jeudi 28 mars 2013

Les théières


Après Missive et moi-même, d'autres ont pris le flambeau pour montrer leurs théières.

Voici une petite liste récapitulative - mais sans doute pas exhaustive - des propriétaires de théières:



Si vous voulez figurer sur la liste, ou si vous connaissez quelqu'un qui devrait y être, faites moi signe en m'envoyant le lien. Je l'y ajouterai.

Je serai sans doute absente du blogosphère pendant quelques jours. Une visite en perspective. Joyeuses fêtes de Pâques!

mercredi 27 mars 2013

Saint Pierre de Houdetot

Bien que j'aie par le passé entretenu des relations amicales avec des familles de Houdetot, je n'avais jamais eu l'occasion d'entrer dans l'église paroissiale, les fêtes religieuses (communions...) ayant toujours  eu lieu dans d'autres églises du secteur.

C'était donc le moment de le faire le dimanche des rameaux puisque j'ai vu la porte de l'église ouverte, en passant sur la route de la sucrerie de Fontaine le Dun.




Dans un premier espace bien lumineux, une sorte d'entrée,  un escalier rustique en bois  menait au clocher.




La nef elle-même par contre était tellement sombre que ce n'est qu'à l'aide du flash de mon APN que j'ai pu y voir quelque chose.

Des vitraux sans doute assez récents y tenaient compagnie à des sculptures de style plus anciens.




Un ou plusieurs vitraux seraient-ils des dons d'un ancêtre du maire de Houdetot, Jean-François Bocquet?

Mes amitiés, Monsieur le Maire!

mardi 26 mars 2013

Ouville l'Abbaye

Voisine de Criquetot sur Ouville, commune à laquelle elle a donné une partie de son nom, tout en la gardant aussi pour elle-même, celle d'Ouville l'Abbaye s'enorgueille d'un couvent fondé au XII° siècle, et qu'on nomme fièrement abbaye depuis l'époque de la guerre des cent ans.

Il faut admettre qu'Ouville l'Abbaye sonne bien mieux qu'Ouville le Couvent ou Ouville le Prieuré.

Le couvent n'a pourtant plus rien d'un abbaye, ni d'un couvent d'ailleurs, car après être passé entre les mains des protestants en 1562, il est tombé en ruines. Denis Berthod en fit un foyer de la doctrine janséniste à la fin du XVII° siècle. A la révolution, les bâtiments furent vendus aux enchères à des industriels et des agriculteurs.

Je suppose qu'il est aujourd'hui habité, car j'ai vu des boîtes à lettres à la gauche de l'entrée.

L'abbaye du domaine d'Odulfus n'aurait donc plus rien d'un édifice consacré à la religion, et bien que j'aie trouvé un Labbé et un Toussaint dans l'annuaire téléphonique, j'y ai aussi vu un Payen, ce qui démontrerait qu'Ouville l'Abbaye n'est plus particulièrement tourné vers la contemplation et les prières.

Je peux me tromper, bien sûr.

lundi 25 mars 2013

Tea for Two


Missive ayant publié une photo de deux théières sous le thème Tea for Two j'ai voulu faire de même en fredonnant la chanson.

Mes deux théières ont appartenu à ma mère qui les aimait beaucoup et les laissait toujours en évidence dans sa cuisine.

Je devrais sans doute m'en servir, mais c'est tout aussi simple - quoique pas très orthodoxe - de tremper la boule à thé directement dans la tasse.

Avez-vous d'autres théières à mettre sur les blogs?

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Vem fortätter den än så länge korta serien på tekannor?

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Kuka jatkaa teekannujen kuvaamista?


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Is there anyone to continue the series of tea pots?

vendredi 22 mars 2013

Entrée libre






Il y a un truc que je n'ai jamais compris, et c'est le panneau ENTREE LIBRE qu'on peut encore aujourd'hui voir à la porte d'entrée de certains magasins.

Quand j'ai fait ma première visite en France il y a plusieurs décennies, j'ai aperçu ce panneau à la  porte ou à la vitrine de plus d'une boutique parisienne.

J'ai alors demandé à quoi il servait, et on m'a expliqué que c'était pour montrer que l'entrée à la boutique était gratuite.

Par conséquent, il fallait payer pour entrer dans tous les autres magasins! Logique, non?

