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dimanche 5 janvier 2014

Dans les pas de Claude





Samedi, DD et moi étions obligés de nous rendre dans la région rouennaise, bien que nous eussions préféré rester à la maison à nous reposer avec les chats. Nos affaires furent heureusement vites achevées, et comme cela faisait déjà longtemps que j'avais envie de retourner au Panorama, haut-lieu d'où on peut bien observer la ville de Rouen, j'ai convaincu DD de m'y conduire.

J'y étais déjà montée il y a des années, mais apparemment ce n'était pas en compagnie de DD, car pour lui cette visite fut la première. C'est donc moi qui ai retrouvé la route pour y accéder.

La vue est connue, car dès qu'on fait un reportage sur Rouen, il se trouve un cameraman pour monter sur la falaise et cibler la Seine et les ponts qui l'enjambent, ainsi que la cathédrale, et les cents clochers de la ville.

Même avant les cameramen, un illustre Claude est monté au Panorama pour y immortaliser la Vue Générale de Rouen. Ce fut en 1892.

L'huile sur toile est exposée au Musée des Beaux-Arts de Rouen depuis 1995.

Sur la toile de Monet on peut s'imaginer la pollution que nous n'avons pas tellement vue lors de notre visite, mais que nous avons sentie, malgré tout, car n'ayant pas passé plus d'une heure et demi dans les environs, j'étais heureuse de trouver, dans ma poche, un vieux paquets de pastilles à la menthe et à la réglisse, afin des chasser les chats qui se trouvaient dans ma gorge.

Je me demande comment j'ai fait pour survivre à Rouen, à l'époque où nous occupions un appartement sur l'Ile Lacroix, celle qui se trouve entre la rive gauche et la rive droite.



Notre premier appartement avait vue sur le Pont Mathilde (ou plutôt sous le pont), celui même qui fut le théâtre d'un incendie il y a plus d'un an, et qui est malheureusement encore fermé à la circulation, ce qui oblige de nombreux personnes à faire des détours plus ou moins longs.

A l'époque où nous habitions l'île, l'emplacement nous convenait bien, car à proximité des lieux que nous fréquentions le plus, que ce soit de façon professionnelle ou pour les loisirs.

Aujourd'hui je suis contente d'habiter une ville moins polluée, et ce bien que Rouen soit, d'après ce qu'on m'a dit, plus propre qu'avant. 

Monter jusqu'au Panorama vaut malgré tout le coup.

mardi 16 juillet 2013

Ils sont fous ces terrassiers

Je vous avais raconté, il me semble, mon intention de déplacer le talus (environ 24 mètres de long sur 3 mètres de large et d'une hauteur variant de haut à très haut).

Les travaux avancent.

J'ai remplacé la truelle par un louchet et une brouette plus légère que l'ancienne, car la terre est suffisamment lourde pour que je n'aie pas envie d'avoir un moyen de transport lourd aussi.

La terre est argileuse. Quand elle est sèche, elle est presque aussi dure que les silex contre lesquels le louchet vient buter de temps en temps. Souvent même.

Heureusement, une fois la couche sèche attaquée à la pioche (exclusivement par DD, car cet outil est trop lourd pour moi), l'argile est légèrement humide, simplifiant un peu les travaux.

En creusant, nous avons déjà trouvé une vieille bouteille en verre et quelques morceaux de vaisselle cassée. Cela ne m'étonnerait pas de trouver autre chose encore,  comme au moment où nous mettions à jour un souterrain et que nous sommes tombés sur un trésor.

(Les communes ne se sont pas toujours occupées des poubelles de leurs administrés qui enfouissaient par conséquent leurs déchets eux-mêmes.)

Je ne pense pas finir les travaux cette année, car ils sont presque herculéens, mais avec l'aide de DD, je suis sûre qu'on avancera.

Notre dernier jeu s'appelle jouer aux forçats! 

mercredi 10 juillet 2013

Encore une


Puisque nous étions déjà de l'autre coté de Rouen, je décidai de pousser jusqu'aux Authieux-sur-le-Port-St-Ouen, où je savais qu'on pouvait visiter encore une église.

Ce n'était pas bien loin.

Pour que la commune ait  dans son nom authieu, à savoir autel en patois normand,  on peut supposer que l'Eglise y eut son importance.

En fouillant un peu, j'appris que l'Abbaye St Ouen (encore à visiter) y possédait des terres. Les limites de la commune descendent des hauts de la falaise jusqu'aux rives de la Seine. L'Abbaye y avait un port, à Port St Ouen exactement, afin de transporter, par voie navigable, les grains de blé et de seigle jusqu'à Rouen. Au début du XVII siècle,  quatre aller retours quotidiens furent assurés.

