samedi 11 janvier 2014

Fiskbullar

Aussi loin que ma mémoire me porte en arrière, je n'ai jamais été fan du plat que les suédois appellent "fiskbullar".

Les rares fois que j'y ai goûté, je l'ai trouvé plutôt fade, mais il est fort possible que la cause n'en soit pas le plat lui-même, mais la façon dont il avait été préparé.

C'est un peu comme avec le "lutfisk" que les nordiques mangent à Noël, et qui lui non plus ne figure sur ma liste des plats préférés. La dernière fois que j'en ai mangé, il tombait en morceaux sans goût, et le plat n'était sauvé que par la sauce qui l'accompagnait. Mais j'avoue, c'était sans aucun doute un problème lié à la personne qui l'avait préparé.

Revenons donc à nos fiskbullar.

J'ai deux vieux livres de recettes en suédois. Dans le premier que j'ai consulté, j'ai trouvé mes fiskbullar dans l'index, mais la page que j'avais à chercher se trouvait dans le tome II que je ne possède pas.

Heureusement le deuxième livre m'apportait plus de lumière.

Pour faire des fiskbullar pour quatre personne il faut

750 gr de poisson blanc (colin ou autre)
1 càs de beurre 
20-30 cl de lait froid préalablement bouilli
sel
sucre
poivre blanc
1/2 càs de fécule de pomme de terre
fumet de poisson, sel

Passer trois fois  le poisson au hachoir de viande (une fois vidé et débarrassé des arêtes, bien entendu). Le mélanger avec le beurre et les épices. Ajouter la fécule de pomme de terre et le lait, un peu à la fois, et à la fin, le sel et les épices. Former des boulettes et les faire cuire 10 minutes dans le fumet de poisson ou, à défaut, dans de l'eau légèrement salée.




J'ai fait tout cela, sauf que j'ai utilisé de la truite saumonée et que j'ai remplacé la fécule de pomme de terre par de la maïzena.   Il fallait faire avec ce que j'avais sous la main. 




Bref, ma préparation n'était pas vraiment orthodoxe, mais pourtant, si demain on m'interdit de faire un nouvel article sur mon blog, prétextant que j'ai aujourd'hui commis l'irréparable faute de parler de fiskbullar, à savoir des quenelles, je ne serais pas d'accord et j'appellerais cela de la censure préventive, chose qui ne doit pas exister dans un pays qui prétend qu'il n'est pas une dictature de l'esprit.

Dans ce cas personne ne saurait jamais, qu'aux fiskbullar je préfère un bon jambon et du fromage à raclette, accompagnés de petites pommes de terre, le tout arrosé d'un ruisseau en provenance de la vigne.


Voilà pourquoi je préfère vous le dire tout de suite!

13 commentaires:

Thérèse a dit…

Un joli bras d'H. à qui pourrait se reconnaitre mais je doute que ces personnes passeront par ce blog...
J'envie le jambon prêt à l'emploi, dans le temps nous remportions des jambons dalmates de Croatie de derrière les fourneaux des cuisines d'hôtels...

ELFI a dit…

le fiskbullar ...pour dédé et le jambon pour toi? :)))

Sirokko a dit…

Örk, menisin mieluummin ostamaan kaupan fiskpinnar...

Miss_Yves a dit…

Evidemment, vu la recette classique (poisson blanc et lait bouilli) le "fiskbullar" dont tu parles doit être plutôt fadasse...

Ce n'est pas comme le fond du propos...ou le problème de fond.


Tu es sûre que la photo représente de la truite saumonée? On dirait du bifteck haché.

Grand-Langue a dit…

Hummm, je m'en tiendrai au jambon.

Grand-Langue

Alain a dit…

Une recette très semblable à celle de la spécialité Lyonnaise - dans laquelle on peut remplacer le poisson, en général du brochet, par de la volaille. Je ne sais pas pourquoi mais les plats qui sont délicieux dans leurs lieux d'origine semblent souvent bien fades ailleurs.

Solange a dit…

Comme je ne suis pas fan du poisson j'opte pour le jambon.

claude a dit…

Moi aussi je voyais du beef haché au sortir de ton hachoir. J'opte pour la raclette.
Tiens hier, on a vu le résultat d'un connard, ça commence !

Cergie a dit…

Ton propos confirle ce que je me suis souvent dit que finalement toutes les recettes du monde ne sont que des variantes sur le même thème : le pot au feu, la poule au pot, le couscous. La quenelle ou le fiskbullar. Après tout est question de matière première, de savoir-faire et d'environnement... Une raclette je ne serais pas ravie de la déguster sous une température caniculaire mais au coin du feu, le fromage fondant devant la cheminée, quelle merveille !

Daniel a dit…

Coucou Hélène.
Tu inaugure un blogue cuisine ???(je blague).
La façon de préparer tout et la !
Longtemps je n'ai pas aimé le jambon vendéen, bien sur, je voulais absolument le manger comme le jambon auvergnat, que né-ni là avec des mogettes on apprécie toute sa subtilité.

http://www.cuisineaz.com/recettes/jambon-de-vendee-aux-mogettes-de-vendee-55242.aspx

Bonne semaine.
A + :o)

Peter Olson a dit…

Tu aurais du goûter les "fiskbullar" de ma mère! :-)

hpy a dit…

Peter, pour être tout à fait honnête, je ne pense pas avoir goûté à des fiskbullar à la nordique. Ma mauvaise expérience viendrait plutôt de quenelles en boîte. Mes boulettes à moi avaient finalement un goût de poisson - elles étaient tout à fait mangeables, même Foufou peut en témoigner.

Sciarada a dit…

Ciao Hélène, il prosciutto piace tanto anche a me, ma l'assemblaggio degli ingredienti della tua ricetta non mi sembra male, la farò anche io!
Un abbraccio e allegra giornata!