lundi 17 janvier 2011

Pas d'aide alimentaire

On râle contre les camions, mais on en réclame pour transporter l'aide alimentaire.

Plus de 3 millions de Français ont droit à l'aide alimentaire. La Croix-Rouge, les Restos du Cœur, la Banque Alimentaire et d'autres associations collectent des denrées par des dons de particuliers et d'entreprises, par tout moyen et à tout moment.

Mais il faut quelqu'un pour transporter les denrées, et depuis 2009 - chose que le public ne sait probablement pas - on (entre autre le Ministère du logement en charge de l'exclusion) demande aux transporteurs routiers d'y participer bénévolement.*)

Déjà au moment de la guerre en ce qui fut autrefois la Yougoslavie, j'ai pu remarquer que l'aide des transporteurs était indispensable.

En effet, Jacques Aublé, qui à cette époque était responsable d'un centre de recherche pour la création de nouvelles variétés de pommes de terre, avait décidé de venir en aide aux victimes de la guerre. C'est ainsi, qu'à travers de quelques relations professionnelles, et d'autres amicales, nous avons été amenés à transporter des sacs de semence vers le lieu de groupage, d'où d'autres camions devaient ensuite acheminer la totalité de l'aide vers les Balcans.

A la fin de cette initiative caritative, un concert a été tenu par la Lyre Maritime de Fécamp, et l'Abbé Pierre y était invité, tout comme nous. C'est la seule fois que j'ai pu serrer la main et échanger quelques mot avec cet homme qui me paraissait à l'époque déjà bien fragile physiquement, quoique pas moralement.

La Yougoslavie me fait penser à Tito. Cela s'est passé l'année de mes 12 ans. Le président yougoslave était en visite d'état en Finlande, et comme cela pouvait arriver, j'ai glané quelques informations qui ne sortaient pas vers le grand public. Ceux qui savaient ne divulguaient pas tout à la presse comme cela se fait souvent aujourd'hui...

Tito avait, parait-il, une peur bleue de se faire tuer, et même pendant les dîners officiels il avait un goûteur (comme l'avaient autrefois les rois) pour s'assurer que ce qu'on lui servait n'était pas empoisonné. En même temps, s'il avait pu manger du "lenkkimakkara" (une sorte de cervelas) à chaque repas, il aurait été le plus heureux des hommes. Il demandait même qu'on lui en apporte pour son petit déjeuner.

***

*) "Le transport de denrées alimentaires pour une association à titre gracieux peut être qualifié de don au sens de l'article 238bis du CGI et ce quel que soit le volume ou le poids transporté. Ce don ouvre droit à une réduction d'impôt de 60% de la valeur du don et ce dans la limite du 5 millième du CA de l'entreprise."

vendredi 14 janvier 2011

La missive de Miss Yves

Hier une agréable surprise m'attendait dans la boîte à lettres. Une missive de Miss Yves, la spécialiste du mail art.

Un clin d'œil à la littérature et aux chats, une carte toute ensoleillée pour une journée de pluie, qu'espérer de mieux? En plus, des vœux!

Merci Missive!

(Le reste du courrier du jour a du attendre un peu, car il a fallu que je cogite à une réponse. Elle est maintenant prête à partir.)

jeudi 13 janvier 2011

Comme Victor

Non, la promenade à Veules les Roses ne peut pas se terminer sans passer par la rue principale, devant l'ancien hôtel de la poste, là où habite le chat pie.

Veules est un bourg charmant, où on peut admirer beaucoup de maisons de style normand et où l'été on voit des roses et d'autres fleurs embellir la ville.

Je termine ainsi la promenade commencé le 29 décembre, en remontant vers les sources de la Veules et ma voiture garée non loin de là.

C'est rare, mais cette fois-ci je me suis promenée à pied. Comme Victor Hugo et d'autres célébrités bien avant moi. Ceci explique peut-être pourquoi la promenade a duré aussi longtemps pour un si petit fleuve.

Y a-t-il des amateurs pour m'y accompagner une autre fois? Il y reste encore beaucoup de choses à voir.

mercredi 12 janvier 2011

Chez St Martin

Qui aurait pu croire qu'en descendant de la falaise nous aurions pu nous approcher de Dieu!

Voyant une grosse porte en bois à moitié ouverte, nous nous sommes engouffrés dans l'église St Martin, classé monument historique.

