vendredi 30 avril 2010

Un quart

Une récente étude des Français au volant indique que près de 20% des automobilistes ne respectent que leur propre code de la route. Si on ajoute les fous de volant on arrive à 25% des automobilistes qui conduisent comme bon leur semble, sans se soucier le moins du monde de tous les autres qui empruntent les mêmes routes au même moment.

25%, ce n'est peut-être pas énorme, mais si on dit 1 sur 4, cela fait tout de suite beaucoup plus.

Quelle aubaine pour les fabricants de voitures et les garagistes si tous les 1 sur 4 faisaient une sortie de route au même moment. Seuls, sans en entrainer d'autres.

Et quel soulagement pour tous ceux qui sont dans les bouchons tous les jours, car il y en aurait moins.

En plus, il y aurait 25% de moins de pollution. Même plus, puisque moins de bouchons.

Il y aurait aussi pas mal de matière première pour les récupérateurs! Et surtout une sacrée augmentation des primes d'assurance.

jeudi 29 avril 2010

Formations

La formation qu'on rencontre sans doute le plus chez les automobilistes est la formation de queues et de bouchons.
Ceux-ci sont faits soit en auto-formation, soit ou en formation continue.
Voire en auto-formation continue.

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En typisk bildning bland bilister är köbildning.

mercredi 28 avril 2010

La marche au pas de l'oie

Trois oies marchaient dans l'herbe, mais marchaient-elles au pas de l'oie ou pas?

Il peut être intéressant de noter que le mot suédois gåsmarsch, marche de l'oie, n'a rien à voir avec le pas de l'oie, tel que nous le comprenons en français, mais désigne la marche en file indienne ou la marche à la queue leu leu.

Cette question ne tarabuste par contre aucunement les oies et ne les empêche pas d'avancer à petits ou grands pas d'oie.

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Un grand merci à tous ceux et celles qui m'ont envoyé un petit mot hier, que ce soit sur le blog, par mail, SMS ou par téléphone.

Cergie, par exemple.

Ou Claude

mardi 27 avril 2010

Bluffi

Olen väsynyt. Haluaisin levätä, nukkua.

Askeleeni ovat raskaat, mutta sitä ei huomaa kukaan muu kuin minä. Tule jo, he sanovat, mutta katselen ympärilleni, maisemia, kukkia. Seison hetken paikallani. Sitten jatkan kiipeämistä.

Miksi sinä hymyilet, he kysyvät, vaikken hymyile. En jaksa hymyillä.

Olen vaan väsynyt. Niin väsynyt.

Katsellessani itseäni peilistä en kuitenkaan sitä näe, enkä ihmettele etteivät muut sitä huomaa.

Väsymykselläni on pokerinaama.


LE BLUFF

Je suis fatiguée. Je voudrais me reposer, dormir.

Mes pas sont lourds, mais il n'y a que moi que m'en aperçois. Viens vite, me disent-ils, mais je regarde autour de moi, le paysage, les fleurs. Je me pose un instant. Puis je continue de grimper.

Pourquoi souris-tu, me demandent-ils, bien que je ne souris pas. Je n'ai pas la force de sourire.

Je suis juste fatiguée. Tellement fatiguée.

Pourtant quand je me regarde dans la glace, je ne le vois pas, et cela ne m'étonne pas que les autres ne s'en aperçoivent pas.

Ma fatigue a une poker face.

lundi 26 avril 2010

Camouflet

Le château d'eau de Beuzeville me nargue. En moins d'une semaine je suis déjà passée devant deux fois, en montant de la Basse-Normandie.

Il n'est pas vraiment décoré, mais au moins y a-t-il un texte tout en haut, et par conséquent devrait-il figurer dans ma collection de châteaux d'eau.

La première fois je n'étais pas prête du tout, la seconde j'avais tout préparé, sauf le soleil qui se trouvait en face et qui rendait ma tâche beaucoup plus délicate.

Le voilà malgré tout, à contre-jour, et un peu traficoté, saisi au vol un beau matin sur l'autoroute de Normandie à travers d'un pare-brise dont le moins qu'on puisse dire est qu'il aurait eu besoin d'un peu de son eau.

dimanche 25 avril 2010

Chose promise, chose due

Nous avons passé un excellent samedi à Giverny avec des amis bloggueurs et conjoints anti-blogs. Après une visite à la fondation Monet - qui vaut la visite - nous nous sommes agglutinés sous des parasols orange pour déjeuner (dîner selon Lyliane), et Cergie m'a gentiment fait remarquer que je ne tiens pas mes promesses!

En effet, j'ai promis de montrer des photos de comportements routiers plus ou moins acceptables, selon l'opinion qu'on peut en avoir (celle-ci varie souvent en fonction du comportement qu'on a soi-même dans les mêmes situations).

Mais comme Peter l'a dit (encore une fois) il est interdit de photographier en roulant. Il a donc fallu que j'aie un chauffeur.

