vendredi 18 avril 2014

The Easter Cat

HPY Easter  is what this magnificent Easter Cat imagined and designed by the great SusuPetal wishes all of you!  May I and my cats join the Easter cat in its wishes, and hope for a great Easter for all my friends and ennemies.

***

SusuPetal, I'm sorry I didn't ask you the permission to publish the cat (and its wonderful wiskers) - I just didn't have the time. May your Easter be as sunny and as good as your card is fabulous. I'll contact you privately later. 

lundi 14 avril 2014

Le talus a survécu

On dirait que je n'ai pas complètement oublié comment faire pour poster une photo et ajouter quelques mots sur ce blog. Après un peu d'hésitation j'y suis arrivée.

Le terrassement n'a pas beaucoup avancé pendant l'hiver, mais dernièrement DD a transporté quelques brouettées de marne et d'argile, et un peu moins de terre cultivable.

J'ai aussi eu le plaisir de voir que les plantes que j'avais installées sur le talus ont survécu à l'hiver et qu'elles commencent, pour certaines, à fleurir, tandis que d'autres ont déjà fini, les hyacinthes par exemple.

Des nouvelles piles de bois à brûler ont fait leur apparition tout près du grill, mais c'est désormais à l'intérieur que je grille les côtelettes et les saucisses, car ma nouvelle cuisinière est équipée d'un grill - ce qui est bien pratique quand on a décidé de faire un BBQ et qu'il pleut.

Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes quand on s'occupe de son jardin. (Il y a encore beaucoup à faire...)


lundi 17 mars 2014

Pic de pollution

Impossible d'ignorer le récent pic de pollution.

Jeudi et vendredi, même ici, le ciel était impénétrable et je ne voyais pas la colline d'en face en mettant le nez dehors.

Que cela ait été dû plus au brouillard de mer qu'à la pollution n'y change rien. 

A la radio, à la télévision et même sur internet, on ne parlait que de l'anticyclone et du beau temps qui faisait pleurer et tousser même ceux qui ne sont pas allergiques.

Mais nous, nous étions en plein brouillard, et j'étais bloquée à la maison pour cause de travaux d'électricité. Les trois électriciens venus travailler, étaient venus chacun dans sa voiture. Il y en avait donc cinq devant la maison, étant donné que DD avait limité ses déplacements à cause de la pollution, et que moi, je passe le plus clair de mon temps dans mon bureau.

Samedi le brouillard s'est levé et le soleil s'est mis à briller. Soudain nous avons aperçu un immense nuage de fumée passer devant la maison. Un voisin profitait du beau temps pour brûler des saletés dans son jardin. Il faut croire qu'il n'avait écouté ni la radio, ni la télévision et qu'il n'avait même pas lu le journal du coin, et qu'il ignorait par conséquent tout du pic de pollution, car je ne peux quand-même pas prétendre qu'il avait allumé le feu par incivisme.

L'alerte à la pollution battait pourtant son plein, et même les transports en commun étaient gratuits dans le département. 

Un peu plus tard, DD et moi avant malgré tout pris la voiture pour acheter de quoi manger presque à côté. Les vitesses ayant été réduites de 20 km/h par rapport aux vitesses normalement autorisées, nous roulions en pépère - plus encore que d'habitude.

Pollution ou pas, elle grattait pourtant un peu au fond de la gorge, mais tout le monde nous doublait à vive allure. 

Dimanche le soleil était radieux. Si la température avait été un peu plus élevée, on aurait pu s'imaginer en été.

Partout sur notre route (car nous avons été amenés à sortir), des fumées s'élevaient et des automobilistes nous klaxonnaient quand nous ralentissions encore pour que je puisse en prendre quelques unes en photo, comme ici à Vittefleur



 ou encore là à Cany Barville.





Par contre, j'ai oublié de photographier les agriculteurs avec leurs tracteurs dans les champs. Il faut bien que le travail se fasse.

samedi 8 mars 2014

Journée de la femme ter

Après l'histoire de Monica et celle de Diana, je vais, comme promis, vous raconter celle de la troisième personne de la bande, telle que je la connais. Cette femme, je vais l'appeler Angela, car elle avait un visage si doux, presque angélique, quand elle était jeune.

