Affichage des articles dont le libellé est la vieille. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est la vieille. Afficher tous les articles

mardi 24 décembre 2013

Moumoune dispute HPY

Ecoute moi quand je te parle, dit Moumoune à HPY, ou sinon, dis-moi à quoi cela a servi que je essaie de t'apprendre à parler chat depuis qu'on habite la même maison!

Je sais bien que tu n'as pas toujours été une bonne élève, mais il me semblait pourtant que tu avais fait des progrès depuis tout ce temps.

Ne me dis pas que tu parles chat seulement quand cela t'intéresse et quand tu veux que je t'aide. Tu ne m'a d'ailleurs toujours pas donné mes émoluments. Veux-tu que je te traîne devant les Prud'hommes? menaça Moumoune.

HPY finit par tendre l'oreille et écouta ce que Moumoune avait à lui dire de si important.

Pendant que vous étiez partis, dit Moumoune, le téléphone a sonné, et bien que tu ne m'as pas payée, insista-t-elle, j'ai répondu. Et tu sais qui était à l'autre bout du fil? Ta copine blogueuse, la bretonne.

Elle venait de rentrer d'un voyage au Vietnam et au Cambodge, me dit-elle, et tu ne devineras jamais qui elle a rencontré là-bas!

HPY ne devina pas. Moumoune avait raison.

Mais HPY écouta enfin ce que Moumoune avait à lui dire de si important. Cela lui changerait peut-être les idées.

Ta copine M&M's a vu la Vieille accompagnée de Phalacrocorax pendant son voyage! Ils se sont même parlés pendant qu'ils gravissaient deux-cent-soixante  marches en latérite.

Alors HPY comprit enfin que la vieille femme et le drôle de pingouin qui avaient fait scandale dans le restaurant d'où elle et DD venaient de rentrer, n'étaient que des sosies, des Doppelgänger, ou pire encore, des usurpateurs d'identité, qui profitaient de la célébrité de ses personnages à elle, afin de vivre à leurs dépens, tout en détruisant leur crédibilité - et la sienne, par la même occasion.

Toute ragaillardie, HPY embrassa Moumoune sur le nez et fit une tasse de café à son DD chéri, qui n'en attendait pas autant.

Le drôle de pingouin n'était pas Phalacrocorax, et la vieille grincheuse n'était pas sa Vieille à elle. Comment-avait elle pu se laisser berner par ces personnages douteux?

Le vrai Phalacrocorax continuait ses aventures autour du monde, et la Vieille, bien qu'un peu caustique sur les bords, était une dame devenue beaucoup plus sociable au contact des amis blogueurs  de HPY, qu'elle était partie visiter.

HPY put enfin passer Noël en compagnie de sa famille, sans avoir à se soucier de qui ou de quoi que ce soit, car elle avait enfin compris que, tout comme il faut laisser les chats vivre leurs neuf vies de chat, ses personnages, Phalacrocorax et la Vieille,  avaient aussi besoin d'un peu de liberté.

Elle leur envoya une pensée  en  leur souhaitant de passer un joyeux Noël et de continuer leurs voyages pendant la nouvelle année. Pour sa part elle ne s'en occuperait plus, au moins pas avant une autre année.

***

Epilogue.

Comme une bonne nouvelle ne vient pas toujours seule, HPY reçut il y a quelques jours une belle enveloppe d'un paysage neigeux, signée de la main de Missive, la même qui mit HPY sur une fausse piste, lui faisant miroiter le retour de Phalacrocorax et de la Vieille.

Dans l'enveloppe il y avait une carte. Missive y met les points sur les i en ce qui concerne la Vieille. En effet le timbre représente celle-ci en train de partager une tasse de thé avec un autre amateur de ce breuvage.

La Vieille est donc toujours fidèle à sa boisson préférée, le thé à la bergamote.

Quant à Phalacrocorax, Missive confirme que c'est un drôle de manchot.

HPY souhaite remercier les amis de la Vieille - et aussi ceux de Phalacrocorax - d'avoir suivi leurs aventures, et accessoirement ses mésaventures à elle-même. 

