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jeudi 11 juillet 2013

Ode au temps présent

Le temps est plus estival qu'il n'a été. Il était temps qu'il laisse tomber la grisaille éternelle et qu'il nous montre un peu de soleil et de ciel bleu.

Par endroits, l'herbe haute a déjà été fauchée afin de devenir plus tard foin pour les animaux.

La campagne est en train de changer de couleur. Le lin bleuit, l'orge jaunit. Le blé garde sa couleur, ni-vert, ni-bleu, ni-gris, mais toutes ces couleurs à la fois.

Les champs de pommes de terre sont en fleurs, blanches ou roses, mais le maïs a parfois du mal a grandir. Il jaunit même par endroits.

Au loin, le paysage disparaît dans une brume bleuâtre, même quand il fait chaud. L'humidité est présente dans l'air, et pourtant la terre sèche déjà, au moins par endroits.

C'est sans doute le vent qui assèche la terre. Il n'arrête pas de souffler, faisant bouger les feuilles et les branches, les arbres tout entiers même, par ses rafales.

L'herbe haute se couche, le lin verse.  Mais le soleil perce à travers la couche de nuages. Au moins dans l'après-midi. 

C'est l'été. Les jours longs, les nuits courtes. Rien que pour cela, pour me lever quand il fait jour - au lieu de le faire des heures avant le lever du soleil - j'aime cette époque de l'année.

Je n'ai pas besoin d'un ciel sans nuages et d'un soleil qui chauffe trop fort. Je n'en veux même pas. Je voudrais juste garder le jour, mais je sais, je ne peux pas. La nuit finira par gagner encre une fois.





lundi 12 avril 2010

Ah ces bouseux sur la route

Ah ces bouseux qui mettent leur tracteur sur la route à n'importe quelle heure de la journée - et parfois aussi de la nuit - et qui empêchent les automobilistes d'avancer comme ils veulent!

Le tracteur roulait à près de 30 km/h; la benne était bien chargée et la côte longue quoique pas très raide.

Le premier automobiliste en a vite eu assez. Il n'a même pas eu le temps de mettre le clignotant avant de déboîter!

Le second a suivi l'exemple. C'est vrai, quand il y en a un qui commence une connerie, il y en a souvent un autre pour le suivre.

Le troisième aussi s'y est mis, mais il a voulu être en règle avec le Code de la Route et a mis le clignotant! C'est sans doute parce qu'il portait un auto-collant "conduite accompagnée" sur la lunette arrière!

Je suis restée derrière le tracteur agricole, pestant comme il se doit contre les bouseux, mais aucun des conducteurs derrière moi n'a essayé de nous doubler.

Je les regardais s'énerver.

En haut de la côte j'ai tourné à droite et le tracteur a aussitôt été doublé par plus d'un automobiliste pressé, dont la première (c'était une femme pressée, je l'avais bien vue dans mon rétroviseur) affichait un autocollant d'infirmière sur le pare-brise. J'espère qu'ils n'en ont pas eu besoin.

Moi, j'aurais pu avoir besoin d'elle, car lorsque je descendais la même côte un peu plus tard, j'ai eu le même phénomène en face de moi...

***

Et puis les bouseux, ou les culs-terreux comme nous aimons aussi les appeler, si nous nous rappelions qu'ils sont là pour que nous puissions manger une bonne entrecôte saignante avec des frites, suivi d'un camembert affiné à point sur un morceau de pain croustillant, le tout accompagné d'un verre de vin rouge (ou de cidre pour certains), râlerions-nous autant contre eux, même quand ils nous emmerdent sur la route?


***

Si on lit bien l'article R 412-19 du Code de la Route on apprend qu'un franchissement de la ligne continue - même pour doubler un tracteur agricole qui avance péniblement - vous coûtera 135 euros et un retrait de 3 points sur le permis de conduire. Faites-vous prendre pour quatre franchissements et vous n'avez plus de permis!

En lisant cette article on comprend que le conducteur qui a franchi une ligne continue, même s'il n'a fait que la chevaucher, peut aussi être privé de permis de conduire pour une durée de trois ans au plus..

Alors, est-ce que cela vaut la peine d'être si pressé?

mercredi 24 septembre 2008

The Abbey of Valmont

Valmont, or the mountain valley, is a little town not far from Fécamp that I usually drive through without stopping.

However, in Valmont there's an old stone wall partly hiding huge trees, and it's quite inviting. There's an abbey hidden there as well.

Last Sunday we made a little stop in Valmont and visited the abbey. A nun kindly explained its history to us, even though she certainly had other things to do.

St Mary's Abbey was founded when monks settled there in 1169. Later, during the revolution for instance, it was partly destroyed. It was saved from total destruction only when the Order of St Benedict from Lisieux bought it as late as 1994.

Today the abbey's old and new at the same time, and very beautiful.

There are several beautiful stained-glass windows. One was made of old ones by Eugène Delacroix, the painter, who visited the abbey ruins several times between 1813 and 1838.

The roof is new, made of wood, and suits the old stone walls very well.

If ever you visit the region, don't forget to make a stop in Valmont before paying me a visit, too.