Comme Monica, Angela  aussi s'était mariée jeune, un peu moins pourtant. Un jour, assez peu de temps après son mariage, j'ai appris que son mari était tombé dans un précipice lors d'un voyage en amoureux avec sa femme, un deuxième voyage de noce, en quelque sorte. Il avait été ivre mort en tombant, disait la rumeur. En tout cas, il était mort ivre.


Pauvre Angela. Elle s'enfermait chez elle, ne voulait voir personne, ce qui était sans doute normal pour qu'elle fasse son deuil.

Des amis la poussaient à sortir, à voir du monde.

Un jour, me raconta-t-elle beaucoup plus tard, elle accepta l'invitation à passer la soirée chez une femme dont le petit ami était en déplacement.

Elles mangèrent un peu, tout en parlant de tout et de rien. Ca faisait du bien à Angela. Et soudain, à son étonnement, arrivèrent  le compagnon de la femme et un ami de celui-ci. Ils s'invitèrent à la fête.

On poussa Angela à boire un peu de vin. Il ne lui en fallait pas beaucoup, car elle était plutôt buveuse d'eau.

Le lendemain matin elle se trouva à moitié nue, endolorie, et elle comprit qu'on l'avait violée après l'avoir droguée. Elle n'en avait aucun souvenir, mais elle le savait. Elle voulait partir, ramassa ses affaires et tomba sur l'autre femme qui lui dit: Tu ne diras rien, n'est-ce pas?

Et elle ne dit rien, même lorsqu'un peu plus tard elle comprit que non seulement on l'avait violée, mais qu'en plus on lui avait fait cadeau d'une MST. 

Tu sais, me dit-elle donc un jour, beaucoup plus tard, ce jour-là,  j'ai juré de ne plus jamais me laisser faire mais de tuer le prochain salaud qui s'attaquerait à moi.

Des paroles en l'air? Je n'en avais pas l'impression.

Ce n'est qu'en mettant son histoire noir sur blanc (blanc sur bleu) que j'ai trouvé que quelque chose y sonnait faux. Et si cela s'était passé dans l'ordre inverse? D'abord violée, ensuite marié à un homme buveur occasionnel - et violent. Si elle avait aidé ce mari ivrogne à faire sa chute mortelle?

Je n'en sais rien, mais...

***

Des histoires comme celles du trio Monica, Diana et Angela, il y en a beaucoup. Beaucoup plus que nous ne pouvons imaginer. Une récente étude affirme qu'une femme européenne sur trois a été victime de violence physique ou sexuelle depuis l'âge de 15 ans.  C'est beaucoup. Beaucoup trop. Nombreuses sont celles qui ne s'en sortent pas, et pourtant en France au moins, il existe des centres d'accueil où les femmes battues peuvent chercher refuge.

J'ai rencontré des personnes qui travaillent dans un de ces centres. Elles ne m'ont jamais donné de détails sur leur travail, ni sur les pensionnaires, sans doute par discrétion, pourtant elles auraient, j'en suis sûre, beaucoup de choses à dire.

Ce centre était, m'avait un jour dit quelqu'un, un homme, "un lieu pour des filles qui avaient mal tourné". C'est souvent ainsi, la victime devient le coupable dans les yeux du monde. Souvent aussi dans les siens.

vendredi 21 février 2014

En attendant

Pelikone - Ilmaiset pelit

jeudi 13 février 2014

En faisant mes courses

Il pleuvait - comme d'habitude - hier soir quand je suis allée faire quelques courses au supermarché. J'étais donc contente de trouver une place matérialisée par des lignes blanches non loin de l'entrée, et j'y garai ma voiture pour ensuite essayer de me faufiler entre les gouttes d'eau.

D'autres avaient eu la même idée que moi, se garer le moins loin possible. Cela me parait normal quand il pleut. 


Mais eux, ils avaient mis leur voiture juste devant l'entrée, là où les gens passent avec leur chariot (caddie). Il n'y avait presque plus de place entre les voitures, et les gens devaient faire attention afin de ne pas les heurter. Heureusement je n'avais pas besoin de chariot pour mes quelques courses, car j'avais pensé à emporter un sac.


C'est devenu "normal" de se garer n'importe où, même quand il fait un soleil radieux (ce qui n'arrive pas bien souvent en ce moment). Il y a des voitures garées devant l'entrée  du magasin, devant les places pour les handicapés, devant les accès pour les piétons... et cela, même quand il y a des places libres prévues pour les voitures.

