lundi 17 juin 2013

Y a du bon tabac...

Jusque récemment je n'avais pas été confrontée à la cigarette électronique, mais depuis quelque temps j'ai l'impression qu'elle me poursuit.

Ma première expérience - si j'ose dire - était lors d'un repas, où deux adeptes exhalaient allègrement de la fumée, pardon, de la vapeur, entre deux paroles vantant les mérites de cet engin.

Pas de goudron, peu de nicotine - il parait même qu'il y en a où il n'y en a pas - des goûts de toutes sortes, allant de la cigarette normale à la fraise. Moins cher que la cigarette, et ainsi de suite. Un sujet de conversation intarissable. Ou plutôt un monologue derrière un écran de vapeur.

Je m'étais déjà habituée - sans problème d'ailleurs - à ne voir aucun fumeur lors des repas, et il faut  avouer que j'ai trouvé que cet appendice qui, lorsqu'il n'était pas en service,  pendait au cou des invités était plutôt ridicule. 

Heureusement on ne sentait pas la fumée. Pardon, la vapeur. Mais par rapport à un repas sans fumée, ni vapeur, ce n'était pas mieux. Au contraire.

Quelques semaines plus tard, nous avions invité du monde, dont A qui n'a pas voulu entrer tout de suite, car il fallait qu'il grille une clope d'abord.

J'étais étonnée. A avait arrêté de fumer il y a cinq ans. Depuis il n'avait pas fumé une seule cigarette. Mais il parait qu'un jour, il n'y a pas bien longtemps,  il a voulu goûter à la cigarette électronique, et depuis ce jour, il fume de nouveau - des vraies blondes. Et pas qu'un peu. Lui-même l'avoue. Il n'aurait pas du essayer la version électronique.

La semaine dernière j'ai vu sur la page Facebook d'un très jeune ami, une photo de celui-ci exhalant de la vapeur d'une cigarette électronique, l'air content de lui.  Très fier.

C'était peut-être une cigarette à la fraise ou à la banane, sans nicotine, mais si la variante électronique est là entre autres pour remplacer le gestuel de la cigarette, je pense qu'elle peut aussi - surtout chez un jeune garçon - apprendre le gestuel, et inciter à fumer plus tard des vraies clopes en papier et goudron et poisons des fabricants et tout ce que vous voulez.

C'est décidé. Chez moi on ne fume que le cigare et plus particulièrement celui roulé entre les doigts du nouveau pâtissier de ma boulangerie préférée. Chez moi, ce sera la fête des pères tous les jours.

vendredi 14 juin 2013

Entre voisins

Il n'y avait plus de vitraux décoratifs dans l'ancienne église de Ste Hélène de Bondeville, mais au Centre culturel il y en avait quand même.

Les Vitraux Loisel de Ste Hélène de Bondeville, venus en voisins, exposaient entre autres travaux à la Tiffany et au plomb, un paysage des falaises d'Etretat (un autre voisin), tandis que d'autres artisans (artistes) du coin et de plus loin, nous montraient leurs œuvres de peinture sur verre, de gravure et de sablage, ainsi que d'autres objets décoratifs en verre, dont j'ai apprécié certains plus que d'autres. Il est vrai que des goûts et des couleurs on ne discute pas.  Gustibus et coloribus non est disputandum.

A l'extérieur, un petit chat était en fabrication.




mercredi 12 juin 2013

La troisième église du dimanche dernier


Avec la visite de l'église St Pierre (ou Notre Dame de l'Assomption) d'Elétot, nous étions arrivés à saturation dans le domaine religieux, au moins pour cette fois-ci.

Nous avons donc continué notre route vers Ste Hélène de Bondeville et son église (mais oui!!!), qui   n'en est plus une (mais non!!!).

En effet, elle a été vidée de tout son mobilier de culte, et transformée en Centre culturel.

S'y tiennent régulièrement des expositions d'art. Jusque là, je n'avais pas eu l'occasion de m'y arrêter.

Cette fois-ci, j'étais décidée d'y traîner DD, car elle (ou il) était ouvert(e) à une exposition-vente: L'Art du Verre.

Non loin de la porte d'entrée (et de sortie, car il n'y en avait qu'une, et elle faisait les deux), nous sommes tombés sur le stand de Francis Lefèvre, souffleur de verre au chalumeau.

