
Nos visites familiales du coté de Pargas s'étaient pour ma part terminées dans l'adolescence. J'avais autre chose à faire, comme d'apprendre une langue étrangère pendant deux mois à l'Alliance Française, boulevard Raspail à Paris en 1969, ce qui comprenait aussi - quoique pas officiellement - pas mal de soirées passées au Tabou, rue Dauphine à St Germain-dès-Près.
Ce n'est qu'au moment où mon frère a construit une petite résidence secondaire sur une autre île de l'archipel que j'y suis retournée, il y a une quinzaine d'années.
Un jour, pendant une de ces visites, j'ai eu envie de voir si je pouvais encore retrouver la maison de ma tante Astrid sur l'île d'Attu. DD et moi sommes donc partis à l'aventure, et c'est les
doigts dans le nez - comme beaucoup d'automobilistes - que j'ai fait la route directement, et sans me tromper une seule fois, jusque la maison rouge sur le rocher où j'avais si souvent caressé le chat de la maison, pendant que les grands discutaient en buvant du café.
Nous avons frappé à la porte, et surprise, c'était mon cousin Kalevi qui y habitait. J'avais connu Kalevi, car lorsqu'il était plus jeune, il avait passé un été à Kultaranta. Mais nous n'avions pas gardé le contact.
Kalevi était occupé, mais il a eu le temps de nous conduire vers la résidence secondaire de sa sœur Linnéa, que je n'avais jamais rencontrée.
Une belle amitié s'est liée entre ma cousine, son mari Esko, DD et moi. Depuis une dizaine d'années ils sont venus nous voir en camping-car presque chaque printemps.
Cette fois-ci, c'était à nous de leur rendre visite.