lundi 9 novembre 2009

Le cri

Cela faisait déjà quelques minutes que j'observais la mouette se balancer sur le pied droit quand soudain elle a ouvert le bec et un cri silencieux est sorti de sa bouche. Trois fois.

Non seulement elle avait mal à la patte, elle avait aussi perdu ses cordes vocales.

Souffrir est encore pire quand on ne peut pas faire entendre sa voix.


vendredi 6 novembre 2009

Fatigue

La nuit tombe de plus en plus tôt.
Elle est sans doute trop fatiguée,
beaucoup trop fatiguée,
pour tenir debout.

jeudi 5 novembre 2009

Autumn iris

It can't be normal. One of my blue irises is blooming. It's autumn here, and these flowers are supposed to show up in spring.


They have gone absolutely crazy, but they are not the only ones. Summerpoppies do it too. But that's not new.



L'iris bleu qui est sensé fleurir au printemps m'a fait coucou hier entre deux averses d'automne.


Cergie, mécontente de ma photo l'a transformée en tableau. Merci Lucie. L'automne est bien plus beau ainsi.

mercredi 4 novembre 2009

Les antipodes

Ce n'est pas parce que les vacances étaient terminées que les visites à la famille l'étaient aussi.

Ma famille néo-zélandaise était à Paris mais plus pour longtemps. Il devenait urgent de lui rendre visite.

Je n'ai jamais pensé que deux de mes neveux suivraient l'exemple de moi avec mon DD, mais la mère de Scarlett est estonienne, et celle de sa cousine Maxime est française.

Du haut de ses trois pommes Maxime parle suédois comme son père, français comme sa mère et anglais comme ses copains et copines.

Pas mal pour une petite fille qui a eu deux ans le 28 octobre dernier!

Imaginez la famille réunie au grand complet; ce serait presque comme au pied de la Tour de Babel.

mardi 3 novembre 2009

La vengeance de la mouette

Une fois de retour à la maison, nous avons vu la mouette.

Comme quoi, ce n'est pas la peine d'aller ailleurs pour trouver les ennemis et les emmerdes qu'on peut trouver aussi facilement à la maison.

Nous avons récupéré Moumoune et Nefertiti de leur prison, car cela en était une.

Les chats ont été traumatisés par un grand manque d'amour, et Neferiti fait encore des cauchemars de temps en temps!

Les premiers jours elle ne pouvait pas dormir sans se réveiller en sursaut et en miaulant fort, très fort. A nous fendre le cœur.

Plus jamais de vacances - au moins avec les chats en pension.

Si dans les pensions on s'occupe des chiens et des chats en leur donnant à boire et à manger, je pense que cela en reste là. Les chiens, on est bien obligé de les sortir un peu, mais les chats restent enfermés dans leur cellule. Pour eux c'est sans doute pire que pour de vrais prisonniers qui ont volé, violé, tué. Et cela sans rien avoir fait de mal.

lundi 2 novembre 2009

Chez Solidarność


Le deuxième jour le navire a fait escale. C'était notre première visite en Pologne, mais nous n'avons pas pu descendre à terre, car le navire ne faisait que débarquer et embarquer quelques passagers avec leurs véhicules, lourds ou legers.

J'avais bien entendu déjà entendu parler du port de Gdynia - bien plus grand que celui de Fécamp d'ailleurs - et j'ai pu constater qu'il y avait pas mal d'activités. Des bâtiments de guerre - pardon, militaires - des docks, des silos, des entreprises qui travaillaient la ferraille, des grues mobiles, des navires de croisière et même des cormorans. Beaucoup de cormorans, mais aucun qui ressemblait à Phalacrocorax.


Tôt le lendemain matin nous sommes arrivés à Travemünde d'où nous sommes rentrés d'un trait. Il fallait bien que les vacances se terminent un jour. Et puis, il faut bien avouer que Moumoune et Nefertiti nous manquaient beaucoup.

