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mardi 30 août 2011

Trions!

Il y a un truc qui me trouble dans le tri des déchets ménagers.

Les collectivités locales et d'autres organismes nous demandent de trier afin de moins polluer. Très bien. Trions pour préserver la planète, comme ils nous disent.

Pourtant, une toujours plus grande partie de ce que nous trions, part au delà des océans au lieu de servir de matière première à l'industrie locale.

Le fait de nous demander de participer à dépolluer la planète, pourrait-il être seulement un souhait de gagner plus d'argent?

Vendre la matière première ainsi obtenue, pour qu'elle parte plus loin (donc en polluant plus) vers des usines de pays dont les normes antipollution n'ont rien en commun avec ceux que sont obligés de respecter les usines plus proches, n'a, à mon humble avis, rien d'écologique!

Des belles paroles sur papier glacé - fabriqué en RPC, comme presque tout ce qu'on trouve à acheter.

***

Je ne suis absolument pas contre le tri, mais je souhaiterais que la matière première ainsi obtenue serve en priorité à l'industrie locale, ou tout au moins relativement proche, notamment lorsque celle-ci en est demanderesse. Sinon c'est de la fumisterie dont on nous rebat les oreilles. Ou, tout simplement, une belle couillonnade.

mercredi 4 mai 2011

Chasseurs de carbone

C'est marrant. Tout le monde s'intéresse de près ou de loin à l'écologie et à la préservation de la planète. C'est en tout cas l'impression que tout le monde me donne.

Alors comment expliquer le fait que la journée de formation à la méthode Bilan Carbone® organisée hier par la CCI de mon coin n'ait attiré que trois personnes, dont moi qui ne me prétends pas plus écologique qu'un autre?

Moi, qui n'ai personne pour me remplacer au bureau, je m'étais arrangée pour pouvoir assister à cette journée de formation, tandis que des entreprises beaucoup plus importantes n'avaient envoyé personne.

Si le coté écologique ne suffit pas pour qu'on s'intéresse à la question, on peut se dire qu'en réduisant sa consommation de CO2, une entreprise peut aussi réduire ses coûts, au moins dans certains cas.

Et ce qui vaut pour une entreprise, vaut aussi pour nous en tant que personnes. Les énergies coûtent cher tout en rejetant pas mal de CO2. Sauf le nucléaire, bien sûr!

samedi 9 avril 2011

Histoire de nuit noire

Hier matin, il faisait encore nuit dehors, j'étais sous la douche quand toutes les lumières se sont éteintes dans la maison.

J'ai réussi à finir ma douche, à fermer le robinet, à attraper une serviette et à aller voir ce qui se passait, et tout cela sans trébucher. Pourtant il faisait tellement noir que je ne voyais rien. (Où donc avais-une une lampe de poche?)

Pas une lumière n'entrait par les fenêtres et pourtant il n'y avait ni stores, ni volets, ni rideaux devant.

Je me suis dirigée vers une des fenêtres et j'ai regardé dehors. Pas une lumière dans la ville. Coupure totale.

Et j'ai compris, on avait arrêté toutes les centrales nucléaires et il n'y avait pas un brin de vent pour faire tourner les éoliennes. (Sans parler de soleil pour le photovoltaïque.)

samedi 26 mars 2011

Les fèves de cacao

Je sais qu'Olivier a vu et réagi à un article qui dit que la fabrication d'un bout de chocolat consomme 10 000 litres d'eau. Olivier confirme qu'il n'est pas écolo et qu'il continue de manger du chocolat. Il en a besoin pour vivre.

Olivier est donc quelqu'un de potentiellement dangereux, car la planète manque cruellement d'eau.

Je sais qu'Olivier mange plusieurs bouts de chocolat par jour. Il m'a dit ne pas pouvoir s'arrêter à un seul. Peut-être nous confirmera-t-il le nombre exact, pour que nous sachions combien il consomme de l'eau par jour en mangeant du chocolat.

Mais comme le chocolat ne lui suffit pas, il boit aussi, selon les recommandations d'usage 1.5 litres d'eau par jour, ce qui sur une année normale fait 365*1.5l = 547.5 litres par an, sauf bien entendu les années bissextiles où il faut ajouter 1.5l. Je me demande d'ailleurs s'il a vraiment besoin de cette eau, vue la quantité qu'il avale en mangeant son chocolat.

Olivier, que je considère, bien que ne l'ayant jamais vu, comme quelqu'un de propre, prend au moins une douche par jour. Une douche c'est 60 litres d'eau selon certaines sources. Sur l'année cela fait 365*60=21 900 litres (sauf les années bissextiles).