Après avoir glissé un bonjour à la caissière la plus proche, je me dirigeai droit vers le rayon librairie et pris un livre de Marc Lévy. J'ai découvert cet auteur il y a peu, et j'en suis fan. Pour le moment, le livre que j'ai le plus apprécié est sans doute Le Voleur d'Ombres, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à lire aussi les trois ou quatre autres que j'ai déjà achetés. Et il y en a d'autres, ce qui est une bonne  chose.

Je passai ensuite devant l'étal de la poissonnerie et constatai que les prix avaient grimpé, au moins pour certains produits. Là où il y a quelque temps j'avais acheté des étrilles pour 4.50€ le kilo, il fallait maintenant débourser 7.50€. Les tempêtes successives y sont certainement pour quelque chose. Beaucoup de produits viennent de la Criée de Fécamp, et bien que les tempêtes aient été moins spectaculaires qu'en Bretagne, je suppose que les bateaux de pêche ont moins pêché que d'habitude.

Au rayon charcuterie il y avait une dame qui faisait ses emplettes tout en parlant au téléphone. J'ai vu que cela ne simplifiait pas la tâche de la charcutière, qui pourtant faisait de son mieux pour la servir. Quand ce fut enfin mon tour, nous nous sommes mises d'accord pour dire que ce n'était pas un comportement très poli de la part de la dame. 

Bien entendu, on peut être amené à répondre si le téléphone sonne, mais on peut abréger la conversation au lieu de rester collé à son portable pendant de longues minutes. La dame en question était déjà au téléphone quand elle s'était présentée devant l'étal pour y acheter ce qu'elle voulait.

La charcutière me découpa une tranche de pâté. Comme c'était l'entame, elle galéra un peu, mais parvint à me la sortir intacte. Parfois la première tranche tombe en morceaux, que les vendeuses proposent alors gratuitement aux clients qui, pour la plupart, refusent, comme si on ne pouvait pas manger du pâte en morceaux. Moi, j'ai déjà été ravie d'en accepter, en plus de la tranche que j'ai payé, et je n'ai jamais oublié de les en remercier.

Au rayon boucherie il n'y avait personne. Pas de client, pas de boucher. Je fis donc un petit tour pour prendre quelques pots de yaourt avant d'y retourner. Le boucher était en train de servir une cliente, et une autre attendait.

Quand ce fut son tour, elle demanda un bifteck. Elle voulait quelque chose de tendre, pas gras du tout et sans fibres longues. Il fallait aussi que ce soit de la viande française. Le boucher lui montra l'attestation d'origine de la viande, et lui proposa un morceau dans la poire qui l'attendait déjà. Je le trouvais un peu petit, mais ne dis rien, car ce n'était pas pour moi.

La dame accepta et le boucher pesa le morceau. Même pas cent cinquante grammes. 

Mais la dame n'en voulait pas autant, et le boucher prit son gros couteau et en découpa un morceau d'une trentaine de grammes. Trente grammes d'invendable. La dame s'en alla avec son bifteck de cent dix huit grammes.

Trente grammes  par ci, trente grammes par là. A la fin de la journée cela ne fait peut-être pas un bœuf entier, mais d'après le boucher que je questionnai, les gens deviennent de plus en plus pénibles. (Je l'ai déjà constaté à d'autres moments, et je peux donc le confirmer.) 

Quelle perte pour l'exploitant! Et qui dit perte pour l'exploitant dit prix en hausse pour le consommateur.

Quelle chance d'avoir un supermarché avec un rayon de boucherie à la coupe, au lieu d'être obligé d'acheter son bifteck en barquette, sous film plastique, ce qui crée aussi beaucoup de déchets!

Avant de me diriger vers la caisse, je pris encore la direction du rayon pour les chats. Je ne pouvais pas oublier que Moumoune, Nefertiti et Foufou mangent, eux aussi.

A la caisse il y avait une dame qui payait en tickets restaurant. "Mon" supermarché accepte deux tickets restaurant par caddie, ou, si on veut, deux tickets restaurant par ticket de caisse. Comme il n'est pas toujours facile - au moins pour certains - d'écouler leurs tickets restaurant, la dame, qui devait en faire partie, essaya d'arriver au plus près du montant des deux tickets restaurant pour ses courses qu'elle paya en deux fois.