Elle leur souhaite un Joyeux Noël, une bonne fin d'année et, avec un peu d'avance, une excellente année 2014.  Elle ne leur enverra pas de carte (car elle n'en a pas trouvé dans le supermarché de la Vieille, et elle n'a pas eu le temps d'aller en ville) mais elle pense très fort à eux pour que chacun sente, à un moment donné, que quelque part dans le monde, il y a une autre vieille qui les apprécie, qui les aime beaucoup.

lundi 23 décembre 2013

Le coup de fil

HPY laissa DD ouvrir la porte. Elle n'avait plus envie de rien. Pour un peu elle aurait donné un coup de pied à Foufou qui était pressé d'entrer, mais qui se frottait malgré tout contre ses jambes en attendant que DD trouve le trou de la serrure.

Moumoune s'impatientait de l'autre coté. Toujours pressée de sortir, celle-là, pensa HPY, qui trouvait que tout allait mal, surtout que la serrure résistait à DD qui s'était trompé de clé.

Il devenait grognon, lui aussi. Une vieille qui n'aurait sûrement pas envie de lui faire une tasse de café, des chats qui voudraient qu'on s'occupe d'eux, et cette fichue clé qui n'entrait pas dans le trou de la serrure.

Tout ça, c'était la faute de la Vieille et du cormoran. Surtout de la Vieille. DD sentit la colère gronder tout au fond de lui. Qu'est-ce qu'elle avait donc à imaginer des personnages, sa vieille à lui, pour que ceux-ci lui fassent ensuite mal à ce point là!

La porte s'ouvrit enfin, car DD avait trouvé la bonne clé. Foufou se faufila le premier, faisant presque tomber HPY, qui se retint en extremis, et se trouva nez-à-nez avec Moumoune, qui ne tenta même pas de sortir.

Miaou, fit celle-ci, essayant par tout moyen de retenir HPY avant qu'elle n'aille s'affaler sur le canapé.

Bien qu'on soit dimanche, et que HPY n'avait toujours pas payé Moumoune pour les heures que celle-ci avait passées au bureau afin de la remplacer pendant qu'elle faisait des recherches en ville, Moumoune avait décidé de répondre au téléphone quand celui-ci s'était mis à sonner pendant que DD et HPY prenaient du bon temps au restaurant.

Mais qui donc s'était trouvé à l'autre bout du fil?



samedi 21 décembre 2013

Retour à la maison

HPY était triste à pleurer et DD accompagna son silence quand ils quittèrent le restaurant pour prendre la direction de la maison et des chats.

Faire un petit câlin à Moumoune et Nefertiti ne ferait pas de mal à HPY, se dit DD. Lui-même rentrerait Foufou pour que celui-ci fasse le fou pour amuser HPY. Il fallait absolument qu'elle pense à autre chose que Phalacrocorax et surtout cette horrible Vieille qui rendaient sa digestion affreusement difficile.

Ils avaient mangé léger, et pourtant lui aussi avait l'impression d'avoir une brique coincée dans l'œsophage. Bien que très peu concerné par les histoires bloguesques de HPY, il lui était déjà arrivé de les regarder d'un œil distrait, et il faut avouer qu'il avait trouvé un certain charme à celle qui racontait la vie trépidante du cormoran.

De la Vieille, il s'en fichait, il en avait déjà une à la maison. Il fallait d'ailleurs qu'il s'en occupe avant qu'elle ne sombre dans la mélancolie.

DD manœuvra donc ses 8 chevaux fiscaux dans la circulation de la ville, pestant comme d'habitude contre les piétons qui hésitaient à traverser la rue quand il s'arrêtait pour qu'ils puissent le faire en toute sécurité. Décidément, il avait du mal à les comprendre. 

Tantôt ils traversaient comme des fous hors des clous, tantôt ils mettaient un pied sur la chaussée et laissaient l'autre sur le trottoir, hésitant sur la marche à prendre. HPY lui fit remarquer que rares étaient les automobilistes qui s'arrêtaient, et que les piétons hésitants avaient peut-être fait des mauvaises expériences, et qu'ils avaient donc raison d'avoir peur, surtout comme il ne savaient pas qui était derrière volant de la voiture qui s'arrêtât. Elle était d'ailleurs sûre que certains automobilistes ralentissaient pour ensuite repartir plus vite encore afin de foncer sur le piéton qu'ils avaient envie d'écraser.

Ils arrivèrent malgré tout à la maison, où Foufou attendait devant la porte pour qu'on la lui ouvre et qu'il puisse courir vers sa gamelle, vidé entre-temps par Nefertiti. 

De l'autre coté de la porte fermée attendait Moumoune. Elle avait une nouvelle à annoncer à HPY.

jeudi 19 décembre 2013

Du poisson au menu

HPY commençait à en avoir par dessus la tête de la Vieille et de Phalacrocorax.

