête n'a jamais fait de mal à personne, parait-il.


Je pense que beaucoup d'automobilistes rouennais sont contre.  Vous voulez savoir pourquoi?


Vous avez, ou vous n'avez pas entendu parler du camion citerne qui a incendié le Pont Mathilde.

Au début tout le monde était d'accord pour dire qu'ils n'y comprenaient rien, que c'était un chauffeur expérimenté au volant, qu'il n'avait pas consomme d'alcool etc... 

Puis, à écouter les ragots, il y aurait eu excès de vitesse (70 au lieu de 30 km/h dans le virage), et surtout, le chauffeur aurait été sous l'emprise du cannabis. A Rouen "tout le monde" le dit. Est-ce vrai, je n'en sais rien, mais cela ne m'étonnerait point.

J'ai vu, il y a longtemps, le comportement de quelques personnes ayant mélangé alcool et cannabis. C'était à une fête, et j'étais sans doute la seule à refuser le joint.

J'ai lu, récemment, que 5% des chauffeurs routiers abuseraient de boissons alcoolisées, et 8% fumeraient du cannabis... qu'en est-il des non professionnels?

Je vois, chaque fois que je prends le volant, des comportements à risque. Des feux rouges grillés, notamment à l'intersection de la rue Queue de Renard et la route de Valmont à Fécamp. C'est fréquent. L'autre jour j'étais arrêtée au feu rouge avec une autre voiture derrière moi, lorsque soudain, le conducteur d'un troisième véhicule à déboîté pour allègrement franchir l'intersection - au feu rouge donc! Et pas au pas, mais en vitesse. Nous avons tous eu de la chance qu'aucun véhicule ne passait au feu vert en même temps! Ca aurait fait boum!

Pour revenir au Pont Mathilde, il parait que les rouennais vont devoir se débrouiller sans ce passage au dessus de la Seine pendant une période pouvant aller de 18 mois à 3 ans!

Tout ça pour un peu de cannabis. Si ce qu'on raconte est vrai, bien sûr...


En attendant, le trafic s'est déplacé, créant des bouchons là où il n'y en avait pas avant. Le Pont Mathilde reste désert, lui.

jeudi 24 mai 2012

Comment ont-ils fait?

 Voilà, j'ai vidé la carte mémoire de mon photo-reporter de la route et j'ai choisi quelques photos d'accidents de la route.

En premier une camionnette dont le conducteur a cru bon de monter sur le terre-plein du milieu de la route.




En deuxième un poids lourd qui a baillé son chargement de grumes sur l'autoroute en se couchant. (Il devait être fatigué.) Il arrivait sur l'autoroute dans un virage que je connais bien, et qui est assez serré. Vitesse limitée à 50 km/h, si je me rappelle bien.  Il faut toujours adapter sa vitesse à la route - et au véhicule qu'on conduit.


Une des grumes est même passé par dessus le terre-plein central.


Et voilà un autre accident dans le même secteur. En ligne droite cette fois-ci. Je crois me rappeler qu'un véhicule en avait tamponné un autre. 


Il y avait encore d'autres photos, mais rassurez vous, je m'arrête là pour cette fois-ci, au  lieu d'ajouter des photos de voitures relookées puisque sans capot, et ainsi de suite.

En tout cas, on peut dire que les dépanneurs ont eu du boulot!

jeudi 1 mars 2012

Désolation


Récto...


...verso...


...mais absolument rien dans le bon sens.

mardi 14 février 2012

Le dégel

Le froid est parti d'où il était venu, et hier sont tombés les premiers arrêtés de barrières de dégel.

Les routes françaises ne sont pas faites pour le gel, alors quand le gel s'en va, et qu'on roule dessus avant qu'elles ne se soient stabilisées de nouveau, elles risquent de s'abîmer.

Voilà pourquoi les conseils généraux décident d'interdire certaines routes aux véhicules lourds. On met en quelque sorte en place des barrières qu'il vaut mieux aller chercher sur internet avant qu'elles ne soient matérialisées sur la voie publique (ce qui n'est pas forcément le cas) afin de ne pas se risquer sur une route devenue soudainement interdite.

Déjà au moins vingt-quatre départements ont posé leurs barrières. Ceci impose aux industriels et à leurs transporteurs d'organiser leurs livraisons, leur approvisionnement et leurs tournées de nouveau.