Je me rend compte qu'on peut faire beaucoup de choses en peu de temps. N'ai-je pas posté sur nos courtes vacances pendant plus de deux mois! (Et est-ce bien fini?)

dimanche 1 novembre 2009

3/12


Marraskuu on tullut, lehdet ovat vaihtamassa väriä samoin kuin kostunut sora. Tänään tihkuu sadetta.

Kukkapenkki on ollut työn alla, tihkusade antaa kohtalaisen syyn lopettaa työnteko toistaiseksi. Työtä kuitenkin riittäisi, sillä koko penkki huutaa korjausta.

Punainen ämpäri on ilmeisesti kadonnut jonnekin, samoin kastelukannu.



vendredi 30 octobre 2009

En pontée

Avant la crise financière et celle économique, le navire aurait été chargé à bloc, avec des semi remorques aussi en pontée.


Cette fois-ci, il y avait bien des camions et des voitures mais aucun à l'extérieur, et le pont arrière restait désespérement vide.


On dit que les français ne font plus de transport international par la route (pour cause de distorsion de concurrence) et je peux le confirmer. Pendant tout notre voyage je n'ai vu qu'un seul poids lourd immatriculé en France en déhors de nos frontières, et celui-là, juste à coté, en Belgique. Ce n'était pas du transport international qu'il faisait, mais du transfrontalier!


Par contre, il y avait beaucoup, non, énormément de polonais, ainsi que pas mal de camions des pays baltes. Partout! Dans tous les pays et sur toutes les routes. En France aussi.

Mais sans doute moins qu'avant la crise qui dure, qui dure, qui dure - quoi qu'on en dise. On n'a qu'à voir les promotions des grandes surfaces pour attirer le client. Alors qu'avant c'était, "2 achetés, le 3° gratuit", aujourd'hui il y en a qui disent, "2 achetés, 3 gratuits". (Pour ma part je pense que le prix des deux à été calculé en fonction des cinq, mais il parait que ça fonctionne.)

jeudi 29 octobre 2009

La croisière se met à table

Notre bateau était un roro*) qui transportait des passagers et aussi des poids lourds. Il n'y avait pas de programmes particuliers à part le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner. Le buffet était bon, le vin aussi - mais je crois que nous aurions pu sauter quelques repas.

Notre table - la même pendant toute la traversée - était placée à coté du celle du commandant, que nous n'avons jamais vu se restaurer. Il suivait sans doute un régime draconien. (A moins qu'il n'y avait pas de commandant à bord...)


Heureusement nous avions prévu un peu de lecture pour nous occuper entre les repas.

***

*) roll on roll off

mercredi 28 octobre 2009

Dans le panneau


En suivant la file de voitures qui montait à bord du Finnmaid, j'ai commencé à me poser des questions. Aurait-il été moins risqué de traverser la Suède, même avec la menace de la mouette qui planait au dessus de notre tête?

Le panneau qui se trouvait au pied de la passerelle nous indiquait une chute dans l'eau! Et pourtant tout le monde y allait sans hésitation aucune. Tous, sauf nous.

Une pensée pour l'Estonia et toutes les autres épaves qui reposent dans les eaux peu profondes de la Mer Baltique, me traversa soudain, et je sentis l'eau monter autour de nous!

Ceux qui nous avaient vanté les plaisir de la croisière, étaient-ils des complices de la mouette, et nous avaient-ils préparé un piège?

Certains passagers avaient pensé à embarquer leurs propres canots de sauvetage. Des agents secrets au solde de la mouette?

mardi 27 octobre 2009

Pentti


Comme nous avions quelques heures à tuer avant le départ du navire, et l'humeur pas très assassine, nous avons décidé de continuer la route une cinquantaine de kilomètres plus loin vers l'est pour jeter un œil sur la maison où nous avons passé des vacances d'été à l'époque où ma mère y allait encore.

La maison était bien à sa place, un peu, beaucoup transformée par ses nouveaux propriétaires, mais le voisin était toujours là, à la fois étonné et ravi de ses visiteurs qu'il n'avait pas pensé revoir un jour.