Nombreux étaient les visiteurs qui s'attardaient devant son stand, tellement il était intéressant - et impressionnant - de voir prendre des formes différentes un tube en verre, d'abord chauffé, ensuite soufflé, de nouveau chauffé, et encore soufflé, pincé et ainsi de suite, afin de devenir un objet décoratif.


L'atelier de Francis Lefèvre se trouve à Vesly, dans l'Eure. On peut le visiter sur rendez-vous.

mardi 11 juin 2013

L'église d'Elétot

D'Ecretteville-sur-Mer nous n'avions pas beaucoup de distance à couvrir pour arriver à Elétot, et son église pour laquelle j'ai trouvé deux noms, à savoir St Pierre et Notre Dame de l'Assomption!

Il faut dire que j'avais réussi à me faire accompagner par DD, et ce malgré son entorse qui dure maintenant depuis plus d'un mois. 

(Quand on ne se repose pas la cheville, on souffre plus longtemps, à moins d'un miracle.)

L'église a été construite en brique et silex, mais donne surtout au loin plus une impression de brique que de silex.

Elle est plus grande que celle d'Ecretteville, et se trouve en outre légèrement en hauteur, ce qui lui donne sans doute une impression encore plus importante.

L'intérieur est lumineuse, en pierre de taille. Quelques vitraux l'ornent.

Malheureusement j'ai pu constater une dégradation des murs à plusieurs endroits, ce qui m'amène à m'interroger sur son avenir. La sainte église catholique serait elle en train de se fissurer?

Au lieu de râler contre les églises fermées, nous devrions peut-être nous interroger, nous demander si nous sommes prêts à faire quelque chose pour qu'elles demeurent, car elles font malgré tout partie de notre patrimoine.

(Je connais sans doute la réponse.)

***


A Eletot nous aurions aussi pu faire une marche-découverte du village natal de Boule de Suif, personnage d'une nouvelle de Guy de Maupassant, mais je n'a pas voulu infliger ce calvaire à mon boiteux.








lundi 10 juin 2013

St Sauveur d'Ecretteville-sur-Mer

Comme je me plains toujours de tomber sur  porte close quand je souhaite visiter une église ou une chapelle des environs, il ne fallait pas que je loupe l'occasion d'entrer dans l'église St Sauveur d'Ecretteville-sur-Mer,  dont la porte s'est ouverte dimanche pour la manifestation "Les églises de nos villages se racontent", surtout que je n'avais pas loin à aller.

Comme beaucoup d'autres églises du coin, celle-ci est construite en brique et silex. Sa construction commença au XII siècle pour s'achever cinq siècles plus tard.

Aujourd'hui on construit un pavillon en quelques jours... durera-t-il autant que cette église, c'est une autre question.

En voyant deux prie-Dieu, vieux et usés, j'ai pensé à Didier. L'autre jour, en lui rendant visite, nous avons, à un moment donné,  parlé de mobilier d'églises, et donc aussi de prie-Dieu. 

Son fils, et l'amie de celui-ci, qui étaient aussi sur place ce jour-là, ne connaissaient pas le prie-Dieu. Nous aurions peut-être pu leur dire qu'il s'agit de chaises pour des gens qui ont des jambes très courtes, mais l'explication de Didier était beaucoup plus correcte.

L'église d'Ecretteville-sur-Mer abritait aussi une petite exposition d'œuvres d'un artiste local, Roger Guérrant (1930-1977), dont la tombe, ornée d'une sculpture représentant un arbre renversé, faite par l'artiste lui-même, se trouve dans le petit cimetière à coté de l'église.

D'après sa fille, que était sur place pour nous dire quelques mots sur son père, celui-ci fut au départ influencé par les œuvres de Raoul Dufy, et il est certain qu'on peut voir cette influence sur la toile représentant la plage de St Pierre-en-Port à une époque où celle-ci était encore accessible aux voitures.

Notre peintre local,  Jef Friboulet, compta aussi beaucoup pour lui.

Dans l'église j'ai aussi noté un charmant bénitier sans eau, et un confessionnal transformé en garde-livres, et par la conférencière j'ai appris que Ecretteville-sur-Mer compte environ 120 habitants, qu'autrefois il y avait quatre ou cinq fermes, mais qu'il n'y en a plus.



jeudi 6 juin 2013

St Martin de Cliponville

J'étais déjà entrée dans l'église St Martin de Cliponville il y a une vingtaine d'années, à l'occasion de l'inhumation d'un cousin de DD, mais je n'en gardais aucun souvenir particulier, tandis que je me souviens encore du cousin, et du poulet au citron qu'il nous avait préparé pour un de nos derniers repas pris ensemble.

