jeudi 31 janvier 2013

Sausseuzemare en Caux

Ne croyez pas que toutes nos communes ont des noms qui se terminent par -tot ou par -ville, et qui évoquent une petite ferme ou un demeure rural. Elles sont nombreuses, c'est vrai, sans doute plus nombreuses qu'ailleurs en France, mais il n'y a pas que cela. 

La partie -mare de Sausseuzemare est facile à comprendre.  On peut tout de suite penser à une mare, une nappe d'eau stagnante. Je crois néanmoins que nous avons de moins en moins de mares naturelles en Normandie. On les remplace par des bacs de rétention d'eau, entourés par des grillages afin que les gens n'aillent pas se noyer dedans.

Mais Sausseuze alors?  En cherchant des noms avec une ressemblance, on peut trouver entre autres Le Saussay en Seine-Maritime, Saussay la Campagne dans l'Eure.  L'origine est sans doute la même, sausse.

Pour qui connait son latin, ou tout au moins quelques noms d'arbres, salix, devenu saus d'abord, sausse ensuite, veut dire saule. La saulzaie (saussay, saussaie) est un ensemble de saules, et Sausseuzemare est par conséquent une mare à saules.  Aujourd'hui on dirait Saulebac-à-retention-d'eau, ce qui prouve que les langues évoluent avec leur environnement.

mercredi 30 janvier 2013

Turretot

Tout comme Louvetot, le nom de Turretot est composé de deux parties; la seconde, tot, ou ferme normande, et la première qui serait le nom de la personne auquel on aurait octroyé les terres de la ferme en question.

Une ancienne appellation, Toretot, a été noté dès 1222.

Le fermier  aurait ainsi pu être  Torir, ou éventuellement Thurold, mais il est plus probable encore qu'on ait cette fois-ci ajouté le tot au nom d'un dieu.

Ce dieu, c'est  Thor lui-même, le dieu des hommes du nord, celui qui fait la tonnerre en faisant avancer son char dans les nuages, et en même temps les éclairs en frappant avec son marteau. Le dieu de l'orage, et aussi celui de la forge. Il y a d'ailleurs un Hameau de la Forge à Turretot.

Le blason de Turretot, divisé en diagonale, comporte en haut le marteau de Thor sur fond rouge, en bas trois fleurs bleues de lin sur fond or, le tout séparé d'un entrelacs de nœuds couleur argent. 

Le rouge et l'or sont les couleurs de la Normandie, le lin y pousse encore aujourd'hui. Il n'y a que la dernière récolte qui est toujours couchée dans beaucoup de champs, les agriculteurs n'ayant pas pu la récupérer pour cause de trop d'eau. Thor s'est encore beaucoup amusé avec son char et son marteau!

L'église Sainte Anne de Turretot date du XIII siècle. Thor n'y est pas vénéré, mais il n'avait vraiment pas à faire tomber tellement de pluie l'été dernier - et encore ces jours-ci.

mardi 29 janvier 2013

Le Havre

Quand on se rend au Havre aujourd'hui, et qu'on voit les transformations qui ont encore aujourd'hui lieu dans la ville, on peut avoir l'impression d'être dans une ville relativement récente. Il est vrai que la ville fut en grande partie détruite pendant la guerre, et pourtant, des traces d'une histoire beaucoup plus ancienne y subsistent.

Le Havre de Grâce fut fondé sous le règne de François I, en l'an 1517, à l'estuaire de la Seine. C'est sans doute cet emplacement qui lui donna son nom, car il parait que le mot havre vient d'un vieux mot celtique ou gaulois, aber, qui signifierait embouchure d'un fleuve dans la mer. Havre est ensuite devenu un mot de vieux français pour port de mer.

Il y a aussi ceux qui prétendent que le mot havre vient des langues septentrionales, et apportent comme argument le Hafen allemand, et le havn danois, auxquels je pourrais pour ma part ajouter le hamn suédois.

