jeudi 3 février 2011

Explorations

La cinquième serre des Jardins supendus, la serre Bonpland, porte comme les autres le nom d'un botaniste explorateur, et abrite des orchidées et des bromeliacées.

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Je suis encore et toujours en réunion de travail. Pas de visites de ma part aujourd'hui, à moins qu'on arrive à finir plus tôt que prévu.

Et encore, quand on aura fini, je pense que je prendrai le volant et que j'irai faire un tour pendant que je le peux encore, car il parait que dans les ministères on parle déjà d'appliquer la future écoredevance aussi aux voitures, afin d'inciter les gens à ne plus bouger de chez eux.

On finira tous par vivre devant notre écran. On mangera du virtuel, à défaut de pouvoir aller faire nos courses. Bien entendu je ne parle pas de ceux qui habitent en ville et qui ont leur petit commerce au coin de la rue, mais il ne faut pas oublier que, depuis des années, on nous incite à construire notre home à la campagne, loin de tout, et que dans nos villages, là où avant il y avait un bistrot en face de l'église, et aussi une boucherie, une charcuterie, une boulangerie, une épicerie, une pharmacie, un médecin, un bureau de poste, une école, et même du travail pour les habitants, il n'y a plus rien, à part les habitations. Même les églises sont fermées.

Mais peut-être émigrerai-je vers un pays où on a encore le droit de polluer (bien que cela ne soit pas bon pour la planète), car ces pays existent bel et bien. Nous y envoyons d'ailleurs notre industrie polluante, dont la production nous reviendra tant que nous pourrons en payer le prix. La pollution nous revient d'ailleurs aussi, car elle est planétaire.

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Je suis contente, ravie même, de ne pas avoir quinze ans aujourd'hui et la vie devant moi, car j'ai pu explorer une petite partie de notre terre, sans être obligée de me déplacer seulement de façon virtuelle. J'ai pu sentir des fleurs, grimper des collines, me faire éclabousser par les vagues. Emmagasiner des souvenirs, rencontrer des gens en vrai. Les toucher. Faire de l'auto-tamponneuse hors normes. Je doute fort que ceux qui débutent leur vie aujourd'hui auront la même facilité de bouger, à moins d'être des privilégiés, ou de se contenter de voyages virtuels.

mercredi 2 février 2011

Le prix des bananes

Message automatique, je suis en réunion de travail au moins pour la journée. Nous étudions une future taxe dite écoredevance, que les transporteurs payeront dès 2012 et qui sera, parait-il, obligatoirement répercutée sur le client et donc sur le consommateur! C'est en tout cas ce que disent les textes aujourd'hui. (J'essaierai de glaner un peu plus d'informations de mes interlocuteurs officiels.)

Les bananes coûteront donc plus cher dans quelque temps, à moins de les cultiver chez soi.

Je me demande si cette taxe prétendument écologique va avoir un impact sur la distance parcourue par les yaourts aux fruits.

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Päivä menee työn merkeissä. Kokouksessa. Tulevaa kuljetusliikkeiden maantieveroa ja sen vaikutuksia tutkimassa. Ministeriön pyynnöstä.

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Sitter på möte hela dagen, skall studera en kommande skatt för lastbilar. Kanske i hela två dagar.

mardi 1 février 2011

Qu'est-ce qu'on mange?

1 euro, l'entrée aux serres des Jardins Suspendus du Havre, ce n'était pas excessif pour avoir le droit de se réchauffer un peu, car il faisait plutôt froid dehors.

La première serre était réservée aux plantes carnivores. Nous en sommes sortis indemnes. Les plantes étaient devenues végétariennes...

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Sunnuntain kylmä sää ajoi meidät kasvihuonelämpöön ihmettelemään miksemme kelvanneet lihansyöjäkasveille. (SusuPetal uskoo sen johtuvan viinimarinadista!)

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Växthusvärme och köttätande växter. Jag minns rundsileshår (drosera rotundifolia) som växte vid träsken på Luonnonmaa. Lite mindre än de långbladiga på bilden. Det var roligt att ge dem flugor.

lundi 31 janvier 2011

Levez vous!

