samedi 4 juillet 2009

Repos

RAS

vendredi 3 juillet 2009

Le départ

Phalacrocorax en avait assez. Depuis son retour on ne le laissait plus tranquille, et après la fête c'était devenu encore pire.

Certains lui en voulaient, d'autres le jalousaient, et il n'en comprenait pas la raison. Lui n'avait rien fait pour acquérir la célébrité. Les aventures lui étaient tombées dessus, sans qu'il fasse quoi que ce soit pour les attirer.

Et ce n'est pas lui qui s'en était vanté, c'était quelqu'un d'autre qui avait tout ébruité. Encore heureux que la télévision n'avait envoyé personne pour l'interviewer.

Phalacrocorax décida de partir. Il trouverait bien un endroit quelque part, un lieu où personne n'aurait entendu parler de lui, et où il pourrait recommencer sa vie. Au calme.

Par une belle journée ensoleillée, il fit ses adieux à la Geai-linotte et à une poignée d'autres amis qui ne l'avaient pas laissé tomber, et il s'envola, loin, très loin, très très loin, pour ne plus jamais revenir.

La Geai-linotte versa de lourdes larmes pendant des heures, mais se laissa consoler quand le soleil devint tellement brûlant que ses larmes séchèrent même avant de lui tomber sur les joues. Pleurer sans larmes n'avait aucun sens.

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L'Histoire du Cormoran, 49° épisode

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Un admirateur du cormoran, vidéo-amateur à ses moments perdus, réussit à immortaliser le départ que Phalacrocorax voulut discret. Voici donc la preuve de son départ. Nous remercions le vidéo-amateur de sa contribution. Sans lui, personne n'aurait sans doute cru au départ définitif de Phalacrocorax.

video

jeudi 2 juillet 2009

27 ans

Du 2 juillet 1982 (car le 1° juillet était un dimanche) au 2 juillet 2009, cela fait 27 ans de hauts et de bas.

Tu n'avais que 24 ans quand tu as créé ton entreprise, tu en as plus que le double aujourd'hui.

Je sais, et pourtant je n'étais pas là à tes débuts, que ce n'était pas si facile que cela. On m'en a parlé. Des clients qui t'étaient fidèles depuis le début me l'ont raconté. et pourtant, eux, ils ne pouvaient pas tout savoir.

Ils ne pouvaient pas savoir mais seulement deviner l'énergie que tu y mettais tous les jours. Tu le fais d'ailleurs encore aujourd'hui. Je ne ferais pas la moitié de ce que tu fais, et pourtant j'aime travailler.

Il y a ceux qui t'ont donné ta chance, il y a aussi ceux qui n'ont rien fait mais qui en voulaient les lauriers. Il y a aussi ceux qui ont essayé de te casser, car ton problème, c'est que tu ne laisses pas indifférent. On t'aime, ou on te déteste.

Mais tu es toujours là. Un peu plus fatigué, non, beaucoup plus fatigué qu'à tes débuts, car tout ce qui passe laisse des traces.

Je ne te souhaite pas 27 autres années similaires. Je te les souhaite avec moins de soucis, moins de fatigue, et plus de considération pour ton métier - et pourtant je sais que cela va de pire en pire.

Je ne connais pas beaucoup de métiers dont on dit autant de mal, à tort d'ailleurs, et qui sont pourtant si utiles.

Etre transporteur, c'est un métier passionnant, mais c'est crevant. Etre transporteur-chef-d'entreprise-chauffeur tout à la fois, c'est se lever tôt, très tôt le matin, ne pas toujours rentrer chez soi, se faire engueuler parce qu'on arrive, ni trop tôt, ni trop tard, mais à l'heure. (Oui, cela arrive.)

C'est être responsable de ses chauffeurs et payer pour leurs infractions sociales s'ils en font et qu'on vous juge responsable. Encore heureux que ton personnel soit sérieux.

C'est trouver et garder des clients en espérant qu'ils soient solvables.

C'est tellement de choses passionnantes, mais c'est de plus en plus contraignant.

C'est un beau métier, mais on est en train de le casser, et c'est dommage, car quoi que certains en disent, transporter 25 tonnes de marchandises en une seule fois pollue beaucoup moins que de faire 25 transports d'une tonne. Même l'ADEME a fini par l'admettre, officiellement.