En général tout est chamboulé; on ne peut rouler que sur les axes principales, et tant pis si on ne peut pas livrer ou être livré - ou alors avec des dérogations qu'on peut demander, et peut-être obtenir à condition que le Président du Conseil Général soit convaincu des raisons locales économiques d'importance et/ou d'urgence.

Voilà, je suis en train d'étudier des cartes avec mes clients.




vendredi 10 février 2012

Mes routiers de l'extrême

Nul besoin de regarder les Routiers de l'Extrême à la télé, depuis une semaine on a à peu près les mêmes conditions en France, avec de la neige et du verglas et depuis ce matin aussi par endroits un brouillard à couper au couteau qui vient s'ajouter aux difficultés.


Les cours sont rarement dégagées - je peux en témoigner par des annulations de chargement avec comme raison "la cour n'est pas praticable chez nous".

Pourtant il y en a qui ne le sont pas beaucoup plus et où il faut aller quand même.











Les ronds points pris un peu trop vite sont un danger pour les véhicules lourds même par temps sec.

Quand il y a de la neige ou du verglas ils deviennent un obstacle qu'il vaut mieux contourner - si on peut.










Les paysages changent - qui reconnait ici Giverny et la route que l'on prend pour aller admirer les fleurs de Claude Monet?

Et quand il faut découcher ...
... et le thermomètre descend à -15° ...

... ce n'est pas bien grave, bien que le froid fasse des jolis cristaux sur les vitres - coté intérieur - le matin quand on se lève, car aujourd'hui il y a du chauffage dans les cabines (à ne pas faire tourner toute la nuit).

Ce n'est pas comme en 1985, quand DD a dormi dans une cabine non chauffée par -20°, mais même là ce n'était pas si grave, car il y a survécu, puisque c'est lui le photographe de mes Routiers de l'Extrême.

jeudi 2 février 2012

Instable, capricieux et changeant


Merci Sciarada d'Anima Mundi de m'avoir donné le prix du Blogger Versatile.


Pour être tout à fait certaine de ce que j'ai reçu, j'ai vérifié ce que veut dire "versatile" et j'ai trouvé "indécis, hésitant, instable, lunatique, capricieux, inconstant et changeant", ce qui comptera pour les sept choses que je dois dire de moi-même en acceptant ce prix.

Malgré tout, et comme le prix est en anglais, j'ai également vérifié la version anglaise du mot, et là j'ai trouvé que je suis  pleine de ressources, aux talent divers et polyvalente.


C'est bien d'avoir le choix.

Ce prix, je veux le transmettre à Beatrice De et au Navrais JPS. Prenez du mot "versatile" les qualités qui vous vont le mieux!

lundi 12 décembre 2011

Distances et vitesses

Les poids lourds doivent respecter des limitations de vitesse autres que les automobilistes. Est-ce pour cela qu'ils se font souvent doubler?

Beaucoup d'automobilistes ont néanmoins l'impression que les poids lourds roulent vite. Et pourtant, non seulement sont-ils sensés être bridés  (et vérifiés au moins une fois par an, lors du contrôle technique), leur compteurs sont aussi obligatoirement étalonnés tous les deux ans. 

Ceci veut dire qu'un poids lourd, dont  le compteur indique 80 km/h roule effectivement à 80 km/h, tandis que le compteur d'une voiture affiche une vitesse supérieure à la réalité, ce qu'on peut facilement vérifier à l'approche d'un des radars pédagogiques qui commencent à trouver leur place sur le réseau routier, souvent à l'entrée d'une agglomération.

Et pourtant, comme le prouve cette série d'images, même en voiture on peut  respecter les distances de sécurité et ne pas doubler tous les poids lourds qu'on trouve sur sa route.

Il s'agit d'un seul et même poids lourd sur toutes les photos de la série, et cinq minutes se sont écoulées entre la première et la dernière photo, prises à l'approche de, et sur le Pont de Brotonne (où la vitesse est limitée à 70 km/h pour tout le monde),  au-dessus de la Seine, un vendredi matin de décembre.