François I aurait bien voulu que Le Havre s'appelle François(e)ville, mais les habitants ne s'y habituèrent jamais. On y trouve malgré tout le quartier Saint François, un des plus anciens de la ville avec celui de Notre-Dame, chacun de son coté du Bassin du Roi. Un bon compromis, qui n'a pourtant rien à voir avec le nom du roi, car à son époque, le quartier s'appelait Bares, ou Barres.

Le quartier tient son nom d'une église dédiée à Saint François de Paule d'abord, Saint François d'Assises ensuite.

La région du Havre était bien sûr habité bien avant 1517, mais c'est pour arrêter les hordes d'ennemis anglais que François I décida de transférer la ville deux lieues plus bas vers l'embouchure,  de la fortifier et d'en faire un port important. 

Un gentilhomme italien, Girolamo Bellarmato, fut chargé de l'urbanisme.

Plus tard, beaucoup plus tard même, les havrais comprirent l'avantage qu'ils pouvaient tirer de la visite de leur ennemi héréditaire, les anglois, et fondèrent même des magasins de spiritueux spécialement conçus pour les visiteurs venus d'outre Manche. C'était au siècle dernier.



lundi 28 janvier 2013

Neige, pluie et soleil

Il est tombé pas mal d'eau ces nuits-ci.

D'abord, dans la nuit de vendredi et samedi, l'eau est arrivée en forme de cristaux de neige. Samedi, elle était toujours là, froide dans la plaine, et dans la nuit de samedi à dimanche, ce sont des grosses gouttes de pluie qui y sont tombées.

Dimanche après-midi, nous avons eu droit à quelques rayons de soleil, mais l'eau ne s'est pas évaporée pour autant.

vendredi 25 janvier 2013

Lettre ouverte à Frédéric Cuvillier, ministre des transports

Monsieur le ministre, 

Il y a quelques années, quand l'opposition actuelle a décidé d'instaurer une taxe  "écologique" sur le transport routier, à savoir l'écotaxe qui entrera en vigueur cette année, notre toute petite entreprise a été contactée par le CNR, le Comité National  Routier, afin de faire quelques tests.

Je ne remercie d'ailleurs pas en passant Jean-Louis Borloo d'avoir eu cette idée géniale qui fera couler plus d'un transporteur français, car bien que pouvant - c'est inscrit dans la loi, cela y est même rendu obligatoire - répercuter la taxe au chargeur, le transporteur, souvent à court d'argent disponible, sera obligé d'avancer le montant de la taxe avant de pouvoir le récupérer, d'où un compte en banque encore plus en rouge qu'avant, et finalement dépôt de bilan, car nous savons bien tous les deux, qu'on ne prête qu'aux riches.

A l'époque, j'avais fait part de quelques observations, que le CNR avait fait remonter à qui de droit, entre autres en ce qui concerne le problème de répercussion quand il y a plusieurs lots pour différents chargeurs dans le camion. Selon la façon de calculer proposée à l'époque, tantôt on aurait récupéré plus après des chargeurs, tantôt on aurait récupéré moins que le montant réel de la taxe payée.

C'est parait-il ce problème qui vous a fait réfléchir à un système de répercussion différente.  Si j'ai bien compris, n'ayant pu glaner que quelques informations dans la presse professionnelle,  vous avez décidé d'un prix de référence par type de relation et de distance, et vous avez ensuite défini un taux à ajouter au prix de vente, taux variant selon les régions.

Je ne suis bien entendu pas tout à fait certaine que ceci soit le cas, car vous n'avez pas encore - si je suis bien informée - rendu votre décision publique. Soyez gentil, faites le vite, car nous voudrions bien savoir à quelle sauce nous allons être mangés.

C'est cette question de  taux à appliquer sur le prix de vente qui me chagrine, en plus de quelques autres détails avec lesquels je ne vous embêterai pas, tout au moins pas aujourd'hui.

Vous pouvez peut-être tomber juste en définissant un pourcentage, pourtant j'en doute, mais même si vous tombez dans le mille, vous risquez d'avoir tort pour un grand, un très grand nombre de transports.