L'origine du nom est néanmoins plus ancienne encore,  car le village se forma autour d'un autel où on célébrait le christianisme dès le IV ou le V siècle. 

L'église St Saturnin, quant à elle, date de deux époques différentes, à savoir le XIII siècle pour le chœur et le  XVI siècle pour le nef.  On y trouve, bien entendu, un autel et aussi plusieurs vitraux, dont certains sont classés.

Pour une fois, je vous montre aussi quelques visiteurs, dont les responsables des photos d'illustration de mes propos.










mercredi 9 janvier 2013

Cuisine portugaise

Récemment nous avons mangé portugais.


L'entrée, des beignets de morue et de gambas, plus du chorizo sur un petit lit de salade, était parfaite pour me mettre en appétit. Un peu petite, me dis-je, mais c'était avant que je ne vois le plat principal.





La cataplana, nommée comme le plat dans lequel elle est préparée, était plus que copieuse. J'ai quand même presque tout mangé, ne laissant à la fin que trois pommes de terre sur cinq.


C'est, parait-il,  un plat typique de la région d'Algarve, et en outre, c'est simplement bon. J'essaierais bien d'en faire une, un de ces jours, bien que je n'aie pas de cataplana pour sa préparation.

Mais tant pis, je n'ai pas de poêle à paella, non plus, et pourtant il m'arrive d'en faire, pas plus tard que lundi soir, d'ailleurs.

Alors, j'y mettrai de l'ail et de l'oignon, des poivrons et des tomates, une feuille de laurier, du sel (juste un peu) et du piment, des lardons et du chorizo, plus des moules et des coques, quelques grosses crevettes et du poisson à chair ferme. Sans oublier le vin blanc. A moins que j'en fasse une au poulet ou au porc, pourquoi pas?




Un dessert très léger, que de l'air ou presque, pour terminer. J'ai bien mangé. Le personnel était sympathique; il s'est même trouvé quelqu'un pour nous prendre en photo, sans qu'on le demande...




Alors quoi dire d'autre? Le prix? Dans les 50 euros par personne, café et vin  compris, en tout cas en ce qui concerne notre choix.

(Arcade Portugaise, Rue Edith Cavell, Ste Adresse)

mercredi 26 décembre 2012

Des grands et des petits

 Il nous arrive d'avoir des balles de vieux cartons à enlever dans un centre Emmaüs. 

Comme les chauffeurs n'aiment pas tellement y aller - c'est vraiment très difficile d'accès pour un gros bahut - c'est très souvent DD qui s'en charge. 

Et il aime bien y aller. La route n'est peut-être pas plus large pour lui que pour les autres, mais là-bas il a le plaisir de rencontrer des gens qui ont encore envie de travailler, en cette période où nombreux sont ceux qui ne font que tirer la couverture à eux-mêmes, tout en tirant à boulets rouges sur les collègues, confrères ou autres.

Ainsi, il n'est pas rare de voir que ceux qui sont en charge de la fabrication des balles leur font une belle couverture. Pour se faire plaisir.

Et quand ils chargent le camion, il mettent la belle couverture vers l'extérieur - pour faire plaisir au destinataire.

Ceux qui pensent aux autres sont des grands hommes.

***

Il y a de nombreuses années, DD et moi avons accueilli un ancien chiffonnier d'Emmaüs dans notre chambre d'amis.

Quelque temps auparavant, cet écorché de la vie avait trouvé du travail et était tombé amoureux d'une femme.  

Mais quand celle-ci avait fini par lui escroquer tout son salaire et beaucoup plus, elle le mit dehors. C'est là que nous sommes entrés en scène en lui proposant un toit provisoire.

La femme l'a appris, et cela ne lui a pas plu. Elle a du se douter qu'il avait trouvé refuge chez nous, et elle a appelé pour savoir où il était - mais j'ai refusé de lui dire quoi que ce soit, car ce n'était pas à moi de le faire.

Elle m'a menacée, elle allait m'envoyer ses gros bras, ou plutôt les gros bras de ses frères, pour tout casser. J'ai tenu bon. Je ne pouvais pas livrer l'ancien chiffonnier à son bourreau.

Mais notre protégé a du se douter que toute cette histoire allait nous créer des ennuis, car il a quitté la chambre d'amis de lui-même, pour se réfugier dans un bistrot chaque soir après son travail. C'est là que la femme, armée jusqu'aux dents, est venue le chercher un soir, car il touchait encore un salaire dont elle avait besoin, elle plus que lui...

