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dimanche 3 mai 2015

Merci

J'étais toute étonnée, comme chaque fois que je me rends compte que quelqu'un pense à moi. 

Non seulement étais-je étonnée, mais aussi très reconnaissante. 

En plus d'avoir pensé à moi, la personne qui l'avait fait, avait fait le lien entre moi et un oiseau noir, mal aimé des pêcheurs, qui prétendent que cet oiseau - pas si rare - décime les bandes de poissons qu'ils souhaiteraient pêcher eux-mêmes.

Cette personne avait obtenu, je ne sais comment et cela ne me regarde pas, un dessin*) d'une autre personne encore, inconnue de moi, mais qui elle aussi avait pensé à l'oiseau mal aimé de certains pêcheurs - mais pas d'un groupe de blogueurs qui avaient pu faire sa connaissance quelques années plus tôt.

Un sympathique poème complétait l'image (et au dos une explication, entre autres).

Je l'ai aussitôt imaginé encadré, accroché au mur à coté (ou plutôt en dessous) d'un oiseau plus petit, et de deux autres êtres qui me sont chers.

A la première occasion, direction le magasin où je pensais pouvoir trouver le cadre adéquat, et aussitôt rentrée, un peu de bricolage, quelque trous par ci par là, et l'oiseau noir trouva la place qui sera dorénavant la sienne.

Près de la porte d'entrée, il me rappellera l'amitié chaque fois que je passe par là.

Merci! 

***

*) Etegami de Debbie

vendredi 18 avril 2014

The Easter Cat

HPY Easter  is what this magnificent Easter Cat imagined and designed by the great SusuPetal wishes all of you!  May I and my cats join the Easter cat in its wishes, and hope for a great Easter for all my friends and ennemies.

***

SusuPetal, I'm sorry I didn't ask you the permission to publish the cat (and its wonderful wiskers) - I just didn't have the time. May your Easter be as sunny and as good as your card is fabulous. I'll contact you privately later. 

dimanche 3 novembre 2013

La dernière exposition

Vendredi soir, le jour de la Toussaint, nous étions invités au vernissage de l'exposition d'art et d'artisanat local, organisée comme depuis plusieurs années par Maurice Lorcher et sa femme.

Ayant été retardés ailleurs, nous n'avons pas pu assister aux discours habituels, mais nous avons malgré tout appris, par une Jeannine qui en avait gros sur la patate, que c'était la dernière exposition dans ce genre organisée à Senneville sur Fécamp.

En effet, ces événements ne seraient pas rentables assez pour que la commune continue à mettre un local à disposition des organisateurs.

Ayant quitté une Jeannine fort remontée, j'ai fait le tour des exposants.

J'ai ainsi longtemps discuté avec Monsieur et Madame Loisel qui ont un atelier à Ste Hélène de Bondeville. On peut d'ailleurs le visiter. Ils y font des vitraux d'art, et des travaux dans le style Tiffany.

A une autre occasion j'avais déjà admiré les falaises d'Etretat, exécutées par Armand Loisel, et j'ai appris que l'œuvre était parti en Autriche.

Cette fois-ci, c'est un voilier qui a capté mon regard.  Il y en avait même plusieurs, mais celui déployant ses voiles blanches devant la falaise m'attirait particulièrement.

J'aurais bien pris ce bateau pour rentrer à la maison, mais j'ai un gros souci, je ne sais plus où mettre toutes ces belles choses qui m'attirent.

Il y avait aussi des œuvres de taille moins importante, et je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter un petit vitrail dans les tons feuilles d'automne, représentant deux oiseaux, des inséparables peut-être, et signé Arlette Loisel. Il est aujourd'hui suspendu dans l'ouverture entre la cuisine et la salle à manger, mais je ne sais pas encore si c'est sa place définitive.



Le voilier me tente toujours...

vendredi 14 juin 2013

Entre voisins

Il n'y avait plus de vitraux décoratifs dans l'ancienne église de Ste Hélène de Bondeville, mais au Centre culturel il y en avait quand même.

Les Vitraux Loisel de Ste Hélène de Bondeville, venus en voisins, exposaient entre autres travaux à la Tiffany et au plomb, un paysage des falaises d'Etretat (un autre voisin), tandis que d'autres artisans (artistes) du coin et de plus loin, nous montraient leurs œuvres de peinture sur verre, de gravure et de sablage, ainsi que d'autres objets décoratifs en verre, dont j'ai apprécié certains plus que d'autres. Il est vrai que des goûts et des couleurs on ne discute pas.  Gustibus et coloribus non est disputandum.