J'ai pas mal écouté de la musique sur You Tube ces derniers jours tout en préparant ma réunion de travail du 1° et du 2 février (qui a d'ailleurs été reportée au 2 et au 3 février). J'ai fait des play lists avec des œuvres de Jean Sibelius et des interprétations de Jussi Björling entre autres, et ce faisant j'ai parfois aussi lu quelques uns des commentaires faits sur YT.

Pour une certaine musique, il y a toujours quelqu'un pour dire qu'elle est nationaliste et que ceci n'est pas bon. Elle est en quelque sorte traitée de fasciste. C'est donc mal vu d'aimer son pays, de l'exprimer en musique, au moins d'avis de certains.

Mais, n'étant pas suédoise j'ai peut-être le droit d'aimer l'interprétation de Jussi Björling de Land du välsignade?


Et n'habitant pas la Finlande, est-ce que je peux apprécier l'hymne Finlandia de Sibelius, sans me faire accuser d'être nationaliste?


Si j'écoute la Chevauchée des Valkyries de Richard Wagner je vais trouver quelqu'un pour dire que je suis antisémite.

Et pourtant ce n'est que de la musique. Si je peux dire QUE de la musique.

J'aime la musique nationaliste de tous les pays, car au lieu de séparer les gens les uns des autres, elle est là pour les réunir autour d'un intérêt commun. Si en plus, elle est belle...

Mais aujourd'hui elle n'est pas à la mode. Et pourtant, toute immigrée que je suis, je ne crache même pas sur la Marseillaise.



Je suis pire que nationaliste et je revendique donc le droit d'être multi-nationaliste!

Et si vous n'êtes pas sages j'ajoute l'Internationale! Est-ce que cela fait de moi une internationaliste?

vendredi 28 janvier 2011

Portrait d'un vilain petit canard

D'après l'œuvre de Hans Christian Andersen.

jeudi 27 janvier 2011

Les cygnes

J'ai l'impression que la population de cygnes sur la Seine augmente d'année en année.

J'en ai vu plusieurs dizaines au pied des silos à grains le long des quais à Rouen, et ensuite en longeant les berges de la Seine en aval.

A Mesnil-sous-Jumièges je suis descendue de voiture pour mieux voir huit grands oiseaux voguer sur l'eau, et aussitôt ceux-ci ont commencé à nager vers moi.

C'était bien la première fois qu'ils ne partaient pas en me voyant.

Cette fois-ci c'est moi qui ai battu en retraite une fois épuisée la pile de mon APN.

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I wonder if people have started to nourish the swans as these came swimming towards me. Until now they used to go away as soon as they saw me.

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Seinejoen joutsenia. Niitä on kymmeniä, ehkä satojakin.

mercredi 26 janvier 2011

Volée

J'aurais bien voulu demander la permission de prendre cette maison bavarde en photo, mais les seules fois où j'ai vu quelqu'un dehors je n'ai pas pu m'arrêter. J'ai d'ailleurs eu du mal à m'arrêter les autres fois aussi, car chaque fois une voiture a apparu de nulle part derrière moi.

Cette maison, je la trouve toute jolie avec ses porte et ses fenêtres de la même couleur bleue que la clôture, et avec ses rosiers qui grimpent entre les fenêtres. Tout m'y plait.

C'est pour cette raison que j'ai volé la maison en photo. Pardon.

mardi 25 janvier 2011

Rencontre sur l'eau

Le Happy Ranger descendait la Seine au niveau de Duclair quand je l'ai doublé par la droite mais tout en restant sur la route.

Ce navire, battant pavillon néerlandais, est un cargo équipé de deux grues, chacune d'une capacité de 400 tonnes et une portée de 18 mètres, si j'ai bien interprêté l'information que j'y ai vue inscrite.


Un peu plus loin j'ai vu un autre grand navire émerger de l'humidité ambiante au niveau du Mesnil sous Jumièges. C'était le Falcon Arrow, un vraquier en route de Rotterdam pour Rouen. Je ne peux que supposer qu'il devait y charger des céréales.