Je pourrais sans doute continuer pendant des heures, mais quoi que je dise, ceux qui sont contre, le seront toujours.

Je te souhaite de pouvoir aller jusqu'au bout dans le travail que tu t'es choisi, sans avoir à entendre tous les jours ou presque, les conneries que peuvent dire les gens qui ne connaissent rien, rien du tout à ton métier.

Ce n'est pas la peine que je te souhaite du courage DD, car je ne connais personne qui en a autant que toi. A la place je te souhaite un peu de repos.

mercredi 1 juillet 2009

Les lapins

Je me rappelle des histoires de chasse racontées par Monsieur le comte, qui d'ailleurs était plus un diseur de contes qu'un vrai comte, mais puisque cela lui faisait plaisir de se faire appeler ainsi, pourquoi pas?

Monsieur Louis, ou Monsieur le conte avec un n, comme nous aurions du l'appeler, - et c'était peut-être le cas, car personne n'entendait la différence - était un fervent chasseur, et il lui est arrivé plus d'une fois de nous raconter comment, dans sa jeunesse, il suffisait de tirer, sans même viser, pour tuer une douzaine de lapins à la fois, tellement il y en avait.

Les chasseurs sont, paraît-il, comme les pêcheurs, des menteurs. Mais finalement, je crois que Monsieur Louis n'exagérait pas beaucoup. Les lapins pullulaient. C'est un fait.

A l'époque, comme encore aujourd'hui, les chasseurs étaient souvent de bons cuisiniers, et ils pouvaient ainsi préparer des pâtés et des terrines de lapin pour toute l'année. Ils avaient parfois aussi une femme aux fourneaux qui n'hésitait pas à les aider. Le surplus de lapins fut distribué à la famille et aux amis non chasseurs, qui tous étaient bien contents d'un supplément de viande au menu. Cela se passait à une époque où tout le monde ne mangeait pas son bifteck tous les jours, loin de là. Un bon civet de lapin était donc le bienvenu. Un lapin à la moutarde aussi.

Mais avec le temps et les supermarchés qu'on put voir s'installer dans tous les coins, la viande de lapin devint sans doute moins intéressante. Les gens n'avaient plus envie de viande gratuite, puisqu'ils pouvaient se l'offrir assez facilement, au comptoir des supérettes. Si on voulait manger du lapin, il était tellement plus facile d'en acheter un qui était déjà dépouillé et vidé. Plus besoin de se salir les mains.

En plus, on pouvait aller en famille au supermarché, et on y trouvait aussi tellement de choses inutiles dont on éprouvait soudain le besoin, que plus personne n'avait envie de passer une journée aux fourneaux pour préparer des pâtés qu'on pouvait facilement acheter tout prêts.

Les lapins, devenus nuisibles, étaient aussi devenus l'ennemi numéro un de l'agriculteur dont ils détruisaient les récoltes, et c'est vrai, le lapin avait faim, lui aussi. Mais lui n'avait pas de supérette où faire ses emplettes,

En 1952 la maladie de la myxomatose fut volontairement introduite en France, dans l'Eure-et-Loire, par le docteur Armand-Delille qui espérait trouver une solution pour que ses cultures ne soient pas détruites par les lapins. Il tua ainsi la quasi-totalité des lapins de son domaine, mais la maladie se propagea, et sévit encore aujourd'hui. Elle va, elle vient, disent les chasseurs, mais j'ai l'impression que nous ne verrons plus jamais une population de lapins comme il y en avait à l'époque où Monsieur Louis tira sans viser.

Quand DD et moi avons acheté la maison de Fécamp il y a une vingtaine d'années, elle était encore au milieu de nulle part, La pelouse avait plus l'air d'un pré fauché que d'un green anglais, ce qui est d'ailleurs toujours plus ou moins le cas.