C'était donc un peu plus long que si elle avait tout payé en une seule fois. En plus elle avait oublié une boîte de quelque chose qu'elle partit chercher. La caissière nous sourit à nous qui attendions notre tour, en s'excusant pour la dame.

La personne qui se trouvait derrière moi dans la queue parla alors aussitôt des gens sans gêne qui se permettent tout et n'importe quoi. Je me retournai vers elle et vis que c'était l'emmerdeuse de la boucherie qui avait mis dix minutes pour s'acheter un bout de viande de cent dix huit grammes, et je dis à la caissière que ce n'était pas bien grave, qu'elle n'y était pour rien, et que cela pouvait arriver à n'importe qui, et que moi, pour ma part, je n'étais pas pressée du tout, ce qui n'était pas  tout à fait vrai.

A la fin je payai mes courses et rentrai chez moi, préparer un couscous improvisé, que je trouvai bon, car les ingrédients n'avaient pas un arrière-goût d'irrespect pour les autres. 

lundi 10 février 2014

Inquiétudes

Comme sans doute beaucoup d'autres personnes j'ai suivi les tempêtes et leurs ravages, confortablement allongée dans le canapé, et en ayant allumé la télé après le départ de DD en attendant que je doive me lever pour confronter une nouvelle journée devant mon PC.

J'ai vu des images qui dépassent presque l'inimaginable, et j'ai pensé à mes amis et relations de travail en Bretagne et ailleurs, en espérant qu'eux au moins n'ont pas été touchés par les inondations.

J'entendais souvent le vent se lever, ici aussi, vers trois heures du matin, pour ensuite se calmer un peu avec le lever du jour.  Les journées paraissaient relativement calmes; quelques rafales de vent faisaient juste bruisser nos arbres, me faisant lever la tête de mon travail pour voir si les branches volaient.

(Mais non, ce n'étaient que des panneaux de plexiglass en provenance de la terrasse du voisin qui virevoltaient dans le ciel.)

Ce n'est que hier, dimanche, dans l'après-midi, que nous avons enfin eu l'occasion d'aller voir si le mer était aussi déchaînée que certains voulaient prétendre. J'étais très déçue par les vagues qui ne montaient même pas sur la jetée. 

Pourtant, quelque temps plus tôt, j'avais entendu parler d'un marin en détresse qui avait été secouru au large de Fécamp. 

Il est vrai que les mêmes vagues paraissent différentes selon l'endroit d'où on les voit.

C'est un peu comme cette belle maison à St Pierre en Port. Quand on passe sur la route qui passe juste à coté, on se dit qu'elle n'est pas très loin du bord, mais quand on la regarde d'en face, dans les yeux, on comprend pourquoi les volets sont clos, pourquoi la toiture se dégrade, et pourquoi elle n'est même pas squattée. 

Si elle était habitée le jour où la falaise s'est écroulée, quelqu'un a du avoir la peur de sa vie.

En continuant notre tour, nous n'avons rien vu de particulier, et nous nous sommes dits que notre région avait du être épargnée, malgré les coups de vents annoncés. Les routes n'étaient pas remplies d'arbres tombés, ni même de branches cassées.

Le ciel était bleu et le soleil brillait. C'était comme une journée de printemps, alors que nous sommes en février, mois sensé être le plus froid de l'année.

Ce n'est qu'en nous déviant de la route principale à Auberville la Manuel que nous avons vu les premiers gros dégâts.  Un vieil arbre, peut-être un arbre séculaire, s'était brisé en deux. Il était même tombé sur une construction récente en bois, l'abîmant un peu.

En regardant l'arbre de plus près, j'ai compris qu'il était mort de peur. En effet, c'était un vieil arbre cardiaque, son cœur était déjà atteint avant qu'il ne tombe comme foudroyé.



Si Météo Consult a raison, et si une tempête comme celle de 1999 arrive en France ce mercredi 12 février (avec 60% de chance - si on peut parler de chance dans un tel cas), d'autres arbres vont encore tomber. Cela nous fera peut-être regretter les rigueurs de l'hiver.