Trouvant la porte ouverte le weekend dernier, j'y suis donc entrée de nouveau, afin de rafraîchir ma mémoire.

Le maître-autel et le retable datent du XVIII siècle, tandis que l'église elle-même est légèrement plus ancienne.

On peut la visiter le 22 juillet prochain. Ce jour il y aura même quelqu'un pour donner des explications à qui voudra les entendre, car l'ouverture exceptionnelle fait partie de l'événement  "Les églises de nos villages se racontent".

Je ne pense pas y retourner ce jour-là, car je peux maintenant dire que j'ai visité St Martin de Cliponville jusque dans ses plus petits recoins.




mardi 4 juin 2013

Au zoo

Le coupable est-ce le mauvais temps qui oblige les animaux sauvages à chercher refuge, ou est-ce l'homme moderne qui laisse de moins en moins de place pour ceux-ci dans leur environnement naturel, préférant en enfermer un petit nombre dans des parcs zoologiques, afin que nous puissions aller les regarder lors d'une promenade en famille, une chose est certaine, depuis quelque temps, pour ma part, j'en vois de moins en moins.

Le coupable pourrait être aussi une vue qui baisse, des promenades moins intensives, je ne dois accuser personne, n'ayant à ma disposition aucun chiffre officiel quand à leur population et son évolution.

Dimanche dernier, toutes mes théories auraient pu être anéanties, parties en fumée, car lors d'une petite auto-promenade dans les environs en compagnie de DD, j'ai pu admirer l'envol de deux perdrix, regarder un gros lièvre courir se mettre à l'abri un peu plus loin, et, cerise sur le gâteau, voir une chevrette, femelle du chevreuil, et ses deux petits nous regarder longtemps, sans trop d'appréhension, pendant que j'essayais de stabiliser mon APN afin d'avoir un souvenir de ma visite dominicale dans mon zoo personnel, la nature normande.

J'y ai moins de chance de voir des animaux à chaque visite, mais je préfère  de loin voir les animaux dans leur habitat naturel qu'enfermés dans des parcs. J'espère que le territoire de l'homme, en perpétuelle expansion, leur laissera toujours une place importante.

vendredi 31 mai 2013

Le bâtiment


J'avançais tranquillement dans le paysage normand, lorsque je vis un bâtiment intéressant au loin. 

J'eus alors envie de le prendre en photo mais hélas, j'en étais trop loin.  

Même en  zoomant un max, il aurait été de la taille d'une chiure de mouche sur la photo.

Alors j'avançais encore et encore , mais plus j'avançais, moins j'en voyais.

J'essayai d'accélérer pour le prendre de court, et pour pouvoir le photographier avant qu'il ne soit complètement englouti par le sol rendu meuble par les pluies pratiquement incessantes.

Peine perdue, le bâtiment prit de la vitesse, lui aussi, et à la fin il disparut dans ce qui devait être une gigantesque marnière.

Complètement dépassée par ce phénomène étonnant, je n'eus à l'esprit de le photographier qu'au dernier moment, juste avant la fin de cette rocambolesque histoire.

mardi 28 mai 2013

La corvée des courses

Samedi dernier était une journée chargée, et pourtant nous n'avons pas eu le temps de faire grand chose.

Entre une visite à un ami en convalescence, un déjeuner en ville, et plein de kilomètres avalés, rien d'autre de tout ce qui aurait du être fait ne le fut, et l'heure était déjà bien avancée quand nous étions enfin de retour à la maison. Plus le temps de faire quoi que ce soit, surtout pas les courses.

Voilà pourquoi mon dimanche a commencé par les courses obligatoires. J'aurais pourtant préféré faire autre chose.

J'ai commencé par faire deux boulangeries afin de ne pas faire la queue à la première. Comme souvent le dimanche matin, il y avait une longue queue dans la rue; je ne me suis donc pas arrêtée pour la rallonger encore, et j'ai préféré faire quelques kilomètres supplémentaires - et tant pis pour la pollution - pour ne pas être obligée de patienter pendant des "heures" pour une baguette!

Quand je suis enfin arrivée au supermarché pour acheter ce qu'il nous fallait pour survivre, j'étais de mauvais poil, car le parking était plein de voitures. Je savais que j'allais faire la queue partout.

C'est là que j'ai eu une idée géniale (il faut juste qu'on arrive à la mettre en application).

J'en ai fait part au poissonnier qui m'a vendu un dos de cabillaud et qui n'était pas contre. 