Ce n'était pas sérieux de s'absenter ainsi pendant de longues années, pour ensuite avoir aussi peu de gratitude envers leur créatrice, celle qui les avait laissés partir visiter les quatre coins du globe, pendant que elle-même trimait au bureau. Il fallait bien que quelqu'un paie leurs taxes et impôts, et règle leurs factures d'eau et d'électricité. HPY s'en sentait responsable.

HPY se dit que la Vieille n'était finalement pas très intéressante, juste une vieille aigrie parmi d'autres, et que Phalcrocorax, malgré son nom à dormir debout, n'était qu'un drôle de pingouin, bien que cormoran de son espèce.

Elle décida malgré tout de leur donner une dernière chance.

Si les deux compagnons n'habitaient nulle part, comme elle avait pu le constater pendant ses récentes recherches, au moins, supposa-t-elle, devaient ils manger de temps en temps.

Elle avait oublié que la Vieille se nourrissait exclusivement de thé parfumé à la bergamote, et que Phalacrocorax savait pêcher en apnée.

Par conséquent, elle décida de faire le tour des restaurants et autres troquets du coin, mais seulement en fin de semaine.

Ainsi elle pourrait inviter DD pour que tous les deux passent un bon moment à goûter aux spécialités du coin.

Le dimanche suivant, elle se fit donc inviter par DD à dîner dans un restaurant local où on servait surtout du poisson à la normande.

En dégustant le dessert, une spécialité locale, un soufflé glacé à la Bénédictine, elle interrogea la serveuse sur la venue éventuelle de deux clients légèrement inhabituels.

Quelle ne fut pas sa surprise quand la serveuse lui apprit que peu de temps auparavant, la porte du restaurant avait été poussée par un couple étonnant: une petite vieille toute de noir vêtue, tirant par la main un oiseau récalcitrant qui criait haut et fort qu'il voulait du poisson frais, pêché par lui-même.

Ils avaient pris place à la table même où étaient maintenant installés DD et HPY, et ils avaient commandé du cabillaud, que la vieille s'entêtait à appeler morue.

Le cormoran avait finalement mangé de bon appétit, car le poisson avait été pêché par un pêcheur du coin, et apporté au restaurant le jour même.

Mais  sa compagne, un sacré personnage celle-là, selon la serveuse, n'avait pas été contente.

Elle s'était fâchée toute rouge, voyant qu'on ne servait le cabillaud qu'à la crème ou au beurre.

"Quand je tenais mon restaurant, c'était autre chose!" avait-elle hurlé. "Là, je préparais la morue avec de l'huile d'olive, des légumes, des oignons et des tomates, surtout des tomates, et ça, c'était excellent!"

Plus elle avait crié, plus elle avait craché, s'énervant contre le pauvre cuisinier qui avait quitté sa cuisine pour venir voir ce qui se passait en salle, où il fut accueilli par un dentier volant, sorti tout droit de la bouche de la râleuse invétérée.

"Ma Bacalhau a moda do Viana de Castelo, c'était quand-même autre chose qu'un cabillaud à la crème", avait hurlé la Vieille encore quand elle quittait le restaurant - sans avoir payé la noté - tirant le pauvre cormoran par l'aile.

HPY ne dit à personne qu'elle était à l'origine de toute cette lamentable histoire, et laissa DD commander un café pour finir le repas en silence.

Dans son pauvre cerveau embrumé elle envoyait Phalacrocorax, et La Vieille surtout, vivre leurs derniers années d'existence sur une autre planète, ou encore mieux, sur une exoplanète plus lointaine encore.


mardi 17 décembre 2013

Phalacrocorax et les bateaux



Le lendemain HPY délaissa encore son travail pour aller à la recherche de la Vieille et du cormoran.

Elle redonna des conseils à Moumoune qui, contrairement à son attente, avait bien répondu au téléphone pendant son absence précédente, et décida d'aller voir les plaisanciers du dimanche, mais ceux-ci étaient aux abonnés absents, car on était un mardi.

HPY fit malgré tout le tour des bateaux, car pour elle Phalacrocorax risquait de s'y trouver, surtout s'il avait réussi à se débarrasser d'une encombrante Vieille, sujette au mal de mer dès qu'elles voyait une vaguelette.