Savez-vous que tous les transports ne sont pas faits par le transporteur avec lequel le client (souvent le chargeur) a conclu le contrat?

Savez-vous que de nombreux transporteurs sont des affrétés à l'année - ou au voyage? Même les grandes entreprises se font sous-traiter.

Avez-vous un instant pensé à ce qu'un pourcentage sur le prix voudra dire pour tous ceux qui se font sous-traiter?

Je m'explique. Simplement, et à l'aide de quelques chiffres, pour que tout le monde puisse me comprendre.

Mettons que le prix convenu entre le chargeur et le transporteur soit de 300 euros. Mettons aussi que le commissionnaire/affréteur décide de défalquer 15%  sur ce prix pour sa commission.   Il payera donc 85% au sous-traitant.  Mettons ensuite que vous décidez qu'il faudra ajouter  par exemple 6% au prix de vente pour la répercussion de la taxe. Vous me suivez jusque là?

Qu'est ce que cela donnera? Le commissionnaire ajoutera 6% aux 300 euros, et facturera donc 18 euros supplémentaires à son client, le chargeur. Le sous-traitant, celui qui s'acquittera de l'écotaxe, et qui ne touchera un prix que de 85 % de 300 euros, à savoir 255 euros, y ajoutera lui aussi 6%, à savoir 15.30 euros. Le commissionnaire mettra donc dans sa poche la différence entre les 18 et les  15.30 euros, à savoir 2.70 euros. 

Les entreprises qui utilisent des tractionnaires à l'année, tout comme les affréteurs qui n'ont pas un seul camion, mais seulement un bureau, toucheront donc une partie de l'écotaxe, au détriment de ceux qui la paieront, transporteurs et chargeurs. Est-ce bien dans l'esprit de la loi?

En quoi cette façon de faire serait-elle plus équitable que de répercuter la taxe à l'identique, quitte à faire des calculs savants pour chaque transport, sachant que pour des lots complets, il n'y aurait même pas de pourcentages à calculer?

Mais peut-être est-ce moi que n'ai rien compris. C'est vrai, je ne suis pas ministre, je suis seulement transporteur, parfois en position d'affréteur, parfois en tant qu'affrété. (Ce qui fais que je suis bien  placée pour voir comment cela va réellement se passer... ce sera un peu comme avec la surcharge sur le carburant, en règle générale incluse dans le prix spot, qui lui ne varie pas d'une année à l'autre.)

J'ajouterais que certains chargeurs sont déjà en train d'insister pour faire baisser les prix actuels, afin de ne pas payer plus cher lorsque nous leur répercuterons la taxe, que ce qu'ils payent aujourd'hui, taxe comprise!

Et c'est tout à fait légal. La TRO, tarification routière obligatoire, n'existe plus depuis les années 1980. Les prix sont libres, et chacun est libre d'accepter ou non un prix qui n'est pas bon pour lui.

L'écotaxe, telle que j'ai l'impression qu'elle est pensée aujourd'hui, n'est pas juste. Elle fera disparaître des entreprises, et augmentera le nombre de demandeurs d'emploi, chose dont nous n'avons pas besoin aujourd'hui, ni vous, Monsieur le ministre, ni mes confrères et moi, simples citoyens qui ne souhaitons que vivre de notre travail, et aussi donner du travail aux autres, pour qu'ils n'aillent pas augmenter les statistiques relatives aux chômeurs.

Qu'en pensez-vous, Monsieur le ministre?

                                                                          Hélène Pyy-Letellier           

jeudi 24 janvier 2013

Allouville-Bellefosse

Allouville-Bellefosse est le résultat de la fusion de deux communes, Allouville et Bellefosse, en 1823.

Le nom d'Allouville viendrait du patronyme Adelulf, auquel on aurait ajouté le mot ville, qui signifierait domaine rural. C'est donc à la campagne d'Allouville qu'aurait habité Adelold ou Adawald dans un passé éloigné, à savoir au Moyen Âge, peut-être même sous le règne de Rolf ou Rollon, duc de Normandie à partir de 912 ou 913.