J'en ai fait part à la charcutière qui me tranchait du jambon et qui était pour.

J'en ai fait part à la caissière qui la trouvait formidable, mais qui ne m'a pourtant pas fait de ristourne.

Il faut tout simplement interdire l'ouverture dominicale des magasins.  Tous les magasins.  Grands et petits.

Ainsi nous serions obligés de prendre le temps d'acheter le nécessaire au plus tard le samedi. En ne le faisant pas, il n'y aurait pas d'autre solution que d'aller au restaurant. (Ou de jeûner.)

Même les restaurateurs apprécieraient mon idée, j'en suis sûre.

lundi 27 mai 2013

L'abécédaire selon hpy

Amnésie (parfois très utile)
Brut (pour les bulles)
Canapé (pour s'y allonger)
Défi (à relever)
Emigrée (et, de l'autre coté de la frontière, immigrée)
Foufou (le chouchou de Maxime)
Gélinotte (pyy)
Histoires (celles qu'on raconte, et celle que l'on vit ou a vécu)
Ironie (à diriger de préférence envers soi-même)
Justice (il en faudrait plus)
Kilogrammesssss (il en faudrait moins)
Livres (pour rêver, pour réfléchir et pour respirer)
Moumoune (ça va de soi)
Nefertiti (voir à M)
Opportunisme (pourquoi ne pas saisir l'occasion qui se présente?)
Paresse (pourquoi faire compliqué quand on peut simplifier?)
Quidame - (qui est cette dame qui n'en est pas une?)
Ruine (vieille ruine)
Souvenir (dans la tête, pas sur une étagère)
Table (et ses plaisirs)
Unanimité (en accord avec moi-même)
Vin (rouge, blanc, rosé, vert et même jaune; peu importe la couleur pourvu que le goût soit bon)
Week-end (congés sans solde)
XXL (à cause du K)
Yo-yo (les hauts et les bas de la vie)
Zinzin (il faut l'être, au moins un peu, pour survivre à Y - à moins que cela en soit le résultat...)
Årgång (1952)
Ändamål (helgar medlen)
Överens (som U, med mig själv)
    

jeudi 23 mai 2013

La folie des hommes



Un militaire tué à coups de machette dans une rue de Londres, des émeutes à la Clichy-sous-Bois ou Villiers-le-Bel, propagées de Husby vers d'autres banlieues de Stockholm, un double attentat meurtrier au Niger... Que des nouvelles habituelles dans les médias.

Est-ce pour rester dans le ton qu'on trouve aussi le temps d'accuser le pape François d'exorcisme lorsque celui-ci bénit un malade en fauteuil roulant en lui posant les mains sur la tête. 

Pourquoi ce pape attire-t-il tant de haine depuis qu'il est pape? Qui aurait intérêt à le fragiliser?

Pour ma part je lui donnerais ma bénédiction s'il pouvait exorciser le monde fou dans lequel nous vivons, et le libérer de ses assassinats, ses attentats et ses dégradations gratuites de la propriété d'autrui, afin de le rendre plus vivable pour tout le monde.

Pourtant je n'y crois pas, car  il me semble que même Jésus, de son vivant, ne réussit pas à éradiquer le mal.

Et le pape n'est que son représentant sur terre. 

mardi 21 mai 2013

Il pleut, il pleut boulangère

Le weekend de la Pentecôte fut humide.

Les commerçants, les restaurateurs et les professionnels du tourisme n'étaient pas les seuls à se plaindre du temps plus que maussade.

Chaque fois que j'allais acheter du pain, il se trouvait à la boulangerie au moins un client qui parlait de pluie, de brouillard et de mauvaise visibilité avec la vendeuse.

Les conversations tournaient seulement autour du mauvais temps. Personne ne se plaignait plus de la baisse du pouvoir d'achat, de la violence de certains supporters de football, de licenciements et de délocalisations. Juste de la pluie, du froid et des prévisions météo.

Et si c'était le gouvernement qui avait commandité ce mauvais temps pour que nous oubliions de râler contre le chômage qui augmente et les retraites qui baissent?

jeudi 16 mai 2013

Comme chien et chats

Le petit chien pirate est revenu à la maison il y a quelques instants.

J'étais en train d'ouvrir la porte-fenêtres pour Moumoune et Foufou qui avaient envie de sortir, quand je l'ai vu au coin de la maison.