A l'extérieur, un petit chat était en fabrication.




mercredi 12 juin 2013

La troisième église du dimanche dernier


Avec la visite de l'église St Pierre (ou Notre Dame de l'Assomption) d'Elétot, nous étions arrivés à saturation dans le domaine religieux, au moins pour cette fois-ci.

Nous avons donc continué notre route vers Ste Hélène de Bondeville et son église (mais oui!!!), qui   n'en est plus une (mais non!!!).

En effet, elle a été vidée de tout son mobilier de culte, et transformée en Centre culturel.

S'y tiennent régulièrement des expositions d'art. Jusque là, je n'avais pas eu l'occasion de m'y arrêter.

Cette fois-ci, j'étais décidée d'y traîner DD, car elle (ou il) était ouvert(e) à une exposition-vente: L'Art du Verre.

Non loin de la porte d'entrée (et de sortie, car il n'y en avait qu'une, et elle faisait les deux), nous sommes tombés sur le stand de Francis Lefèvre, souffleur de verre au chalumeau.

Nombreux étaient les visiteurs qui s'attardaient devant son stand, tellement il était intéressant - et impressionnant - de voir prendre des formes différentes un tube en verre, d'abord chauffé, ensuite soufflé, de nouveau chauffé, et encore soufflé, pincé et ainsi de suite, afin de devenir un objet décoratif.


L'atelier de Francis Lefèvre se trouve à Vesly, dans l'Eure. On peut le visiter sur rendez-vous.

lundi 10 juin 2013

St Sauveur d'Ecretteville-sur-Mer

Comme je me plains toujours de tomber sur  porte close quand je souhaite visiter une église ou une chapelle des environs, il ne fallait pas que je loupe l'occasion d'entrer dans l'église St Sauveur d'Ecretteville-sur-Mer,  dont la porte s'est ouverte dimanche pour la manifestation "Les églises de nos villages se racontent", surtout que je n'avais pas loin à aller.

Comme beaucoup d'autres églises du coin, celle-ci est construite en brique et silex. Sa construction commença au XII siècle pour s'achever cinq siècles plus tard.

Aujourd'hui on construit un pavillon en quelques jours... durera-t-il autant que cette église, c'est une autre question.

En voyant deux prie-Dieu, vieux et usés, j'ai pensé à Didier. L'autre jour, en lui rendant visite, nous avons, à un moment donné,  parlé de mobilier d'églises, et donc aussi de prie-Dieu. 

Son fils, et l'amie de celui-ci, qui étaient aussi sur place ce jour-là, ne connaissaient pas le prie-Dieu. Nous aurions peut-être pu leur dire qu'il s'agit de chaises pour des gens qui ont des jambes très courtes, mais l'explication de Didier était beaucoup plus correcte.

L'église d'Ecretteville-sur-Mer abritait aussi une petite exposition d'œuvres d'un artiste local, Roger Guérrant (1930-1977), dont la tombe, ornée d'une sculpture représentant un arbre renversé, faite par l'artiste lui-même, se trouve dans le petit cimetière à coté de l'église.

D'après sa fille, que était sur place pour nous dire quelques mots sur son père, celui-ci fut au départ influencé par les œuvres de Raoul Dufy, et il est certain qu'on peut voir cette influence sur la toile représentant la plage de St Pierre-en-Port à une époque où celle-ci était encore accessible aux voitures.

Notre peintre local,  Jef Friboulet, compta aussi beaucoup pour lui.

Dans l'église j'ai aussi noté un charmant bénitier sans eau, et un confessionnal transformé en garde-livres, et par la conférencière j'ai appris que Ecretteville-sur-Mer compte environ 120 habitants, qu'autrefois il y avait quatre ou cinq fermes, mais qu'il n'y en a plus.



mercredi 10 avril 2013

Déclaration de patrimoine

Comme on va bientôt obliger tous les élus - et par la suite tous les hommes et les femmes publics et privés - de publier leur patrimoine, je vais anticiper la future loi et vous dire ce que je possède.