Quelque part c'était un grand homme, lui aussi. 

J'ai appris des années plus tard qu'il serait redevenu chiffonnier d'Emmaüs. Je suis sûre que là-bas personne ne pense à lui prendre son argent.

***

Un jour la semaine dernière, en rentrant du travail, DD me demandait si j'avais entendu dire que François Hollande aurait fait retirer le portrait de l'Abbé Pierre du centre Emmaüs qu'il devait inaugurer.

Lui l'avait entendu à la radio, moi je n'étais au courant de rien, car j'avais encore passé mon temps à travailler sans prendre le temps d'écouter ou lire les nouvelles.

J'ai donc fait quelques recherches sur Internet, car cela me semblait tellement énorme, que j'avais beaucoup de mal à le croire.  Pourquoi retirer le portrait d'un grand homme, en outre celui du fondateur d'Emmaüs! 

Mais il n'y avait pas que mon DD qui le disait, il y en avait aussi un autre, et pas des moindres, car l'information venait de l'archevêque de Paris, Monseigneur DD Vingt-Trois.

Retirer le portrait de l'Abbé Pierre, en plus d'un centre Emmaüs, c'est infiniment petit. Minable, pour utiliser un mot cher au premier ministre de celui que ce retrait n'a pas rendu plus grand.  Aucune excuse ne me convaincra du contraire.

***

C'est un honneur de poser à coté d'un portrait de l'Abbé Pierre.


jeudi 7 juin 2012

Rencontre en cuisine

Comme vous le savez peut-être, Nefertiti aime m'aider dans la cuisine. Pire, quand elle estime qu'il est l'heure pour moi de me mettre aux fourneaux, elle vient me chercher en insistant jusqu'au moment ou je cède enfin.

Il y a quelque temps nous avions acheté une aile de raie et deux araignées sur les quais de St Valéry en Caux.

A notre retour Nefertiti a senti les bonnes odeurs qui sortaient des sacs, et je n'ai pas pu faire autre chose que m'atteler à la cuisine illico presto.

C'était bien entendu l'aile de raie qui l'intéressait le plus, mais elle n'a  pas refusé de faire connaissance avec une des araignées que je lui ai présentée.

Pour l'aile de raie elle a du attendre un peu, mais elle y a quand même goûté. Foufou aussi, bien qu'il ne s'intéresse pas à la préparation des plats, lui, mais seulement au résultat. (Moumoune préfère ses croquettes.)

vendredi 20 avril 2012

Une petite crise d'allergie

Je ne suis pas candidate à une élection présidentielle quelconque, mais je suis quand même présidente de mon propre blog, alors je vous dois une explication à mon absence.

J'ai tout simplement chopé une crise d'allergie, pire que toutes celles que j'avais déjà connues auparavant, même la fois où j'ai fini à l'hôpital, sous oxygène, pour avoir voulu plumer un pigeon. (Comme si je n'avais pas pu me contenter de le plumer de ses sous!)

Ca a commencé comme d'habitude, vendredi dernier en début d'après-midi, des éternuements en série et un écoulement nasal déshydratant. Il faut beaucoup boire, quand cela arrive. De l'eau de préférence. Pas de pineau des Charentes. De toute façon, on n'en a pas envie.


Pour ceux qui n'ont jamais connu une crise de rhinite allergique, et qui auraient, on peut le comprendre, tendance à dire qu'une "petite allergie, ce n'est pas bien grave", je vais essayer d'expliquer comment cela se passe.


Après le stade où vous avez utilisé des dizaines, non, des centaines de mouchoirs, sans  pour autant améliorer la situation, vous vous apercevez que votre nez est brûlé, extérieur comme intérieur, par cet écoulement incolore, pire qu'un acide.


Vous arrêtez de vous moucher et vous continuer à remonter grand-père au grenier, sans aucun effort d'ailleurs, car c'est automatique. Vous ne pouvez pas faire autrement. Autant qu'au début ça coulait vers l'extérieur, autant ça coule maintenant vers l'intérieur. Que vous soyez debout ou couché, tête en haut ou en bas, rien n'y aide.

Et si comme moi, vous êtes au jour de votre prise quotidienne d'antihistaminiques, vous n'avez qu'à attendre que ça passe. Espérer, de préférence allongé, car parfois ça aide un peu. L'allergologue que je consulte affirme qu'il n'y a pas que moi le prétend, et pourtant  elle n'y connait pas d'explication.