***

Photos prises par DD et légèrement travaillées par hpy qui est toujours bloquée derrière son écran.

samedi 3 décembre 2011

Le cadeau


Je ne sors pas beaucoup en ce moment, par conséquent je n'ai pas tellement de photos à montrer.
En 2007 et 2008 j'avais fait une série d'une petite dizaine de photos (qu'on peut trouver sous le libellé Bermonville). Elles étaient toutes plus ou moins grises.
L'autre matin, mon complice DD est passé par là. Il s'est arrêté, et il a visé le soleil à peine levé.
C'était pour moi.
Permettez moi de partager ce cadeau avec vous.

jeudi 1 décembre 2011

Mestreville


Sur la RN 15, dans la commune de St Pierre d'Autils dans l'Eure, il y a des gens pressés de mourir et d'en faire mourir d'autres. Comme ailleurs.

Respectez la limite de vitesse (en général 50 km/h) dans l'agglomération que vous traversez, et vous pouvez être certain de vous faire doubler dès un peu avant la sortie de celle-ci par l'automobiliste que ce respect a fait voir rouge, puisqu'il était coincé derrière vous.

Et estimez vous heureux s'il ne vous fait pas ensuite une queue de poisson et freine juste devant vous, afin de vous montrer son exaspération. Vous avez ralenti la circulation! Sa circulation. Mais pas la sanguine. Et pas définitivement. Il s'en occupera lui-même. Tôt ou tard.

mardi 8 novembre 2011

La sécurité rit jaune fluo

Il y a quelques années il a été décidé que dans chaque voiture doit se trouver un gilet réfléchissant pour que le conducteur puisse se l'enfiler en cas de panne sur la route.

A l'époque je me suis déjà demandé pourquoi il ne fallait pas aussi un gilet pour les éventuels passagers qui auraient aussi à descendre sur la chaussée?

Cinq gilets pour une voiture de cinq places! Cela aurait été logique.

(Dans ma voiture il y en a deux, car on n'est que rarement plus nombreux à y monter.)

***

Les journées se raccourcissent et le soir tombe de plus en plus tôt. Un gilet devient de plus un plus utile pour les automobilistes en rade au bord de la route.

Mais pourquoi ne pas imposer un gilet réfléchissant aussi aux piétons? Ce n'est pas parce qu'ils ne sont jamais descendus d'une voiture qu'ils sont plus visibles que les pauvres automobilistes en panne!


(Sans le rendre obligatoire, on pourrait en tout cas le conseiller - très fortement.)

***

Pourquoi ne voit on pas de piéton sur la photo pour illustrer mon opinion? Justement! Parce qu'ils ne portent pas de gilet jaune fluo, et qu'on ne les voit que trop tard!



lundi 7 mars 2011

Qui pollue plus?

Récemment j'ai travaillé sur le dossier du rejet de CO2 dans l'atmosphère par les camions, et je vais vous faire part de quelques constatations.

Un poids lourd (tracteur routier + semi remorque) qui transporte 25 tonnes de marchandises et qui consomme 40l de GO au 100 km (je compte large, il y en a qui indiquent le chiffre de 30 l/100km, ce qui réduit bien entendu le résultat) rejette 106 kg de CO2 par 100km. (100km * 40l/100km * 2.651CO2e/l*))

Une camionnette Kangoo Express rejette selon le constructeur 188 g de CO2 par km. Pas beaucoup. Alors pourquoi ne pas transporter les 25 tonnes en camionnette direz vous.

Parce que pour transporter 25 tonnes, il faut au moins 50 Kangoos (la charge utile est de 500 kg et 25 tonnes / 500 kg = 50).

Les 50 Kangoos rejettoront donc 50 * 188g * 100 km = 940 kg de CO2, soit près de 9 fois plus que le poids lourd.

Je me demande par ailleurs combien je rejetterais de CO2 dans l'atmosphère s'il fallait que je transporte ces mêmes 25 tonnes sur 100 km à la force de mes bras. Nulle part n'ai-je trouvé ne serait-ce qu'un début de réponse.

***

*) source ADEME

samedi 19 février 2011

Une victoire à la Pyyrrhus

Mercredi dernier, en commission des finances du Sénat, il a été décidé que l'écoredevance serait reporté au début 2013, contre 2012 précédemment prévu.

Je peux donc dire que j'ai gagné une bataille contre cette nouvelle taxe (et qui sait, j'y suis peut-être pour quelque chose, pour aussi peu probable que cela puisse paraître).

Mais la guerre n'est pas finie pour autant, bien que je sache d'avance que je me bats comme David contre Goliath, ou comme mon héros Don Quijote contre les éoliennes de son époque, et que mon adversaire a des moyens plus importants que moi - car je suis toute seule contre une myriade de fonctionnaires.