Les deux navires ont ralenti pour se croiser. Le niveau de la Seine était très haut, tellement haut qu'on avait presque l'impression que l'eau allait passer par dessus le petit muret et déborder sur la chaussée.

Mais cela n'est pas arrivé et j'a pu continuer ma route les roues et les pieds au sec.

lundi 24 janvier 2011

Pas d'énergie éolienne

J'ai vu les éoliennes arriver dans la région. Au départ il n'y en avait aucune, maintenant elles sont installées un peu partout, et d'autres sont prévues d'arriver.

Sur les cinq moulins à vent du Cap Fagnet il y en a un qui ne tourne plus depuis pas mal de temps. Le quatrième. Ou le deuxième si on commence à compter de l'autre coté.

Je suis donc allée voir, en compagnie de DD, ce qui se passe - ou plutôt ce qui ne se passe plus.

J'ai jeté un regard, à défaut de jeter un œil comme quelqu'un d'autre l'avait fait avant moi, se trompant par ailleurs de cible, vue que l'œil s'est collé sur un petit bâtiment dans le coin.

La quatrième éolienne est immobiliseé à l'aide de filins qui descendent des pales vers le pied. La deuxième aussi. Mais c'est la même. Sinon il y en aurait deux.

Une grosse grue à une dizaine ou une douzaine d'essieux - donc bien lourde - s'y trouve aussi. Elle a du arriver par la route, comme l'ont fait les éoliennes - en morceaux - quand on les a installées.

Dans la soirée du jeudi dernier, trois poids lourds pleins de matériel probablement destiné au chantier de l'éolienne en panne, étaient garés sur un parking de supermarché en ville, sans doute le seul endroit où ils avaient pu se mettre. *)

Eh oui, l'énergie si propre des éoliennes est arrivée par la route. Il n'y a pas d'autre possibilité.

Voici un exemple de matériel qu'il faut (photographié par DD en avril 2010) pour transporter du matériel lourd et encombrant.

J'ai compte seize essieux sur la remorque!

*) J'ai un jour assisté à une réunion, en tant qu'observatrice, où on parlait de fermeture d'un lieu où des poids lourds se garaient en attendant l'ouverture du lieu de chargement/déchargement. A la question, où se mettront les camions si le lieu est fermé, la réponse unanime était "ils n'ont qu'à se débrouiller". Sachant que les parkings où les camions peuvent se garer sont de plus en plus rares, cette attitude démontre un peu plus en quel estime on tient les professionnels de la route.

Il n'y a pas longtemps, une voiture a heurté un camion stationné sur la bande d'arrêt d'urgence sur l'A63. Un incendie a suivi et quatre personnes y sont mortes. Le conducteur du camion a été mis en examen.

Les places de stationnement sur les autoroutes sont rares, les parkings sont souvent pleins, et en même temps les conducteurs de poids lourds ont l'obligation de s'arrêter après un certain temps de conduite. Le chauffeur s'est donc arrêté là où il a pu (il n'était pas sur la chaussée, il n'a même pas débordé sur la voie).

Qui est vraiment responsable dans ce cas? Le chauffeur qui a voulu s'arrêter sur un parking mais qui n'a pas pu, et qui a malgré tout tenu à respecter la loi sur les coupures? Ou la société d'autoroute qui ne met pas assez de places à disposition des camions, malgré le prix exorbitant des péages que les transporteurs payent? Ou encore l'automobiliste qui l'a heurté? Ou celui qu'on appelle "pas de chance"? L'opinion a probablement déjà tranché.

dimanche 23 janvier 2011

L'attaque

Tout au long de ma vie j'ai rencontré des gens de pays et de continents différents, des gens de cultures différentes, voire de religions différentes, et même des athéistes.

Quand je rencontre un inconnu, je ne lui demande pas d'entrée d'où il vient, ni quel dieu il prie. Cela ne me regarde pas. Bien sûr nous pouvons parler de nos pays, dire d'où nous venons, mais ce n'est pas le but de notre rencontre. Ce n'est pas la chose la plus importante. Et si nous parlons religion, ce qui peut arriver, c'est d'une façon neutre. Nous discutons tout simplement. Pour mieux faire connaissance. Pour apprendre.