Comme vous vous en doutez peut-être, puisque je vous en ai montré des photos, je possède une maison. Enfin, pas tout à fait, car je n'en possède que la moitié. Je ne l'ai pas fait estimer, n'ayant pas l'intention de vendre dans l'immédiat. Je pense d'ailleurs que j'aurais du mal à vendre, si la personne qui possède l'autre moitié ne souhaite pas vendre sa moitié à la même personne - et en même temps que moi- et j'en conclus donc que ma demi maison ne vaut que dalle.

Je possède aussi la moitié d'une 407 et la moitié d'une 207 qui ensemble font la moitié d'une 614, ou si vous préférez une 307 - ce qui n'existe pas, et par conséquent n'a pas de valeur.

Je n'ai plus de compte bancaire à l'étranger. J'avoue, j'en ai eu plusieurs, dans au moins deux pays, même avant d'en avoir un en France, mais je pense qu'il y a prescription. En tout cas, il n'y a pas eu fraude fiscale, car l'argent qui y était déposé n'avait jamais transité par la France. Et surtout, ce n'était ni en Suisse, ni à Singapour. (Comment feront les Suisses pour ne pas se faire tirer les oreilles s'ils ont un compte ou deux chez eux?)

Bien sûr, j'ai un compte courant, et je pourrais toujours prétendre comme le ministre du redressement productif  (qui dit qu'il en a deux) qu'il n'y a même pas 1000 € dessus, surtout que je gagne sans aucun doute moins que lui. Après vous me croirez, ou vous ne me croirez pas - comme certains élus, je n'en ai rien à cirer. Le montant est de toute façon variable en fonction des entrées et des sorties, et je n'ai pas l'intention de modifier ma déclaration au fur et à mesure.

J'ai quelques rares actions dont la valeur dégringole encore et toujours et que je ne vendrai que si elle fait le contraire - aujourd'hui elle doit avoisiner les 0. J'espère juste qu'elle ne descendra pas en dessous.

A part du respect à certains, je ne dois rien à personne, même pas au fisc, mais Joseph me doit 200 francs depuis la fin des années 1980. Cela m'étonnerait qu'il me les rende un jour, même sans les intérêts.

J'ai pourtant quelque chose d'une valeur inestimable. Quelques dessins de Maxime.

***

Je serais bien contente si nos élus pouvaient déclarer un patrimoine plus important, car comment peuvent-ils prétendre s'occuper des finances d'un pays, s'ils n'ont jamais appris à faire fructifier leur propre argent...

mardi 9 avril 2013

Familles autorisées ou pas

Ça fait du bien d'être en vacances... même si ce sont des vacances seulement des blogs.

Je ne peux pourtant pas m'empêcher de relever un détail de l'actualité, à savoir ceux qui porteurs d'un t-shirt  à l'effigie d'une famille hétéro-parentale,  se seraient fait verbaliser  dans le Jardin de Luxembourg le lundi de Pâques.

Comme ce jour coïncidait avec le 1° avril, on aurait pu penser à un poisson d'avril, mais apparemment ce ne serait pas le cas, ou plutôt les cas, car ils auraient été nombreux.

Je ne sais pas de qui en vient l'initiative, mais je vois mal en quoi le port  d'un t-shirt avec le dessin d'une famille hétéro-parentale est illégal. Quel est le texte de loi qui l'interdit et qui a donné instruction à la police de procéder aux verbalisations? (Cela m'étonnerait que des gardiens de la paix (peu importe comment on les appelle aujourd'hui) en aient pris l'initiative sans ordre venant de plus haut.)

Il serait intéressant de le savoir, afin de connaître par la même occasion d'où viennent ces relents de totalitarisme et de dictature.

Si tout ce qui se dit au sujet de ces attaques à la liberté de s'exprimer par son habillement est vrai, c'est extrêmement grave, car demain on pourra nous interdire beaucoup d'autres choses, et nous serons tous obligés de montrer notre attachement à la pensée unique, celle du pouvoir, si nous ne voulons pas finir en prison, voir être exécutés.

***

Sur le dessin, on peut voir une famille composée de deux chats et deux lapins humanisés.  Tous ont cherché des œufs dans le jardin pendant que sonnaient les cloches de Pâques.  Je me demande si le dessin de Maxime pourra être interdit, lui aussi! Peut-être me verbalisera-t-on pour l'avoir montré.

mardi 2 avril 2013

De l'art

par Maxime.

lundi 11 mars 2013

Lottovoittoa parempi

Jippii! Voitin maailman ympäri tunnetun bloggaajan, kirjailijan ja taiteilijan järjestämân arvonnan!