Samedi, j'ai eu froid, très froid, glacial même, ce qui m'a fait espérer que c'était une grippe. Que nenni. Je n'avais pas de fièvre. 


Dimanche, des douleurs de plus en plus fortes sont venues s'installer, me faisant penser à tout d'une otite à une pneumonie. Le dos, non, les os de la colonne vertébrale, me brûlaient. Mes dents dévitalisées me faisaient mal. Mais toujours pas de fièvre! Alors, c'était toujours cette satanée crise d'allergie. Je commençais à me demander combien de temps cela allait durer, car d'habitude cela ne prend que deux jours de ma vie. J'ai fait annuler par DD une invitation à déjeuner chez des amis - je n'aurais pas tenu le coup - et pourtant je m'étais fait une joie d'y aller.


Lundi pas d'amélioration en vue. Alors j'ai appelé le médecin, mais comme je m'y suis prise un peu tard, je n'ai eu un rendez-vous que pour le mardi soir, ce qui  finalement n'est pas si mal, comparé aux endroits où il faut prendre ses rendez-vous des mois à l'avance.

Mardi je me demandais comment j'allais faire pour avaler ne serait-ce que ma salive, car cela faisait affreusement mal. Pour un peu j'aurais hurlé de douleur chaque fois. Mais comme il n'y avait personne pour m'entendre, j'ai estimé que ce n'était pas la peine de perdre le peu de force qu'il me restait à me plaindre. D'ailleurs, ça ne soulage pas. Ou peut-être que si mais sûrement moins que s'il y a quelqu'un pour vous écouter.


Heureusement je ne pouvais plus me voir, car grand-père me sortait des yeux rouges comme le diable, et collait les cils du haut à ceux du bas, m'enfermant sur moi-même et cette foutue petite crise d'allergie.


Le médecin m'a mise sous corticoïdes. Il n'y a que ça qui peut vous aider, et pourtant c'est un médicament à éviter, autant que possible.

Mercredi matin, après une nuit à perdre des litres d'eau, je pouvais de nouveau avaler sans trop souffrir.  J'ai réussi à décoller les yeux avec un peu d'eau tiède, et j'ai pu voir que le diable commençait à se retirer. Le blanc de l'œil n'était plus rouge carmine, mais seulement rose, strié de rouge. J'avais un mal de tête carabiné, et je toussais toujours beaucoup. Grand-père remontait encore au grenier, un peu moins que la veille, fatigué de ses efforts, peut-être.  Moi aussi.


Jeudi, septième jour de souffrances. Je me suis réveillée les yeux fermés, collés par le grand-père, ce qui est un comble quand on a passe la nuit sans fermer l'œil, éventuel inconvénient des corticoïdes.  Grand-père, ce petit chenapan, avait aussi vidé un tube de colle dans chaque narine, et un troisième dans la gorge, et à un moment, un très long moment, j'ai cru que j'allais suffoquer. Je me suis levée, car je n'avais pas envie de passer les derniers moments de ma vie dans un lit.


Dans la journée, mes contacts téléphoniques étaient de plus en plus nombreux à me demander comment j'allais, ma voix n'étant pas comme d'habitude. Je l'ai usée à expliquer ce qui se passait. 


Aujourd'hui, vendredi, en début d'après-midi la semaine sera bouclée. Je suis quasi aphone. (Heureusement on n'a pas besoin de parler pour écrire, mais je ne sais pas comment faire pour appeler le médecin...)


Je  ne vous dis pas "à demain", mais "à un des ces jours, peut-être".


N'oubliez pas d'aller voter dimanche!

lundi 21 novembre 2011

Harenguer

Samedi nous devions nous rendre dans la région rouennaise pour voir des travaux sur des cylindres d'une machine à papier, mais un coup de fil matinal a changé nos projets.

Nous sommes donc allés rendre une carte à Gorby à Yvetot, avant de bifurquer vers Dieppe où avait lieu la fête du hareng.

Il était encore plus impossible que d'habitude de trouver une place pour la voiture près des évènements; la notre a donc trouvé place suffisamment loin pour nous permettre d'entamer une bonne promenade.

Vous me suivez?

Pour transporter des harengs il vaut mieux un camion frigorifique. Celui-ci allait-il faire l'affaire?

Encore fallait-il trouver les harengs!

jeudi 3 novembre 2011

Oups

En partant des Ecluses, nous avons décidé de monter sur la falaise afin de voir ce qui se cachait là-haut. Et une fois arrivés là-haut, j'ai trouvé le chemin qui mène vers la maison de retraite. Oups!

