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dimanche 11 mars 2012

Journée de la femme

Comme beaucoup d'autres choses en ce moment, j'ai aussi zappé la journée de la femme.

C'est en essayant de rattraper le retard que j'ai pris à visiter mes amis blogueurs que je m'en suis aperçu. J'ai même vu un commentaire de quelqu'un, Marguerite-Marie je crois, qui n'était pas vraiment pour l'existence de la journée de la femme, la comparant en quelque sorte à une journée pour quelque chose d'inférieur. (Pardon Marguerite-Marie, si ce n'était pas toi, ou si je t'ai mal comprise, mélangeant peut-être plusieurs commentaires).

En tout cas, aussi longtemps que je pourrais vous raconter  des histoires comme celle  qui va suivre,  il faudrait que la journée de la femme ait lieu non une fois par an, mais tous les jours.

Ce que je vais vous relater est arrivé à une jeune femme que je vais appeler Monica pour respect de son anonymat, car elle n'a jamais voulu devenir l'héroïne de la tragédie qui débuta sa vie d'adulte, et qui fut aussi le début de ce qui serait sa mort prématurée plus tard.

Monica épousa très jeune un bel homme dont elle divorça peu de temps après, car celui-ci ne cessait de la battre. Il lui fallut du courage pour le faire, comme il lui en fallut ensuite pour quitter parents et amis afin de se réfugier à des centaines de kilomètres de là, son ex-mari ne cessant de la harceler après leur divorce.

Monica trouva donc du travail dans une ville qu'elle ne connaissait pas, où elle ne connaissait personne, et  dans une équipe où il y avait un chef, un sous-chef et plusieurs femmes sous les ordres de ceux-ci.

Un jour le chef envoya Monica lui faire du café. Elle obtempéra. Comment aurait-elle pu faire autrement?

Mais le chef la suivit  et dans un couloir désert il lui mit la main là où il ne fallait pas. Monica riposta et le gifla. Bravo Monica!


L'histoire monta à la direction que délibéra et la congédia, elle. Le chef ne fut pas embêté, lui.

L'histoire de Monica est arrivée à des milliers de femmes. Vous en faites peut-être partie, ou vous connaissez peut-être une de ces Monica.


D'ailleurs, pourquoi l'ai-je appelée Monica? Parce que le chef et la direction savaient ce que font les Mo-niquent! (clin d'œil salace)


***

Je crois que même si je continuais de bloguer jusque la fin de mes jours, je n'aurais pas de mal à chaque année raconter une histoire légèrement ou très différente sur ce qui est arrivé à d'autres Monique. Ce n'est que le jour, où il n'y aurait plus d'histoire à raconter qu'on pourrait abolir la journée de la femme. N'est-ce pas, chères consœurs? Chers confrères itou. Ou osez-vous prétendre le contraire? 

Bien entendu, tous les hommes ne sont pas comme l'ex-mari ou le chef, ni comme les membres de la direction de Monica, mais tant qu'il y en a, les hommes et les femmes ont besoin de se faire rappeler ce qu'on fait tous les jours et en toute impunité à de nombreuses femmes sur notre belle planète. 


L'année prochaine je raconterai peut-être ce qui est arrivé à la meilleure amie de Monica.