Bellefosse, Bellam Fossam, Bella Fossa, a sans doute besoin d'une traduction pour ceux qui ne comprennent pas les subtilités du cauchois. En français, un fossé est une cavité creusée dans le sol. En cauchois, c'est tout le contraire, et le fossé représente un talus planté de hêtres. (Vous comprendrez mon air idiot quand nouvellement installée en Pays de Caux, on me parlait de fossé tout en désignant une surélévation, avant que je ne comprenne que la tranchée que je m'imaginais était en réalité une longue butte!)

Adaldoville-Bellam Fossam est surtout connu pour son chêne millénaire creux. Dans ce chêne, qui pousse dans la partie Allouville,  se trouvent, superposées dans sa cavité, deux petites chapelles. L'arbre, vénéré depuis le moyen âge, et classé monument religieux en 1696, faillit se faire incendier au moment de la révolution, mais fut sauvé grâce à l'ingéniosité de l'instituteur du village qui y apposa un écriteau "Temple de la Raison".

A Allouville-Bellefosse vous trouverez aussi le CHÊNE, à savoir le Centre d'Hébergement et d'Etudes sur la Nature et l'Environnement. On voit de temps en temps dans la presse régionale comment on y sauve des oiseaux mazoutés, et d'autres victimes de l'action irréfléchie des êtres humains. Moins on en entend parler, mieux c'est!

mercredi 23 janvier 2013

Louvetot

En cherchant des explications aux noms des quais fécampois, je suis tombée sur des livres anciens qui ne m'ont pas beaucoup aidée, mais qui m'ont appris des choses sur l'histoire de Fécamp et des environs. Je les ai trouvés très intéressants, et je crois que je n'ai pas fini de fouiller.

Ainsi j'ai appris que le nom de nos nombreuses communes  se terminant par tot (Yvetot, Lanquetot, Epretot, Turretot...) est composé de deux parties, une première qui correspond au nom d'une personnalité anglo-saxonne, et une seconde, tot, topt, ou torp(t), qui vient du norrois (vieux scandinave) et qui indique une ferme normande, normande dans le sens "du nord, de chez les vikings".

Ainsi Louvetot, lieu  qui a sans doute été attribué à un vaillant anglo-saxon en remerciement de sa bravoure lors de la reprise de la Normandie par les anglais, pour qu'il y établisse son fief. Cet homme se serait appelé Lufa. Lufa-tot, d'où Louvetot, souvent prononcé loufto. L'écriture a changé plus d'une fois le long du temps.

Louvetot ne serait donc pas la maison des louves, comme j'aurais pu le penser. Et pourtant, sur le blason de Louvetot, on voit un loup courir au-dessus d'un chevron d'or sur fond azur, avec à droite une crosse d'abbé (sans doute de l'abbaye de St Wandrille-Rançon), à gauche un chêne, et en pointe basse un tumulus couleur argent. 

L'église de Louvetot aurait été construite au premier quart du XIII siècle (et reconstruite aux XVIII et XIX siècles). Si les loups, présents dans les environs encore au XVIII siècle, reviennent pour me poursuivre un jour, j'y chercherai abri à condition qu'elle soit ouverte, bien sûr. En même temps, j'essaierai de glaner un peu plus d'informations.

En tout cas, la prochaine fois que je traverserai Louvetot, je regarderai la commune d'un autre œil. 

mardi 22 janvier 2013

C'est l'été

La semaine dernière, ou celle d'avant peut-être,  j'ai aperçu les premières pâquerettes de l'année dans la pelouse. Un peu tôt, me suis-je dit, mais c'est sans doute dû aux changements climatiques. Pas la peine d'en faire toute une histoire.

Et puis l'autre jour, en regardant par la fenêtre, j'ai vu que la pelouse en était toute blanche!

Il en poussait même sur le toit des bâtiments d'en face...

Voilà que nous subissons une invasion soudaine de pâquerettes. (Il vaut toujours mieux ça, que de la neige!)

lundi 21 janvier 2013

C'est l'hiver

Ou est-ce déjà le printemps?

