Fermeture annoncée
La nouvelle est tombée plus tôt cette semaine. L'usine à papier M-Real d'Alizay va fermer, faute d'avoir pu conclure un accord avec l'un ou l'autre des deux derniers repreneurs potentiels, un français et un thaïlandais.
J'ai vu l'usine à papier monter en 1989 sous le nom d'Alipap, à coté de l'usine à cellulose (pâte à papier) déjà en fonction depuis le début des années 1950, d'abord sous le nom de SIC avant de devenir Alicel, et avant de fermer l'année dernière.
Le site est ensuite passé dans les mains du suédois MoDo, puis acheté par le finlandais Metsäliiton Teollisuus, devenu M-Real par la suite.
A Alizay on fabrique du papier pour écriture, notamment pour faire des ramettes de feuilles A4.
Mais de ce papier, nous n'en utilisons plus beaucoup, nous envoyons nos courriers par internet pour faire plaisir à ceux qui pensent que fabriquer du papier est une des causes de la déforestation, et pourtant on utilise de moins en moins de bois pour le faire.
Il faut peut-être dire qu'il faudra malgré tout toujours utiliser aussi du bois comme matière première, car les fibres du papier recyclé ne peuvent être utilisées qu'une petite douzaine de fois avent de disparaître, devenues beaucoup trop minuscules.
Le papier pour écriture, c'est comme le papier journal, on en a de moins en moins besoin, car l'informatique, internet est passé par là.
Mais qui va payer tous ceux qui, comme le mari d'Isabel (non, Isabel n'est pas une bloggueuse), se trouveront sans emploi une fois l'usine M-Real d'Alizay définitivement fermée? Le Pôle Emploi?
Elle n'est pas belle la vie?
Il faut sans doute ajouter que les usines à papier (impression, écriture, journal) licencient, réduisent leur capacité et ferment partout. Le cas M-Real à Alizay est loin d'être unique, il est juste plus près de moi.