Ce n'était pas là que je voulais aller, mais au panorama des deux amants.

Je vous ai déjà parlé de la légende des deux amants, tout au moins d'une des versions qui circulent.

La version dont on parle sur la Cote des deux amants et légèrement différente. 

"Jadis avint en Normandie une aventure mut oïe de deus enfantz qui s'entreamerent..."

Et on devine la suite, une histoire à la Roméo et Juliette.  Mais non! Pas cette fois-ci.

Le seigneur de Pîtres (oui, il méritait son nom), avait une fille unique dont il ne voulait pas se séparer. 

Alors, pour dissuader les prétendants il promit d'accorder la main de sa fille à celui qui d'un trait pourrait porter la jeune fille du bas de la falaise jusqu'en haut. C'était une bien bonne blague, se dit-il, sûr de pouvoir garder sa fille auprès de lui.

La jeune personne avait un prétendant qu'elle aimait fort, le fils d'un comte de la région. Les deux jeunes s'arrangèrent pour trouver des plantes médicinales et  faire un philtre, non pas d'amour, mais qui donnerait au jeune homme la force nécessaire pour accomplir la lourde tâche.

Ce qu'il fit. Sans aucun problème.

Mais une fois arrivé au sommet de la falaise, la jeune fille dans les bras, il tomba inerte sur le sol. Il était mort. (Cela arrive quand on se dope.)

Et la jeune fille rendit l'âme afin d'accompagner son amoureux.  Certains disent qu'elle se jeta de la falaise, d'autres que non. Mais le résultat était le même. 

Le comte de Pitres, qui n'avait plus du tout envie de rire, fit réaliser un cercueil en marbre pour ensevelir les deux jeunes personnes sur la cote qui prit ensuite le nom de Cote des deux amants. 

Une prieuré y fut construit au XII° siècle; en 1652 celle-ci  fut transformée en  couvent des Génovéfains. Et celui-ci a désormais été transformé en maison de retraite. Oups! 



samedi 20 août 2011

Par où commencer?

Il y a près de quatre mois, les pavaillais nous ont offert un chèque restaurant en guise de cadeau d'anniversaire.

Jusque là nous n'avions pas eu le temps d'aller déguster le menu gastronomique qu'ils nous avaient choisi.

Maintenant c'est chose faite, et pour le prouver, voici un pot-pourri de photos de ce que nous avons mangé.

Tout n'y figure pas, ni les amuse-bouche, ni le fromage, ni le café avec ces petits gâteaux.

Merci les pavillais pour ce coup de pouce à notre régime eau et pain sec.

Et merci au pique-assiette d'avoir vidé le plat.

vendredi 1 juillet 2011

J'ai fait le mur


Voilà! J'ai appliqué de l'enduit décoratif sur un des murs du living. Celui où il y a la cheminée.

Bien entendu je ne l'ai pas fait selon les instructions et recommandations du fabricant, mais à ma manière, à la spatule. Splash!

Pourtant je ne suis pas entièrement satisfaite du résultat. C'est la couleur qui ne correspond pas à mes attentes. Trop orangée, bien que beaucoup plus claire que sur la photo, une fois l'enduit bien sec.

Mais ça plait à DD. Alors, ça reste. Je n'ai qu'à m'y habituer.

Pour les autres murs on verra. Je n'ai pas encore pris la décision, mettre de l'enduit décoratif ou pas, ou seulement peindre - mais en tout cas la couleur sera plus neutre.

***


La couleur est malgré tout légèrement moins orangée une fois l'enduit bien sec.

jeudi 28 avril 2011

Celebrating my birthday


Yesterday DD must have given me a day off, as there was no place for me in the office. DD was playing Freecell at my desk, while Nefertiti was busy with more important things, like orders coming in from the customers. (I still kept the phones in my pockets.)

As the mason hadn't yet decided to come, I choose to paint the ceiling beams in the future kitchen/dining room. I hadn't done it for years, so they were in need of some make-up. I know, they need it also in the living-room, but that's too much for one day.

Next year, maybe.

***

Thanks to all of you who remembered my birthday by messages on my blog or on Facebook, by mail or by other means.

mercredi 20 avril 2011

Waiting for rain

It's very dry. No rain for weeks, maybe months. Yet the grass grows much too fast. I'm expecting the gardener this week. Somebody has to mow the lawn, and we're much too busy working (as you can see on the photo) to do something in the garden.