Et voilà que c'est fait. Sans compter avec la voiture accidentée que nous avions vue dans un champ à la sortie de Giverny - et qui y était déjà à notre arrivée - nous avons pu constater un important ralentissement dès que nous nous sommes engagés sur l'autoroute de Barentin.

Au loin j'ai vu une petite voiture noire arrêtée sur la voie de droite. Elle n'était pas dans le bon sens. Le conducteur devait encore s'y trouver. L'accident était donc récent.

Un bon samaritain s'est arrêté pour voir si quelqu'un avait encore besoin d'aide.

En passant j'ai pu admirer les traces de freinage qui se dirigeaient vers la barrière de sécurité.

Je crois que quelqu'un va avoir besoin d'une nouvelle voiture...

Es-tu contente maintenant Cergie? J'ai tenu ma promesse!

vendredi 23 avril 2010

Le dilemme de la pie

La pie venait de se poser sur un des poteaux de la clôture qui séparait le champ de colza de l'herbe plus verte de l'autre coté.

Elle regardait d'un coté, puis de l'autre en se demandant de quelle coté voler.

D'un coté il y avait l'or, de l'autre l'herbe toujours plus verte de l'autre coté.

La pie avait du mal à se décider et décida de ne plus bouger.

Ainsi elle avait à portée d'un battement d'ailes, et l'or, et l'herbe plus verte de l'autre coté.

jeudi 22 avril 2010

Nefertiti dans la jungle

En mettant une patte devant l'autre, puis une deuxième, une troisième et même une quatrième, Nefertiti, précédée par sa tête et suivie par sa queue, pénétrait toute entière dans la jungle. La végétation se faisait de plus en plus haute, de plus en plus dense et de plus en plus variée.

Il y avait des feuilles de toutes sortes, des droites et des recourbées. Des rondes et des ciselées. Des fleurs aussi, blanches, jaunes, bleues, rouges. Même des fanées.

Le soleil créait des ombres pour jouer avec le chat.

Un oiseau psalmodiait dans sa langue mélodieuse en haut d'un arbre gigantesque.

Nefertiti continuait de mettre les pattes devant les autres. Était-elle à la recherche d'une proie pour son repas, ou tout simplement en promenade?

Les oreilles du chat étaient dressées, les yeux bleu clair regardaient partout à la fois, et la moustache tremblait d'excitation pendant que Nefertiti écoutait le chant de l'oiseau.

Arriva l'homme avec sa tondeuse, son rotofil, et Nefertiti choisit de quitter la jungle pour des lieux plus calmes, afin d'y rêver de chasse ou d'autre chose.

mercredi 21 avril 2010

Rouge pomme

Il était 6h16 heure d'hiver et une heure de plus heure d'été ce matin là, et le soleil avait déjà les joues rouges, ce qui n'est sans doute pas étonnant pour quelqu'un qui se lève au dessus du Calvados.

J'allais prendre l'autoroute vers Caen à Quetteville et me suis arrêtée un court moment pour admirer ce gros fainéant qui ne faisait que se lever, alors que j'étais sur la route depuis près d'une heure déjà. Une heure de printemps, il faut le préciser.

Il était beau, mais il était rond comme quelqu'un qui s'est imbibé de Calvados toute une nuit.

J'ai repris ma route, lui a repris ses esprits, perdu sa couleur rouge pomme et nous avons passé la journée ensemble, lui dans les airs et moi sur le bitume.

Le soir nous nous sommes couchés ensemble. Lui dans la mer, et moi dans mon lit. Fatigués d'avoir parcouru le monde d'est en ouest, du nord au sud, mais aussi dans d'autres sens.

Je me rappelle, ce soir-là, il était de nouveau rouge pomme.

mardi 20 avril 2010

L'eau court

C'est drôle, quand on s'approche d'un cours d'eau on a tendance à ralentir, voire à s'arrêter pour regarder l'eau couler. En tout cas, on y jette un regard. Certains promeneurs s'amusent même à cracher dans le courant.

Pourquoi? Est-ce parce que nous sommes faits en grande partie d'eau nous-mêmes, que toute cette eau nous attire? Comme en symbiose?

Est-ce parce que l'eau courant peut symboliser notre vie qui coule comme l'eau, tantôt calmement, tantôt en tourbillonnant? Tantôt claire, tantôt trouble?

Ou est-ce tout simplement parce que c'est beau?

lundi 19 avril 2010

Sur le chemin des écoliers

Nous étions sur la route, tranquillement, destination comme si souvent l'agglomération rouennaise. Par la route habituelle nous faisons en gros 80 km pour y aller, mais comme nous n'étions pas pressés du tout, nous avons décidé d'y aller par le chemin des écoliers.

Direction d'abord La Seine, pas loin de Lillebonne, par les petites routes évidemment, là où on ne croise personne - surtout à l'heure du midi.