Bien que nous n'y habitions pas encore tous les jours, et que nous faisions des aller-retour entre Fécamp et Paris, j'ai vite commencé à faire des massifs de fleurs, mais je n'y comprenais plus rien quand les fleurs, surtout celles qui étaient bleues, commencèrent à disparaître entièrement. Au printemps je trouvais aussi des tulipes coupées, avec des tiges très courtes couchées par terre, et j'improvisais alors de petits bouquets de fleurs à l'intérieur de la maison, moi que préfère les fleurs qui vivent leur vie de fleurs dehors,

C'étaient les lapins les responsables de ce massacre, mais nous ne les avions pas encore remarqués. Plus tard, quand nous venions plus souvent à Fécamp, nous pouvions les entendre sur le gravier devant la maison. Ils y couraient, ils y sautillaient, ils y s'amusaient. Ils s'y étaient installés, et nous ne leur faisions pas très peur.

L'automne venu, je cueillais les rares pommes qui tombaient de quelques vieux pommiers que nous avons enlevés depuis, et je les posais sur la citerne en attendant d'en faire une tarte aux pommes, une tarte normande. Mais les lapins étaient plus rapides, ou plus affamés que moi, et des pommes je n'en trouvais plus une entière. Toutes étaient entamées, grignotées. Si je voulais faire une tarte, il fallait que j'aille chercher des pommes au supermarché.

Dans les environs aussi, on pouvait voir beaucoup de lapins. Il y en avait le long de toutes les routes qui sortent de Fécamp. Un jour, je venais de partir, je ne roulais pas très vite, peut-être à 70 km/h, dans la cote de Toussaint et je m'approchais de l'agglomération, lorsqu'un petit lapin est sorti en courant sur la route, juste devant les roues da ma voiture. J'ai bien l'impression que nous nous sommes heurtés. Cela m'a fait mal. Pas autant qu'au lapin sans doute, mais je n'ai jamais aimé tuer des animaux avec la voiture. Je sais qu'il y en a qui accélèrent quand ils peuvent écraser un hérisson ou un autre animal, mais ce n'est pas mon cas.

Puis, une année, le nombre de lapins a commencé à diminuer, et les seuls que nous voyions encore avaient les yeux rouges, et paraissaient très lents. Nous pouvions passer juste à coté d'eux, ils ne bougeaient presque plus. La myxomatose était arrivée dans nos collines.

Et il n'y avait pas que la myxomatose, mais aussi une autre maladie qui attaquait les lapins et dont on ne put voir les effets qu'à la mort. Un matin j'ai trouvé un lapin, couché comme s'il avait été en train de courir quand il a été fauché par la mort. Je crois me rappeler que c'était un virus qui attaquait les poumons. Ce lapin, nous l'avons enterré et nous avons planté un sapin sur sa tombe. Le sapin y est encore.

Depuis, les lapins ont disparu de presque tous les endroits où j'avais l'habitude d'en apercevoir, et bien qu'ils ne soient plus là pour dévaster mes massifs de fleurs, cela m'a attristée. A quoi bon faire pousser des fleurs bleues s'il n'y a plus de lapins pour en profiter!

Depuis les années 1990 je n'ai plus vu de lapin ici, même pas un pet de lapin sur la colline au-dessus de la maison, là où Monsieur Louis avait l'habitude de chasser à la fin de sa vie, là où il a emmené DD pour que celui-ci tire son premier lapin, à une époque où il fallait déjà viser.

Les agriculteurs-chasseurs que j'ai eu l'occasion de rencontrer commençaient à se plaindre qu'il n'y avait plus de lapins à tuer. J'avais du mal à les comprendre, car d'un coté ils se plaignaient des dégâts aux cultures que faisaient les lapins, et de l'autre coté il se plaignaient qu'il n'y avait plus de lapin à tuer. Savaient-ils seulement ce qu'ils voulaient?

Mais peut-être est-ce dans la nature de l'agriculteur de nos coins de se plaindre, et de vouloir gagner sur tous les bords. De chasser le lapin pour le plaisir, et aussi pour ce qu'il peut apporter dans l'assiette, et en même temps de toucher une compensation de la Fédération des Chasseurs pour les dégâts que les lapins ont occasionnés aux cultures.

