St Sauveur d'Ecretteville-sur-Mer
Comme je me plains toujours de tomber sur porte close quand je souhaite visiter une église ou une chapelle des environs, il ne fallait pas que je loupe l'occasion d'entrer dans l'église St Sauveur d'Ecretteville-sur-Mer, dont la porte s'est ouverte dimanche pour la manifestation "Les églises de nos villages se racontent", surtout que je n'avais pas loin à aller.
Comme beaucoup d'autres églises du coin, celle-ci est construite en brique et silex. Sa construction commença au XII siècle pour s'achever cinq siècles plus tard.
Aujourd'hui on construit un pavillon en quelques jours... durera-t-il autant que cette église, c'est une autre question.
En voyant deux prie-Dieu, vieux et usés, j'ai pensé à Didier. L'autre jour, en lui rendant visite, nous avons, à un moment donné, parlé de mobilier d'églises, et donc aussi de prie-Dieu.
Son fils, et l'amie de celui-ci, qui étaient aussi sur place ce jour-là, ne connaissaient pas le prie-Dieu. Nous aurions peut-être pu leur dire qu'il s'agit de chaises pour des gens qui ont des jambes très courtes, mais l'explication de Didier était beaucoup plus correcte.
L'église d'Ecretteville-sur-Mer abritait aussi une petite exposition d'œuvres d'un artiste local, Roger Guérrant (1930-1977), dont la tombe, ornée d'une sculpture représentant un arbre renversé, faite par l'artiste lui-même, se trouve dans le petit cimetière à coté de l'église.
D'après sa fille, que était sur place pour nous dire quelques mots sur son père, celui-ci fut au départ influencé par les œuvres de Raoul Dufy, et il est certain qu'on peut voir cette influence sur la toile représentant la plage de St Pierre-en-Port à une époque où celle-ci était encore accessible aux voitures.
Notre peintre local, Jef Friboulet, compta aussi beaucoup pour lui.
Dans l'église j'ai aussi noté un charmant bénitier sans eau, et un confessionnal transformé en garde-livres, et par la conférencière j'ai appris que Ecretteville-sur-Mer compte environ 120 habitants, qu'autrefois il y avait quatre ou cinq fermes, mais qu'il n'y en a plus.