Et si nous sommes touchés et qu'on nous pose ensuite des questions à la télé, je voudrais qu'on ait autant de dignité dans nos souffrances que ceux qui ont été touchés par les inondations en Bretagne et qui les ont seulement constatées, sans lamentations ni pleurs, mais en admettant les forces de la nature contre lesquelles l'homme ne peut faire que de la prévention, en réfléchissant un peu avant d'implanter sa maison dans des lieux non adaptés.

lundi 3 février 2014

Décruter?

Comme d'habitude, je me fais bouffer par le travail.

C'est encore sur la route que j'ai passé une bonne partie de mon samedi. Cette fois-ci, je n'étais pas au volant et personne ne pourra donc m'accuser de faire des photos en roulant. Quoique...

Ayant fini le coté professionnel de notre déplacement, DD et moi sommes allés déjeuner au Carreau des Halles, une brasserie devenue un lieu d'habitudes en peu de temps.

Nous y avons entendu des voisins de table rigoler en se demandant quel est le contraire de recruter. La réponse était décruter, suivi d'un gros rire.

La Seine était en crue, sans pour autant avoir ni recruté, ni décruté avant.




Les bateaux à quai étaient à l'eau, ce qui est tout à fait normal, mais les voitures à quai y étaient aussi, ce qui l'est moins.




Un peu plus loin, nous avons fait demi-tour pour prendre la Chaussée des Vieux.


Nous nous disions qu'il pouvait être intéressant de voir où menait une rue portant ce nom plutôt inhabituel.


C'était un cul-de-sac!



Au moins, me dis-je quand nous avons fait demi-tour, le cimetière n'était pas au bout.



C'était déjà ça!



Nous promenant ainsi, nous avons fait une quarantaine de kilomètres pour relier Rouen à Duclair, alors que nous aurions pu, en prenant une autre route, en faire la moitié de moins.



La Seine y était plus large que d'habitude, et avait laissé des débris sur la chaussée en se retirant un peu.

L'après-midi passait comme si j'avais été en vacances. 

Tout à l'heure j'ai eu un coup de fil de quelqu'un se présentant comme partenaire du Ministère du Redressement (Im)Productif. Je lui ai répondu que je n'avais rien à lui dire si elle appelait de la part de son ministre, car j'ai du mal à croire à tout ce qu'on nous promet.

Un spécialiste en valorisation du patrimoine me dit l'autre jour que le gouvernement avait fait encore une usine à gaz (c'est du niveau industriel) en proposant leurs lois rétroactives (retoquées par le Conseil Constitutionnel), et que le résultat était des règles générales contrebalancées par des exceptions à tout va.

Bref, bien que je ne puisse pas être d'accord avec tout ce qui se fait, nous ne faisons rien pour que cela n'aille pas. La preuve, nous n'avons pas décruté, nous avons recruté, en plus sans compter sur des subventions pour le faire. Comme la Seine en crue. Voilà pourquoi je me fais bouffer par le travail, et que je n'ai même plus le temps de bloguer. 

vendredi 24 janvier 2014

Les moutons


Je ne peux pas être tout à fait d'accord avec des mauvaises langues qui prétendent que chez DD et HPY on s'occupe plus des animaux que des êtres humains, mais il faut toutefois avouer que les animaux ont beaucoup de droits chez nous.

La preuve, ils semblent s'y plaire.

Je ne parle pas que des chats, mais aussi des araignées qui tissent leurs toiles que nous laissons parfois en place longtemps assez pour que d'autres petites bestioles aient le temps d'y être prises au piège.

Je ne parle pas non plus seulement des cloportes ou des poux de loup, ces crustacés terrestres qui aiment rentrer au chaud en hiver, en espérant y trouver à manger. Les gendarmes ont ces mêmes habitudes.

Des oiseaux sont déjà entrés dans la maison, moins fréquemment bien sûr que des mouches et des moustiques, et sans y rester longtemps.

Il en va de même pour des bourdons que j'aide toujours à retrouver la sortie, tout comme je le fais pour les papillons de jour et de nuit.

Il est déjà arrivé à des escargots de se promener le long des vitres, voir dans l'évier de la cuisine quand ils ont accompagné les salades rentrées du jardin.

Malheureusement il y a aussi les moutons qui s'incrustent, aidés à se multiplier par les chats.

J'ai beau les chasser, ils reviennent toujours se cacher sous les meubles et courir le long des murs.  

D'eux je ne m'occupe pas assez!

lundi 20 janvier 2014

Est-ce le printemps?