Si par hasard nous ne nous entendons pas, ce n'est pas à cause de notre nationalité ou de notre religion. C'est bien pour des raisons toutes autres. Au moins je l'espère.

Alors, que dire du polémique autour d'un écrivain mort depuis des dizaines d'années déjà et dont on avait décidé de célébrer l'anniversaire de la mort. Il faut dire que c'est un écrivain connu dans son pays, le même où je vis. Même moi, je connais son nom!

Mais cet écrivain a écrit des choses très désagréables sur des gens d'une religion autre que la sienne.

Il avait ses raisons de le faire. Bonnes ou mauvaises d'ailleurs. Là n'est pas la question. Il les avait, ces raisons ou ces déraisons.

Et maintenant cela lui retombe dessus, cinquante ans après sa mort, car un défenseur des gens pratiquant cette religion a crié au scandale.

On ne doit pas fêter l'écrivain en question, pourtant considéré comme un des grands de son pays.

Et le ministre en charge de la célébration, beaucoup plus politiquement correct que moi, cède. Tout de suite.

Alors moi je prétends, qu'à force de vouloir faire trop bien, on arrive facilement à un résultat diamétralement opposé, car je ne suis pas la seule que cela énerve, et certains pourraient même mettre ceci sur le dos de ceux qui pratiquent la religion en question. Ils pourraient dire que c'est une forme grave d'intolérance vis-à-vis de toutes les autres religions, et même vis-à-vis de ceux qui se croient athéistes.

Mon pays natal a été en guerre contre un autre pays, beaucoup plus grand. Une certaine haine en est née, surtout chez les générations qui ont vécu pendant cette époque, et j'ajouterais, sans aucun doute des deux cotés de la frontière!

Pourtant je ne me refuse pas le droit de lire des écrivains de ce pays, d'écouter leur musique; je connais même quelques rares mots de sa langue. Je regrette seulement de ne pas parler leur langue.

Il y a peut-être des choses plus importantes dans la vie que de s'occuper du passé, de ses mauvais souvenirs, car nous avons encore un avenir à construire, et bien que l'avenir se construise sur le passé, parfois il vaut mieux pardonner. Si nous ne le faisons pas, nous nous haïrons d'autant plus.

Et cela, je ne pense pas que ce soit le but.

samedi 22 janvier 2011

Salut les jeunes

Arrêtée au feu rouge devant l'Abbatiale, j'ai vu un groupe de jeunes sortir de l'ancien Hôtel du Grand Cerf, aujourd'hui Musée du Patrimoine.

Pour une raison que j'ignore nous avons eu un contact visuel, ce qui a déclenché entre autre quelques sourires.

Mais ils ne devaient pas s'attendre à ce que je les vise avec mon APN qui n'attendait que l'occasion de se faire saisir sur le siège passager!

Et puis le feu est passé au vert pour moi. Salut!

Et les voilà de nouveau, de l'autre coté de l'Abbatiale. Non, je ne les ai pas suivis, j'allais déjà dans l'autre sens. Je ne traîne pas, moi.

Ou comme quelqu'un a déjà dit bien avant moi, ce n'est pas parce que tu vieillis que tu cesses de jouer, c'est parce que tu cesses de jouer que tu vieillis!

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J'espère que vous (les jeunes) ne voulez pas que je retire ces photos! Elles ne sont pas bien compromettantes...

vendredi 21 janvier 2011

Je ne suis pas un héros...

J'ai une peur bleue de m'approcher trop près du bord de la falaise. J'ai peut-être encore plus peur quand c'est DD qui le fait, car je sens le sol se dérober sous ses pieds, je le vois trébucher et partir au delà du bord en vol plané, accompagné de deux hurlements stridents, le sien et le mien. Surtout le mien.

Alors je me demande pourquoi je l'ai traîné pour une promenade là-haut, sachant que le bord est tout près. Beaucoup trop près à mon goût.