L'église fut sans doute construite pour la première fois sous Richard II de Normandie, mais de celle-là rien ne subsiste.

Elle fut reconstruite au 13° siècle pour disparaître de nouveau pendant la guerre de cent ans.

La construction de ce qui est l'actuelle église St Martin commença en 1520, et la sacristie finit par être ajoutée au 19° siècle. Pas très rapide, tout cela.

On n'est pas pressé au royaume de Dieu. Les travaux y avancent comme si on avait l'éternité devant soi.

Voilà pour l'histoire de l'église St Martin de Veules les Roses.

J'ai maintenant tenu un certain temps autour du plus petit fleuve de France, même pas 1200 mètres de long.

Comment serait-ce si je me mettais à parler du fleuve le plus long?

mardi 11 janvier 2011

Tout en haut

Arrivés tout en haut de la falaise nous avons fait nôtre la devise "toujours plus haut, toujours plus loin", et c'est en chantant à tue-tête la cantique "Plus près de toi mon Dieu, plus près de toi" que nous avons grimpé sur un ancien blockhaus transformé en plateforme panoramique.

Vers la gauche, nous avons vu les grues de St Valéry en Caux au loin; vers la droite, tout en bas c'était la plage de Veules les Roses.

En se penchant bien on pouvait voir le plateforme qui sort dans la mer.

En se penchant encore mieux, on aurait pu prendre un bain de mer après un spectaculaire plongeon.

Mais je suppose que l'eau est encore trop froide, car nous avons continué notre promenade. Il fallait bien descendre de là.

Ou comme dit le proverbe chinois : Plus on s'élève, plus dure sera la chute.

lundi 10 janvier 2011

Le bord de mer

Voilà, la Veules a fini sa course dans la mer et nous, au lieu de faire notre chemin à l'envers et à contre-courant, décidons de monter sur la falaise.

Arrivés quelques mètres plus haut, même pas à mi-chemin, nous avons une magnifique vue sur la plage, où d'autres promeneurs téméraires déambulent en dévisageant le beau paysage que seul la Côte d'Albâtre peut nous offrir.

(Les Offices de Tourisme locaux devraient me payer pour écrire tout ceci...)

J'ai rarement vu le rivage de Veules désert, même par mauvais temps c'est un endroit qui attire du monde. La promenade le long du fleuve y est sans doute pour quelque chose, tout comme le fait que Veules les Roses soit un cul de sac! Une fois arrivé à la mer il faut une barque pour continuer à avancer.

dimanche 9 janvier 2011

Les canards ont-ils froid?

Plus que quelques dizaines de mètres avant que la Veules ne coule dans la mer, et c'était sans doute trop près de l'eau pour que les chats nous suivent. Tant mieux, auraient dit Moumoune et Nefertiti.

C'était plutôt du domaine des canards qui barbotaient dans l'eau claire, sans se soucier de la petite bise qui venait de la mer.

Je me demande si ceux-ci vont bientôt être servis bien chauds au restaurant gastronomique à coté sous la dénomination "suprême de canard sauvageon rôti sur son bateau".

Je parle bien entendu des Galets, qui a sans doute reçu son nom d'après ceux qu'on peut trouver tout près et qui ont été arrondis par le ressac pendant des siècles, et des siècles encore.

samedi 8 janvier 2011

Fumées

Bien que j'aime beaucoup discuter avec des chats, nous ne nous sommes pas attardés avec ceux de Veules les Roses, mais avons continué notre promenade en direction de la mer en empruntant le chemin maret.

D'un coté la Veules, d'autre des maison en grès, silex et briques, des matériaux typiques de la région.

Un peu de fumée en provenance d'un chauffage au fuel dessinait une courbe dans l'air. S'il avait fait un froid de canard nous aurions pu l'imiter en soufflant fort par la bouche.

De même si nous avions grillé une cigarette.

vendredi 7 janvier 2011

Plus de fleurs


Je ne connais pas beaucoup de professions autant décriées que celle de transporteur routier et accessoirement le métier de conducteur de poids lourd.

Le lobby anti-routier a bien fait son travail, et la plupart de nous est aujourd'hui convaincu qu'il ne faut plus rien transporter par la route, car c'est - ou ce serait - une façon dangereuse et polluante. Que la profession ait fait d'énormes progrès dans les deux domaines, cela personne ne le dit.

Mettons donc tout dans des wagons de chemin de fer ou dans des barges et des péniches!