Lorsque les lapins éliminaient mes fleurs, je n'ai rien demandé à la Fédération. Je n'aurais rien eu, d'ailleurs, car un particulier n'y a pas droit. Je ne chassais pas les lapins non plus, je les laissais à Moumoune et Nefertiti, car c'est dans la nature des petits lapins de se faire chasser par les chats. Moumoune était un chasseur de lapin excellant, Nefertiti a eu plus de mal à s'y mettre. Les poils de lapin lui chatouillaient le gosier, et elle abandonnait aussitôt. Moumoune en était écœurée.

Je pensais toujours que les lapins se plaisent à la campagne, sur des talus, au bord des routes, dans les bosquets. Les lapins ne s'installent pas dans les champs où le lièvre est ou plutôt était roi, car lui aussi est en diminution. Le lapin creuse un terrier pour y vivre, pour y élever sa famille. Dans les champs retournés tous les ans par les machines agricoles, il faudrait recreuser les terriers de nombreuses fois, et le lapin a autre chose à faire.

Même si aujourd'hui j'ai l'impression de revoir des lapins, n'en ai-je pas vu un, un seul, tout près de la maison il y a quelque jours, il n'y en a pas beaucoup, et surtout, il n'y en a pas autant que j'ai pu voir récemment près d'installations industrielles, sur des voies ferrées, dans des ports, et en général dans des lieux où l'agriculteur-chasseur ne met jamais les pieds. Je ne suis pas seule, parait-il, à l'avoir remarqué.

Le lapin prendrait-il possession des terres que l'homme abandonne de plus en plus? S'est-il rendu compte que c'est là le seul endroit où on le laisse encore tranquille, où personne n'apporte la maladie qui le tue? Car, bien que le fait de répandre la myxomatose ou d'autres maladies épizootiques est aujourd'hui répréhensible, j'ai entendu des personnes du monde agricole parler à mots découverts de confrères - jamais d'eux-mêmes - qui l'auraient répandue.

En tout cas, j'espère que les lapins viendront bientôt manger mes fleurs de nouveau. Pas en conquérants, mais en bons voisins.

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Bien que cette petite histoire, un peu plus longue que d'habitude, sur les lapins ne soit pas une histoire à la Sue Hubbell, l'inspiration ou l'idée m'en est venue à la lecture du livre Une année à la campagne. Je la dédie à Alice qui m'a fait connaître la dame aux abeilles

mardi 30 juin 2009

Le corbeau

La fête était finie, et tout c'était bien passé, à l'exception des hirondelles qui avaient mal travaillé lors de la distribution des cartons d'invitation.

Ainsi le lièvre avait-il reçu l'invitation du Lapin Agile, et le corbeau n'en avait pas eu du tout, ce qui était pire encore.

Le corbeau était d'une humeur massacrante. Noire. Il ne comprenait pas pourquoi on fêtait Phalacrocorax alors que lui-même aussi était noir, et plus connu encore que ce satané cormoran. Jean de la Fontaine n'avait-il pas écrit une fable le mettant en scène? Et cet auteur était bien plus connu que la Geai-linotte qui n'avait pas toute sa tête et qui méritait d'être décapité.

Le corbeau rumina des pensées de vengeance. Il réfléchit à une lettre anonyme dénonçant Phalacrocorax et la Geai-linotte pour organisation de rave-party, mais c'était sans doute trop tard, vue que la fête était finie, et que les services de nettoiement en avaient éliminé toute trace.

Sa vengeance, il l'aurait de toute façon, tôt ou tard, car il allait consacrer toute son énergie pour retrouver sa notoriété, et en même temps, pour faire pâlir celle du cormoran.

Le corbeau, hélas, n'avait pas encore appris que de l'oubli d'une hirondelle, il ne fallait pas faire tout un fromage.

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L'Histoire du Cormoran, 48° épisode

lundi 29 juin 2009

Le milieu

DD derrière le volant et Hpy derrière l'APN tournaient en ville à la recherche d'une réalité, une histoire sérieuse pour le blog jusque moment où Hpy a constaté que leur voiture était comme ses histoires, du modèle sans queue ni tête! CQFD

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DD ratin ja Hpy kameran takana kiertelivät kaupunkia tositarinan, vakavan kertomuksen haussa, kunnes Hpy huomasi että heidän autonsa on kuin hänen blogikirjoituksensa, kummassakaan ei ole päätä eikä häntää! MOT

dimanche 28 juin 2009

Hot

Could someone please explain why we transfer our heating outside when the weather is hot?
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Pourquoi chauffer dehors quand il fait chaud?
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Varför eldar vi ute då det är som varmast?
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En ole koskaan ymmärtänyt miksi lämmitys siirretään kesällä ulos!

samedi 27 juin 2009

Le lendemain

Le lendemain de la grande fête Phalacrocorax se promenait tout seul au bord de l'eau.