La Vieille préférait une mer d'huile, mais Phalacrocorax n'aimait pas les gros navires qui laissaient une traînée de pétrole dans leur sillage. HPY non plus, ni ses amis bretons.

Sachant où trouver une réplique du Normandie, vaporetto des océans d'une autre époque, exploité justement à cette époque-là par la Compagnie Générale Transatlantique, HPY décida d'aller voir si Phalacrocorax n'était pas en train de l'admirer, tout en rêvant d'aventures autour du monde.

Contre toute attente, il n'y était pas

La Vieille non plus.

HPY se dit qu'il valait sans doute mieux chausser de pneus d'hiver sa voiture, et passa une heure chez Yann, pneumologue et accessoirement propriétaire du vieux vaporetto, en regardant par la fenêtre pour le cas où l'un ou l'autre des deux compères passerait par là. Ce n'était pas le cas.

Dépitée, elle rentra ensuite au bureau pour que Moumoune lui explique tout ce qui s'y était passé pendant son absence. 

vendredi 13 décembre 2013

Les recherchent commencent

Assez tergiversé, se dit HPY et partit faire le tour des hôtels de la ville, pensant que Phalacrocorax et la Vieille devaient se loger quelque part. Elle avait eu le temps d'y réfléchir!

Depuis que les deux héros étaient partis faire leur tour du monde, d'autres personnes, contentes de se trouver un logement gratuit, s'étaient installées dans leurs anciennes habitations, omettant de signaler aux services fiscaux qu'elles les occupaient, afin de ne pas recevoir l'avis de taxe d'habitation, qui comprenait aussi la contribution à l'audiovisuel public, puisqu'elles n'avaient pas signalé qu'elles ne possédaient pas de téléviseur numérique dans les habitations qu'elles n'occupaient pas officiellement.

Elles ne payaient d'ailleurs ni la facture des eaux, ni celle de l'électricité, laissant les dettes de la Vieille et de Phalacrocorax s'accumuler, car ni l'un, ni l'autre avait pensé à résilier leurs contrats au moment de partir, ce qui allait s'avérer très fâcheux pour eux plus tard.

Ayant écumé tous les hôtels de la ville - ils n'étaient pas très nombreux - sans y trouver trace de nos deux héros, HPY dirigea ses pas vers  l'Hôtel de Police, mais sans y trouver réponse à ses enquêtes, car personne n'avait signalé le départ, ni le retour des acolytes, et les banques n'avaient pas encore porté plainte pour la dette accumulée. Cela n'allait probablement pas tarder, car même les banques étaient à court d'argent des autres.

Déçue du résultat de ses recherches, HPY n'abandonna pourtant pas. Il lui restait encore à visiter les tentes de ceux qui habitaient nulle part. Elle avait laissé cela à la fin, car malgré les apparences, elle était un peu snob.

Ces tentes, dont une très grande qui aurait facilement pu loger plusieurs dizaines d'individualistes à condition que ceux-ci acceptent de cohabiter,  se trouvaient non loin de la mer, car leurs occupants souhaitaient profiter de la vue, qui était encore, contrairement à la plupart des choses qu'on voit dans sa vie, totalement gratuite.

Les propriétaires et les locataires des appartements voisins s'en plaignaient régulièrement, car en regardant les mal logés de leurs fenêtres, ils voyaient un tas de malpropres faire la fête en fumant entre autres choses, le hareng, nourriture peu chère, surtout lorsqu'ils avait été empruntés directement dans les casiers des bateaux de pêche.

Ça pue, se répétetaient ils, en se demandant si ça valait encore la peine d'aller se plaindre d'eux auprès des services de l'urbanisme de l'Hôtel de Ville, puisque la police ne voulait rien faire pour les en déloger.

HPY s'engouffra donc dans la fumée, ou plutôt dans les fumées, car à croire ces citoyens exemplaires, on n'y fumait pas que le hareng, mais sans aucun doute aussi des produits illicites, pour voir si la Vieille et le cormoran se cachaient parmi les autres individualistes.

Peine perdue, se dit-elle une petite heure plus tard, ayant rencontré plein de gens qui valaient sans doute une histoire, mais pas celle qu'elle cherchait, à savoir celle de Phalacrocorax et de la Vieille.

Elle rentra donc à son bureau pour voir si Moumoune avait bien fait son travail, et pour y réfléchir aux suites qu'elle pourrait donner à toute cette mascarade.





mercredi 11 décembre 2013

HPY s'inquiète

Les nuits se suivirent, les unes après les autres, et HPY dormait toujours très bien, sans rêver de Phalacrocorax ou de la Vieille en train de se faire estropier par un monstre tricéphale.