Quand je vois que tout un morceau de la falaise est descendu tout en bas, entraînant avec lui la plus grosse partie de ce qui fut sans doute un bâtiment, je ne peux que me donner raison d'avoir peur.

Alors, appréciez mon héroïsme! DD m'ayant fait remarquer deux mouettes, je me suis approchée - sans doute en fermant les yeux - du bord, le plus près possible, j'ai senti le sol partir, je m'ai vue tomber sur les cailloux une centaine de mètres plus bas, et tout ça pour le plaisir de vous montrer une photo de deux oiseaux sur un bout de calcaire!

La prochaine fois, c'est juré, je choisirai un autre but pour la promenade.

jeudi 20 janvier 2011

Muistoja ja ajatuksia hujan hajan.

Laiskottelin viime lauantaina sohvalla Nefertitin kanssa, kun mieleeni tuli vanha suomalainen laulu jota en ollut muistellut, saati kuullut vuosikymmeniin.

Minun piti ihan mennä You Tubesta katsomaan miten se oikein meni, sekä sanoiltaan että sävelmältään, ja sieltähän löytyi Leif Wagerin laulamana Sua vain yli kaiken mä rakastan, sinisilmiisi tuijotan. (Sanoista en ole ihan varma...)

Lötyi sieltä joku muukin esittäjä, mutta vaikken ole koskaan ollut Wager-fani, tämän esitys sopi muistikuviini parhaiten.

En koskaan Wager-fani! Tätä eivät varmaan monet entiset ystäväni ja tuttavani ymmärtäisi, näyttelijähän oli erittäin suosittu. Minua taas häiritsi jokin asia jota pidin teennäisenä hienostuksena. Ehkä se johtui filmistä. Saatoin tietysti olla väärässä. Luultavasti olinkin. Mutta miksen saisi olla eri mieltä? Smaken är delad som baken, sanoo ruotsalainenkin.

Vähän samaa hienostelua kuin se että joissakin suomenruotsalaisissa piireissä puhuttiin (puhutaanko yhä?) tuplakonsonanttein. "Min pappa har sju segelbåttar, hur många har din?" (Miksi kerskailet isäsi saavutuksilla? Etkö itse pysty mihinkään?)

Hienostelua ja kerskailua en tosin tavannut pelkästään ruotsia puhuvien keskuudessa. Sellainen ei välitä kielestä. Ja taisin olla sellaiselle pikkasen yliherkkä. Luultavasti liiankin.

Nuorena teininä olin kerran jäänyt yksin kesälaitumillemme Kultarantaan. Sellaista sattui, muttei kovin usein. Vanhempani olivat jossain muualla, Helsingissä ehkä, tai luultavammin matkoilla. Sekin oli harvinaista. Isäni oli aina töissä eikä ottanut juuri koskaan lomaa. Olin päivällä käynyt soutelemassa, Naantaliin ja takaisin, ja kiinnittänyt soutuveneen Munkkimäen laituriin, tavalliselle paikallensa.

Iltapäivän edetessä alkoi myrsky, josta kuuli että siitä tulisi voimakas. Mitään muuta ei kuullutkaan. Sähköt katkesivat, puhelinyhteydet myös. Olisin mielelläni mennyt katselemaan mitä tapahtui, mutta tajusin että minun oli syytä jäädä odottamaan myrskyn loppua.

Seuraavana aamuna puhelin soi. Pääpuutarhuri uteli olinko vielä elossa ja talo kunnossa. Sain samalla tietää että puistossa oli kaatunut puita, että veneitä oli kymmenittäin veden alla, myös lahden toisella puolen, Naantalissa. Sain myös tietää että päätökseni jäädä sisälle oli ollut oikea.

Päätin mennä tarkistamaan oliko soutuvene vielä paikallansa. Olihan se. Ainoita paatteja joka oli pysynyt aaltojen päällä. Olin siitä onnellinen, sillä olisin tuntenut itseni syylliseksi jos se olisi irtaantunut. Kultaranta II taisi olla vedenpinnan alla venevajassa. Tai ainakin täynnä vettä. Sellainen muistikuva on jäänyt silmäkalvolleni.