Non loin de Yerville et de son château d'eau en fausses pierres se trouve la petite commune de Bourdainville.

Son château d'eau et celui de Yerville se ressemblent comme deux flocons de neige.

De loin, et c'est d'ailleurs de cette façon que je l'ai aperçu il y a quelque temps, et que je me suis dit que je devrais m'en approcher, de loin donc, on peut deviner les mêmes fausses pierres que sur son voisin de Yerville.

Arrivée plus près, sur le parking de la mairie, j'ai pu constater que la ressemblance s'arrêtait à l'aspect des pierres.

Une fausse fenêtre y avait été ajoutée, et des rosiers grimpants montaient tranquillement à l'assaut de la tour.

S'ils continuent de monter, un jour, peut-être, un prince charmant pourra grimper le long des tiges pleines d'épines, afin de secourir la jeune fille en détresse qu'un personnage odieux aura cachée dans ce château, pour lui y faire subir la torture de la goutte d'eau.

Ce samedi, les tiges ne montaient pas haut assez, et comme je suis loin de pouvoir prétendre au titre de prince charmant, la jeune fille imaginaire n'a pas appelé au secours lors de mon passage.

Par contre, ajouté à un soleil que les rares nuages n'arrivait pas à cacher, l'image des rosiers en fleur me donnait l'impression d'être passée de l'automne directement au printemps. La température affichée au compteur de la voiture, sans aucun doute supérieure aux normes de la saison, ne faisait rien, non plus,  pour me mettre sur la bonne voie de l'hiver.

Pourtant, ce matin, il gèle sous un ciel de brouillard. Mais il est vrai, je ne suis plus à Bourdainville, et je ne peux pas affirmer que les rosiers y aient pris un coup de froid, ni que l'eau se soit transformée en glace.

mercredi 15 janvier 2014

Nuages

Il y avait encore des beaux nuages dans le ciel hier matin quand je pris le volant pour la première fois.

Il avait plu dans la nuit, et la route était mouillée.

Certains nuages étaient encore prometteurs de nouvelles pluies.

Au-dessus le ciel était beau. La température extérieure était de 4° quand je suis partie, mais peu après l'ordinateur de bord m'avertit d'un risque de verglas, car la température avait baissée d'un degré.

L'usine de panneaux essayait de faire concurrence aux nuages, sans y arriver. La fumée indiquait des vents venant de la mer.

Ces vents sont souvent signe de pluies à venir. Quelques gouttes d'eau tombèrent sur le pare-brise.

Un peu plus tard les premiers rayons de soleil donnaient déjà une autre couleur aux nuages.

Ceux-ci restaient pourtant comme collés au ciel toute la journée, car à mon retour dans l'après-midi, ils y étaient encore. La température était monté jusqu'à 7° et il ne pleuvait pas.

samedi 11 janvier 2014

Fiskbullar

Aussi loin que ma mémoire me porte en arrière, je n'ai jamais été fan du plat que les suédois appellent "fiskbullar".

Les rares fois que j'y ai goûté, je l'ai trouvé plutôt fade, mais il est fort possible que la cause n'en soit pas le plat lui-même, mais la façon dont il avait été préparé.

C'est un peu comme avec le "lutfisk" que les nordiques mangent à Noël, et qui lui non plus ne figure sur ma liste des plats préférés. La dernière fois que j'en ai mangé, il tombait en morceaux sans goût, et le plat n'était sauvé que par la sauce qui l'accompagnait. Mais j'avoue, c'était sans aucun doute un problème lié à la personne qui l'avait préparé.

Revenons donc à nos fiskbullar.

J'ai deux vieux livres de recettes en suédois. Dans le premier que j'ai consulté, j'ai trouvé mes fiskbullar dans l'index, mais la page que j'avais à chercher se trouvait dans le tome II que je ne possède pas.

Heureusement le deuxième livre m'apportait plus de lumière.

Pour faire des fiskbullar pour quatre personne il faut

750 gr de poisson blanc (colin ou autre)
1 càs de beurre 
20-30 cl de lait froid préalablement bouilli
sel
sucre
poivre blanc
1/2 càs de fécule de pomme de terre
fumet de poisson, sel

Passer trois fois  le poisson au hachoir de viande (une fois vidé et débarrassé des arêtes, bien entendu). Le mélanger avec le beurre et les épices. Ajouter la fécule de pomme de terre et le lait, un peu à la fois, et à la fin, le sel et les épices. Former des boulettes et les faire cuire 10 minutes dans le fumet de poisson ou, à défaut, dans de l'eau légèrement salée.