Ce n'était pourtant pas le cas.

Avec les années, ce panneau est devenu plus rare, mais il m'arrive encore d'en voir - comme celle de la photo. Elle se trouve à l'entrée d'une jardinerie.

Quelqu'un peut-il m'en expliquer l'utilité?


jeudi 21 mars 2013

Criquetot sur Ouville

On pourrait penser que la partie crique du nom Criquetot désigne une crique, surtout si la commune se trouvait en bord de mer.

Comme ce n'est pas le cas, il s'agit plus probablement d'une déformation du vieux scandinave kirkja (kyrka en suédois) qui veut dire église, ajouté au tot, qui est toujours là pour parler d'un domaine rural.

Criquetot est donc la ferme de l'église. Il y en a d'ailleurs encore aujourd'hui une à proximité immédiate de celle-ci.

L'église, dédiée à St Martin, fut construite au XVIII siècle en remplacement d'une autre plus ancienne.

Avant de porter son nom actuel, la commune s'appelait d'ailleurs St Martin de Criquetot.

Tout près de l'église on peut accéder à une réplique de la grotte de Lourdes, construite en 1894 à l'initiative de l'Abbé Lamotte, curé de la paroisse. C'est un maçon, Ferdinand Delarue, qui se chargea des travaux.

Le nom de St Martin sur Criquetot fut ensuite changé en Criquetot sur Ouville, car la commune fut longtemps attachée à sa voisine, Ouville l'Abbaye.

Ouville viendrait du patronyme germanique Odulfus, auquel on aurait ajouté villa, pour désigner un domaine rural. 

Criquetot sur Ouville est donc la ferme du château près de la ferme d'Odulfus. On peut dire qu'on s'y retrouve entre fermiers.

mercredi 20 mars 2013

Primevères sous la pluie

Il pleuvait déjà tôt ce matin quand je suis allée photographier les primevères transplantées dans un massif en cours de restructuration. Il faisait aussi tellement noir que je ne voyais pas ce que je visais. Ce n'est qu'avec l'aide du flash que j'ai pu voir plus clair.

Puisque l'intérieur de la maison est maintenant quasi terminé, j'aimerais commencer à tout changer dans le jardin. J'ai en effet des projets plein la tête, mais je vais être obligée d'y aller piano.

Je manque de temps, et je manque de bras. Charrier de la terre, tout déplanter, tout replanter, cela ne se fait pas en un tour de main, ni avec des bras atrophiés par du travail de bureaucrate.

En outre j'ai l'impression qu'il pleut chaque fois où j'aurais la possibilité de m'y attaquer, et cela depuis des années déjà.

Ainsi au moins, je  n'ai pas de problèmes d'arrosage.

mardi 19 mars 2013

Après la neige

Avant la neige il n'y avait que quelques jonquilles miniatures qui fleurissaient dans le jardin, mais au fur et à mesure que la neige fondait (remeuillait), les fleurs apparaissaient. 

C 'est comme si la neige les avait réveillées.

lundi 18 mars 2013

La chambre des chats

La chambre d'amis est restée vide longtemps. Depuis la dernière visite (je crois que c'était celle de Claude et son Chéri), pas un chat n'y a mis les pieds, ou presque. Pourtant, à une époque, Moumoune aimait bien dormir sur le vieux lit. Il est vrai que le matelas qui n'est pas vraiment en état de recevoir une personne ou deux, supporte bien un chat.

Il y a quelques jours, quand j'ai appris que Maxime allait venir nous voir, accompagnée de ses parents, je me suis dit qu'il était temps d'y passer l'aspirateur!

Aussitôt dit, aussitôt fait. En même temps j'ai changé les draps, pourtant propres, et j'ai lavé le vieux couvre-lit. 

Aussitôt mon travail terminé, Moumoune a retrouvé le chemin de la chambre d'amis, rapidement suivie par Foufou qui a - respect oblige - préféré se tenir à distance de la cheffe!


dimanche 17 mars 2013

Sirkka

Lapsuudenystäväni Ilkka lähetti viestin äitinsä poismenosta.

Vastasin näin.




Otan osaa suruusi Ilkka.

Muistan äitisi hyvin.

Muistan kun vanhempieni kanssa olin kutsuttu kylään vanhempiesi luo ja äitisi tarjosi kesäkeittoa ja kanaa.