Un peu fatigué, il avait du mal à avancer, mais se résolut à mettre un pied devant l'autre pour y arriver. Il avait les jambes lourdes; ce fut donc un grand effort.

Mais il avait la tête claire, et l'œil vif. Il regarda autour de lui, et de la fête il ne vit aucune trace. Les services de nettoiement avaient bien fait leur travail.

En effet, la mouette désargentée - pour avoir tout perdu dans des scandales économicofinancières - avait rebondi, et crée une micro-entreprise unipersonnelle de nettoyage.

Son exemple avait aussitôt été suivi par d'autres mouettes désargentées, car elles avaient toutes la fibre d'entreprendre, et estimaient qu'il n'y avait pas de travail dégradant, pourvu que le travail nourrisse l'oiseau.

Bientôt elles feraient fortune de nouveau et pourraient rire comme leurs sœurs les rieuses, qui elles ne seraient jamais argentées, car trop occupées à faire le clown.

Phalacrocorax continua son chemin tout en pensant à la vie, au passé, au présent, et un petit peu aussi, au futur.

Tant qu'il y avait des poissons dans la mer il ne crierait pas famine, lui, même si les pêcheurs lui crieraient après. Quelques poissons, un peu d'eau, et l'amitié de la geai-linotte. Avait-il besoin d'autre chose?

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L'Histoire du Cormoran, 47° épisode

vendredi 26 juin 2009

Que la fête commence

La mer s'était faite belle pour la fête organisée pour le retour de Phalacrocorax.

Tout le monde était là, même les poissons, ennemi jurés du cormoran, car ils étaient au menu.

Les drôles d'oiseaux étaient venus avec leurs limousines, le fils du Lapin Agile avait réussi à échapper à la vigilance de son papa, la petite mésange faisait pique assiette dans un coin tranquille, et la geai-linotte faisait l'âne, comme d'habitude.

Mais à la fin de la fête la mouette argentée constata qu'elle ne pouvait plus payer car la crise économique était passée par là, et même les riches étaient devenus plus pauvres.

Tout le monde devait désormais se débrouiller pour trouver son repas quotidien, ce qui finalement ne changea pas grand-chose.

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L'Histoire du Cormoran, 46° épisode

jeudi 25 juin 2009

Le superviseur payeur

La mouette argentée, celle qui payait les pots cassés en riant, surveillait les préparatifs de haut.

Les invités arrivaient des quatre vents, et comme il n'y en avait pas, et que le soleil était présent, ils prenaient leur temps en bavardant.

Phalacrocorax était déjà sur place, et s'amusait à faire de la plongée sous-marine. C'est encore là qu'il était le moins embêté, car les poissons, au lieu de lui demander un autographe, le fuyaient.

Avec tout ce monde la note risque d'être au sel de mer, se dit la mouette, mais tant pis! Ce n'est pas tous les jours qu'on fête le retour du grand oiseau noir.

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L'Histoire du Cormoran, 45° épisode

mercredi 24 juin 2009

De Batumi

Depuis quelques jours le Little Star est à quai, mais pas toujours à la même place. Il aurait été arraisonné par les Affaires Maritimes, mais personne ne m'en a donné la raison.

Alors j'ai fouillé un peu, et j'ai trouvé que ce navire a déjà été bloqué 26 jours à Blyth en 2005, pour 26 manquements aux règles, dont 2 majeurs. Mais je n'ai pas trouvé la raison pour laquelle il est là aujourd'hui.

Tout ceci a néanmoins le mérite de m'avoir appris que son port d'attache, Batumi, est la capitale d'Adjarie, république autonome de Georgie, et se trouve en bord de Mer Noire avec ses 122100 habitants (moins ceux qui se trouvent à bord du Little Star, bien entendu).