Que je le précise encore une fois, je n'ai absolument rien contre un transfert sur des modes de transport autre que la route, je suis même pour ce transfert dans les cas où c'est possible, car cela ferait moins de circulation sur nos routes qui sont de plus en plus encombrées par toutes sortes de véhicules.

Mais si on regarde les chiffres pour seule l'Ile de France, on peut constater que les distances moyennes parcourues par les échanges de trafics sont très courtes.

En novembre 2010, les combustibles voyageaient sur une distance moyenne de 22 km, les produits agricoles sur 159 km, et les produits métallurgiques sur 192 km. Ces chiffres incluent les modes route, fer et fluvial, et on peut facilement supposer que les distances les plus courtes sont faites par la route, ce qui réduit bien entendu la distance moyenne pour ce mode de transport.

Alors croire qu'en mettant une taxe supplémentaire sur le transport routier on arrivera à faire un transfert massif sur les autres modes, on se met un doigt dans l'œil.

Ce qui risque d'arriver, c'est un transfert massif sur les petites routes non taxées, car de nombreux transporteurs essayeront d'éviter les routes payantes, comme certains essayent déjà d'éviter les autoroutes payantes. Que ceci soit une bonne solution, je n'en suis pas convaincue!

En outre, tous les ans un plus grand nombre de routes sont interdites aux camions, de façon qu'on ne puisse même pas livrer certains destinataires en toute légalité.

Dans la région de Fécamp, il y avait un hypermarché, accessible par la route d'un coté, mais pas de l'autre. Depuis qu'un hypermarché d'une autre chaîne s'est installé à proximité, le panneau interdiction >3.5t a été déplacée de telle façon que les livraisons du premier supermarché se trouvent interdites.

Au moins un transporteur aurait demandé à qui de droit comment faire pour y accéder, mais sans avoir eu de réponse. Ses camions y vont quand-même, bravant les interdictions, car ils sont obligés de respecter leurs contrats. *)

Et les gens sont bien contents de pouvoir faire leurs courses dans un magasin où les rayons ne sont pas vides, car tous n'ont pas déserté le premier pour le second.

***

*) Je précise encore que je ne suis pas personnellement concernée par ce problème. L'hypermarché en question n'est pas client chez nous, nous ne sommes pas clients de cet hypermarché... Je devrais donc m'en moquer, mais je ne peux pas, car ce n'est pas un exemple isolé. C'est devenu quelque chose de courant. De très courant même.

mercredi 16 février 2011

Je fais du lobbying toute seule


Je vais revenir encore une fois (au moins ) à l'écoredevance, à savoir à la question taxer pour qu'on ne pollue pas. Je sais que cela ne vous intéresse pas trop, et pourtant vous êtes concernés, en payant le prix de ce que vous consommez.

Comme me l'a dit un de mes clients l'autre jour, l'écoredevance est faite pour qu'il y ait moins de camions sur les routes, et pour qu'il y ait un transfert vers d'autres modes de transport, notamment le fer et le fluvial. Le but est louable.

Mais pourquoi est-ce que la part du transport routier ne fait qu'augmenter, arrivant aujourd'hui à 86%, laissant les 14% restants au transport fluvial, aérien, ferroviaire et multimodal? (Une autre source parle de 90%.)

Même l'aérien, qui n'est pas sans polluer, vient d'augmenter sa part du gâteau.

Ce n'est même pas une question de coût, c'est surtout une question de faisabilité, de fiabilité et de rapidité.

Aujourd'hui les clients veulent être livrés hier. C'est un fait auquel nous sommes confrontés quotidiennement.

Il n'y a que les camions qui y arrivent - sans faire d'excès de vitesse d'ailleurs!

En plus, la distance parcourue n'est pas forcément très élevée. Si je regarde celles que nous-mêmes faisons régulièrement, elles vont de 2 km (1800 mètres pour donner un chiffre plus exact) pour les plus courtes (mais oui!) à 250 km pour les plus longues, avec une multitude de relations intermédiaires, La distance moyenne, incluant les kilomètres à vide pour aller au point de chargement, était de 126.5 km pour le mois de janvier.

Comment faire ces transports par train ou par barge? En tout cas, c'est un camion qui fera l'approche, car exceptionnelles sont les usines ou autres chargeurs/déchargeurs situés en bord de quai (fluvial ou ferroviaire).