Muistan myös kun hän avasi kukkakappansa Naantaliin ja kävin siellä katsomassa.

Siitä on jo kauan, mutta muistan myös äitisi äänen, hänen tapansa puhua. Itse asiassa voisin sanoa että kuuntelen häntä juuri nyt.

Jos hän kuulee mitä vastaan, toivotan hänelle hyvää matkaa.

Sinulle, Liisalle ja teitä ympäröiville toivotan voimaa kestää surua, jatkaa elämää.

jeudi 14 mars 2013

Bloqués par la neige

La neige a commencé à tomber lundi matin à 4h. Quelques heures plus tard, il y en avait déjà une belle couche. DD était parti travailler et je restais seule avec les chats. 

A midi quelqu'un avait réussi à monter (ou à descendre) le chemin. Je suppose que c'était mon voisin. Celui qui roule en 4*4.  Ma voiture restait sagement sous sa couverture blanche qui s'épaississait au fur et à mesure que les flocons descendaient.

En début d'après-midi Foufou en a eu assez de rester enfermé, mais il n'est pas resté longtemps dans la neige avant de vouloir rentrer au chaud.

Plus l'après-midi avançait, plus la neige tombait.



Le soir venu, la neige tombait encore. DD était bloqué quelque part en Normandie et je n'avais aucune possibilité de le rejoindre pour le dîner. A la radio on annonçait une centaine de voitures bloqués dans la côte de Toussaint, une de celles que l'on prend pour quitter la ville. Celle que j'aurais du prendre d'ailleurs, si j'avais été inconsciente des dangers.

Le lendemain matin Nefertiti n'avait aucune envie de se mouiller les pattes dans la neige, Moumoune s'est contenté d'humer l'air frais sur le seuil de la porte-fenêtre, et seul Foufou a fait un aller retour pour voir si la voiture avait bougé. Ce n'était pas le cas.

La neige s'était accumulé contre les fenêtres, formant une dentelle de glace.

Toujours un peu plus de neige. Immaculée, ou presque. Quelques oiseaux y avaient laissé des traces.

Sortira t-il, ou ne le fera-t-il pas? Envie d'y aller, et envie de rester au chaud. Quel dilemme.

Sorti. Un petit tour sur les quatre pattes et le ventre, histoire de se rafraîchir les idées.

A midi mon voisin se demandait s'il allait pouvoir monter chez lui en 4*4 (il n'y est pas arrivé). J'ai proposé de le pousser... ou de sortir ma pelle.


Mon stock de bois à brûler avait bien diminué. Je suis donc allée en chercher dans le bâtiment à bois. A pied dans la neige non dégagée. Pas de problème, j'ai mis mes bottes. Trop basses. La neige avait tendance à y entrer. Tant pis.

Il parait qu'il n'y avait pas beaucoup de neige sur notre colline.  Derrière celle d'en face il y avait des congères énormes et une visibilité très réduite. C'est en tout cas ce que m'a dit la voisine. Celle qui habite tout en haut - la femme de celui qui roule en 4*4.


En fin d'après-midi le ciel commençait à bleuir. Le voisin avait réussi à dégager son 4*4 et à redescendre. J'ai ravitaillé les oiseaux. Ils ne peuvent pas creuser la neige pour trouver quelque chose à manger.



Moumoune a voulu faire un tour dehors. Pas bête, elle a mis ses pas dans les miens, ce qui lui a évité de marcher sur le ventre. Nefertiti restait toujours bien au chaud, sans même s'approcher d'une porte ou d'une fenêtre. Au dodo.



La température commençait à baisser. J'avais de la chance, j'étais bien au chaud à la maison, tandis que des centaines de personnes passaient encore une nuit dans un véhicule à l'arrêt. Dont DD. Mon seul problème: il ne restait plus beaucoup à manger pour les chats.


Mercredi matin ça commençait à remeuiller*). On voyait déjà du vert sur la colline d'en face. (Les clients commençaient à se réveiller, et passaient des coups de fil pour savoir quand nous serions débloqués. Je ne pouvais que leur répondre que cela dépendait de l'état des routes - et du feu vert des préfectures.)


Dans l'après-midi ça avait déjà bien fondu quand - ultime horreur - il s'est mis a neiger de nouveau. Heureusement pas trop.