Palkinto tuli perjantaina illansuussa kun vihdoin uskalsin mennä sadepisaroitten keskellä postilaatikolle katsomaan oliko postia tullut.

Repäisin paketin nopeasti auki ja ihastuin. Naamiaiset nimisessä työssä on mahtavat, hehkuvat värit. Kaiken lisäksi ne sopivat kotini väreihin aivan erinomaisesti.

Maailman ympäri arvostettu SusuPetal ei pelkastään osaa kirjoittaa tarinoita ja runoja, laulaa, maalata, vaan ilmeisesti hän tietää myös mikä jokaiselle parhaiten sopii.

Kiitos SusuPetal! Kiitos myös ystävyydestäsi ja monesta yhteisestä blogivuodesta.

***

SusuPetal, une amie blogueuse de longue date, qui non seulement tient plusieurs blogs mais qui trouve aussi le temps d'écrire (et de publier) des livres, de peindre (et d'exposer), vient de m'envoyer l'œuvre de la photo, Mascarade. 

dimanche 4 novembre 2012

Expo artistique et artisanale

Vendredi soir nous étions convoqués au vernissage de l'exposition de peinture et de travaux artisanaux à Senneville sur Fécamp, et ce par Maurice Lorcher lui-même, sans doute l'âme principal de cette exposition, toutefois grandement assisté par son épouse Jeannine.





Maurice, que nous avons vu débuter dans la peinture artistique il y a une vingtaine d'années déjà, en était, comme il le dit lui-même, à sa neuvième édition. Il a parcouru bien de chemin depuis le début, et est devenu un spécialiste de motifs marins, chers à son cœur.

Parmi les personnes présentes on peut remarquer, à l'extrême gauche sur la photo en haut à gauche, l'adjoint au maire de Senneville sur Fécamp, Monsieur Claude Lebas, ensuite deux dames qui s'occupaient fort bien de servir boissons et amuse-gueules au public affamé, et dont j'ignore le nom, n'étant que reporter débutant. 

Madame Jeannine est en conversation avec mon DD bien-aimé sur la photo suivante, et sur la dernière on peut voir l'Opposition Fécampoise, incarnée par Monsieur David Roussel lui-même, en pleine conversation avec le couple Lorcher, attentivement surveillés par DD.

Les autres exposants, artistes peintres et artisans locaux m'excuseront d'avoir couvert principalement la partie Lorcher de l'exposition; c'est sans doute parce que je le connais, le Maurice ainsi que sa Jeannine, tandis qu'eux me demeurent encore inconnus. Ceci ne retire rien à leur talent à eux.

Il faut seulement espérer que le reporter officiel, dépêché par le Courrier Cauchois aura mieux fait son boulot que moi!

jeudi 18 octobre 2012

The Little Red Dress (Out For A Walk)


Mick a utilisé une de mes photos - ou plutôt un détail de celle-ci - pour ce qu'il appelle une "digitally manipulated photography".

Ce n'est pas la première fois qu'il le fait - avec ma permission - et c'est toujours un plaisir de voir ce que quelqu'un d'autre peut faire de ce que l'on a vu soi-même.

Derrière les personnages, l'Ecole des Beaux Arts de Rouen. Cela tombe bien, non?

***

I gave Mick the permission to use one of my photos for a digitally manipulated photography, and Mick gave me the permission to show the result on my blog. That's quite fair, isn't it? You can see more of Mick's dmp's on his blog. Just click on "Mick" in the French text. And do leave a comment, even if it may be somewhat complicated.

mercredi 26 septembre 2012

Exit le parc zoologique de Clères

Une fois sortis du Clos de la Roseraie, il était bien plus tard que prévu, et au lieu d'aller au parc animalier, nous avons seulement  fait un petit tour dans Clères, où nous avons commencé par slalomer vers l'église. 




Derrière celle-ci, nous avons découvert un mur intéressant, et une porte que mène, qui sait, vers le parc animalier, ou peut-être vers le presbytère. Nous n'en savons rien, car elle restait fermée, aussi fermée que sa voisine, l'église.



Par contre, sous le balcon de la maison couleur crème dans la rue principale, il y avait une ouverture.




