samedi 8 avril 2006

Je ne fume pas

Je ne fume pas, mais je m'insurge contre toutes ces interdictions que l'on veut instaurer partout.
En France on veut interdire la cigarette dans les lieux publics, même dans les endroits où les cigarettes sont vendues légalement.
En Finlande on veut interdire la cigarette sur les balcons.
En Belgique elle est déjà interdite dans les cabines personnelles des routiers.
Je pourrais poursuivre la liste in eternam.
Est-ce que les députés de nos différents pays n'ont pas mieux à faire que de s'occuper de nos envies de fumer ou de ne pas laisser notre voisin le faire?
Après on voudra interdire autre chose. On voudra nous mettre aux normes et finalament nous serons tous identiques, probablement sans idées personnelles et surtout superbement tristes et immobiles.
Une bande d'imbéciles que nous sommes, et nous n'aurons même pas droit à la dernière cigarette devant le peloton d'éxécution.

6 commentaires:

Sgule a dit…

J'ai déjà eu des dicussions de ce type, où le fait de s'attaquer aux libertés individuelles en remue plus d'un.

Le sujet est vaste, et il serait un peu réducteur de le concentrer à la question de l'usage du tabac dans les lieux publics. En effet, sans vouloir empiéter sur la liberté des autres, moi, je m'insurge justement contre ceux qui persistent à fumer et à entraver ma propre liberté (de respirer entre autres). Je trouve donc que ces interdictions sont justifiées et je les approuve, car j'en ai carrément marre qu'on me pollue l'atmosphère en permanence.

Parce que si les fumeurs sont libres de fumer, moi je souhaite être aussi libre qu'eux de respirer sans toutes ces odeurs de clopes intempestives... et j'avoue qu'il n'est pas facile de les éviter... Je sors de moins en moins, parce que j'en ai ras le bol de sentir la clope dès que je rentre dans un bar ou un restaurant, parce que ça me gonfle de me prendre la fumée du type d'à côté en pleine tronche sur un quai de métro, ou parce que si je veux aller aux toilettes dans un train, je dois parfois traverser un wagon fumeur. Et j'en passe...

Pour une fois que les gouvernements prennent des initiatives de ce côté-là... je ne vais pas m'en plaindre.

Est-ce que les non fumeurs auront une dernière petite faveur sur le peloton d'exécution ??

hpy a dit…

Je crois qu'il faut trouver un juste milieu des choses, tout simplement. Mais c'est peut-être cela, le plus difficile.

PAR1138 a dit…

La dernière grande tentative d'engineering social à avoir été tentée en occident fut la prohibition, qui vit se développer les marchés noirs et le crime organisé. Ce mouvement prohibitionniste fut un échec.

Les néo-puritains qui aujourd'hui sont incapables de lire des avis tels que "Ici on fume" (sous entendu: pour 5 minutes de relaxation vous vivrez 10 minutes de moins), "Ici on saute en parachute" (votre 15.000 saut sera statistiquement un badtrip) ou "Ici on copule" (même protégé, il y a toujours un risque faible mais réel de transmission de MTS ou de grossesse indésirée) tentent d'imposer un mode de vie en criminalisant une partie de la population qui, autrement, est généralement aussi respectueuse des lois que le prochain écolo new age.

J'ai une mauvaise nouvelle pour ces puritains: vous mourrez quand même un jour. Et la grande question pour vous devrait être non pas de déterminer s'il y a une vie après la mort (rien ne nous l'indique), mais plutôt de décider s'il y a une vie avant la mort - et de déterminer comment utiliser ce temps qui vous est donné, sans empiéter sur celui qui a été donné aux autres.

Vivre et laisser vivre: via les législations antitabagiques cohercitives et de plus en plus répressives, ne sommes-nous pas encore en train d'oublier l'histoire et de fouler du pied les libertés individuelles et le droit à la propriété privée?

Anonyme a dit…
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Anonyme a dit…
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Rolka a dit…

Je suis d'accord avec hpy et avec sgule...Je ne ménage pas la chèvre et le chou (c'est une expression, je ne me permettrais pas de vous nommer ainsi !rires)
Je veux dire que toutes ces débats déclenchés par les Gouvernements, font que nous nous occupons la tête (pour ceux qui en ont une) pendant que les sujets essentiels sont traités à la sauvette. De plus, des lois et décrets sont votés et dans la foulée, ils sont souvent retirés car inapplicables.
Pourquoi, par exemple, ne s'attaquent-on pas aux industriels de la chimie et aux autres grands groupes qui polluent la Terre entière ? Parce qu'ils sont trop puissants et qu'il est plus facile de s'attaquer aux gens qu'à ces multinationales ! C'est Toujours une question de puissance financière tout simplement...
Vous voyez que le sujet est vaste...