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lundi 3 février 2014

Décruter?

Comme d'habitude, je me fais bouffer par le travail.

C'est encore sur la route que j'ai passé une bonne partie de mon samedi. Cette fois-ci, je n'étais pas au volant et personne ne pourra donc m'accuser de faire des photos en roulant. Quoique...

Ayant fini le coté professionnel de notre déplacement, DD et moi sommes allés déjeuner au Carreau des Halles, une brasserie devenue un lieu d'habitudes en peu de temps.

Nous y avons entendu des voisins de table rigoler en se demandant quel est le contraire de recruter. La réponse était décruter, suivi d'un gros rire.

La Seine était en crue, sans pour autant avoir ni recruté, ni décruté avant.




Les bateaux à quai étaient à l'eau, ce qui est tout à fait normal, mais les voitures à quai y étaient aussi, ce qui l'est moins.




Un peu plus loin, nous avons fait demi-tour pour prendre la Chaussée des Vieux.


Nous nous disions qu'il pouvait être intéressant de voir où menait une rue portant ce nom plutôt inhabituel.


C'était un cul-de-sac!



Au moins, me dis-je quand nous avons fait demi-tour, le cimetière n'était pas au bout.



C'était déjà ça!



Nous promenant ainsi, nous avons fait une quarantaine de kilomètres pour relier Rouen à Duclair, alors que nous aurions pu, en prenant une autre route, en faire la moitié de moins.



La Seine y était plus large que d'habitude, et avait laissé des débris sur la chaussée en se retirant un peu.

L'après-midi passait comme si j'avais été en vacances. 

Tout à l'heure j'ai eu un coup de fil de quelqu'un se présentant comme partenaire du Ministère du Redressement (Im)Productif. Je lui ai répondu que je n'avais rien à lui dire si elle appelait de la part de son ministre, car j'ai du mal à croire à tout ce qu'on nous promet.

Un spécialiste en valorisation du patrimoine me dit l'autre jour que le gouvernement avait fait encore une usine à gaz (c'est du niveau industriel) en proposant leurs lois rétroactives (retoquées par le Conseil Constitutionnel), et que le résultat était des règles générales contrebalancées par des exceptions à tout va.

Bref, bien que je ne puisse pas être d'accord avec tout ce qui se fait, nous ne faisons rien pour que cela n'aille pas. La preuve, nous n'avons pas décruté, nous avons recruté, en plus sans compter sur des subventions pour le faire. Comme la Seine en crue. Voilà pourquoi je me fais bouffer par le travail, et que je n'ai même plus le temps de bloguer. 

mercredi 15 janvier 2014

Nuages

Il y avait encore des beaux nuages dans le ciel hier matin quand je pris le volant pour la première fois.

Il avait plu dans la nuit, et la route était mouillée.

Certains nuages étaient encore prometteurs de nouvelles pluies.

Au-dessus le ciel était beau. La température extérieure était de 4° quand je suis partie, mais peu après l'ordinateur de bord m'avertit d'un risque de verglas, car la température avait baissée d'un degré.

L'usine de panneaux essayait de faire concurrence aux nuages, sans y arriver. La fumée indiquait des vents venant de la mer.

Ces vents sont souvent signe de pluies à venir. Quelques gouttes d'eau tombèrent sur le pare-brise.

Un peu plus tard les premiers rayons de soleil donnaient déjà une autre couleur aux nuages.

Ceux-ci restaient pourtant comme collés au ciel toute la journée, car à mon retour dans l'après-midi, ils y étaient encore. La température était monté jusqu'à 7° et il ne pleuvait pas.

vendredi 10 mai 2013

L'Assomption à l'Ascension

Lors d'un récent dîner avec des anciens de la région, la conversation dévia  à un moment donné vers les églises du coin, dont Notre Dame de l'Assomption à Fauville-en-Caux.

Il m'est très souvent arrivée de passer devant cette église de la paroisse St Louis Cœur de Caux, et de regretter de ne pas pouvoir y pénétrer.

Vue de l'extérieur l'église est grande, elle parait même beaucoup plus grande que de nombreuses autres édifices de la région. On la voit de loin.

J'ai donc fait état de mon souhait de la découvrir, et c'est à ce moment-là qu'on m'a fait comprendre qu'elle n'en valait peut-être pas la peine.

Il n'y aurait rien de particulier à y trouver...

Ma foi. Jeudi de l'Ascension les portes de l'église en question étaient ouvertes, et j'ai enfin pu jeter un œil à l'intérieur. A première vue l'église n'était pas petite, par contre lumineuse et assez inhabituelle avec ses briques donnant de la couleur à la maçonnerie enduite de ciment.

L'église, consacrée en 1916, donc assez récente, fut construite à partir de 1913 selon les plans de l'architecte Pierre Chirol en remplacement d'une autre, devenue trop petite.

J'y ai vu des beaux vitraux de 1921, des bancs et des chaises en bas, des tribunes en haut pour les fidèles. Des statues de saints, un bénitier et plein d'autres choses qu'on peut s'attendre à voir dans une église.

Et je n'étais pas déçue. Comme quoi il ne faut pas toujours écouter les anciens, mais se forger une opinion soi-même.

mercredi 22 août 2012

Mélancolie, bourdon ou déprime

Une fois la vieille de retour chez elle, le barrage d'Assouan céda, et le Nil inonda la cuisine.

Il ne lui arrivait pas souvent  de s'apitoyer sur son sort, mais de ne pas avoir vu la dame au rayon sous-vêtements du supermarché était une déception de plus, celle de trop. Elle n'en pouvait plus d'être aussi seule, sans personne avec qui bavarder.  Même tout à l'heure, au supermarché, la caissière lui avait à peine adressé la parole. Juste bonjour, ça fait tant, et au revoir.

