Décruter?
Comme d'habitude, je me fais bouffer par le travail.
C'est encore sur la route que j'ai passé une bonne partie de mon samedi. Cette fois-ci, je n'étais pas au volant et personne ne pourra donc m'accuser de faire des photos en roulant. Quoique...
Ayant fini le coté professionnel de notre déplacement, DD et moi sommes allés déjeuner au Carreau des Halles, une brasserie devenue un lieu d'habitudes en peu de temps.
Nous y avons entendu des voisins de table rigoler en se demandant quel est le contraire de recruter. La réponse était décruter, suivi d'un gros rire.
La Seine était en crue, sans pour autant avoir ni recruté, ni décruté avant.
Les bateaux à quai étaient à l'eau, ce qui est tout à fait normal, mais les voitures à quai y étaient aussi, ce qui l'est moins.
Un peu plus loin, nous avons fait demi-tour pour prendre la Chaussée des Vieux.
Nous nous disions qu'il pouvait être intéressant de voir où menait une rue portant ce nom plutôt inhabituel.
C'était un cul-de-sac!
Au moins, me dis-je quand nous avons fait demi-tour, le cimetière n'était pas au bout.
C'était déjà ça!
Nous promenant ainsi, nous avons fait une quarantaine de kilomètres pour relier Rouen à Duclair, alors que nous aurions pu, en prenant une autre route, en faire la moitié de moins.
La Seine y était plus large que d'habitude, et avait laissé des débris sur la chaussée en se retirant un peu.
L'après-midi passait comme si j'avais été en vacances.
Tout à l'heure j'ai eu un coup de fil de quelqu'un se présentant comme partenaire du Ministère du Redressement (Im)Productif. Je lui ai répondu que je n'avais rien à lui dire si elle appelait de la part de son ministre, car j'ai du mal à croire à tout ce qu'on nous promet.
Un spécialiste en valorisation du patrimoine me dit l'autre jour que le gouvernement avait fait encore une usine à gaz (c'est du niveau industriel) en proposant leurs lois rétroactives (retoquées par le Conseil Constitutionnel), et que le résultat était des règles générales contrebalancées par des exceptions à tout va.
Bref, bien que je ne puisse pas être d'accord avec tout ce qui se fait, nous ne faisons rien pour que cela n'aille pas. La preuve, nous n'avons pas décruté, nous avons recruté, en plus sans compter sur des subventions pour le faire. Comme la Seine en crue. Voilà pourquoi je me fais bouffer par le travail, et que je n'ai même plus le temps de bloguer.