Mais plus le temps avança, plus il arriva à HPY de penser à eux dans la journée, entre deux coups de fil, de mails ou de fax. Son travail en souffrait, beaucoup même, mais comme personne n'était au courant du problème, personne ne la disputa, sauf elle-même. Elle se tapa sur les doigts avec une règle virtuelle, ce qui lui fit suffisamment mal pour qu'elle s'arrête.

Comment était il possible qu'aucun des deux ne soit encore venu lui rendre une petite visite de courtoisie?  Elle n'avait même pas reçu de coup de fil d'eux, d'ailleurs. Elle en était certaine, car dès qu'elle loupait un appel, elle vérifia qui avait bien pu l'appeler pendant qu'elle était occupée - ou aux toilettes. Jamais elle n'avait vérifié ses messageries aussi souvent!

Que faisaient donc la Vieille et Phalacrocorax? HPY décida de quitter son bureau pour aller faire un tour dans les environs. 

Elle installa Moumoune devant l'écran en lui donnant moult conseils et en lui promettant un bon salaire pour du travail bien fait. (Il serait bien temps de discuter des modalités à son retour, et c'est aussi à ce moment-là qu'elle ferait la déclaration préalable à l'embauche qu'il fallait envoyer à l'URSSAF des chats.)

Ensuite, et pour être plus sûre encore de ne louper aucun appel, elle mit en route ses messageries d'absence et vérifia qu'elles fonctionnaient bien, pour le cas où Phalacrocorax et la Vieille essaient de la joindre pendant qu'elle les cherchait là où ils n'étaient pas.

Si, au lieu de cela, elle les cherchait là où ils étaient, elle les trouverait tout de suite, pensa Moumoune en se léchant, mais elle n'en pipa mot, car HPY avait oublié de lui donner sa ration de crème chantilly, et cela, elle ne le lui pardonnait pas.

lundi 9 décembre 2013

Une lumière dans l'obscurité

Si Missive n'avait pas été là pour insinuer à HPY qu'il y avait une histoire cachée dans le petit bateau qui entrait en dansant dans la lumière bleue, jamais personne n'aurait su que Phalacrocorax et la Vieille avaient fait escale dans la ville qui une fois avait été la leur, longtemps, très longtemps avant qu'ils n'entament, chacun de son coté, le tour du monde en mille et une aventures.

Même la pauvre HPY n'en aurait probablement rien su, car il n'est pas certain que le cormoran ait accédé à la demande de la Vieille, d'aller saluer la personne qui avait déniché en eux des caractéristiques suffisamment loufoques pour en tirer une petite histoire.

Ce n'est pas de sa faute à elle, que les deux personnages aient ensuite décidé de vivre leur vie, sans tenir compte de ses angoisses à elle. Celles-ci augmentaient au fur et à mesure que le temps avançait vite, sans que qui que ce soit, et surtout ni la Vieille, ni Phalacrocorax ne lui donne plus aucune signe de vie. Ingrats comme ne sont que certaines célébrités, ils s'en fichaient de ses nuits d'insomnie à elle, de ces longues nuits quand elle se demandait ce qu'ils étaient devenus, s'ils n'étaient pas en train de pourrir en prison dans un pays lointain, s'ils n'avaient pas été capturés par des pirates, torturés, violés, pendus, tués. Plus HPY était insomniaque, plus noires étaient ses idées noires - et vice versa, bien entendu.

C'était donc avec gratitude que HPY comprit l'insinuation de Missive. Elle la comprit peut-être mal, car Missive ne lui avait aucunement parlé de Phalacrocorax, ni de la Vieille d'ailleurs, mais est-ce que cela a tellement d'importance, quand on comprend que ses nuits ne seraient plus pleines de cauchemars. Elle serait enfin libérée des images de la Vieille se débattant contre des assaillants terrestres aux cheveux hirsutes, ainsi que de celles de Phalacrocorax attaqué par une énorme pieuvre,  tirant le pauvre de ses huit tentacules multipliées par huit dans les profondeurs d'une eau toujours plus noire, tout comme ses idées.