Olga called me early in the morning, telling me that the snow is slowly melting away in Helsinki. With all the snow they've had, they won't be suffering from lack of water.

Our old rain water collector is far from being empty. We're lucky to have it. So many of them were destroyed at the time when water pipes were drawn to every house.

Of course I'm hpy not to have to drink the rain water like they did before. Wine is better...

vendredi 1 octobre 2010

Oh ma tête

Quand il m'arrive de demander à mon entourage "A quoi penses-tu?" et que j'obtiens la réponse "A rien!", je suis toujours aussi incrédule et étonnée, car ma tête à moi a la particularité de ne pas s'arrêter de penser. C'est au moins l'impression qu'elle me donne, mais bien entendu, il est possible que je me trompe. Elle aussi le fait.

Si je n'apprécie pas quelqu'un, ma tête essaie de comprendre, afin de ne pas juger sans connaître les circonstances atténuantes. Ceci m'évite de détester ou de haïr, et rend la vie plus facile.

Par contre, si j'apprécie quelqu'un, ma tête pense à autre chose.

Quand je ne dors pas la nuit, ce qui est fréquent en ce moment à cause de ce fichu boudin qui a poussé à mon cou depuis un mois, et qui me gène de jour comme de nuit, ma tête se met à réfléchir, ce qui sauve mes nuits, car au moins je suis occupée à quelque chose d'intéressant.

Comme avant, il m'arrive d'écrire des histoires de cormorans et autres dans la tête, tout en rigolant silencieusement afin de ne pas perturber le sommeil de DD (et des chats s'ils sont là).

Il m'arrive aussi de penser à des choses plus sérieuses, comme à la vie et à la mort - ce qui n'est pas nouveau, non plus.

Ma tête avait depuis longtemps déjà calculé les probabilités de la cause de ma mort future à 50/50 par une maladie cardiovasculaire (du coté de la famille de ma mère) et par le cancer (du coté de la famille de mon père), en faisant abstraction des possibilités de mort par accident domestique ou routière, ou toute autre cause possible. Il ne faut pas trop compliquer la vie de sa tête quand-même!

Depuis que deux tiers des enfants de mes parents arrivés à l'age adulte sont morts de maladie cardiovasculaire, ma tête a été obligé de refaire ses calculs, et en faisant appel à diverses théories sur les statistiques et la probabilité, elle est arrivé à un autre résultat, qui lui n'a plus rien à voir avec 50/50.

Quand au moins de juin on, à partir du radiologue chez qui on m'avait envoyé pour un examen de routine et qui a voulu qu'on fasse des examens plus approfondis, en passant par le généraliste qui le premier a lâché le mot cancer en parlant plus de risque que de probabilités, jusqu'au chirurgien qui a décidé d'opérer et de retirer ce qui avait intrigué le radiologue, afin de savoir ce qu'il en était, ma tête aurait du être conforté dans son idée sur les raisons de ma mort future.

Encore plus, en écoutant le chirurgien énumérer toutes les raisons qu'il y avait pour que l'opération se passe mal, dire qu'on allait faire une biopsie pendant l'intervention afin de savoir s'il fallait retirer plus que prévu, et que si jamais c'était un cancer on pouvait tout de suite commencer le traitement par chimio avec de bons résultats, j'aurais du - il me semble - être inquiète.

Mais il n'en était rien, et je me demande si c'est parce que ma tête avait déjà calculé une probabilité beaucoup plus grande que celle annoncée par les médecins qu'elle ne s'est pas affolée. Elle le savait déjà! Il n'y avait rien de nouveau!

Je me suis pourtant dit, qu'en expliquant ainsi aux futurs opérés toutes les choses qui peuvent mal se passer, les médecins - tout en se préservant, car il font signer une décharge qui dit qu'on a tout compris et qu'on l'accepte - font peur aux patients. Trop peur même à certains pour qui l'annonce d'une éventuelle maladie grave arrive comme un choc.

Depuis l'opération il y en a qui veulent tout savoir, on discute et on parle. C'est ainsi que ma tête a été conforté dans cette idée qu'elle avait, à savoir que trop expliquer peut nuire à certains. Ainsi il n'en a pas fallu beaucoup pour qu'un jeune homme se jette sous la première voiture venue afin de ne pas mourir de la maladie qu'il n'avait pas. Il a fallu toute la persuasion d'une famille aimante pour qu'il accepte d'attendre les résultats de l'opération. Il va très bien aujourd'hui!

