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mercredi 23 janvier 2013

Louvetot

En cherchant des explications aux noms des quais fécampois, je suis tombée sur des livres anciens qui ne m'ont pas beaucoup aidée, mais qui m'ont appris des choses sur l'histoire de Fécamp et des environs. Je les ai trouvés très intéressants, et je crois que je n'ai pas fini de fouiller.

Ainsi j'ai appris que le nom de nos nombreuses communes  se terminant par tot (Yvetot, Lanquetot, Epretot, Turretot...) est composé de deux parties, une première qui correspond au nom d'une personnalité anglo-saxonne, et une seconde, tot, topt, ou torp(t), qui vient du norrois (vieux scandinave) et qui indique une ferme normande, normande dans le sens "du nord, de chez les vikings".

Ainsi Louvetot, lieu  qui a sans doute été attribué à un vaillant anglo-saxon en remerciement de sa bravoure lors de la reprise de la Normandie par les anglais, pour qu'il y établisse son fief. Cet homme se serait appelé Lufa. Lufa-tot, d'où Louvetot, souvent prononcé loufto. L'écriture a changé plus d'une fois le long du temps.

Louvetot ne serait donc pas la maison des louves, comme j'aurais pu le penser. Et pourtant, sur le blason de Louvetot, on voit un loup courir au-dessus d'un chevron d'or sur fond azur, avec à droite une crosse d'abbé (sans doute de l'abbaye de St Wandrille-Rançon), à gauche un chêne, et en pointe basse un tumulus couleur argent. 

L'église de Louvetot aurait été construite au premier quart du XIII siècle (et reconstruite aux XVIII et XIX siècles). Si les loups, présents dans les environs encore au XVIII siècle, reviennent pour me poursuivre un jour, j'y chercherai abri à condition qu'elle soit ouverte, bien sûr. En même temps, j'essaierai de glaner un peu plus d'informations.

En tout cas, la prochaine fois que je traverserai Louvetot, je regarderai la commune d'un autre œil. 

mardi 15 novembre 2011

Couleurs d'automne


Si je me rappelle bien, l'année dernière les premières neiges sont tombées le 25 novembre en Seine-Maritime, créant comme d'habitude une pagaille blanche sur la route.

Nous sommes aujourd'hui à 10 jours de cette date, et certains jours il fait encore tellement beau qu'on se croirait, sinon en été, au moins au printemps, sauf pour ce qui concerne les couleurs qui elles sont automnales.

Dans mes massifs à mauvaises herbes, un pavot tout rouge côtoie les roses trémières qui fleurissent roses ou violettes sur la seconde tige de l'année, tandis que les graines mûres tombent de la première.

Mais hier soir la température commençait à descendre. Vers 19h il ne faisait plus que 8 centigrades. Ce matin, douze heures plus tard, le thermomètre s'est arrêté à 4°.

Un couche de neige couvrira peut-être les couleurs automnales fin novembre.