vendredi 8 mars 2013

Journée de la femme bis


Vous ne vous rappelez peut-être pas l'histoire de Monica, ni que j'avais promis de raconter aussi celle de sa meilleure amie que je vais appeler Diana. (Prénom choisi au hasard dans le calendrier.) La voici tout de même.

Diana avait appris par le mariage sans doute un peu précipité de sa meilleure amie, qu'on ne pouvait pas faire confiance à tous les hommes. Elle décida donc d'en essayer plus d'un avant de faire son choix. (C'est au moins l'impression qu'elle donna, vu le défilé de fiancés qu'elle me présenta.)

Un jour pourtant, Diana sentit son horloge biologique avancer plus vite. Elle avait envie d'un enfant, et son fiancé du moment n'y était pas opposé, mais sans doute plutôt fier que la belle Diana l'ait choisi, lui, et pas un autre.

Ils officialisèrent donc leur union et tout alla pour le mieux; c'est en tout cas l'impression qu'ils donnèrent la plupart du temps.

Moi-même, je fus à deux reprises témoin de la violence du mari, violence dirigée à l'aveugle contre la personne la plus proche au moment où elle éclata. Je n'aimais pas cet homme, je ne pouvais pas le supporter, je ne comprenais pas pourquoi Diana l'avait choisi. Ses fiancés précédents étaient tous plus agréables que lui.

Mais Diana persista. Elle voulait son enfant, et elle voulait que son enfant ait un père. Ce père-là.

L'enfant naquit, quelques années passèrent, les bleus arrivèrent de plus en plus fréquents, jusqu'au jour où dans un accès de folie alcoolisée du père, la table et les chaises de la cuisine tombèrent sur la mère sous les yeux horrifiés de l'enfant qui en fut traumatisé pour la vie.

Quel gâchis. 

Le père se trouva une nouvelle compagne un peu plus tard. Il est aujourd'hui mort. Mort, lui aussi, de ses conneries.

***

L'année prochaine, si Dieu me prête vie et courage pour continuer à bloguer, je vous raconterai l'histoire d'une troisième femme, amie proche de Monica et de Diana. Il faut juste que je lui trouve un nom d'emprunt dans le calendrier, car je crois qu'elle est encore en vie. En tout cas elle l'était la dernière fois qu'on s'est rencontrées...

23 commentaires:

Thérèse a dit…

Terrible!

SusuPetal a dit…

Tekstiä en lukenut, kun en jaksa ymmärtää, mutta kuva vetosi minuun. Valo on tuolla ulkona, jossain.

ELFI a dit…

pour la fête de la femme ..une belle fête... !?!

claude a dit…

Effectivement en ce jour de la femme, il ne faut pas oublier celles qui sont battues par leur mec. De vraie brutes qui ne savent s'exprimer qu'en cognant leur femme et parfois aussi les enfants.
C'est souvent l'alcool qui est la cause de tout cela. Elle pertube le cerveau de types qui pour la plupart d'entre les cogneurs n'en n'ont pas déjà pas beaucoup.
Ce qui est terrible c'est que parfois les coups entraîne la mort, la mort d'une femme, la mort d'une mère.
Pour la troisième tu pourrais l'appeler Camilla.

Delphinium a dit…

Et moi je dis qu'il ne faut pas oublier non plus les femmes qui subissent la violence psychologique de leur conjoint. La violence physique est une chose, la violence psychologique en est une autre. Le résultat est le même. Même s'il n'y a pas de bleus ou de marques de coup, les femmes qui subissent cela se sentent humiliées profondément.

C'est la journée de la femme chère dame du Nord.
Je vous la souhaite agréable.

claude a dit…

Delphinium a raison. La violence psychologique des fois est même sans violence mais elle te bouffe le moral et l'envie de vivre.
Le, pire est quand l'homme ne s'aperçoit pas de l'état de dégradation mentale de sa conjointe.
Il faut savoir à un moment se réveiller et se barrer.

hpy a dit…

Thérèse, et malheureusement vrai. Pas que pour Diana mais pour beaucoup d'autres aussi.

SusduPetal, jo valo olisikin siella jossakin. Harmaata. Markaa.

Elfi, pour certaines c'est la fête tous les jours.

Claudia, j'a pensé à Camilla, mais je crois que ce sera autre chose.

Delphinium, tout à fait d'accord. Ca peut pousser jusqu'au suicide. Et c'est tellement plus difficile à prouver.