A Port Jérôme, avec ses installations pétrochimiques, nous avons pris le bac pour Quillebeuf-sur-Seine, histoire de respirer un peu. (Cela ne sentait pas trop mauvais.)

Prendre un bac, c'est comme être en vacances pendant quelques minutes, et regarder les flots passer.

Les vagues montaient vers Rouen, et nous aussi, une fois de l'autre coté.

A un moment nous avons longé l'autoroute, regardant en passant tous ceux qui s'y étaient pressés.

Longtemps après nous sommes arrivés, et nous avons constaté que notre écart de route n'était pas si grand que cela, car nous n'avions fait que 92 km, soit une douzaine de km de plus que par la route "normale".

Et surtout, nous n'avions pas été embêtés. Vivent les chemins des écoliers qui passent par le bac!

Peu importe le temps que l'on met, pourvu qu'on arrive, sains, saufs et dé-stressés.

vendredi 16 avril 2010

Les ânes

On voit de plus en plus d'ânes dans les fermes, (non, cela n'a rien à voir avec les fermiers) surtout bien entendu dans celles qui font une activité de gite, de chambre ou de table d'hôte, car il est toujours bon de pouvoir proposer un peu de programme aux citadins venus en visite à la cambrousse. Donner un bout de pain à un âne peut intéresser plus d'un visiteur.

N'ai-je pas succombé moi-même au charme du petit ânon à coté de sa mère qui me surveillait du coin de l'œil, tout en continuant à montrer à son rejeton ce qu'il faut faire si on veut grandir et qu'on n'a pas une assiette de soupe sous le sabot.

Dans la ferme à Ste Hélène de Bondeville où je m'étais rendue pour le travail, il n'y a pas que des ânes, il y a aussi des paons, mais comme d'habitude je ne les ai pas vus, seulement entendus. Leur cri est surprenant. Fort comme celui d'un âne.

jeudi 15 avril 2010

Encore une

Pour continuer ma série interminable sur le comportement routier je voudrais poser une question.

Que faire quand à la sortie d'agglomération, au moment où vous commencez à accélérer, la voiture qui vous suit impatiemment depuis quelques centaines de mètres, voire plus, met le clignotant et commence à vous doubler.

Le Code de la Route interdit d'accélérer quand on se fait doubler, pourtant vous n'avez pas envie de vous faire doubler par tous ceux qui vous suivent!

Mais quand votre suiveur commence son manœuvre en même temps que vous accélérez pour reprendre votre vitesse de route, et en outre en présence d'une ligne continue qui interdit de doubler, qui a raison, et qui a tort?

La voiture à gauche m'avait déjà fait le coup un peu plus tôt, dans des circonstances analogues, à savoir qu'elle m'a doublé en même temps que moi je doublais un autre véhicule à la fin d'une interdiction! Elle, franchissant la ligne blanche.

L'accident a été évité de justesse car j'ai pu me rabattre à temps. Sinon cela aurait encore une fois fait BOUM!

***

Ce qui est assez intéressant à voir, c'est que j'ai suivi cette voiture pendant de nombreux kilomètres, la perdant parfois de vue pour la retrouver un peu plus loin, malgré le comportement très pressé de son conducteur. Ceci tend à démontrer que ce n'est pas en roulant comme un con qu'on arrive plus vite à destination. Parfois même on n'y arrive pas du tout.

A suivre, que vous le vouliez ou non.... car je passe plus de temps sur la route que sur les blogs en ce moment.

mercredi 14 avril 2010

Mais pourquoi donc?

Quand je prends le volant je préfère, si les secondes et les minutes me le permettent, les petites routes aux grandes axes, car - sauf quand il y a quelqu'un de pressé derrière qui veut à tout prix doubler même là où s'est fortement déconseillé - on peut y voir tellement plus de choses intéressantes que quand on voit à peine le paysage défiler à toute vitesse.

Au fait, savez-vous pourquoi je me suis arrêtée pour prendre cette photo? (Si je ne le savais pas, j'aurais du mal à le voir et à le comprendre.)

Un indice : la raison me tourne le dos. (Bah, ça on le savait, pourquoi faut-il que je le précise encore?)

mardi 13 avril 2010

En "promenade"

Le réveil a sonné à 6h samedi matin, ce qui correspond à une grasse matinée par rapport aux journées précédentes.

Après un petit déjeuner vite avalé, nous avons pris la route en même temps que le soleil commençait à pointer son nez au raz des pâquerettes.

Un peu plus tard le soleil nous aurait éblouis, s'il n'avait été à moitié caché par les nuages qui laissaient filtrer une belle lumière.

Encore heureux qu'on puisse profiter de ces "promenades" de travail pour admirer le paysage. La route peut être belle, et il y a toujours quelque chose à voir.

Contrairement à l'impression que j'ai parfois, on y voit même des automobilistes respectueux d'autrui...