Il n'y avait pas que son mari qui en se suicidant pour échapper aux démons du jeu, l'avait laissé tomber.

Sir Peter Ustinov, dont elle garda néanmoins un excellent souvenir, était mort depuis plusieurs années déjà. Elle aurait bien voulu se recueillir sur sa tombe, mais un voyage en train jusque la Suisse était trop long et compliqué pour elle. Si seulement elle avait encore un chauffeur à sa disposition. Et une voiture, bien entendu.

Même son amoureux imaginaire avait fini par disparaître. Elle avait beau l'appeler, il ne venait plus jamais la serrer dans ses bras musclés. Peut-être était-il mort, lui aussi. Elle ne saurait jamais où il était enterré, lui.

Ses pleurs redoublèrent et finirent par déshydrater la vieille, qui soudain eut soif.

Elle jeta ses courses inutiles dans la poubelle et se fit un thé aromatisé à l'huile de bergamote, avant de profiter des larmes versées pour bien nettoyer le sol de la cuisine, car elle avait vu à la télévision, qu'il n'y a pas de petites économies en matière de gestion d'eau.

mercredi 16 novembre 2011

Morosité


Voilà arrivée l'époque de l'année où il fait le plus souvent nuit noire quand je pourrais  enfin sortir respirer un peu.

Je me demande seulement si cela vaut la peine de sortir à ce moment-là, ou si je ne suis pas aussi bien vautrée dans mon canapé,  en train de zapper entre des programmes télé plus idiots les uns que les autres.

La morosité ambiante est en train de m'atteindre - il n'y a que les informations qui arrivent à m'intéresser. 


Quand ça va mal (car on ne peut pas dire que ça va bien de par le monde), on a au moins le plaisir de râler contre tous ceux et toutes celles qui ne partagent pas votre opinion. 


Peu importe qui a tort, et qui a raison. (Comme si on pouvait le savoir...)

***

Bon, je m'en vais faire à manger avant d'aller m'installer dans le canapé.  Et avant toute autre chose, j'éteins l'ordinateur jusque demain matin.

mardi 12 octobre 2010

Se lever

Nous nous étions levés avant le soleil ce matin-là et roulions vers l'est. Le temps était brumeux. Des bandes de brouillard - heureusement pas très épais - annonçaient une journée ensoleillée.

Le soleil se levait, tout doucement d'abord, transperçant la couche humide et donnant un halo rougeâtre au ciel.

Un peu plus loin il disparut derrière des nuages très gris. Très épais aussi.

Et puis, tout d'un coup, la journée devint lumineuse, chaude et belle. On se serait cru en été.

lundi 15 février 2010

Eliane Pradel

J'avais reçu, il y a quelque temps déjà, un carton d'invitation virtuel au vernissage de l'exposition de peintures d'Eliane Pradel.

Vendredi soir, après une journée de travail tellement remplie que je n'ai eu le temps de visiter aucun blog ami, j'ai entraîné un DD pas récalcitrant du tout vers la magasin de sa belle-sœur où a lieu l'exposition.

Toute la jet set de Fauville en Caux et des environs était présente, y compris le conseiller régional Yvon Pesquet, ainsi que son collègue, confrère et/ou concurrent (au choix) Jean-François Mayer arrivé trop tard pour figurer sur la photo.

L'artiste se prêtait gracieusement aux demandes des nombreux photographes présents.

Un des photographes - pas très content - se fit tirer le portrait par une paparazza qui se trouvait sur les lieux. (J'espère qu'il n'y aura pas de poursuites judiciaires, et je promets de retirer la photo, ou au moins de mettre un cache dessus, si jamais le photographe me le demande par lettre recommandée avec accusé de réception...)

Derrière lui on peut voir, à l'extrême gauche, le tableau en feu, vendu à l'issue du vernissage, à un couple d'admirateurs des œuvres d'Eliane Pradel.

Et voici deux autres exemples du talent de l'artiste yebleronnaise. Moi-même, je préfère ces tons plus bleus, mais cela n'est sans doute une surprise pour personne.

mardi 9 février 2010

Just another cat

No time for blogging - too much work.
I have the feeling I'll be at a meeting for half of the day
and on the phone for the remaining two halves.

samedi 24 octobre 2009

Sept


Ina vient de me glisser le prix du blogueur créatif par sa fenêtre. Merci Ina!


Les règles - car il y en a (sept) - pour accepter ce prix sont les suivantes :

1. Remercier le donneur (cela va de soi),
2. Copier l'image et la montrer sur son blog ,
3. Mettre le donneur en lien,
4. Raconter sept choses inconnues sur soi-même,
5. Donner le prix à sept blogueurs,
6. Ajouter leur lien à son post,
7. Et informer les sept (mal)heureux!




  1. J'ai des cheveux de bébé. Beaucoup trop fins.

  2. J'ai du mal à jeter mes vieilleries.

  3. J'ai des cuisses de poulet. (Selon mon neveu Juha que je ne vois jamais.)

  4. Il y a des jours, j'aimerais bien être retraitée (pour pouvoir dormir le matin, surtout).

  5. Je suis couche-tôt.

  6. Jusqu'aujourd'hui j'ai toujours appris à apprécier le lieu où je vis.

  7. J'ai un doute, apprendrai-je un jour à vivre dans une maison où ne vivent que d'autres vieux?

Les sept (mal)heureux sont : Daniel, Deslilas, Marguerite-Marie, Miss Yves, Nefertiti, Robert et Thérèse.





Et je profite de l'occasion pour donner le HPY-blog-award à Ina, en rappelant que c'est un prix sans règle aucune. Enfin si, que le donner fasse plaisir au donneur.