N'avaient-ils pas été quatre, j'aurais pu prendre les cavaliers aperçus de l'autre coté du champ pour les trois rois mages en route pour Bethléem, afin de déposer leurs cadeaux, or, encens et myrrhe, aux pieds de l'enfant à naître.
Quelle étoile pouvaient-ils bien suivre par cette journée maussade, où rien ne paraissait briller au firmament?
Leur étoile devait être intérieure, car les quatre cavaliers ne donnaient pas l'impression de s'intéresser à leur environnement, la route mouillée, le champ détrempé; ils ne regardaient pas le ciel non plus, mais avançaient au pas tranquille de leurs vaillants équidés - un quatre-chevaux pour être précis.
Avaient-ils été de rouge vêtus, j'aurais pu prendre les quatre mages pour des sosies du Père Noël, et leurs quatre-chevaux pour un traîneau de rennes.
Mais la pluie ne s'était pas encore transformée en neige, indispensable pour que les rennes puissent tirer le traîneau du bonhomme tout rouge vers toutes les maison où attendent des enfants plus ou moins sages.
Ils auraient pu voler, dites vous, mais avez-vous déjà vu un traîneau dans le ciel, autrement que dans des contes de Noël?
Les quatre sosies du Père Noël avançaient donc lentement sur la route mouillée, se réservant pour le moment de l'année où ils devraient mettre plus que les bouchées doubles afin d'aider le vrai Père Noël à distribuer cadeaux aux enfants, grands et petits.
N'avaient-ils pas été quatre, jamais je n'aurai imaginé tel conte pour vous souhaiter un bon repas en famille, quelques petits cadeaux, et surtout un esprit de Noël. Joyeux Noël à tous. Même à ceux qui sont seuls.