Photo prise hier, dimanche, quelques trentaines de minutes après une chute spectaculaire. J'ai fait un mouvement debout - couchée sur le dos en l'espace de quelques nanosecondes. La tête a touché le sol en dernier (crac!). Je suis encore toute courbaturée. Mais il n'y a rien de cassé. Je suis juste un peu plus fêlée qu'avant.

vendredi 18 janvier 2013

Qu'est-ce?

Ce que c'est? A vrai dire je n'ai pas beaucoup plus d'idée que vous, sauf que je sais que ça pousse sur du bois mort tombé par terre.

En conséquence je dirais que c'est un champignon (comme Elfi l'a suggére) ou peut-être du lichen, voire les deux.

Je n'ai pas pris la peine de prendre un couteau pour découper un morceau et regarder  ce que cela peut donner à la découpe - je n'ai pas non plus regardé dans le bois pour voir si j'y trouve du mycélium.

J'aurais sans doute du! Mais en attendant je le trouve juste beau.

mercredi 16 janvier 2013

Quai de la Vicomté

Pourquoi un Quai de la Vicomté à Fécamp?  Qu'est-ce que la Vicomté a à voir avec le port?

Avant la construction de ce quai, le Petit Quai, comme on le nomma à l'époque,  n'était qu'une inclinaison vers la mer, un talus normand sur l'eau. C'est François de Rousseville, conseiller du roi et lieutenant général au siège de l'Amirauté qui décida le 1 janvier 1764, que cet endroit serait celui où s'installeraient les charpentiers et les calfateurs. Les travaux du quai débutèrent en juillet 1838 pour se terminer six à sept ans plus tard.

Voilà pour le quai. Et le nom alors? Pourquoi ne pas lui laisser l'ancien nom?

Il faut sans doute chercher l'explication aussi loin que chez Richard I et Richard II d'abord, Guillaume le Bâtard ensuite, qui donnèrent à l'Abbaye de la Sainte Trinité de Fécamp, la pleine-propriété sur tous les ports  de mer sur une soixantaine de kilomètres de cote, et sur lesquels le souverain lui-même reconnut n'avoir aucun droit.  Ainsi fut né la Vicomté de la Mer de l'Abbaye de la Sainte Trinité de Fécamp.

L'économe ou le trésorier de l'Abbaye fut nommé vicomte, et l'abbé lui donna tout pouvoir de recette et de juridiction.

La Vicomté de la Mer eut donc la compétence et la juridiction sur toutes les activités du port, que ce soit les ventes clandestines de hareng, des questions de coups et blessures, de cordages rompus, la vente directe de poisson directement des bateaux en rade etc.

Il s'agissait aussi d'une circonscription territoriale chargée de recueillir l'impôt sur la pêche et les salines (gabelle). (Nicolas Selle était bien placé pour le savoir.)

La Vicomté était donc étroitement liée aux activités portuaires, ce qui fut une excellente raison pour qu'un petit quai prenne son nom. Il faut sans doute aussi ajouter que la Tour de la Vicomté, élevée en 1426 pour protéger l'entrée du port, se trouvait tout près de là, à quelques toises seulement, dit-on. Cette tour, ou ce qu'il en restait, car transformée en maison d'habitation, fut détruite dans un incendie le 14 mars 1857.

Je pense ne pas être complètement à coté de la plaque (du nom du quai) avec mon explication.

mardi 15 janvier 2013

Qu’es aquò ?

A vos méninges!

***

(Réponse un de ces jours.)

lundi 14 janvier 2013

Grand Quai

Pourquoi, mais alors pourquoi avoir appelé ce petit bout de quai le Grand Quai?

Nul besoin d'aller mesurer sur place, le Grand Quai est bien un des plus petits de tous les quais de Fécamp.

Alors, est-ce par esprit de contradiction qu'on l'a ainsi nommé? Cela m'étonnerait. Même de la part des fécampois.

La raison en est sans doute toute autre. Il faut juste la trouver.