DD eut enfin l'autorisation de quitter son parking pour avec d'autres naufragés de la route aller former de nouveaux bouchons dans la circulation. Les chats et moi avons préféré rester sur notre colline enneigée bien que les victuailles commençaient à s'épuiser. Régime!


Tôt jeudi matin Nefertiti est enfin sortie. Il était encore tombé un peu de neige pendant la nuit. Nefertiti a fait un petit, un tout petit tour avant de rentrer se mettre au chaud près du radiateur de mon bureau.

Le ciel s'annonçait beau, la température avoisinait les 0°, et nous espérions tous que le soleil qui se pointait allait faire fondre ce qui restait du blanc manteau.

***

*) remeuiller, ça remeuille, y r'meuille, du cauchois pour il degèle

mercredi 13 mars 2013

La chose

Si la photo de jeudi dernier était prise de l'intérieur de la chose vers l'extérieur, celle-ci est prise de l'extérieur de la chose et pourtant elle ne montre pas grand chose de l'intérieur si ce n'est l'intérieur d'autre chose.

Vous ai-je mis sur le chemin vers la chose?

mardi 12 mars 2013

De la couleur

Dimanche j'ai déplanté quelques pieds de primevères pour avoir un peu plus de couleur près de la maison. Du bleu, du rouge, du violet et du jaune. Un avant-goût du printemps.

Hier lundi la neige a commencé à tomber à 4 heures du matin.*) Peu de temps après il n'y avait plus beaucoup de traces des primevères. Juste quelques buttes toutes blanches.

Vous me direz qu'à 4 heures du matin, même à 5 ou à 6 heures d'ailleurs, on ne voit que du noir, mais plus l'heure avançait, plus on voyait du blanc.

C'est à broyer du noir. (Surtout que ce matin il y a beaucoup plus de neige, et qui'il neige encore.)

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*) J'y étais... déjà en train de broyer du noir en voyant les premiers flocons tomber.

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Kevään pitäisi olla jo ovella, mutta eilen aamulla neljältä alkoi paha lumisade joka ei ole vielä loppunut. Sanotaan että lunta tulee vielä huomenna. On erittäin harvinaista että näin paljon lunta tulee ja että se pysyy maassa maaliskuussa. Kymmenia sentteja! 


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Si la première photo a été prise hier, celle-ci a été prise ce matin, au même endroit que la première.

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Sama paikka, päivä myöhemmin.

lundi 11 mars 2013

Lottovoittoa parempi

Jippii! Voitin maailman ympäri tunnetun bloggaajan, kirjailijan ja taiteilijan järjestämân arvonnan!

Palkinto tuli perjantaina illansuussa kun vihdoin uskalsin mennä sadepisaroitten keskellä postilaatikolle katsomaan oliko postia tullut.

Repäisin paketin nopeasti auki ja ihastuin. Naamiaiset nimisessä työssä on mahtavat, hehkuvat värit. Kaiken lisäksi ne sopivat kotini väreihin aivan erinomaisesti.

Maailman ympäri arvostettu SusuPetal ei pelkastään osaa kirjoittaa tarinoita ja runoja, laulaa, maalata, vaan ilmeisesti hän tietää myös mikä jokaiselle parhaiten sopii.

Kiitos SusuPetal! Kiitos myös ystävyydestäsi ja monesta yhteisestä blogivuodesta.

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SusuPetal, une amie blogueuse de longue date, qui non seulement tient plusieurs blogs mais qui trouve aussi le temps d'écrire (et de publier) des livres, de peindre (et d'exposer), vient de m'envoyer l'œuvre de la photo, Mascarade. 

vendredi 8 mars 2013

Journée de la femme bis


Vous ne vous rappelez peut-être pas l'histoire de Monica, ni que j'avais promis de raconter aussi celle de sa meilleure amie que je vais appeler Diana. (Prénom choisi au hasard dans le calendrier.) La voici tout de même.

Diana avait appris par le mariage sans doute un peu précipité de sa meilleure amie, qu'on ne pouvait pas faire confiance à tous les hommes. Elle décida donc d'en essayer plus d'un avant de faire son choix. (C'est au moins l'impression qu'elle donna, vu le défilé de fiancés qu'elle me présenta.)