Il n'y a d'ailleurs pas seulement moi qui l'aie vu. Les chats ont une bonne vue quand il s'agit de chiens intrus.

Tous les deux se sont approchés du chien, Foufou en tête, et Moumoune derrière, ce qui est normal pour un agent de la DSTMN et la patronne qu'il est sensé protéger.

Le chien me regardait implorant, comme si j'avais pu demander aux chats de le laisser tranquille. 

A un moment il s'est caché derrière les ravenelles pour réfléchir à sa stratégie.

Les chats s'approchaient de plus en plus, et Foufou paraissait toujours plus énorme.

Ils n'étaient qu'à deux ou trois mètres les uns de l'autre quand le chien pirate a pris les jambes à son cou et a dévalé la pente, Foufou tranquillement derrière lui comme pour s'assurer qu'il partait vraiment.

Peut-être sont-ils en train de jouer tous les deux ensemble en ce moment même, tandis que Moumoune est rentrée et regarde par la fenêtre ce qui se passe dehors. Elle peut être contente de Foufou. Il a bien fait son travail.

Et moi, j'ai fait le mien de photo-reporter. 

lundi 13 mai 2013

L'intrus

Le petit chien blanc avec une tache à l'œil droit, qui doit habiter une des maisons en contrebas à droite - peut-être la même que le jeune Dylan qui en serait donc le mini-maître - a repris ses mauvaises habitudes et vient souvent faire une promenade sur le territoire des chats.

Je ne sais pas si c'est pour se faire accepter qu'il en profite pour leur laisser un petit cadeau. Une crotte.

Ceci ne plait pourtant ni à Moumoune, ni à Nefertiti, ni à moi-même, et surtout pas à Foufou, l'agent de la DSTMN (Direction de Surveillance du Territoire de Moumoune et Nefertiti, pour ceux qui ne se le rappelleraient pas) qui a l'impression de manquer à son devoir en ne le chassant pas avant que la crotte ne soit déposée.

C'est donc à moi qu'il incombe d'ouvrir une des fenêtres ou la porte, voire la porte-fenêtres et hurler à pleins poumons afin de lui faire suffisamment   peur pour qu'il déguerpisse aussitôt.

En général ça marche. Et lui il court, il court sur ses petites pattes et il descend la côte plus vite, plus vite, toujours plus vite, avant de bifurquer vers la droite et rentrer dans son territoire de chien.

Sauf samedi matin. Il est bien parti à toute vitesse comme d'habitude quand je n'ai fait que me montrer, mais cette fois-ci il s'est arrêté en plein élan pour se tourner vers moi; il m'a jeté un œil amical avant de s'approcher un peu, encore un peu, et de remuer la queue et les oreilles comme pour me dire "Je sais que tu n'es pas aussi méchante que tu veux me faire croire. A défaut de me faire accepter par tes chats, je ferai de toi mon amie".

Ce petit chien blanc devient inquiétant.

vendredi 10 mai 2013

L'Assomption à l'Ascension

Lors d'un récent dîner avec des anciens de la région, la conversation dévia  à un moment donné vers les églises du coin, dont Notre Dame de l'Assomption à Fauville-en-Caux.

Il m'est très souvent arrivée de passer devant cette église de la paroisse St Louis Cœur de Caux, et de regretter de ne pas pouvoir y pénétrer.

Vue de l'extérieur l'église est grande, elle parait même beaucoup plus grande que de nombreuses autres édifices de la région. On la voit de loin.

J'ai donc fait état de mon souhait de la découvrir, et c'est à ce moment-là qu'on m'a fait comprendre qu'elle n'en valait peut-être pas la peine.

Il n'y aurait rien de particulier à y trouver...

Ma foi. Jeudi de l'Ascension les portes de l'église en question étaient ouvertes, et j'ai enfin pu jeter un œil à l'intérieur. A première vue l'église n'était pas petite, par contre lumineuse et assez inhabituelle avec ses briques donnant de la couleur à la maçonnerie enduite de ciment.

L'église, consacrée en 1916, donc assez récente, fut construite à partir de 1913 selon les plans de l'architecte Pierre Chirol en remplacement d'une autre, devenue trop petite.

J'y ai vu des beaux vitraux de 1921, des bancs et des chaises en bas, des tribunes en haut pour les fidèles. Des statues de saints, un bénitier et plein d'autres choses qu'on peut s'attendre à voir dans une église.

Et je n'étais pas déçue. Comme quoi il ne faut pas toujours écouter les anciens, mais se forger une opinion soi-même.