Même au Ministère de l'Ecologie et des Transports on rêve d'un monde sans camion, comme on peut le voir sur leur carte de vœux virtuel. Tout y figure, sauf le camion.

Pourtant, sans camions sur les routes, il y a beaucoup de choses que nous n'aurions plus, et les récents stockages de camions par milliers sur des routes auraient pu le démontrer, si le mauvais temps et les interdictions de rouler pour les poids lourds avaient duré un peu plus longtemps.

Des magasins ont déjà eu du mal à être approvisionnés, et des commerçants ont commencé à se plaindre que leur chiffre d'affaires - déjà malmené par la crise - chutait de façon vertigineuse au moment des fêtes, pas seulement parce que le client ne venait pas, mais aussi parce que la marchandise n'était pas arrivée.

A peu près 80% des transports routiers sont ce qu'on peut appeler des transports de proximité, et il n'est aujourd'hui pas possible de les faire autrement.

Ou alors à cheval. Mais combien de carrioles tirés par un ou plusieurs chevaux faudrait-il pour approvisionner ne serait-ce qu'un supermarché pendant une semaine? En avez-vous une idée?

J'aurais bien voulu que l'épisode neigeux dure un peu plus longtemps, et que les interdictions de circuler continuent - sans pour autant qu'on stocke les camions dans des endroits où les chauffeurs n'aient accès ni à un endroit où boire et manger, ni à des sanitaires. Ni évidemment que cela pose un problème pour le CA des entreprises de transport, ni pour les salaires des chauffeurs - mais cela aurait pu convaincre certains de l'importance du transport routier pour notre vie actuelle.

Le public se serait peut-être alors rendu compte que les camions sont nécessaires pour presque tout ce dont nous avons besoin - ou envie.

N'étant pas mieux lotis que leurs confrères français, les transporteurs hollandais ont récemment fait une campagne intitulé "Sans camion vous n'auriez rien" ou quelque chose dans ce style-là, et je tiens à les en remercier. Je vais même continuer leur campagne, et dire - car la quasi-totalité des fleurs vendues en France viennent de Hollande - sans camion hollandais, vous n'auriez pas eu de décor floral sur vos tables de fêtes!

En même temps je félicite les chauffeurs hollandais qui doivent livrer les fleuristes situés centre ville, car les rues sont souvent étroites, et les automobilistes qui sont obligés de s'arrêter derrière les camions qui ne peuvent pas se garer sur les places réservées aux livraisons (car prises par des voitures) n'hésitent pas de les klaxonner, voire de les insulter.

Avec l'aide de mon photoreporter, DD, j'espère pouvoir continuer la campagne des hollandais, et vous montrer plein d'autres choses que nous n'aurions pas sans camions sur nos routes, que cela plaise ou non aux lobby anti-routier. Ou au Ministère.

Stockage sur autoroute.

jeudi 6 janvier 2011

Tout plat le chat

De l'autre coté de la roue qui n'existe plus, nous attendait un chat devenu tout plat, sans doute suite à une bagarre avec son voisin, le chat botté.

A ses pieds coulait la Veules, avec un débit moyen de 0,52 m³/s, le plus régulier de toute la Haute-Normandie, et avec une eau très propre. Des truites fario viennent y frayer. J'y en ai déjà vus mais jamais pêchée. Le chat plat non plus.

Je me demande ce que les chat plat et botté en pensent, s'ils s'en fichent ou s'il ne aimeraient pas y trouver de la crème chantilly. En plus des truites, bien entendu!

mercredi 5 janvier 2011

Cadeaux de fin d'année


Quand j'étais petite, j'aidais souvent mon père à emballer les cadeaux de fin d'année qu'il avait achetés avec ses propres deniers pour distribuer au personnel qu'il dirigeait.

Souvent je les portais aussi à domicile de chaque destinataire.

Chacun était bien content de recevoir quelque chose, une bouteille, une fleur ou autre chose, mais je soupçonne fort tout le monde de penser que mon père n'y était pour rien, et que le cadeau leur était du.

Quand il a pris la retraite personne n'a reçu de cadeau de son successeur.

Ce n'est qu'en réclamant leur du, qu'ils se sont rendus compte que ce n'en était pas un, et qu'ils étaient passés à coté de la gentillesse et la générosité d'un homme qui s'était donné la peine de vouloir leur faire plaisir pour les fêtes.