Je me rappelle mon beau-frère H, mort d'un cancer fulgurant sans le savoir et heureux de sortir sous peu de l'hôpital où je lui ai rendu visite quelques jours après son opération "de routine". Les médecins avaient - en accord avec sa femme, ma sœur - préféré ne rien lui dire afin de ne pas gâcher ses derniers jours. Je pense qu'ils ont bien fait, car il n'a jamais eu le temps d'avoir ni peur, ni mal.

Mais où voulais-je en venir? J'ai du m'endormir trop tôt pour que ma tête finisse sa pensée, mais en tout cas, j'espère la garder encore longtemps, car ce qui me fait plus peur que de mourir, c'est sans doute de la perdre. Et pourtant, quand on ne l'a plus, on ne s'en rend pas compte, parait-il!

***

PS. A part le boudin je vais très bien. Ma tête aussi.

mardi 14 septembre 2010

Bulletin médical

Il est temps de publier mon bulletin médical.

N'ayant pas le droit d'exposer l'entaille dans mon cou aux rayons du soleil, je me promène avec un vieux foulard autour dudit cou, ce qui n'est pas vraiment très agréable quand il fait chaud, et provoque en outre des commentaires dans le style "mal à la gorge?", ce à quoi je ne peux répondre que par la positive avant d'expliquer qu'on a failli me décapiter, mais que je suis comme les mauvaises herbes, difficile à détruire.

Les gens font alors un commentaire qui me sape le moral car ils disent : "Il parait que c'est très long à guérir."

L'autre jour on m'a même dit que j'avais "vraiment une sale tête en ce moment". (Je suis pourtant heureuse d'en avoir une, même sale...)

Pour compléter ce bulletin je peux ajouter que je dors mal la nuit, quand j'arrive à dormir, et que je passe par conséquent ma journée à bailler, ce qui fait mal, car ça tire sur l'entaille.

Un peu dur à avaler, tout ça, mais je fais avec, comme on dit, car de toute façon, je ne peux pas faire autre chose.

A part cela, je vais aussi bien que mes vieux os le permettent.

Voilà, c'était mon bulletin médical.

lundi 6 septembre 2010

Décapitée

Je me présentai devant le pharmacien qui me connaissait bien. N'y allais-je pas régulièrement?

Mais que vous est-il arrivé avec cette belle cicatrice dans la gorge? Vous avez failli perdre la tête?

C'est une longue histoire lui répondis-je.

Imaginez-vous, une nuit, je dormais dans le grand lit à coté de DD et des chats, lorsque des fantômes entrèrent par la fenêtre que j'avais laissée entrouverte malgré les protestations véhémentes des chats et de DD.

Les fantômes m'agrippèrent, et dans le but de garder l'histoire décente ils jetèrent un drap sur mon corps avant de l'emmener, pendant que DD et les chats continuaient de rêver.

Un passant aurait ainsi pu me prendre pour l'un deux, tellement nous nous ressemblions maintenant, bien que leurs draps à eux fussent blancs, et le mien bleu comme la peur.

C'était des fantômes de la Cote du Gibet, qui ayant bien festoyé voulurent se remémorer le bon vieux temps, celui où on avait encore le droit d'y pendre des gens.

Ils m'emmenèrent ainsi tout en haut de la Cote du Gibet afin de m'y pendre haut et court.

Or, depuis l'abolition de la peine de mort ils n'avaient pas beaucoup travaillé, et ils oublièrent la grosse corde réglementaire au pied du lit, où DD la trouva le lendemain matin.

Peu importe, le fil de la clôture électrique du champ voisin ferait aussi bien l'affaire, et tant pis si les vaches se dispersaient. Ce n'était pas de leur ressort.

Ils passèrent donc un nœud coulant autour de ma gorge.

Hélas pour eux, dans leur précipitation ils oublièrent de me ligoter; alors dans un dernier sursaut, au moment même où mes bourreaux retirèrent le tabouret de sous mes pieds, je pus passer mes deux pouces entre mon cou et le fil pour écarter celui-ci.

Je ne fus pas rapide assez.

Le fil fit une belle entaille dans mon cou, et je me trouvai maintenant suspendue à la plus grosse branche d'un vieux chêne, me tenant par le fil électrique et ayant plus ou moins perdu la tête.

N'ayant pas dans ma poche un sparadrap à coller sur ma blessure béante, je me mis à la recherche d'une pharmacie de garde mais n'en trouvai pas.

Une petite lumière dans une fenêtre marquée Tatouages et piercings attira mon regard. J'entrai dans la petite échoppe et mes fis mettre un collier d'agrafes au cou. C'était mieux que rien, bien que pas très esthétique à mon goût.

