lundi 10 juin 2013

St Sauveur d'Ecretteville-sur-Mer

Comme je me plains toujours de tomber sur  porte close quand je souhaite visiter une église ou une chapelle des environs, il ne fallait pas que je loupe l'occasion d'entrer dans l'église St Sauveur d'Ecretteville-sur-Mer,  dont la porte s'est ouverte dimanche pour la manifestation "Les églises de nos villages se racontent", surtout que je n'avais pas loin à aller.

Comme beaucoup d'autres églises du coin, celle-ci est construite en brique et silex. Sa construction commença au XII siècle pour s'achever cinq siècles plus tard.

Aujourd'hui on construit un pavillon en quelques jours... durera-t-il autant que cette église, c'est une autre question.

En voyant deux prie-Dieu, vieux et usés, j'ai pensé à Didier. L'autre jour, en lui rendant visite, nous avons, à un moment donné,  parlé de mobilier d'églises, et donc aussi de prie-Dieu. 

Son fils, et l'amie de celui-ci, qui étaient aussi sur place ce jour-là, ne connaissaient pas le prie-Dieu. Nous aurions peut-être pu leur dire qu'il s'agit de chaises pour des gens qui ont des jambes très courtes, mais l'explication de Didier était beaucoup plus correcte.

L'église d'Ecretteville-sur-Mer abritait aussi une petite exposition d'œuvres d'un artiste local, Roger Guérrant (1930-1977), dont la tombe, ornée d'une sculpture représentant un arbre renversé, faite par l'artiste lui-même, se trouve dans le petit cimetière à coté de l'église.

D'après sa fille, que était sur place pour nous dire quelques mots sur son père, celui-ci fut au départ influencé par les œuvres de Raoul Dufy, et il est certain qu'on peut voir cette influence sur la toile représentant la plage de St Pierre-en-Port à une époque où celle-ci était encore accessible aux voitures.

Notre peintre local,  Jef Friboulet, compta aussi beaucoup pour lui.

Dans l'église j'ai aussi noté un charmant bénitier sans eau, et un confessionnal transformé en garde-livres, et par la conférencière j'ai appris que Ecretteville-sur-Mer compte environ 120 habitants, qu'autrefois il y avait quatre ou cinq fermes, mais qu'il n'y en a plus.



13 commentaires:

Dédé a dit…

j'avais vu un reportage sur une chaîne française sur une petite église dans un petit village de France. L'église en question était remplie de trésors mais la mairie n'avait pas les sous pour la restaurer et elle est maintenant fermée car elle menace de s'effondrer sur l'assemblée. Je trouve dommage que ces témoins du passé ne soient pas mieux sauvegardés. Ils font partie de notre patrimoine et sont donc importants.

Daniel a dit…

Coucou Hélène.
Tu utilisas le "Prie dieu" et dieu t’exauça !!!
Très bonne semaine. A + :o)

ELFI a dit…

un prie dieu pour vieux, bien rembourré, pour solliciter du beau temps...!

Cergie a dit…

Tu en as appris des choses et nous par la même occase ! Tous ces petits détails qui comptent pour les 120 paroissiens...
Le prie-dieu ne semble pas usé au niveau des genoux... J'ai fait recouvrir un tabouret chinois, le tapissier a trouvé cinq couches de tissu successives !

Miss_Yves a dit…

Jeff Friboulet est TRES connu! Son style synthétique est très fort
Pas réussi à ouvir le premier lien (j'y reviendrai)
Amusant, ce confessionnal devenu vide-grenier.(et la blague sur le prie-Dieu!)

Miss_Yves a dit…


Mais où est-ce qu'on les enterre


Deux cent vingt-trois épouses parfaites
Trois cent seize maris dévoués
Et quant aux bonnes mères
Aux excellents pères
On n´ peut même pas les compter
Cent quarante députés honnêtes
Deux cent treize excellents voisins
Dans les cimetières
Y a qu´à lire les pierres
Ce sont tous de petits saints

Mais où est-ce qu´on les enterre, ceux qui sont méchants
Qui faisaient pleurer leurs mères, battaient leurs enfants
Les antipathiques, tous les renfrognés
Que personne n´a jamais, jamais, jamais regrettés?
Mais où est-ce qu´on les enterre, les vilains râleurs
Les huissiers et les belles-mères et les percepteurs
Les grippe-sous notoires et les créanciers
Que personne n´a jamais, jamais, jamais regrettés?

Soixante-quinze plus que centenaires
Qui n´ont jamais ni bu ni fumé
Quarante hommes d´affaires
Que leurs actionnaires
Ont tenu à remercier
Six douzaines de chastes comédiennes
Qui vivaient pour l´art et la beauté
Dans les cimetières
Y a qu´à lire les pierres
Ils seront tous canonisés

Mais où est-ce qu´on les enterre, ceux qui sont méchants
Les maquereaux et les mégères, tous les médisants
Ceux qu´on croise très vite dans les escaliers
Que personne n´a jamais, jamais, jamais regrettés?
Mais où est-ce qu´on les enterre, les vilains gagas
Qui vous parlent des heures entières de leur estomac
Les envieux chroniques et les constipés
Que personne n´a jamais, jamais, jamais regrettés?

Mais où est-ce qu´on les enterre, les gens des guichets
Qui se servent d´un formulaire pour vous torturer
Tyrans minuscules, petits chefs ratés
Que personne n´a jamais, jamais, jamais regrettés?
Mais où est-ce qu´on les enterre, ceux qui sont méchants
Qui faisaient pleurer leur mère, battaient leurs enfants
Les antipathiques, tous les renfrognés
Que personne n´a jamais, jamais, jamais regrettés? {x2}

Marie-Paule Belle

Miss_Yves a dit…

Echo à deux billets du jour

hpy a dit…

Missive, l'autre billet, c'est celui de Marguerite-Marie à Paris?

Je ne me rappelle pas cette chanson mais je pense qu'elle est tout à fait dans les tons de Marie-Paule Belle.

Bergson a dit…

je suis entièrement d'accord pour raler avec sur les portes closes des églises : c'est scandaleux !!

Solange a dit…

Il y a des choses bien intéressantes à voir dans les églises, dommage qu'elles soient toujours fermées.

Suzanne Bouchard a dit…

Moi aussi comme Dédé, je suis bien déprimé de voir disparaître nos belles églises mais la pratique n'étant plus là, les argent ne soutiennent plus les communautés, en plus d'avoir moins de prêtre ect...

Alain a dit…

Je me souviens des "chaises prie dieu" : quand il fallait se mettre à genoux, on retournait sa chaise et on soulevait le siège pour faire apparaitre un petit banc, parfois garni d'un coussin. Le retournement de toutes les chaises au même moment faisait un boucan épouvantable, dont les curés se plaignaient beaucoup. Je ne sais pas s'il en existe encore.

claude a dit…

Un bénitier sans eau, un vieux vieux prie dieu, un confessionnal grenier à livres, mais c'est le foutoir dans cette Eglise !