Faire des cadeaux de fin d'année est une habitude qui a tendance à disparaître dans les entreprises, étant donné la course à la productivité et à la rentabilité - et aussi à la crise. On trouve cependant encore des entreprises qui en font - tout comme on trouve des personnes qui en réclament!

On trouve aussi ceux qui en reçoivent et qui oublient de dire merci. Ou ceux qui disent qu'ils auraient préféré autre chose.

C'est un peu comme les cadeaux personnels qu'on va échanger dès les fêtes finies, à condition d'avoir reçu aussi le ticket de caisse.

Pourtant il y en a qui continuent d'avoir envie de donner, et d'autres qui disent merci. Merci à eux.

mardi 4 janvier 2011

Le chat botté

Un chat botté surveillait l'entrée d'un atelier exposition, nous empêchant d'y aller! Nous avions trop peur de nous faire botter les fesses!

A la place nous avons admiré ce qui reste du Moulin de Marche, à savoir la chute d'eau.

La Veules est ici beaucoup moins large qu'au niveau de la cressonnière, mais sans doute un peu plus profonde.

Le grès a été beaucoup utilisé pour la construction des maisons dans les environs, tout comme celle qui abrite l'atelier exposition. Non loin d'ici on trouve même une commune qui porte le nom de Gueutteville les Grès.

Il faudra sans doute y faire une promenade un autre jour, mais pour le moment je vais encore rester à Veules les Roses, si vous n'y voyez pas d'inconvénient!

Le fleuve de 1194.35 mètres n'a pas dit son dernier mot. Moi non plus, et la promenade continue.

lundi 3 janvier 2011

Le chat bavard

Lorsque nous sommes passés derrière l'ancien relais de poste, toujours en longeant le fleuve, nous avons entendu un miaulement et aperçu un beau chat pie.

Il s'est dressé sur ses quatre pattes et à demandé quelque chose à DD, mais je ne suis pas encore perfectionnée assez dans la langue des chats pour savoir avec certitude ce qu'il voulait, et nous avons continué notre chemin, le laissant rentrer chez lui.

De toute façon, avec Moumoune, Nefertiti et Foufou qui nous attendaient à la maison, nous ne pouvions pas le prendre avec nous, et ce malgré le regard implorant qu'il lançait à DD.

***

Tack Margitha

***
Meilleurs voeux
Que vous souhaiter de mieux que :
dans votre vie la santé,
dans vos affaires la prospérité
et beaucoup d'amour
tout au long de cette nouvelle année 2011
Bisous à vous deux,
Angélique, Frédéric et les enfants.


Merci les Anonymes!

dimanche 2 janvier 2011

L'autre maison de l'abreuvoir

Juste à coté de la maison de l'abreuvoir se trouve une autre maison.

Un peu en retrait, elle est sans doute moins photographiée que la chaumière, mais si je veux faire durer la promenade le long du plus petit fleuve de France il faut bien que je trouve quelque chose à montrer. N'est-ce pas?

Surtout que je n'ai pas grand' chose à dire, à part continuer de vous souhaiter une bonne année 2011!

samedi 1 janvier 2011

Le pont

Ca y est! Le pont entre 2010 et 2011 est passé et j'ai survécu à une année plutôt pas terrible avec des catastrophes suivant d'autres catastrophes.

Le dernier jour de l'année j'étais au travail encore à l'heure où la plupart d'entre vous sirotaient votre premier, voire votre second verre de champagne, devant terminer une obligation plutôt désagréable qui ne pouvait attendre, car je ne voulais pas laisser des tracasseries de 2010 empiéter sur la nouvelle année.

Le pont de 2010 à 2011, j'ai voulu le prendre, tranquillement, en compagnie de DD, Moumoune et Nefertiti, dont la dernière qui attendait sagement sur son petit tabouret depuis le moment où la première assiette - encore vide - était arrivée sur la table. J'ai fini par les rejoindre et un peu plus tard nous dormions tous, épuisés de nos douze mois de soucis, mais prêts à commencer une nouvelle période que de nombreuses personnes nous ont souhaitée meilleure.

Entre temps Foufou s'est joint à nous pour sa part du pauvre de homard.

Et voilà que nous sommes repartis pour une nouvelle année qui - j'espère - portera santé, bonheur et prospérité à tous. (On peut toujours rêver...)

Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2011!