Peu importe que Missive ait sans doute pensé à une simple histoire de pêcheurs côtiers et de contrebande, l'imagination débridée de HPY allait l'auto-sauver de la dépression mal annoncée, pour la plonger dans la folie des mots.


jeudi 5 décembre 2013

Le retour

Qu'est-ce qui avait bien pu faire trembler les mains de HPY à tel point que ses photos du petit bateau entrant dans le port au moment de l'heure bleue, se trouvent toutes plus floues les unes que les autres?

Avait elle senti, sans toutefois s'en rendre compte sur le coup, que la silhouette qu'elle apercevait debout dans le bateau était un être depuis longtemps disparu?

Rien ne le prouve encore, mais ne pourrait-on pas envisager que Phalacrocorax tenait la barre tandis que la Vieille s'accroupissait en fond de cale pour ne pas montrer à tout le monde qu'elle avait le mal de mer?

Les deux personnages inventés par HPY étaient-ils enfin de retour dans leur port d'attache?

Comment avaient ils fait pour se rencontrer dans ce vaste monde qui nous entoure? Qu'est-ce qui avait pu les convaincre de rentrer chez eux?

Que des questions auxquelles HPY n'a pas encore de réponse, mais si les deux occupants du bateau étaient vraiment une vieille pas très ordinaire, et un cormoran, il est tout à fait normal que ses mains ont tremblé un peu, beaucoup, passionnément, à la folie surtout.

lundi 8 juillet 2013

Obrigado

Bon dia.

C'était avec un immense plaisir que je trouvai, dans ma boîte à lettres,  une carte postale en provenance du Portugal, samedi en fin d'après-midi, en rentrant chez moi après une journée assez chargée.

La carte, que je ne reproduirai pas ici, à cause de son copyright, représentait une vieille femme souriante, les mains sur les hanches, toute habillée de noir, des pieds à la tête. Derrière elle, des casseroles et d'autres ustensiles de cuisine, accrochés à un mur rouge.

Au dos était écrit:

Surprise! Je viens de rencontrer la "vieille" Philomène à Obidus avant de regagner Lisbonne où il fait beau. Elle y est depuis un moment, fait la cuisine dans un restaurant "local".  Bises de sa part et de la mienne.

La carte était signée Marguerite-Marie.

Pour être une surprise  cela en était une. J'avais presque oublié la vieille que j'avais pourtant créée l'été dernier, et qui vit maintenant sa propre vie depuis bientôt un an. Cela me fait plaisir d'apprendre qu'elle a trouvé sa place au Portugal, et qu'elle s'est mise à la cuisine portugaise. Si un jour je passe par Obidus, j'espère pouvoir déguster une cataplana préparée par la vieille, à condition qu'elle n'y ajoute pas sa touche personnelle, à savoir un parfum de bergamote.

Obrigado, Marguerite-Marie.

vendredi 2 novembre 2012

Une lettre perdue retrouvée

Missive avait posté une lettre pour la vieille le 28 août dernier. Nous la croyions perdue, mais ce n'est que le 29 octobre, donc deux mois plus tard,  que le facteur - ou la factrice - l'a glissée dans la fente de la boîte à lettres de la vieille. Avant de partir en vadrouille, celle-ci m'avait demandé de surveiller son hypothétique courrier (des prospectus et des prospectus, même pas de factures...). Je copie la lettre in extenso, pour le cas peu probable où la vieille prendrait le temps de visiter ce blog :



Le 27.08.12
Lieu: ?

Chère Madame Lavieille

Vous serez sans doute surprise de recevoir cette missive, avec une signature inconnue, dont vous vous demanderez peut-être si elle émane d'un - ou d'une anglaise, ou franco-anglaise ou je ne sais quoi d'autre...

Inconnue, vous ne l'êtes pas pour moi, ni pour d'autres habitués de la blogosphère car votre mère spirituelle, HPY nous conte chaque jour, ou presque, votre quotidien, vos petits soucis et grandes joies - ou l'inverse (vos grands soucis et petites joies) qui trouvent en nous un écho : qui, dans son entourage, ne connaît une Madame Lavieille, dans son entourage, que dis-je? dans sa famille? Qui ne réfléchit à la perspective de devenir une Madame Lavieille? Qui n'est pas, plus ou moins scholiophage? (Mot nouveau enfanté par votre mère spirituelle)

Merci de nous faire sourire, rire ou pleurer, penchée sur votre tasse de thé. Ci-joint une carte pour localiser les régions où vous pouvez retrouver bloggeurs, bloggeuses, blogueurs, blogeuses.

A bientôt?  