Un jour pourtant, Diana sentit son horloge biologique avancer plus vite. Elle avait envie d'un enfant, et son fiancé du moment n'y était pas opposé, mais sans doute plutôt fier que la belle Diana l'ait choisi, lui, et pas un autre.

Ils officialisèrent donc leur union et tout alla pour le mieux; c'est en tout cas l'impression qu'ils donnèrent la plupart du temps.

Moi-même, je fus à deux reprises témoin de la violence du mari, violence dirigée à l'aveugle contre la personne la plus proche au moment où elle éclata. Je n'aimais pas cet homme, je ne pouvais pas le supporter, je ne comprenais pas pourquoi Diana l'avait choisi. Ses fiancés précédents étaient tous plus agréables que lui.

Mais Diana persista. Elle voulait son enfant, et elle voulait que son enfant ait un père. Ce père-là.

L'enfant naquit, quelques années passèrent, les bleus arrivèrent de plus en plus fréquents, jusqu'au jour où dans un accès de folie alcoolisée du père, la table et les chaises de la cuisine tombèrent sur la mère sous les yeux horrifiés de l'enfant qui en fut traumatisé pour la vie.

Quel gâchis. 

Le père se trouva une nouvelle compagne un peu plus tard. Il est aujourd'hui mort. Mort, lui aussi, de ses conneries.

***

L'année prochaine, si Dieu me prête vie et courage pour continuer à bloguer, je vous raconterai l'histoire d'une troisième femme, amie proche de Monica et de Diana. Il faut juste que je lui trouve un nom d'emprunt dans le calendrier, car je crois qu'elle est encore en vie. En tout cas elle l'était la dernière fois qu'on s'est rencontrées...

jeudi 7 mars 2013

Que diable!

J'ai oublié mon APN dans la voiture de DD, et la voiture est partie! 
Elle reviendra, j'espère, un jour. 
DD aussi.
Et surtout l'APN!

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En attendant, que voyez-vous sur la photo?

mercredi 6 mars 2013

Bennetot

Ce n'est pas parce qu'on voit régulièrement des bennes agricoles sur les route de Bennetot que le village s'appelle ainsi.

Sur une confirmation de donation faite par Robert le Magnifique en 1032-1035, on peut lire Bernetot.

Dans des archives communales on voit cette même orthographe sur des documents datant jusqu'en octobre 1692, plus précisément sur des actes de baptême.

Ce n'est qu'ensuite que le r s'est transformé en n, peut-être même en passant par y (Beynetot). Le nom actuel est donc relativement récent.

La première partie viendrait du nom d'homme, soit francique Berno, soit scandinave Biarni ou Berni. (Vous avez encore aujourd'hui des prénoms suédois  ressemblants, tels que Bjarne et Björn, le dernier voulant dire ours.)

La deuxième partie, tot ou domaine rural,  est parfaite pour des bennes agricoles.

L'église St André, qui peut recevoir jusqu'à deux cents fidèles sur ses bancs en pitchpin du XIX°,  fut entièrement réédifiée vers 1656, grâce à François Aubert de Bennetot, père de René Aubert de Vertot, né au manoir de Vertot, juste à coté de l'église, le 25 novembre 1655. 

Ce dernier fût abbé et historien avant de mourir à Paris en 1735.

Le manoir, en cours de restauration, est aujourd'hui propriété de la famille Barbier de Préville.


L'âne habite Bennetot. Fréquente-t-il l'église ou le manoir, je n'en ai aucune idée.

mardi 5 mars 2013

Le coussin

Pourquoi dormir sur le dur quand on peut obtenir un doux coussin en claquant des doigts, se dit Nefertiti.

lundi 4 mars 2013

Ni fleurs, ni couronnes

C'est sans doute parce que j'ai appris pendant le weekend qu'une vieille dame avait été sauvée in extremis d'une mort certaine par sa fille venue lui rendre visite, que mes pensées ont divagué vers la mort souhaitée par la personne elle-même, et aussi, peut-être par ses proches.

La vieille dame en question est, parait-il, prête. Elle attend, dit-elle, sereinement, cette mort que va lui permettre de se trouver de nouveau auprès de son époux. Elle n'est pas pressée tant qu'elle peut se débrouiller chez elle, mais elle sera contente le jour où elle ne sera plus seule.