Jatkoin matkaani lehmusten alla. Tapasin siellä rouva K'n, joka toivotettuamme toisillemme hyvää päivää sanoi minulle "Mieheni, herra presidentti, kertoi minulle aikaisemmin aamulla että alueella on kaatunut 51 puuta."

Tarkasta määrästä en ole enää ihan varma, minua jäi ärsyttämään tuo "Mieheni, herra presidentti."

Eikä rouva tiennyt että minä tiesin että hänen miehensä oli tasavallan presidentti?

Ehkä silloin puhuttiin näin, mutta tällainen häiritsi jo siihen aikaan jatkuvasti uhmaikäistä minua. Häiritsee - tai naurattaa - vieläkin, kun joku alkaa "pudottamaan nimiä". Tosin ymmärrän nykyään että toisilla on tarve tuoda itsensä esille tällä tavalla. Ja varmaan olen itsekin niin tehnyt! (Joku voisi vaikka väittää että teen niin juuri nyt, mutta harva blogiystävänihän ymmärtää suomea, joten otan riskin.)

On muitakin asioita joita en ole ymmärtänyt. En eroa suomenruotsalaisten ja suomensuomalaisten välillä. Minusta kaikki suomalaiset ovat suomalaisia. Toisilla vaan on äidinkielenä suomi, toisilla ruotsi. Itse puhuin kumpaakin, nyt tosin vain ranskaa jo paljolti yli kolmekymmentä vuotta. (Blogi auttaa minua pitämään yhteyttä muihin kieliin.)

Suomessa kieliriidat eivät kuitenkaan ole meenneet niin pitkälle kuin Belgiassa. Joko sinne on saatu hallitus?

Työskentelin Brysselissä opintojeni jälkeen, suomalaisessa yrityksessä jolla oli sekä ranskaa että flaamia puhuvia asiakkaita. Eräs näistä, flaami, kieltäytyi puhumasta ranskaa ranskaa puhuville belgialaisille, vaikka hän puhui suomalaisten kanssa erinoimaisen hyvääkin ranskaa, ellei tietysti paikalla ollut belgialaisia. Silloin oli puhuttava englantia.

Jatkuvasti uhmaikäinen minä sanoi sitä hulluudeksi. En tosin asiakkaalle itsellensä. (Olisin saanut potkut.)

Miksi ihmisiä luokitellaan - ja miksi he luokittelevat itse itsensä - syntyperänsä tms mukaan. Minusta ihminen ei ole se miksi on syntynyt, vaan se miksi hän on itsensä kehittänyt. Tietenkin tämä kehitys riippuu myös olosuhteista.

Sain useita vuosia sitten kutsun Suomeen luokkakokoukseen. Menin, sillä menin samalla tapaamaan äitiäni. Itse asiassa olisin mennyt tapaaman äitiäni ilman sitä luokkakokoustakin.

Siellä oli muutama vanha opettajakin, joista ruotsin opettajani, jonka muistin mukavana ihmisenä joka ensimmäisenä oli tehnyt sinutkaupat oppilaittensa kanssa. Uudet ajat, uudet tavat ja nuori opettaja. Nyt hän sanoi minulle heti ensikäteen "Ja, det var du som bodde på slottet!" (Isäni virka-asunto.)

Olin pettynyt. Eikö hän muistanut minusta mitään muuta? Ei, hän oli virallista syytöstä nostamatta tuominut minut linnaan! Puolustukselle ei koskaan annettu sananvuoroa. Asiantuntojoilta ei pyydetty yhtäkään lausuntoa. Olin saanut elinikäisen tuomion, ja se on varmaan rikosrekisteriinkin kirjattu.

Eipä sitten ihme että laulaisin - jos minulla olisi ääntä ja korvaa - Nefertitille "Sua vain yli kaiken mä rakastan" tuijottaen samalla sen sinisiä silmiä. Kissat eivät katso ihmisten syntyperää, eivät kieltä tai koulutusta. Eivät myöskään pankkitiliä niin kauan kun ruokaa riittää. Kissat joko pitävät ihmisestä, tai ovat pitämättä.