Jusque là, cela ne fait pas beaucoup par rapport au chocolat qu'il mange. Considérons qu'Olivier mange seulement cinq bouts de chocolat par jour, et qu'il consomme ainsi 50 000 litres d'eau par jour, cela fait sur une année 365*50 000 litres, soit 1 825 000 litres d'eau par an. Oublions les années bissextiles.

Incroyable. Manger 5 bouts de chocolat consomme 833 fois plus d'eau que de prendre une douche. (1825000/21900=833.33)

Olivier! Si tu as honte de laisser le robinet couler lorsque tu te laves les dents après avoir mangé tes cinq bouts de chocolat, laisse tomber. Ce n'est qu'une goutte d'eau dans la mer comparé à ce que tu fais en consommant ton chocolat quotidien.

Hé, Olivier! Tu veux encore un bout de chocolat ou tu me le laisses?

lundi 7 mars 2011

Qui pollue plus?

Récemment j'ai travaillé sur le dossier du rejet de CO2 dans l'atmosphère par les camions, et je vais vous faire part de quelques constatations.

Un poids lourd (tracteur routier + semi remorque) qui transporte 25 tonnes de marchandises et qui consomme 40l de GO au 100 km (je compte large, il y en a qui indiquent le chiffre de 30 l/100km, ce qui réduit bien entendu le résultat) rejette 106 kg de CO2 par 100km. (100km * 40l/100km * 2.651CO2e/l*))

Une camionnette Kangoo Express rejette selon le constructeur 188 g de CO2 par km. Pas beaucoup. Alors pourquoi ne pas transporter les 25 tonnes en camionnette direz vous.

Parce que pour transporter 25 tonnes, il faut au moins 50 Kangoos (la charge utile est de 500 kg et 25 tonnes / 500 kg = 50).

Les 50 Kangoos rejettoront donc 50 * 188g * 100 km = 940 kg de CO2, soit près de 9 fois plus que le poids lourd.

Je me demande par ailleurs combien je rejetterais de CO2 dans l'atmosphère s'il fallait que je transporte ces mêmes 25 tonnes sur 100 km à la force de mes bras. Nulle part n'ai-je trouvé ne serait-ce qu'un début de réponse.

***

*) source ADEME

mercredi 19 mai 2010

Y en a marre

Quand on ouvre la télé, la radio, un journal, n'importe quel média aujourd'hui, on est sûr de tomber sur une phrase ou un programme entier dédié au catastrophisme écologique. Il n'y a plus que de cela qu'on cause aujourd'hui.

Le monde se réchauffe et le climat avec lui (sauf qu'on a battu des records de froid pour un mois de mai en France, et ce après un hiver plutôt long et rigoureux partout dans l'hémisphère nord - mais il ne faut pas le dire, et "cela ne prouve rien") mais les théoriciens du CO2 continuent de prendre leurs hélicoptères et autres avions pour gagner de l'argent en gros, en nous faisant peur avec leur fin du monde. Leur filon est d'or, valeur sûre dans ces temps de dépréciation de l'euro.

Eux ont pourtant le droit de produire du CO2, dans les airs, sur la mer et aussi sur des autoroutes avec des bretelles de sortie faites spécialement tout près de leurs résidences secondaires (dans le Calvados par exemple) où ils se rendent en gros 4*4, pendant qu'ils essayent de nous donner mauvaise conscience pour nos déplacements de travail, de courses et d'autres, alors que nous n'avons pas d'autres possibilités pour les faire. (Pas dans les airs, d'ailleurs, seulement sur la route, en plus.)

Et les politicards de tous bord qui s'engouffrent dans le méga-catastophisme pour nous piquer encore et toujours plus de pognon.

Des taxes écologiques sur ceci, carboniques sur cela, et en veux-tu, en voilà! Cette nouvelle industrie de l'argent détrônera bientôt celle qui est actuellement en tête, je veux dire les PV sur route.

Si nos activités sont aussi dangereuses qu'on le prétend, alors il n'y a vraiment qu'une seule solution, c'est de les arrêter!

Mais puisqu'on ne fait rien pour stopper par exemple la fabrication des voitures - car les produire ailleurs pour qu'elles roulent ailleurs ne réduit en rien la production de CO2 - cela veut dire qu'on s'en fout. Et si on s'en fout, c'est parce que ce n'est pas grave. Pourtant, si les voitures (entre autres) polluent ailleurs au lieu d'ici, est-ce que cela va empêcher le climat global de se réchauffer, comme ils disent?

Pas du tout, car les vents circulent partout autour de notre terre, et tout le monde est concerné. Au moins si c'est vrai que nos activités sont pour quelque chose dans le soi-disant réchauffement climatique.