Pentti, l'ancien chauffeur d'autocar, à la retraite depuis pas mal de temps déjà, qui nous avait si souvent invités dans son sauna était cette fois-ci heureux de nous offrir un café avec quelques gateaux.

Nous étions tous émus.

lundi 26 octobre 2009

Dans la capitale

Encore heureux que la capitale se trouve en bord de mer. Sinon nous aurions été complètement dépaysés dans la ville qui m'a vue naître et à laquelle j'avais déjà fait mes adieux, croyant ne plus jamais y remettre les pieds. (On se trompe parfois!)



Après une visite au cimetière et ses écureuils roux, nous avons croisé un peu dans mes anciens quartiers, avant de continuer la route vers la partie du port qui se trouve un peu en dehors de la ville et où nous devions entamer notre croisière sur la Mer Baltique.


Nous ne connaissions pas le nom du navire qui allait nous embarquer; alors en regardant les différents bateaux que nous voyions le long de notre chemin, nous nous sommes demandés si la croisière aurait lieu sur un voilier.


samedi 24 octobre 2009

Sept


Ina vient de me glisser le prix du blogueur créatif par sa fenêtre. Merci Ina!


Les règles - car il y en a (sept) - pour accepter ce prix sont les suivantes :

1. Remercier le donneur (cela va de soi),
2. Copier l'image et la montrer sur son blog ,
3. Mettre le donneur en lien,
4. Raconter sept choses inconnues sur soi-même,
5. Donner le prix à sept blogueurs,
6. Ajouter leur lien à son post,
7. Et informer les sept (mal)heureux!




  1. J'ai des cheveux de bébé. Beaucoup trop fins.

  2. J'ai du mal à jeter mes vieilleries.

  3. J'ai des cuisses de poulet. (Selon mon neveu Juha que je ne vois jamais.)

  4. Il y a des jours, j'aimerais bien être retraitée (pour pouvoir dormir le matin, surtout).

  5. Je suis couche-tôt.

  6. Jusqu'aujourd'hui j'ai toujours appris à apprécier le lieu où je vis.

  7. J'ai un doute, apprendrai-je un jour à vivre dans une maison où ne vivent que d'autres vieux?

Les sept (mal)heureux sont : Daniel, Deslilas, Marguerite-Marie, Miss Yves, Nefertiti, Robert et Thérèse.





Et je profite de l'occasion pour donner le HPY-blog-award à Ina, en rappelant que c'est un prix sans règle aucune. Enfin si, que le donner fasse plaisir au donneur.

vendredi 23 octobre 2009

Au revoir

Dix jours après notre arrivée dans l'archipel il a fallu penser au départ. Le bac nous attendait de l'autre coté. Il est même arrivé beaucoup trop vite pour nous embarquer. Les pas de DD se faisaient de plus en plus lourds et de plus en plus lents, comme pour faire durer le temps encore un moment.



Le pont qui avait remplacé le bac de Kirjalansalmi l'année de mes onze ans était malheureusement encore là. Il n'y avait plus rien qui nous empêchait de partir vers la capitale (Helsingfors - Helsinki) où nous avions prévu de prendre un gros bateau vers d'autres rivages.

(Nous ne voulions pas traverser la Suède au retour, car nous étions à peu près certains que la mouette nous y attendait avec ses bombes. Et puis, il parait que la croisière s'amuse.)

***

Stortack åt Linnéa och Esko som gjorde semestern möjlig!

jeudi 22 octobre 2009

Quatre grues

Quatre grues s'étaient réunies dans un champ afin de discuter de leur prochain voyage vers des pays chauds.

Comme beaucoup d'autres nordiques, elles avaient entendu parler de sable chaud et de mers toujours bleues, et elles avaient envie d'aller jeter un œil pour vérifier si c'était vrai.

Et moi, comme un Peeping Tom*), je me suis cachée derrière les hautes herbes pour voir ce qu'elles faisaient, et pour entendre ce qu'elles se disaient, mais plus je m'approchais, plus elles s'inquiétaient, alors j'ai préféré battre en retraite pour laisser libre cours à leur imagination.


*) un voyeur