Le port n'a pas toujours eu l'aspect qu'il a aujourd'hui. Avant la construction des bassins intérieurs et même du  Quai Duhamel, le Grand Quai était celui où venaient accoster les morutiers.

Encore au 19° siècle, le Grand Quai allait via une passerelle du Quai Maupassant au Quai Bérigny via une autre, du coté nord au coté sud de la ville, laissant derrière lui ce qu'on appelait la retenue, là où se rencontraient l'eau douce de la Ganzeville et de la Valmont, et l'eau salée des marées, et où plus tard on construisit des bassins et d'autres quais.


Le Grand Quai, construit sur des rochers entre les deux actuelles parties de la ville, nord et sud, était seul, ou presque. Le choix de son nom est donc tout à fait logique, et ce n'est pas aujourd'hui qu'on va soudain décider de l'appeler le Petit Quai, surtout que  Petit Quai était autrefois le nom d'un autre quai qui porte aujourd'hui un autre nom, et dont je parlerai quand j'aurai fait un peu plus de recherches.

vendredi 11 janvier 2013

Eau de pluie

Vous ne le saviez probablement pas, pourquoi l'auriez-vous su, mais  pendant les fêtes de fin d'année les habitants de trente-quatre communes du Pays de Caux et du Pays de Bray n'avaient pas le droit de boire de l'eau de robinet.

L'eau de pluie - il en est tombée, beaucoup même - s'était infiltrée dans les nappes phréatiques, entraînant des turbidités et une présence de méchants microbes, qui auraient pu gâcher les fêtes à ceux qui auraient abusé, ne serait-ce qu'un peu, de cette eau.

La pluie s'étant calmée un peu, l'interdiction a été levée en début de semaine pour une partie des trente-quatre communes, privant tout de même encore cinq mille personnes d'eau de robinet pour leur usage alimentaire.

Pour combien de temps encore?  Le ciel est toujours gris et il continue de pleuvioter. Tout cela, s'arrêtera-t-il un jour?

Déjà à l'automne, tellement la terre était détrempée après les pluies estivales, que les agriculteurs ont eu du mal à récupérer toute leur récolte, et depuis quelque temps les mares qui poussent dans leurs champs débordent sur les routes.

jeudi 10 janvier 2013

En forêt

Cela me chagrine parfois de voir tellement de bois et bosquets mal entretenus, pleins de bois mort, dans mon Pays de Caux.

Les arbres morts ne sont pas tous vieux, en tout cas ils n'en ont pas l'air, car leur tronc n'est souvent que de l'épaisseur d'un poteau - de clôture d'herbage, pas de ligne téléphonique.

Qu'est-ce qui les tue, celui de la photo, par exemple, encore debout sur ses racines mais déjà colonisé par des champignons?

Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'il ne verdit plus - sauf par l'action de la mousse.

***

Il est vrai que le bois mort, tombé par terre, contribue à la nourrir. Il est vrai aussi qu'il est utile à beaucoup d'animaux, même quand il reste debout. N'empêche que cela fait désordre quand il y en a beaucoup.

mercredi 9 janvier 2013

Cuisine portugaise

Récemment nous avons mangé portugais.


L'entrée, des beignets de morue et de gambas, plus du chorizo sur un petit lit de salade, était parfaite pour me mettre en appétit. Un peu petite, me dis-je, mais c'était avant que je ne vois le plat principal.





La cataplana, nommée comme le plat dans lequel elle est préparée, était plus que copieuse. J'ai quand même presque tout mangé, ne laissant à la fin que trois pommes de terre sur cinq.


C'est, parait-il,  un plat typique de la région d'Algarve, et en outre, c'est simplement bon. J'essaierais bien d'en faire une, un de ces jours, bien que je n'aie pas de cataplana pour sa préparation.

Mais tant pis, je n'ai pas de poêle à paella, non plus, et pourtant il m'arrive d'en faire, pas plus tard que lundi soir, d'ailleurs.