J'ai fait tout cela, sauf que j'ai utilisé de la truite saumonée et que j'ai remplacé la fécule de pomme de terre par de la maïzena.   Il fallait faire avec ce que j'avais sous la main. 




Bref, ma préparation n'était pas vraiment orthodoxe, mais pourtant, si demain on m'interdit de faire un nouvel article sur mon blog, prétextant que j'ai aujourd'hui commis l'irréparable faute de parler de fiskbullar, à savoir des quenelles, je ne serais pas d'accord et j'appellerais cela de la censure préventive, chose qui ne doit pas exister dans un pays qui prétend qu'il n'est pas une dictature de l'esprit.

Dans ce cas personne ne saurait jamais, qu'aux fiskbullar je préfère un bon jambon et du fromage à raclette, accompagnés de petites pommes de terre, le tout arrosé d'un ruisseau en provenance de la vigne.


Voilà pourquoi je préfère vous le dire tout de suite!

vendredi 10 janvier 2014

Impardonnable





Contrairement à ce que j'ai écrit mardi, il y a une chose que j'ai du mal à pardonner.


Il est vrai que je parlais de défauts mardi, et qu'aujourd'hui je parle d'actes, ce qui n'est pas tout à fait la même chose, sauf si on considère que les actes sont faits par des personnes qui ont des défauts.

Il existe des gens qui  n'ont aucun respect pour les autres, ni pour la nature, ni pour l'environnement dans lequel nous sommes tous obligés de vivre. Vivre ensemble.

Comme vous le savez sans doute depuis le temps que j'en radote, DD et moi aimons bien sortir faire un petit tour en voiture (ce serait mieux à pied, je sais, mais nous avons nos raisons).

C'était donc un jour en ce début d'année que nous avons pris une nos nos petites routes habituelles pour voir si les vents avaient fait beaucoup de dégâts. Ils l'ont.

Et là, nous nous apercevons que des gens pour lesquels il n'y a pas d'autre qualificatif que "connard", avaient cru bien faire en se débarrassant de choses qui devaient les encombrer.

On reconnait ces connards à leur façon de laisser leur détritus en pleine nature, à des centaines de mètres de l'habitation la plus proche - là où ils ne risquent pas de se faire observer par quelqu'un - tout en pensant qu'ils ont trouvé là, la solution idéale à leur problème.

Si les connards peuvent se déplacer jusqu'à un coin isolé de la campagne, les gens moins bêtes peuvent se déplacer jusqu'à la décharge la plus proche. 




J'espère seulement qu'il y a le nom du ou des connards sur les cartons ou sur la valise, afin que ceux qui s'occupent de ces incivilités puissent retrouver les responsables de cet acte de barbarie envers la nature et les bonnes manières de vivre ensemble, et les punir pour leur acte impardonnable, dû à un défaut dans leur personnalité.

Une bonne fessée ne leur ferait pas de mal, mais comme les fessées sont sans doute interdites, il faudra la remplacer par autre chose qui leur fera aussi mal - ou plus.

J'ai du mal à comprendre qu'on puisse encore aujourd'hui se comporter de cette façon, alors que tout le monde est, ou doit être au courant, que le plastique, le métal ne disparaissent pas de la nature en quelque secondes.

Des connards de cet acabit, il y en a beaucoup en Normandie, je peux malheureusement en témoigner. 


mardi 7 janvier 2014

Youpii

L'année pouvait-elle mieux commencer qu'avec un prix et un tag en un seul commentaire?




En même temps qu'Ina m'octroyait le prix du blogueur curieux (ou du curieux blogueur?), elle me mit au défi de répondre aux 10 questions suivantes:

1. Quel est ton style déco?
2. Pour la déco de quelle pièce as-tu mis le plus de tes tripes?
3. A quoi utiliserais-tu de l'argent sans mauvaise conscience?
4. A quoi utilises-tu beaucoup d'argent?
5. De quel bonheur rêves-tu?
6. Quel serait ton plus grand malheur?
7. En quoi es-tu le plus consciencieux?
8. Quel défaut pardonnes-tu le plus facilement?
9. Quel est le meilleur caractéristique chez une femme?
10. Idem chez un homme?