Miss Yves

mardi 30 octobre 2012

Claude et la vieille s'empiffrent





Mèmène est toujours en vadrouille.
Avant l’arrivée de l’hiver,
Elle a voulu retourner pour une fois dernière
Chez la Sarthoise d’adoption,
Prendre le goûter de l’amitié,
Faute de pouvoir faire tambouille,
Son hôte étant pas en ce moment quelque peu fatiguée
Et pas dans son assiette.

Mèmène découvre un breuvage exotique,
Rhumé à souhait,
Accompagné de petits gâteaux
Fort sympathiques
Que la Sarthoise d’adoption
A acheté au supermarché,
Avec des piles pour son appareil photos
Et quelques paires de noires chaussettes.

Une heure après, des petits gâteaux
Choco à la noix de coco,
Il n’en restait plus une miette.
Mèmène et la Sarthoise d’adoption
S’étant enfilé tous les verres de planteur,
La Vieille Philo repartit en zigzaguant sur son vélo,
Loin d’avoir l’allure d’un coureur.
Bien que le rhum lui servait de dope.

Elle en oublia de dire à son hôte
Qu’elle serait son autre destination.
Irai-t-elle à nouveau dans le Cotentin ?
En Bretagne ou aux Buttes-Chaumont ?
Qu’importe son chemin,
Il est à peut près sûr
Qu’on la retrouvera par vaux et par monts.


***

hpy l'a déjà dit, la vieille et elle ne sont pas une seule et même personne. claude vient de le confirmer, car hpy  assimilerait le fait de vider une boîte de gâteaux à la noix de coco à de la torture. elle ne le ferait même pas après avoir vidé une bouteille entière de rhum - ce qu'elle ne ferait pas non plus, car elle préfère d'autres boissons, dont surtout pas le whisky, qu'elle refuse de boire à n'importe quelle occasion, et en n'importe quelle quantité, fut-elle minimale.

vendredi 19 octobre 2012

Le chat de la vieille

Charmée par l'invitation de Catherine, http://hpyl.blogspot.fr/2012/09/la-vieille-visite-la-somme-vue-par.html la vieille partit donc vers la Somme avec les chats d'Hélène, à l'exception d'un seul. C'était un gros matou chafouin nommé Charlatan.

Chapardeur, toujours en quête de mulots, musaraignes, chapons ou chabots.

La veille du départ de la vieille, il avait pourchassé le goéland Phala, à qui il disputait souvent soles, limandes, ou menu fretin. Tant et si bien qu'à Potron-Minet, ce charlot manquait à l'appel!


Malgré le chagrin de la vieille, le chauffeur de l'entreprise familiale de D.D, dut finalement partir -sur les chapeaux des roues: chut! Une fois n'est pas coutume...


Et le chariot se lança sur les routes de France et de Navarre, croisant des routistes, chahutant  l'itinéraire de la LISTE, et la carte envoyée par Miss Y. (perdue, je le crains): quel challenge.

Malgré tout,la vieille se promettait de chapitrer Charlatan, une fois revenue dans sa chaumière et son challenge réussi.

Hélas! Le coeur chaviré par l'abandon supposé de la vieille, Charlatan sombra dans une profonde dépression : jugez-en :


Miss Y. Marple
***
hpy remercie Miss Y Marple d'avoir fait la récap' réclamée par tout le monde, bien que ce ne soit pas vraiment une récap' mais une histoire dans l'histoire. qui fera la récap?

mercredi 17 octobre 2012

Bergson Poirot rigole avec la vieille


Tout le monde voit la vieille partout !!
Mais elle rigole !!!
Elle profite de l'État indien dans le Castelbriantais, pour se reposer, elle ne semble pas pressée de rejoindre ses falaises normandes.
Peut-être massera-t-elle

  • chez Miss Marple Yves, pour prendre le café avec quelques gâteaux aux pommes ?
  • chez Marguerite Marie, pour prendre un thé avec des crêpes?
  • Chez Claude, pour prendre un ti punch avec un gâteau de coco ?
Elle ne sait pas, elle a tout son temps.
En attendant il fait tellement chaud,qu'elle va aller prendre une petite bière bien fraîche sur la terrasse de Bergson Poirot.


***

hpy rigole aussi. sans bière.

lundi 15 octobre 2012

Fin septembre Thérèse a vu la vieille aux Buttes Chaumont



Tiens j'ai vu Mémère, pas si mémère que cela... aux Buttes de Chaumont hier...
Elle s'occupait aussi bien de la circulation dans les allées que de sa propre circulation sanguine, accompagnée de son fidèle compagnon.