Et dorenavant je reconnaitrai aussi le drapeau de la Georgie.

mardi 23 juin 2009

Les mauviettes

Tous des mauviettes, rigole la petite Manon, ils font encore dodo l'après-midi.
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Minä en sitten nuku päiväunta ruoan jälkeen, naureskelee Manon.
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Trötta gubbar, skrattar Manon. De vilar efter maten.
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The big ones take a nap, laughs Manon.

lundi 22 juin 2009

Le fils

Le Lapin Agile ne s'inquiétait pas de ne pas avoir reçu de carton d'invitation à la grande fête du cormoran, car une fois sorti de prison il était devenu un chaud lapin, et s'était beaucoup amusé.

Maintenant tout cela était derrière lui, il commençait une nouvelle vie, car il avait enfin un Fils!

Le petit lapin s'amusait à jouer à cache-cache avec son papa, et croyant que celui-ci ne le vit point, il en profita pour lui tirer la langue.

Son papa ne pouvant pas tolérer d'aussi mauvaises manières, lui dit : Si tu n'es pas sage, tu n'iras pas à la fête de Phalacrocorax!

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L'Histoire du Cormoran, 44° épisode

dimanche 21 juin 2009

Järjestystä / De l'ordre

Tässä erääna päivänä minun oli aikomus siivota työpöytäni. Sitä hallitsee kuulemma epäjärjestys. Itse en sitä kuitenkaan huomaa.

Nefertiti hyppäsi silloin suoraan pöydälleni jotta muistaisin ettei sitä saa siivota jos vielä haluan löytää kaikki tärkeät paperini.

No, ehkä pölyt pitäisi pyyhkiä jonain päivänä. Mutta maailmassa on niin paljon sitä tärkeämpiä asioita. Nefetitin silittäminen esimerkiksi. Sen raapisuttaminen korvien takana. Tai sen hännästa vetäminen.

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L'autre jour j'ai fait preuve de beaucoup de bonne volonté et j'ai commencé à ranger mon bureau. (Il y en a qui prétendent que c'est un vrai bordel et ils n'ont pas tout à fait tort.)

Nefertiti s'y est aussitôt couchée, pour me faire comprendre que ce n'est pas la peine, car elle sait bien que dès que quelqu'un range mon désordre ordonné, je n'y trouve plus rien.

Bon d'accord, il faudrait sans doute faire la poussière un de ces jours. Mais il y a des choses plus importantes dans la vie. Faire un câlin à Nefertiti, par exemple. La grattouiller derrière les oreilles. Ou lui tirer la queue.

samedi 20 juin 2009

La raison des fleurs

Pendant sa maladie, surtout quand elle a commencé à vouloir sortir de nouveau, Moumoune n'avait pas le droit de rester sans surveillance, ni de sortir sans laisse, et il faut avouer que le fait qu'elle accepte la laisse sans ronchonner m'a beaucoup inquiété. Elle n'avait plus de volonté.

Elle a même accepté de rester attachée au banc sous la surveillance relativement discrète de sa fille Nefertiti, à condition que celle-ci reste de l'autre coté des plantes qui ont choisi un drôle d'endroit pour fleurir.

Elles y ont peut-être poussé pour que Moumoune puisse se reposer à l'ombre. Tout a une raison d'être. Et Moumoune va mieux.

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Cela n'a rien à voir avec Moumoune, ni avec Nefertiti ou les fleurs, mais le banc a été fabriqué en bois exotique de récupération, selon une idée de hpy, par Esko, assisté par DD qui s'est fait des ampoules dans les mains en serrant les vis. Le bois exotique est très dur. Très, très dur. (Il faut bien se vanter un peu de temps en temps, non?)

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Kun Moumoune alkoi voida paremmin ja halusi vihdoin ulos, sen tytär Nefertiti ei päästänyt sitä minnekään ilman seuraa, vaan vahti äitiään tunnollosesti muutaman askeleen etäisyydeltä.

Kukat sen sijaan ovat kasvaneet tähän outoon paikkaan jotta Moumoune olisi saanut vähän varjoa.

Moumoune voi nyt paljon paremmin eikä käytä enää vihaamansa kaulakoristetta.