Au boulot hpy!

1. Mon style déco? Simple mais pas minimaliste. De la clarté par des murs de couleur clair, de la couleur par des meubles (dont certains en bois, bien que cela ne soit pas à la mode) et des tableaux. Un ramassis arrivé le long des années et dont je ne me suis jamais débarrassé.

2. Mes tripes? La cuisine, sans doute, car c'est bien là qu'on les prépare. Sérieusement parlant, dans toute la maison, car c'est un ensemble qui ne se décline pas par petits morceaux.

3. Je n'ai jamais mauvaise conscience quand j'utilise l'argent que j'ai gagné à la sueur de mon front; pourtant je ne suis pas dépensière, car je n'éprouve pas l'envie de posséder ce que je crois que mon voisin possède. 

4. Les chats me coûtent cher. Quand je fais mes courses, c'est souvent pour eux d'abord et pour nous ensuite.

5. Je ne rêve pas de bonheur, je suis hpy.

6. Ne parlez pas de malheur! J'applique la méthode Coué pour tout ce qui s'en rapproche.

7. Au boulot, bien que, je l'avoue, je travaille souvent un peu au pif. Bloguer est très sérieux aussi, surtout quand je n'en ai pas l'air, alors il faut que je sois super-hyper-consciencieuse.

8. Un défaut? Chez moi ou chez les autres? L'expérience m'a appris à pardonner beaucoup de choses, et surtout à essayer de comprendre. En plus je suis trop paresseuse pour être rancunière.

9. Même que 10.

10. La droiture, une poignée de main qui vaut plus qu'un contrat élaboré par mille avocats et juristes, et qui sera contesté par mille autres confrères.

J'espère que vous serez nombreux à répondre à ce tag. Cergie, Claude, M&M's, Missive, Thérèse...

dimanche 5 janvier 2014

Dans les pas de Claude





Samedi, DD et moi étions obligés de nous rendre dans la région rouennaise, bien que nous eussions préféré rester à la maison à nous reposer avec les chats. Nos affaires furent heureusement vites achevées, et comme cela faisait déjà longtemps que j'avais envie de retourner au Panorama, haut-lieu d'où on peut bien observer la ville de Rouen, j'ai convaincu DD de m'y conduire.

J'y étais déjà montée il y a des années, mais apparemment ce n'était pas en compagnie de DD, car pour lui cette visite fut la première. C'est donc moi qui ai retrouvé la route pour y accéder.

La vue est connue, car dès qu'on fait un reportage sur Rouen, il se trouve un cameraman pour monter sur la falaise et cibler la Seine et les ponts qui l'enjambent, ainsi que la cathédrale, et les cents clochers de la ville.

Même avant les cameramen, un illustre Claude est monté au Panorama pour y immortaliser la Vue Générale de Rouen. Ce fut en 1892.

L'huile sur toile est exposée au Musée des Beaux-Arts de Rouen depuis 1995.

Sur la toile de Monet on peut s'imaginer la pollution que nous n'avons pas tellement vue lors de notre visite, mais que nous avons sentie, malgré tout, car n'ayant pas passé plus d'une heure et demi dans les environs, j'étais heureuse de trouver, dans ma poche, un vieux paquets de pastilles à la menthe et à la réglisse, afin des chasser les chats qui se trouvaient dans ma gorge.

Je me demande comment j'ai fait pour survivre à Rouen, à l'époque où nous occupions un appartement sur l'Ile Lacroix, celle qui se trouve entre la rive gauche et la rive droite.



Notre premier appartement avait vue sur le Pont Mathilde (ou plutôt sous le pont), celui même qui fut le théâtre d'un incendie il y a plus d'un an, et qui est malheureusement encore fermé à la circulation, ce qui oblige de nombreux personnes à faire des détours plus ou moins longs.

A l'époque où nous habitions l'île, l'emplacement nous convenait bien, car à proximité des lieux que nous fréquentions le plus, que ce soit de façon professionnelle ou pour les loisirs.

Aujourd'hui je suis contente d'habiter une ville moins polluée, et ce bien que Rouen soit, d'après ce qu'on m'a dit, plus propre qu'avant. 

Monter jusqu'au Panorama vaut malgré tout le coup.