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vendredi 31 mai 2013

Le bâtiment


J'avançais tranquillement dans le paysage normand, lorsque je vis un bâtiment intéressant au loin. 

J'eus alors envie de le prendre en photo mais hélas, j'en étais trop loin.  

Même en  zoomant un max, il aurait été de la taille d'une chiure de mouche sur la photo.

Alors j'avançais encore et encore , mais plus j'avançais, moins j'en voyais.

J'essayai d'accélérer pour le prendre de court, et pour pouvoir le photographier avant qu'il ne soit complètement englouti par le sol rendu meuble par les pluies pratiquement incessantes.

Peine perdue, le bâtiment prit de la vitesse, lui aussi, et à la fin il disparut dans ce qui devait être une gigantesque marnière.

Complètement dépassée par ce phénomène étonnant, je n'eus à l'esprit de le photographier qu'au dernier moment, juste avant la fin de cette rocambolesque histoire.

mercredi 24 octobre 2012

Route de la Sécheresse

On ne peut pas dire (sans mentir, en tout cas) que le temps était au beau fixe pendant le weekend, bien qu'il se soit rattrapé depuis, au moins momentanément.

L'humidité envoyait des fumerolles au-dessus des arbres, dont les feuilles jaunissaient avant de tomber par terre, route de la Sécheresse à Héricourt en Caux, comme ailleurs aussi.





Un peu plus loin, sur la même route, mais à Hautot Saint Sulpice, six vénérables faisans vénérés se promenaient.

(Ce n'est pas parce qu'on n'en voit que cinq sur la photo, qu'il ne faut pas me croire, quand je dis qu'il y en avait six!)

Sans doute cherchaient-ils à éviter les chasseurs que nous avions aperçu au loin, espérant que ceux-ci confondent leur plumage avec les feuilles mortes.

Dans le cas contraire il y en aurait eu à ramasser à la pelle.

jeudi 15 mars 2012

Une vie tranquille

Mardi soir, j'étais seule à la maison (à l'exception des chats) et j'ai commencé à regarder Sleeping with the Enemy - Les nuits avec mon ennemi) à la télé, et j'ai très rapidement pensé à Monica.

Moi qui suis une dure à cuire, une insensible, je n'ai pas pu aller au bout du film, tellement la femme victime de violences de la part de son mari, incarnée par Julia Roberts m'a rappelé Monica et ses souffrances.

Il n'y avait rien d'exagéré. L'humiliation, la dégradation morale et physique. L'appréhension et la peur. Tout était vrai.

Je crois qu'on ne peut  pas comprendre l'étendue des dégâts si on ne passe pas tout près des souffrances de ces femmes soi-même. Et encore.

Il en va sans doute de même pour les enfants battus. Dans ma vie j'ai vu les deux, des femmes et des enfants martyrisés, sans jamais pouvoir comprendre leurs souffrances. Un de ces enfants devenu adulte me l'a dit. "Tu ne peux pas comprendre ce que j'ai vécu." Le pire, c'est que cela les suit tout au long de leur vie, car il reste des cicatrices plus ou moins guéries.

Monica ne me parlait jamais de ses souffrances. Je les ai apprises par sa meilleure amie, ainsi que par sa mère. Juste quelques mots par ci, par là. Plus tard. Pas au moment où.

J'aurais peut-être pu les comprendre si seulement j'avais voulu. Si je m'y étais intéressé. Encore bien des années plus tard, il y avait des moments où le regard de Monica s'enfermait sur elle-même. Elle paraissait alors infiniment triste, et je ne comprenais jamais pourquoi.

Peut-être que je ne voulais pas. Je me voilais la face pour ne pas voir, pour ne pas comprendre, pour me protéger aussi, car - et ce n'est que mon avis - ce qu'a vécu Monica a joué aussi sur la vie de ses amis plus ou moins proches, les faisant souffrir,  influençant probablement les plus proches aussi dans les choix de  leur propre vie.

Pardon Monica. J'aurais tant voulu t'aider mais je n'en avais pas la force. Alors, j'ai fait comme beaucoup d'entre nous, je n'ai rien vu.

Il n'y a qu'aujourd'hui que je commence enfin à comprendre. Mais aujourd'hui je ne peux plus t'aider, car tu n'es plus là.

mardi 13 mars 2012

Autour de la Durdent

La Durdent est un fleuve côtier de 24 km de long qui prend sa source non loin de Héricourt-en-Caux pour se jeter dans la Manche à Veulettes-sur-Mer.

Son débit est assez important et je l'ai déjà vu déborder, inondant entre autre les terrains de Grainville-la-Teinturière il y a quelques années de cela.

Depuis les dernières inondations, des travaux ont été faits pour mieux canaliser le trop plein d'eau qui peut résulter de fortes pluies.

Samedi nous étions invités à déjeuner à l'auberge qui porte son nom - non, ce n'est pas le bâtiment qu'on voit sur la photo - et nous y avons fort bien mangé.


Nage de St Jacques aux épices, filet de bœuf Rossini pour moi. (Les deux images sur la gauche.)

dimanche 18 mars 2007

On the way



It's astonishing how distances have become much shorter in a hundred years.
Not long ago travelling demanded preparation, anticipation and time.
You travelled by horse, by train, by boat and generally it took several days.
Now you hardly step into your car or in a plane, and there you are, almost without realizing that you were on your way.
Sometimes I wonder, why is it so important to arrive. Can't we enjoy also the travelling from one place to another. Slow down a little and take a look outside. We'll arrive soon enough.