La voici, je n'ai osé la déranger. Je suis sure qu'une fois l'hiver venu, elle viendra faire un petit tour par ici pour se réchauffer les os.


***

hpy remercie Thérèse pour son sens de l'observation et rappelle qu'on peut lire toute l'histoire de la vieille (de la fin au début) en cliquant sur le lien "la vieille" sous le post de ce jour, voire dans la liste des liens à droite.

jeudi 11 octobre 2012

Carte postale de Miss Y Marple


Bonjour Hélène, 

La vieille vole de ses propres ailes!

Après avoir goûté champagne, calva, chouchen, elle déguste du pastis dans un petit village très chic, où se cachent et se montrent des célébrités.

Normal, pour un double de Geneviève de F.

Si elle n'est pas encore très bronzée, elle a abandonné ses bottes et ses jupes informes façon "les vamps" contre un jean et surtout, elle a perdu son air bougon.

N'a-t-elle pas rajeuni?

A ta santé... Ci-joint une plume d'oie pour Daniel.

A suivre.

Miss Y Marple.



***
hpy est ravie de recevoir des cartes postales et autres missives lui racontant la progression de la vieille. elle rappelle que tous ceux et toutes celles qui l'ont vue peuvent envoyer leur  témoignage à l'adresse virtuelle suivante: h-p-y@orange.fr

mardi 9 octobre 2012

Olivier a aperçu la vieille du coté d'Evry

On a retrouvé la vieille dans un petit bal perdu, elle a dragué un taxi-boys. 

Malheureusement pour lui, il ne pouvait se douter qu'il allait perdre la tete pour elle...

la vieille serait elle la tueuse de la pleine lune...



hpy remercie Olivier de sa collaboration et se demande si la vieille qu'elle a enfantée a perdu la tête. Si la dame de la photo veut qu'on floute son visage, elle peut s'adresser à Olivier.

vendredi 5 octobre 2012

La bretonne enthousiaste pense à la vieille




Voilà, en rangeant un placard j'ai retrouvé les bottes de mon amie "la vieille" alias Philomène (pour moi).

Elle les a enlevées, un matin, sur la plage, suivant mon conseil.

Je lui montrais comment étaient chaussées les femmes jeunes ou moins jeunes.

Elle était très tentée par mes birkenstocks qui, je dois dire, quittent rarement mes pieds en été.

Aussi avons nous décidé de faire l'acquisition d'une paire à sa taille (je chausse du 36...), mais devant les essais de marche un peu scabreux je lui ai conseillé une bonne paire de sandales "méphisto" qui lui ont aussi beaucoup plu.

Je m'en félicite quand je vois que, si j'en crois Cergie, elle fait du vélo, elle risque moins de perdre ses chaussures.

Je pense que ces nouvelles de la plus haute importance rassureront nos lecteurs sur la sécurité de notre héroïne.

J'avais immortalisé l'abandon des bottes sur les galets.

Pour le reste j'espère que tu vas bien, que le suivi psychologique et matériel de ta protégée ne te fatigue pas trop.

Je t'embrasse.
Marguerite-Marie


***

hpy échangerait volontiers ses bottes couleur bouseux contre les belles bottes bleues abandonnées par Philomène. (on dirait des bottes nokia. )

mercredi 3 octobre 2012

Une pensée pour la vieille

 Marguerite-Marie ou la bretonne enthousiaste pense à la vieille. 


***
hpy remercie M-M de ce courrier qu'elle ne transcrit pas car le texte est tout à fait lisible sur la photo.

lundi 1 octobre 2012

Miss Y Marple récidive


Sur le point d'être démasquée par Miss Y Marple, qui a vu en elle, sinon la doublure, du moins le double de Geneviève de Fontenay, la vieille (Philomène, Philoviève, Genevieille?) a décidé de retrouver l'anonymat et de se fondre dans la masse.



Bien malin qui la reconnaîtra dans cette *installation photographique qui tapisse les murs d'une place de Vence.



Quand à son profil, sur blogger, ou facebook, il restera vide.



A bon entendeur, salut!

****

*lien
http://www.vence.fr/profils-de-vencois-vus-par?lang=en

***

hpy ne reconnait pas la vieille sur les photos, mais la  reconnaîtrait-elle seulement, si elle se trouvait soudainement profil à profil avec sa création?