Mais quand le tatoueur voulut me tatouer aussi, je pris le jambes à mon cou et voilà pourquoi je me tiens maintenant devant vous.

Je n'ai point d'ordonnance mais, cher Pharmacien, j'espère bien que vous avez ce qu'il faut, pour me permettre de retrouver mes esprits au plus tôt.

***

Je suis rentrée de mon absence programmée que l'histoire ci-dessus est sensée expliquer (?) mais pas encore dans un était qui me permettrait de passer beaucoup de temps devant mon bureau. J'essaierai (?) de faire un post tous les jours - j'en ai encore en stock - mais ne comptez pas trop sur mes visites - les fantômes m'ont bien eue.

***

Un grand merci à Christine, Bruno et Didier qui m'ont envoyé le magnifique bouquet de fleurs, à Vanessa et à Yé-yé qui se sont déplacés pour me voir malgré leurs gros soucis, et bien entendu à DD qui, me remplaçant au bureau a aussi trouvé le temps de venir me voir à la clinique midi et soir.

jeudi 24 décembre 2009

Vœux

Moumoune se joint à moi
- de gré ou de force -
pour vous souhaiter
un réveillon de Noël
de tonnerre!

lundi 29 juin 2009

Le milieu

DD derrière le volant et Hpy derrière l'APN tournaient en ville à la recherche d'une réalité, une histoire sérieuse pour le blog jusque moment où Hpy a constaté que leur voiture était comme ses histoires, du modèle sans queue ni tête! CQFD

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DD ratin ja Hpy kameran takana kiertelivät kaupunkia tositarinan, vakavan kertomuksen haussa, kunnes Hpy huomasi että heidän autonsa on kuin hänen blogikirjoituksensa, kummassakaan ei ole päätä eikä häntää! MOT

mardi 11 novembre 2008

Mademoiselle pue

J'avais déjà écrit le premier chapitre de mes mémoires, mais en finnois, avant de laisser tomber la suite.


Ce chapitre traitait de ma naissance, car il faut commencer par le début quand on parle de soi.

J'avais aussi parlé de mon nom, notamment de son abréviation, qui a donné nom à ce blog. Mais je l'avais fait en anglais, car certaines choses ne sont pas traductibles.

Ensuite j'aurais sans doute du parler de mon enfance pour suivre un ordre chronologique, mais pourquoi faire dans l'ordre ce qu'on peut faire dans le désordre?

Alors, aujourd'hui je vais parler de Mademoiselle Pue, une immigrée.

Quand je suis venue en France en 1977, c'était pour travailler avec Peter et Lyliane, deux autres immigrés, le premier venant de Suède et la seconde du département du Nord, nos autres collègues étant principalement des Français des quatre coins du monde.

L'accueil était chaleureux, mais il faut quand même noter que certains, et je dirais surtout ceux dont on aurait pu attendre de la courtoisie par leur fonction, prenaient un malin plaisir à m'appeler Mademoiselle Pue tout en arborant un sourire angélique.

Mon nom de famille (Pyy) se prononce ainsi en finnois, mais tout le monde - sauf les plus courtois qui tenaient à le prononcer correctement en finnois - disait pi, trois quatorze-cent-seize, en adoptant la prononciation française.

Mais quand on a eu un grand oncle des plus sarcastiques dans la famille, même si on ne l'a jamais connu, on n'en souffre pas. On apprend à en sourire, tout comme la Lily de Pierre Perret.

Plus dans le désordre dans un prochain chapitre! Un autre jour! Quand j'aurais de nouveau envie de me déshabiller! (Quoique, je le fais sans doute un peu tous les jours. Un blog personnel est une psychothérapie moins onéreuse que d'aller chez un réducteur de têtes. J'ai toujours voulu me comprendre, apprendre à me connaître, savoir comment et pourquoi je fonctionne, car le jour où je le ferai, je comprendrai aussi un peu les autres.)

mercredi 27 février 2008

F for Felonious


I Felt like imitating Mr England with his E for England the Former week, but the problem is, I have never been Miss Finland, nor Miss France!

And lying is Forbidden. Or is it? Finally, why make such a Fuss about it?

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I almost Forgot. Mari from Kameravene gave me an E on Monday. Even though the E came Five days too late for last week's ABC Wednesday I wish to Formulate her my Full gratitude!



I'm still Fiddling with the thruth. The E is for HPY bis.

(Do visit Mari's blog. She has beautiful Fotos From the Gulf of Finland.)