C'était le Passage aux oiseaux, clin d'œil au parc animalier que nous visiterons, je l'espère, un autre jour.


Ce dernier sera représenté par un petit chat rencontré près de l'église.

mercredi 19 octobre 2011

Pub


Parce que je l'aime bien...
Parce que j'aime ce qu'elle fait...

(et pardon s'il y avait un copyright sur l'image)

mercredi 31 août 2011

Prête


La chiotte est prête. Carrelage, faïence, peinture... J'ai même réussi (avec l'aide de DD) à changer le mélangeur du lave-mains tombé en panne (comme tout le reste en ce moment) contre un mitigeur.

Le panier percé fait toujours office de lustre, mais j'ai réduit le nombre "d'œuvres d'art" du fournisseur officiel de la maison. Il n'y reste plus que deux motifs parisiens. Un grand et un petit.

Charlot est un cadeau venu d'Espagne, et la miniature -copie de Monet- est l'œuvre d'une artiste finlandaise, Sirkka Vesikansa, décédée au début des années 1990. Une femme charmante et une bonne amie de ma mère. J'ai un certain nombre de ses aquarelles et huiles.

mardi 23 août 2011

Rapport du salon


Les travaux sont loin d'être terminés, mais le salon commence à être prêt.

Sur la photo, on peut voir, de gauche à droite et de haut en bas:

  • une vieille tapisserie faite à la main par Elli T, la seconde belle-mère de ma sœur (oui, elle était polygame, elle avait plusieurs maris - quoique pas en même temps) et atterrie chez moi un jour, pas en très bon état. J'en ai réparé les trous, et je l'ai accrochée au mur.
  • un ancien fauteuil russe, aujourd'hui squatté par les nounours et d'autres peluches, ce qui convient très bien à un siège qui a pu recevoir les fesses du Nicolas II, tsar de toutes les Russies à une époque loin révolue, et aussi grand-prince du grand-duché de Finlande de 1894 à 1917. (Non, ce n'est pas une blague.)
  • sur le mur de gauche, sept peintures à l'huile, œuvres d'une peintre plus ou moins inconnue, sur le mur de droite, seulement trois. Les motifs sont de Helsinki, Chatou, Hankoo, St Germain en Laye, Paris (deux fois), Rome, St Tropez, Londres et Illby. Les cadres ont été bricolés par "l'artiste".
  • les deux canapés ont été achetés à la fin des années 1980 chez Roche-Bobois à Rouen. Ce sont d'ailleurs les deux seules choses achetées neuves (à part les coussins) qu'on peut voir sur la photo. Tout le reste est plus ou moins de la récup.
  • sur la caisse à thé qui sert de bar dans le coin, sont posées une peinture représentant Nefertiti ainsi qu'une vieille boîte en bois peinte, qui a sans doute servi à garder du tabac. Je m'imagine qu'elle en distille encore l'odeur.
  • le plaid sur lequel se repose Nefertiti n'est pas de seconde main mais au moins de troisième. Je lui ai connu deux autres propriétaires.
  • la table basse est une vieille table de conférence, récupérée chez un ancien employeur rouennais (merci Hervé), à laquelle nous avons retiré les pieds en métal pour les remplacer par des pieds que nous avons taillés dans du bois (de calage) exotique. Coût: zéro, si on ne compte pas le travail.
  • le plat sur lequel ont été posées quatre (trop) grosses courgettes du jardin est de fabrication finlandaise, Arabia, et date de la première moitié des années 1900.
  • le lustre a été laissé en place par l'ancien propriétaire de la maison, et nous ne l'avons jamais bougé.
Tout le reste vient d'être refait, peinture des poutres et du plafond, carrelage, enduit décoratif sur les murs. J'en ai mal à l'épaule, bien que le carrelage ait été posé par la maison Cyril Vauchel.

Pourtant je ne peux pas encore me mettre entre les deux canapés et faire une photo dans l'autre sens. Ce n'est pas prêt par là. Mais ça avance.

Chi va piano, va sano, disent les italiens.

jeudi 4 août 2011

Art portuaire

En passant avenue du Grand Cours à Rouen samedi dernier, j'ai pu - car j'étais assise à la place du passager - prendre en photo la "fresque" que j'avais déjà aperçue en passant quelque temps plus tôt - au volant cette fois-là.

