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mercredi 16 octobre 2013

Le faux coût du transport

Dernièrement j'ai passé pas mal de temps allongée sur le canapé en écoutant la télé d'un quart d'oreille. (J'y retourne d'ailleurs encore aussi souvent que possible.)

Ma chaîne préférée est BFMTV. Les informations qui passent en boucle toute la journée sont peut-être intéressantes la première fois qu'on les entend, mais à la longue c'est toujours la même chose, et cela devient facilement un tout petit peu trop monotone, et donc parfait pour somnoler.

De temps en temps je regarde aussi ce qui se passe sur les autres chaînes. Je ne peux donc pas dire sur quelle chaîne j'ai aperçu cette publicité de Super U, expliquant comment est composé le prix d'un litre de lait bio.

Sur un prix total de 0.95 €, je n'ai rien à dire sur la TVA de 0.05 €, ni sur les charges et la rémunération  du magasin, 0.17 €. Les producteurs de lait râlent, il me semble, car je l'ai entendu aux informations, pour les 0.43 € qu'ils touchent. Mais quand j'ai vu 0.30 € pour le transport et le conditionnement, j'ai tiqué.

Sachant que le lait est transporté en citerne du producteur (la vache) à la laiterie, et cela sur une distance aussi courte que possible, qu'il est ensuite, une fois conditionné, transporté de la laiterie à la centrale d'achats (une base qui regroupe les produits devant être ensuite distribués dans les magasins), avant d'être acheminé jusqu'aux magasins, je me suis mise à calculer le prix du transport, car à mon avis, quelque chose sonnait faux dans le 0.30 € le litre. 

Je ne tiens pas compte du prix depuis le producteur jusqu'à la laiterie. Ce n'est qu'un détail qu'on peut inclure dans le prix global.

Mais sachant que dans un camion entre la laiterie et la centrale d'achat, ainsi que dans celui qui distribue le produit aux magasins, on peut mettre 25 tonnes, voir plus depuis quelque temps, vu que le poids total autorisé en charge a été augmenté de 4 tonnes, je pourrais calculer le prix du transport global de la façon suivante :  0.30 € * environ 25000 litres, à savoir 7500 €.

Pour 7500 € je peux transporter plusieurs camions de la laiterie jusqu'à la centrale d'achat! Beaucoup même. Je serais même ravie de le faire, car j'aimerais bien toucher 7500 € pour mettons, au grand maximum, 1000 km (producteur - laiterie - centrale d'achat - magasin).

De nombreux transporteurs se plaignent en effet qu'ils font des transports (de 25 tonnes, toujours) à un prix inférieur à 1 € le kilomètre. Disons donc qu'ils touchent, pour être un peu mieux payés, 1.30 € / km pour le transport de  25000 litres de lait conditionné, ce qui impliquerait que le lait est transporté sur une distance de 5800 km environ. 

Et même s'ils touchaient 2 € par kilomètre parcouru, cela ferait encore une  distance globale de 3700 km. 

Il est vrai que l'enseigne inclut le conditionnement dans ces 0.30 €, à savoir le prix de la bouteille et le bouchon en plastique, la mise en bouteille etc. Mais dans sa publicité elle montre un camion transportant une bouteille de lait quand elle parle de ces 0.30 €, et la professionnelle du transport que je suis, ne peut que s'insurger contre cette façon de présenter les choses.

En outre la publicité ne parle pas des coûts, ni de la marge de la centrale d'achat...

De même je suis plus que certaine que la future écotaxe qui entrera en vigueur au 1° janvier prochain, et qui sera payée par les transporteurs qui auront beaucoup de mal à la répercuter aux chargeurs, à savoir environ 0.15 € par kilomètre parcouru sur 15000 kilomètres de routes nationales et départementales, à savoir presque toutes les routes empruntées par les camions, conduira à une hausse du prix de tous les produits que nous achèterons l'année prochaine, dont le lait. 

On parie?

vendredi 17 septembre 2010

L'église Saint-Thomas

Il nous arrive de temps à autre de traverser Gruchet le Valasse en voiture, mais il est rare que nous nous y arrêtions. Il y a plusieurs mois pourtant, nous nous sommes garés dans une petite rue perpendiculaire à l'axe principale, tout simplement pour acheter du pain dans une boulangerie du coin.

En partant nous avons continué par cette rue et c'est là que j'ai aperçu l'église à ma droite. Je me suis dit qu'elle était belle, et que cela vaudrait sans doute le coup d'aller la voir de plus près une autre fois. (Nous avons tendance à remettre nos visites à plus tard.)

Les églises sont souvent fermées, il n'est donc pas facile de les visiter, mais un jour fin août nous sommes de nouveau passés par là, en promenade, et prenant exprès la rue René Coty qui passe juste devant l'église, nous avons vu que la grande porte était ouverte.

Direction le parking en bas à gauche, et hop, nous avons monté les quelques marches pour entrer dans l'église où nous avons salué un homme affairé avec des livres et des brochures.

Selon le sacristain, car c'était lui, nous avions de la chance de trouver l'église ouverte, car on allait y célébrer des noces de trente ans un peu plus tard. D'habitude elle est fermée, comme tant d'autres églises de nos campagnes.

Nous nous sommes faits discrets - pas de flash à l'intérieur - avant de sortir et faire le tour de l'édifice. Là nous avons été interrompus par un coup de téléphone, nous obligeant à écourter la visite et de rentrer en urgence, afin d'essayer de trouver une solution pour des âmes en détresse.

La construction de l'église paroissiale Saint-Thomas Becket (archevêque de Cantorbéry) commença au 11° siècle, continua vers la fin du 16° siècle et s'acheva avec l'élévation de la tour clocher en 1894. Les matériaux de constructions sont: tuf, calcaire, pierre de taille et ardoise. Le maître autel est en marbre, et l'aspect général est, à mon avis, clair et lumineux, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur.

mercredi 15 septembre 2010

Phalacrocorax se rend à l'église

Une âme bien intentionnée avait glissé dans l'oreille de Phalacrocorax, qu'il avait intérêt à déposer un ex-voto dans une église, afin de remercier le ciel de l'avoir conduit, sain et sauf, à travers le monde.

Le cormoran décida donc de visiter une église du coin, et entra par la première porte ouverte qu'il trouva sur son chemin.

Cette porte d'église, il l'a trouva à une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseau de la mer. Une bouchée de pain pour quelqu'un qui était aussi bon aviateur que sous-marin. Et aussi un bon mangeur.

Phalacrocorax entra donc dans l'église - qu'il trouva fort belle d'ailleurs - par une petite porte sur le coté avant d'en sortir très vite en maugréant: Je ne vois pas pourquoi il faudrait que je remercie le ciel, alors que mon tour du monde se passait dans l'eau!

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L'Histoire du Cormoran, 67° épisode