Bien entendu, il y a des transports routiers qui se font sur des distances plus longues. De Fécamp il y a encore du bois qui part vers la région de Grenoble par exemple. Mais pourrait-on mettre cette marchandise sur le train? Ce n'est pas sûr, car la SNCF ne fait plus que des trains complets*), et il faudrait aussi que le chargeur et le ou les destinataires soient embranchés fer. En plus il faudrait qu'ils aient la place pour stocker une grande quantité de marchandises juste avant le départ ou après l'arrivée du train.

Rien à voir avec le flux tendu...

Le multi-modal alors? Les camions sur les trains? Là il s'agit plutôt de fiabilité, car la SNCF n'est pas connue pour arriver à l'heure. Sur la relation Fécamp - Grenoble par exemple, un camion peut charger aujourd'hui et livrer demain. Seul l'avion est plus rapide d'un point à l'autre, mais chacun n'a pas un terrain d'aviation à proximité. Même l'avion n'arrive pourtant pas à livrer hier, comme le souhaitent souvent le client final.

Il y a bien évidement des transports qui pourraient - et qui devraient - être retirés de la route. Les très longues distances par exemple, surtout si les quantités le permettent.

J'ai pourtant vu des marchandises descendre des pays nordiques vers la France par camion, et lorsque j'ai demandé pourquoi, on m'a répondu que c'était "moins cher".

Non, ce n'est pas l'écoredevance qui va réduire la part du transport routier. Niet! Mon client de l'autre jour aussi est de cet avis. Et c'est lui, et des gens comme lui, qui décident de faire ce qu'ils peuvent.
Pour réduire la part du transport routier il faut que d'autres solutions existent, et qu'elles répondent aux exigences des clients.

***

*) un train complet = même chargeur, même destinataire, et un certain nombre de wagons.

***

Je ne prétends pas en être la cause, mais je viens (17/2) d'apprendre que la mise en œuvre de l'écoredevance a été reporté à début 2013, lors d'une table ronde organisé hier matin (16/2) par la commission des finances du Sénat. Mais qui sait, les observations que j'ai faites lors de ma participation à l'étude de cette taxe ont peut-être été remontées à quelqu'un qui s'est mis à réfléchir sur certains problèmes (liés entre autres à la répercussion de la taxe sur le client) jusque là ignorés! Je ne peux que l'espérer, bien que j'en doute.

lundi 7 février 2011

Plus de parking

Je parlais l'autre jour de poids lourds qui se garaient sur la BAU de l'autoroute pour cause de manque de place sur les parkings, et j'avais l'intention d'aller faire un petit reportage dans la zone industrielle de Fécamp, afin de vous montrer que même dans les zones industrielles il n'y a pas de place pour les camions. On place des gros cailloux sur les bords de chaussée afin d'obliger les routiers à trouver une place ailleurs, loin du lieu où ils doivent charger ou décharger.

Mais je n'ai pas eu à aller jusque la zone industrielle. Dimanche matin je suis passée à coté du bureau portuaire, là où les chauffeurs doivent se rendre pour s'annoncer quand ils viennent charger leurs colis de bois sur le port.

Et j'ai vu qu'on y a matérialisé des places de stationnement pour les voitures!

Je me demande où les chauffeurs vont pouvoir se garer. En double-file?

Peut-être est-ce prévu pour qu'on puisse les verbaliser, les accuser d'accidents.

Il y aura sans doute de moins en moins de camions à Fécamp; on m'a dit qu'un trafic de bois en provenance de Finlande (Stora-Enso) vient d'être perdu au détriment d'un autre port, probablement Le Légué dans les cotes d'Armor, mais il y a aussi tous les chauffeurs routiers plus ou moins locaux - ou de passage - qui avaient l'habitude de se garer à cet endroit, depuis que toutes les autres places leur avaient été supprimées au fur et à mesure.

Que feront-ils? Ils de débrouilleront, sera la réponse.

Ils se gareront donc sur la BAU de l'autoroute, faute de pouvoir se mettre ailleurs.

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Je vais juste ajouter que nos camions ne se garent pas ici; ce n'est donc pas dans mon propre intérêt que je parle, au contraire, je sais que ce texte déplaira fortement à certains (à condition qu'ils le lisent, mais tout est possible - et ce serait même une bonne chose).