CLaude, le meilleur conseil qu'on puisse donner aux femmes,, c'est d'acquérir leur indépendance coté sous. Si elles l'ont, elles peuvent partir plus facilement. Malheureusement beaucoup restent. Certaines même y restent.

claude a dit…

L'indépendance financière est importante et l'aide des parents aussi quen tu ne l'as pas. Malheureusement toutes les femmes ne sont pas dans ce cas là. Là, tu as raison, elle restent et elles y restent parfois, soit sous les coups, soit en voulant en finir avec la vie.

namaki a dit…

oui et bien j'ai fait partie de ces femmes battues ... mais j'ai eu un ultime sursaut qui m'a sauvée ainsi que mes enfants ... et je peux témoigner que lorsqu'on est dans cette sale situation; il faut énormément de volonté (et d'aide) pour s'en sortir car on finit toujours pas penser qu'on mérite ce qui nous arrive ! La femme battue se déprécie elle-même et va jusqu'à se croire responsable du fait !

hpy a dit…

Namaki, merci de ton témoignage, car j'ai compris qu'il est très difficile de raconter sa situation aux autres - même encore quand c'est fini. Bien qu'on n'ait aucune raison d'avoir honte, on l'a! Mais quelque part j'ai l'impression que c'est un tout petit peu en train de changer. Il y a de l'espoir. Et tant mieux.

Ina a dit…

Väkivaltaa - henkistä ja fyysistä - vastaan on taisteltava. Kysymys ei ole vain yksilön tragediasta vaan kertoo kieroutuneisuudesta yhteisössä, joka sulkee asialta silmänsä ja sallii pahoinpitelyt. On järkyttävää, että näinä globalisaation ja edistyksen aikoina joudumme lukemaan yhä hirvittävämpiä uutisia kuten mm. Intian joukkoraiskaus bussissa jossa miesjoukko raiskasi tuntemattoman naisen ja pahoinpiteli hänen miespuolisen kumppaninsa. Afganistan ja Intia lienevät äärimmäisyyksiä, mitä tulee naisten huonoon asemaan, mutta väkivalta on aina tuomittava missä tahansa.

Tästä huolimatta: Hyvää naistenpäivää, Hélène!

hpy a dit…

Ina, kiitos samoin. (Ja onneksi muunlaisia miehia on myos;-))
Mutta taytyy sanoa etta se askettain bussissa tapahtunut joukkoraiskaus ja -murha on jotain mita vastaan on taisteltava. Joka paiva.

Liisa a dit…

Komppaan Inaa tässä. Ja kiitos, kun jaoit tämän tärkeän asian.

Tämä nykyinen on line-maailma tuo nämä asiat aivan liian lähelle. Mind your own business -tyyli on Suomessa liian yleistä ja jälki näkyy. Valitettavasti. Olkoon jokainen päivä naisten päivä ja hyvää sellainen.

hpy a dit…

Liisa,minusta tama on hirvittavan tarkea asia jota kuitenkin valtamme mahdollisimman paljon. On muuten aika mielenkiintoista nahda etta kaikki kommentoijat ovat naisia. Yksikaan mies ei ole jattanyt tahan postaukseen viela jalkea. Miksikohan?

Roger Gauthier a dit…

C'est vraiment terrible, et les mots pour condamner ne seront jamais assez forts.

C'est aussi rendre hommage aux femmes que de saluer toutes celles qui n'ont pas peur de rentrer voir leur mari.

Ces hommes sont anormaux. Ce sont des bêtes. Et l'immense majorité des hommes crachent dessus. J voulais juste dire, il ne faut pas avoir peur de tous les hommes. Et il arrive un point où c'est mal vu d'en être un. Chienne de vie, non?

Merci à toutes les femmes que je connais.

Roger Gauthier a dit…

Un mot de plus Hélène, pour dire que je serai d retour demain. Je répondrai alors de façon plus nuancée.

Je ne dirai jamais assez à quel point ce genre d'individus me répugne.

hpy a dit…

Roger,merci d'être le premier homme à avoir commenté - et je confirme, vous n'êtes pas tous des bêtes. Tant mieux pour nous les femmes!

Suzanne Bouchard a dit…

Quel tristesse que cette histoire, et oui , comme le dit Roger , il y a encore de bons hommes et le mien en fait partie, merci pour ce rappel à l'ordre afin de ne pas oublier ces femmes dans la colère et qui souvent n'arrive pas à s'en sortir.
Bonne journée des femmes !

claude a dit…

Roger a raison, le mien est doux comme un agneau.

Marguerite-marie a dit…

c'est terrible!!
il faut avoir du courage et une grande force pour décider de partir car souvent ces femmes brisées ont au fond d'elles l'espoir que c'est la dernière fois (comme souvent il le promet).

Grand-Langue a dit…

Je n'ai pas eu connaissance qu'un homme dans mon entourage frappe sa femme. Les probabilités vont dans un autre sens, c'est dire que je n'en n'ai pas eu connaissance mais que ça s'est probablement produit. Ça donne des frissons dans le dos.

Grand-Langue

hpy a dit…

Suzanne, oui, il y en a des bons.

Marguerite-Marie, je crois que c'est très dur de partir. Et pourtant il vaut mieux le faire pendant qu'on a encore le temps.

Grand-Langue, oui. C'est très souvent caché. Et bien caché.

Solange a dit…

ILne faut pas les mettre tous dans le même bateau,ils font une tache sur les autres.