Alors, j'y mettrai de l'ail et de l'oignon, des poivrons et des tomates, une feuille de laurier, du sel (juste un peu) et du piment, des lardons et du chorizo, plus des moules et des coques, quelques grosses crevettes et du poisson à chair ferme. Sans oublier le vin blanc. A moins que j'en fasse une au poulet ou au porc, pourquoi pas?




Un dessert très léger, que de l'air ou presque, pour terminer. J'ai bien mangé. Le personnel était sympathique; il s'est même trouvé quelqu'un pour nous prendre en photo, sans qu'on le demande...




Alors quoi dire d'autre? Le prix? Dans les 50 euros par personne, café et vin  compris, en tout cas en ce qui concerne notre choix.

(Arcade Portugaise, Rue Edith Cavell, Ste Adresse)

mardi 8 janvier 2013

Halte, stop, arrêt

Tout près de l'église de Gerville, les RD 11 et 79 forment une étoile à trois branches (ou plutôt un T).

Avant on y appliquait la priorité à droite. Depuis quelque temps, il y a un stop pour tout le monde.

La volonté est sans doute de rendre le carrefour plus sécurisé.

Mais a-t-on pensé que

a) un véhicule qui démarre consomme plus de carburant qu'un autre qui ne fait que ralentir

b) en cas d'accident, tout le monde est en tort, car tout le monde aurait du rester au stop.

Qui gagne donc vraiment à faire des intersections avec des règles absurdes?

a) les pétroliers qui vendront plus,  et l'état à travers la TIPCE (taxe sur les produits pétroliers)

b) les assureurs, car les remboursement seront moindres!

Réfléchissez-y, avant de réclamer des modifications inutiles - et souvent absurdes.

***

Les intersections avec des stop qui en quelque sorte créent des règles nouvelles - et souvent bizarres - fleurissent dans mon secteur. Souvent on doit céder le passage à ceux qui viennent d'une route que l'on ne peut pas voir sans être contorsionniste, souvent il  faut laisser passer celui qui arrive en face de vous, et qui pour  tourner à gauche doit passer devant vous. Si son conducteur a omis de mettre le clignotant, rien de vous prévient que vous allez être responsable d'un accident en démarrant trop tôt. En poussant le principe de précaution un peu plus loin, pourquoi ne pas mettre un stop tous les dix mètres, pendant que nous y sommes?

lundi 7 janvier 2013

Le début de la nouvelle année

Il a été comme la photo, le début de la nouvelle année, à savoir pas terrible.

Les nuages étaient bien noirs quand au jour de l'an nous avons pris la route pour le déjeuner du nouvel an. La journée ne s'est pas terminée sans pluie, mais il fallait s'y attendre. C'est devenu une habitude quotidienne.

Le pire, ce n'était pas la pluie, mais Moumoune malade. Elle ne mangeait plus, elle ne buvait plus et elle n'éliminait plus, sauf par des vomissements. Elle est devenue squelettique.

J'ai négligé mon travail, je n'ai pas dormi, je ne lui ai pas non plus fait prendre ses médicaments (car comment donner une pilule à une chatte qui refuse, qui a toujours refusé de prendre quoi que ce soit, et de surcroît quand elle ne mange même pas ses croquettes préférées).

Le jeudi j'ai fait un pacte avec le Dieu des chats. Je lui ai dit de prendre un peu de la maladie de Moumoune et de me la donner, car je suis plus grande qu'elle. Le soir, au dîner, je n'étais pas bien. Même DD m'a demandé ce que j'avais.

Vendredi j'ai travaillé tant bien que mal, puis je me suis écroulée de 11h30 à 14h, avant de passer l'après-midi au chevet d'internet. Problème de connexion! C'était un câble défectueux.

Samedi, Moumoune a mangé dix-neuf croquettes. Le pire était passé. Ce matin elle a réclamé du pâté.

Mais qu'est-ce que je peux être fatiguée! Et pourtant il faut que je rattrape tout ce que j'ai négligé.

mercredi 2 janvier 2013

hpy new year


Bonne Année à vous tous!

***


Merci Cergie!