J'ai cru y voir entre autre le pont Gustave Flaubert, un pompon de marin, un silo à grain (Rouen est le premier port céréalier d'Europe), un manutentionnaire ayant fait de la gonflette et d'autres activités plus ou moins portuaires.

Cette forme d'art ne fait pas partie de me préférées, mais cache au moins les graffiti qui figuraient sur le mur de ce même bâtiment portuaire jusqu'alors.

Et puis, qui serai-je à demander qu'on décore les murs de Rouen à mon goût? Je n'y habite même plus!

vendredi 27 mai 2011

Visite surprise d'une fauvette babillarde

J'étais en train d'enduire un mur dans l'ex salle à manger lorsque j'ai entendu quelqu'un toquer timidement à la porte d'entrée.

Je suis descendue de mon escabeau (auquel il manque une marche) et je suis allée voir.

Mais qui était donc cette inconnue derrière la porte vitrée?

Elfi? C'était bel et bien Elfi qui avait trouvé la maison que personne ne connait dans le quartier, sauf l'entreprise qui se trouve en bas, de l'autre coté de la route.

J'ai présenté Elfi à DD qui était en train de peindre le plafond du salon, et DD à Elfi, comme il se doit, et j'ai ouvert le petit paquet qu'Elfi avait apporté aux chats de la maison. Je pense que les chats ont beaucoup apprécié la fauvette, et je sais que DD l'a trouvée adorable. En ce qui me concerne je suis ravie et je sais que je vais lui trouver une bonne place dans la maison, là où les chats ne pourront pas la chasser.

J'espère Elfi, que tu accepteras notre invitation à venir casser la croûte avec nous un soir. Cela nous ferait plaisir.

mardi 21 septembre 2010

Le glaneur


Qui ne connaît pas le tableau "Des glaneuses" de Jean-François Millet?

Dans chaque chaumière qui se respecte il y avait au moins autrefois une reproduction, soit des Glaneuses, soit de l'Angélus de Millet. On pouvait en trouver même sur des tasses et des assiettes.

Sur l'idée de Thérèse qui propose de jouer sur le thème "un peintre / une image", voici donc "Le glaneur d'HPY".

On ne glane plus beaucoup aujourd'hui, mais ce qui est plus fréquent, ce sont les vols dans les champs non récoltés. En effet, glaner ce qui reste après le passage des machines n'est pas très productif, alors qu'on peut - dans l'esprit de certains - fouiller sous les fanes d'un pied encore en place! Certains ne s'en privent pas, en tout cas en ce qui concerne les patates. (Parole de producteur de ma connaissance.)

***

Thérèse from Chandler proposed a challenge "A painter / an image or a painting style / an image!"

I chose Jean-François Millet and his realistic painting The Gleaners from 1857 and took a photo of my personal gleaner. The Finns may notice the name on the paper bag that he filled with very small gleaned potatoes.

Would you care to be the next one to choose a painting or a painting style and then make your own photo. It's very fun, so everyone is challenged.

vendredi 20 août 2010

Le graissage du cormoran

Après avoir plongé sous le regard ébahi des pirates, Phalcrocorax ne remonta à la surface qu'en apercevant que son moteur avait des ratés.

Il se rappela alors qu'il avait oublié la dernière révision de graissage-vidange et continua sur sa lancée vers le Golfe du Méxique où une grande station de vidange avait donné naissance à plusieurs petites stations de graissage.

Phalacrocorax pensa en profiter, car une saine concurrence fait, parait-il, baisser les prix au profit du consommateur, tout en gardant la qualité de service impeccable.

Le cormoran fut donc graissé pour une modique somme; on lui donna même en guise de cadeau de bienvenue un tableau intitulé "En bateau à voile un dimanche matin au large de Copenhague" peint par Pivo, une grande artiste peintre méconnue.

Avec la tableau sous le bras Phalacrocorax partit continuer son voyage en solitaire et sans assistance respiratoire. Et sans escale, ou presque.

Pour se redonner du courage il fredonnait une vieille chanson qui parlait de la mer qui dansait le long des golfes clairs, et il se dit encore une fois que le monde avait bien changé depuis sa première jeunesse. Les mers étaient de plus en plus sales, et même la musique des jeunes n'était plus que du badaboum, badaboum, badaboum.

Phalacrocorax était-il en train de mal vieillir pour ne plus accepter les changements qui lui tombaient dessus à bras raccourcis?

***

L'Histoire du Cormoran, 56° épisode