Je pense à un couple où le mari est atteint de la maladie d'Altzheimer. Il ne sait plus où il est, ni qui il est, et il est un fardeau très lourd pour sa femme, obligée qu'elle est de s'en occuper, presque sans aide. L'aide qu'elle peut obtenir lui coûte très cher, et elle n'a pas beaucoup de moyens. 

Et je me dis "ne seraient-ils pas mieux s'il était mort?".

J'ai déjà pu souhaiter la mort de quelqu'un. Peut-être même plus d'une fois. Quelqu'un qui souffre, et dont les souffrances font souffrir ses proches, quelqu'un dont on sait qu'il ne guérira pas, ne serait-il pas mieux - et ceux qui l'aiment aussi - s'il n'était plus là?

La mort arrivera quand-même. Les proches en souffriront quand-même à ce moment-là.

Et pourtant, pourrais-je demander à quelqu'un de passer à l'acte? 

De ne pas maintenir quelqu'un en vie artificiellement, sans problème, c'est oui. Débrancher, comme on dit.

Mais demander à quelqu'un de "piquer" son patient - comme on le fait avec des chiens et des chats - je crois que j'aurais beaucoup de mal.

(Je crois même que j'aurais du mal à demander qu'on "pique" un de mes chats! Mais, c'est sûr, j'aurais aussi beaucoup de mal à le voir souffrir.)

Et aussi, à qui pourrait-on le demander? Faudrait-il créer une académie de tueurs en médecine?

Comment ces gens-là feraient-ils pour vivre avec des morts sur la conscience? On s'habitue, me dira-t-on. Mais est-ce bon de s'habituer à donner la mort?

Ou faudrait-il que ce soit fait par un proche? (Y a-t-il des volontaires? Comme mes chats n'aiment pas aller chez le vétérinaire, je pense qu'il vaudrait mieux que je m'en occupe moi-même, pour ne pas leur ajouter la souffrance d'y être conduits et d'avoir peur.)

Ce n'est pas une question facile. Mais c'est une question qui pourra un jour être d'actualité pour chacun d'entre nous.

***

Je trouve les cimetières français assez laids avec leurs plaques et leurs fleurs artificielles qui vieillissent mal, avec leurs caveaux et leurs pierres tombales qui forment comme un désert minéral. J'ai grandi avec des fleurs qui poussent, des oiseaux qui chantent et des écureuils qui courent entre les pierres tombales (souvent beaucoup plus discrètes qu'ici). Des endroits pleins de vie.


vendredi 1 mars 2013

Barentin








Barentin s'appelait Barentini en 1006, Barentinus en 1023 et 1025, noms attestés ces années-là sur des actes de donations faites par Richard II, duc de Normandie.

Les savants, dont je ne suis pas, se sont battus pour trouver l'origine du nom. Untel a pensé à un gallo-romain qui se serait appelé Barus, plus ent-inum, ce qui aurait donné les terres de Barus.

Un autre untel a parlé d'un homme d'origine celtique, Birrantinus, qui aurait pu se perdre dans le secteur dans un passé lointain.

Et un troisième untel a dit que l'origine aurait quelque chose à voir avec l'eau courante. (Comme dans la mer de Barents dont le nom n'a rien à voir avec l'eau, mais avec un navigateur hollandais  prénommé William.)

Il est vrai qu'à Barentin on ne manque pas d'eau, comme le prouve le château d'eau blanc situé sur une des collines qui longent la vallée. 

Sur l'autre colline il y a un grand centre commercial. Il est donc à éviter comme la peste, sauf pour ceux qui aiment les embouteillages de voitures,  auxquelles d'autres préfèrent les mises en bouteilles d'eau ou de birra - bière en italien - comme en Birrantinus.

Si on suit le même raisonnement qu'avec Barus, Birrantinus ou Birrantinum voudrait donc dire les terres de la bière.

Par conséquent,  Birrantinus était probablement un brasseur italien venu faire fortune avec de l'orge et du houblon, ajoutés à l'eau courante de Barentin, et plus précisément celle de l'Austreberthe qui traverse la commune en courant. De tous temps les gens ont bu de la bière - pourquoi pas aussi à Barentin.

Le dénommé Barus, employé de Birrantinus, aurait été chargé du service clientèle. Son métier, barman à Barentin.

Voilà que tout en sirotant une petite bière, j'ai réussi à mettre d'accord les théories des trois savants Untel.