Nefertiti pitää minusta, tarvitsee minua ollakseen onnellinen. Moumoune myös. Mutta Moumounella on ruskeanvihreät, kultaiset silmät. Minun pitää löytää sitä varten toinen laulu.

***

Vanhemmat ja isovanhemmat kertovat lapsillensa ja lastenlapsillensa muistoja menneisyydestä. Minulla ei ole lapsia joten kirjoitan ne blogiini. Itseäni varten. Psykoanalyysinä ehkä. Jotta ymmärtäisin miksi minusta on tullut se mitä olen.


Nuoren hpy'n vapaa töherrys UKK'sta kävelyllä ministeri Kleemolan kanssa Kultarannan puistossa Baldanin valokuvatoimiston valokuvan mukaan. Vuosilukua en tietenkään muista. Ehkä se löytyisi valokuvan takaa, jos löytäisin valokuvan jostakin.

mercredi 19 janvier 2011

Lueur de désespoir

On parle beaucoup de la Tunisie depuis quelques jours. Cela devait être dimanche soir, ou peut-être déjà samedi, j'ai entendu une femme, une inconnue, une n'importe qui, aux informations. Une parmi d'autres, mais ce qu'elle a dit m'a fait impression.

Cette tunisienne disait qu'elle se fichait pas mal de qui était au pouvoir, pourvu qu'elle ait quelque chose à mettre dans l'assiette de ses enfants.

Bien entendu, on pourrait sortir la phrase de son contexte et prétendre qu'elle souhaitait le retour des anciens dirigeants. Dieu (peu importe le nom que nous lui donnons) m'en garde de tirer cette conclusion.

Mais je pourrais aussi sortir la phrase de son contexte, même de son pays, et dire que c'est sans doute notre souhait à nous tous. Que les dirigeants travaillent pour nous, et pas pour eux-mêmes. Qu'ils fassent tout pour que nous puissions remplir notre assiette et celle de nos enfants, au lieu de s'occuper de leur propre compte en banque. De leur carrière, de leur réussite. De leur assiette, parfois déjà pleine à ras le bord. Et si ça déborde, on en prend une autre, plus grande celle-ci...

Depuis que la politique est devenu un métier, il est nécessaire pour ceux qui le font - peu importe le bord qu'ils affichent- de s'occuper d'abord de leur carrière. Il n'y a que de cette façon qu'ils peuvent remplir leur assiette, et s'assurer qu'elle reste pleine. Que ferions-nous à leur place? Ne sommes-nous pas heureux quand on nous annonce une hausse de notre salaire, un meilleur résultat pour notre entreprise, un gain au loto ou au PMU? Devenir star de quelque chose et gagner des millions est le rêve de nombreux jeunes.

Qui peut me dire où va la limite entre le nécessaire, le raisonnable et la cupidité? Nous vivons dans un monde où l'argent compte énormément. Pour ceux qui en ont, comme pour ceux qui n'en ont pas.

Alors changer? Mais comment? Où trouver une équipe politique qui n'a plus envie - ou besoin - de penser à elle-même? Je crois que c'est fichu, et qu'il va falloir continuer comme avant, voter pour ceux qui parlent le mieux de nos idées, et ensuite, espérer qu'il y aura aussi quelques miettes pour nous!

Trouver quelqu'un qui travaille pour nous sans arrière-pensées, je n'y crois pas. Je n'y crois plus.

La démocratie a ses points fort et aussi ses faiblesses.

mardi 18 janvier 2011

17/12

Här kommer den andra januaribilden från serien 12 bilder. För att växla om lite har jag inte tagit den från in- eller utgångsdörren utan från den dubbla dörren, dvs det sk franska fönstret. Vinkeln är lätt annan, men motivet så gott som samma.

DD har kapat av en del grenar på linden. Trädet har vuxit och blivit så stort att det behövde lite ansning för att inte ge för mycket skugga.

Det blev redan ljusare i mitt arbetsrum. Eller är det bara ett tecken på att dagarna blir längre?