Un jour on nous dit qu'il faut construire des éoliennes (ou des panneaux solaires), le lendemain on nous prouve que ce n'est pas bon et qu'il faut chauffer au bois, mais il ne faut pas le surlendemain oublier les microparticules que la combustion dégage, et il vaut donc mieux penser aux biocarburants, mais si on coupe la forêt pour cultiver ça ne va pas et du pétrole il n'y en a plus mais pourtant il pollue (surtout les mers en ce moment) et faut-il que je continue?

Ah, il faut que tout soit tout-électrique! Mais avec quoi fait-on de l'électricité? Vous ne le savez pas? Avec des éoliennes, des panneaux solaires, du charbon et aussi avec le nucléaire. Le nucléaire! Et les déchets, qu'est-ce qu'on en fait? Bon, on n'a qu'à utiliser le tout-électrique, c'est la solution universelle pour avoir une énergie propre, parait-il!

Merde à la fin! On ne fait pas de l'écologie mais de l'écologie économico-politico-démagogique en mélangeant le vrai et le faux, le pas certain et l'encore moins sûr!

Tout est question de gros sous. Gros sous pour ceux qui en parlent et qui encaissent l'argent, gros sous pour le contribuable qui casque et qui ne peut rien changer.

Je suis plutôt civique dans mes actes de tous les jours, je trie mes poubelles (ce qui est très lucratif pour les communes alors qu'elles en profitent pour dire que cela coûte cher et qu'il faut augmenter les taxes) je ne jette rien sur la voie publique, je ne chauffe pas à outrance ma maison qui est bien isolée, et je le fais avec les moyens du bord que je ne vais pas chercher aux quatre coins les plus éloignés du monde.

Pardon! Je viens de mentir, je n'ai plus du tout envie d'être civique, car j'en ai marre d'entendre dire tout le temps que je contribue au réchauffement climatique, pire, à la fin du monde tout proche.

Si une fois de plus j'entends une présentatrice de météo ou un autre scientifique en climatologie me dire ce que je dois faire et pas faire, je brûlerai mes bouteilles et autres emballages en plastiques (PET, PVC, PP et autres) en regardant la belle fumée noire s'élever au dessus de mon toit. Moins par esprit de contradiction que parce qu'il y en a marre, marre d'entendre toujours la même chose et son contraire, et aussi parce que personne n'a encore prétendu qu'il ne faut pas chauffer au plastique! Et toc!

Il n'y a qu'un petit problème, c'est que ça pue!

***

Fâchez-vous! Mais ce n'est pas parce qu'un milliards de personnes disent que le ciel est rouge au dessus de ma fumée qu'il l'est devenu!

D'une certaine manière tout cela me fait penser au conte du danois Hans Christian Andersen, Les habits neufs de l'empereur.

samedi 16 janvier 2010

Allergies

Comme certains parmi vous le savent, je suis allergique et condamnée à avaler des antihistaminiques jusque la fin de ma vie. Quotidiennement. (S'il n'y avait que ça... et si seulement les cachets étaient efficaces à tout moment!)

Allergique aux chats, non, je ne le suis plus depuis que Moumoune m'a guérie en venant s'installer à la maison. (L'allergologue admet que cela arrive de temps en temps, et pour ma part je pense que l'adaptation à l'allergène de cette façon fonctionne mieux - et de manière plus agréable - que par les piqures.)

Par contre, je suis toujours allergique aux acariens qui se promènent à la maison et c'est une bonne excuse pour ne pas attraper l'aspirateur, car cela les ferait voler au lieu de marcher, et des acariens volants sont encore pires que ceux qui lézardent à l'ombre.

Je suis aussi allergique à autre chose, mais cela ne se manifeste pas de la même manière, à savoir un pif tout rouge, tout brûlant au milieu du visage. (J'étais encore en pleine crise cette semaine, je sais de quoi je parle.)

La dernière fois que je suis allée me procurer ma dose d'antihistaminiques à la pharmacie, j'ai de nouveau constaté que j'étais allergique aux imbécilités.

Sur la photo, à gauche, on voit une plaquette avec quinze cachets. C'était ma dose pour 15 jours, mais le pharmacien a décidé de changer de laboratoire pour ses génériques, et maintenant, dans la boîte il y a trois plaquettes avec chacune cinq cachets. Le prix remboursé par la Sécurité Sociale doit être sensiblement le même mais ce que je mets à la poubelle (ou que je rapporte à la pharmacie) à triplé.

Je me demande seulement quelle en est l'utilité! Je n'en vois qu'une - l'occasion de râler encore une fois sur ce blog.